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LA UNE du 15 au 21 /10/08
SPORTS : N°575 du 15 au 21 Octobre 2008

Eliminatoires CAN Juniors 2009
Rien à dire, beaucoup à faire

Les Etalons n’iront pas au Rwanda en janvier 2009. Ils ont été sortis de la phase finale par les Eléphanteaux de Côte d’Ivoire, virevoltants de force et de technique tout au long d’un match retour où les nôtres n’ont jamais fait illusion, même pas un peu. Le succès final des Ivoiriens est tout ce qu’il y a de plus méritoire.

On s’était laissé dire après le résultat, 1-0 de l’aller, qu’il y avait quelque chose à faire au stade du 4-Août lors du retour. Force est de revenir à la réalité de la supériorité sans tâche d’une formation ivoirienne compétitive et dont la majorité des éléments appartiennent aux deux clubs phares de la capitale économique, l’Asec et l’Africa Sport.
Le temps de l’observation d’une vingtaine de minutes et les garçons de Alain GOUAMENE ont compris que l’adversaire, même évoluant sur ses terres, n’avaient pas les sabots pour faire mal. Forte d’une attaque dotée de trois éléments véloces, rapides et doués balle au pied, la défense burkinabé a été vite mise au supplice. Koffi KOUASSI à droite, Antoine NGOSSAN à gauche et le goleador Gohi Bi ZORO au centre une fois mis sur courant continu, n’ont plus lâché une défense dépassée et à maintes reprises, suppléée par l’excellent gardien de but L. Mohamed DIARRA. Voilà un au moins qui aura tenu son rang face au naufrage collectif et qui est de la graine de champion en devenir.
Mais à force de jouer les sauveteurs, parce que pas assez protégé par sa défense, il a cédé deux fois, en première période. Déjà avec ce débit de trois buts, la messe semblait dite, tant les juniors burkinabé ne s’attendaient pas à pareille scénario après la moitié du temps de jeu échue. Avec en face, un gardien du même calibre que DIARRA, rien ne pouvait arriver à des Eléphanteaux, maîtres du terrain et sûrs de bien tenir une crinière en berne.
La seconde moitié de jeu n’apportera pas un changement notoire à une confirmation de match où les Etalons juniors réagissaient plus, qu’ils n’agissaient. Par à coup donc, chacun qui à qui mieux mieux se démenait sans que cela ne perturbe aucunement l’adversaire, ayant déjà l’esprit au Rwanda.
Maintenant que la messe est dite, que retenir de cette campagne 2008-2009 d’une formation junior, appelée à monter très bientôt de catégorie. Ce n’est pas le talent des uns et des autres qui a fait défaut. C’est bien plus que cela, la permanence du haut niveau, l’habitude de jouer, confronter à un football de combat, de force, de rapidité et de sens technico-tactique élevé ont marqué cruellement au moment où l’adversité a été portée à son maximum.
Ainsi, on aura vu, comment un Moussa YEDAN, malgré toute sa facette technique a été mangé physiquement, dépassé par le rythme, l’impact dans les duels, la capacité à enchaîner les efforts, à changer et varier les appels, à être en phase avec le placement et le replacement. Autant d’aspects qui ont mis un gouffre entre deux équipes évoluant sur des tempo diamétralement aux antipodes.
Alors, on comprend que le niveau de notre championnat a encore du chemin à faire pour combler ce retard, entre un rythme de compétition et un rythme préféré qui à l’aune d’un certain football se révèle désuet, incapable qu’il est de tenir la comparaison. Lorsque dans les phases de jeu à un contre un, la défense burkinabé est constamment sur le reculoir, il n’est pas possible de garder sa cage inviolée. Cela a été parfaitement illustré sur le deuxième but ivoirien. Antoine NGOSSAN, parti en contre de la ligne médiane a vu sa tâche facilitée par une défense hésitante à aller au contact ou au moins à tenter de freiner sa course. Arrivé sur cette phase aux abords des 16 mètres, son changement d’appui assorti d’un tir puissant et placé n’a laissé aucune chance au pauvre portier burkinabé.
En plus donc de travailler à élever le niveau du championnat, la détection assez tôt, suivi d’une formation pointue est un impératif. On sait que notre football tarde à trouver la bonne formule pour les petites catégories. Mais, il va falloir qu’il s’y attelle avec méthode si l’ambition reste de bâtir un football qui sait se renouveler et rester en même temps parmi le gotha.
Maintenant qu’une génération passe à un autre stade, il se pose le problème du suivi, autre nœud gordien à solutionner. Quelqu’un l’a dit, l’objectif avec la base est de construire le football d’élite de demain. Il y a à espérer que certains parmi ces garçons rejoignent les « A » bientôt. En attendant, ils ont compris que cela passe par le travail et encore le travail.

Par Idriss SEMDE

Coupe maracana/Saint-Léon
L’équipe “les fils du vent” victorieuse

A la faveur des vacances scolaires et universitaires, des activités sportives récréatives sont menées afin de donner des cadres ludiques et fédérateurs à nos jeunes enfants.
Ainsi, le dimanche 28 septembre 2008 s’est déroulée au terrain du quartier Saint-Léon de Ouagadougou la finale de la coupe maracana des enfants dudit quartier. Parrainée par M. Arsène THIOMBIANO, personne ressource du quartier, ladite coupe a connu la mobilisation de la population de la localité unie derrière le parrain.

Les problèmes de rentrée scolaire n'ont pas empêché les parents du quartier Saint-Léon de Ouagadougou, de soutenir un mois durant, les activités sportives de leurs enfants. Ce maracana junior, est l'initiative des jeunes dudit quartier et, à la tête desquels monsieur Eugène TABSOBA alias Capi.
Seize équipes ont participé à ce maracana, ce qui laisse supposer l'engouement que les enfants éprouvent pour le jeu et particulièrement le football .Les éliminatoires ont permis la qualification des deux équipes que sont «Les fils du vent» et «les Knippers» pour la finale, laquelle s'est déroulée le dimanche 28 septembre. La première a battu la deuxième par 02 buts à zéro et remporte la coupe .Quant à la deuxième, elle gagne un prix d'encouragement.
Selon monsieur Eugène TABSOPA, président du comité d'organisation de ce maracana, «rien n'égale en difficultés une organisation telle que le maracana et c'est pourquoi nous avons fait recours à d'aimables personnes. Nous avons eu le soutien de beaucoup de personnes parmi lesquelles je peux citer monsieur Arsène THIOMBIANO. En effet, ce dernier nous a permis de résoudre certains problèmes en rapport avec cette organisation. De plus, il a accepté parrainer ce maracana dont mes collaborateurs et moi, tirons fierté»
On ne dira jamais assez que le sport, au-delà de son aspect ludique, est facteur de cohésion sociale. C'est pourquoi, les élans de soutien en la matière devraient être spontanés.

 

.Jean-Pierre PALM en Côte d'Ivoire
S'imprégner des bonnes pratiques sportives

Jean-Pierre PALM, ministre des Sports et des Loisirs

Le ministre des Sports et des Loisirs, Jean-Pierre PALM et quelques-uns de ses collaborateurs ont effectué, du 24 au 30 septembre 2008, une mission en Côte-d'Ivoire dans le but de s'imprégner des bonnes pratiques de ce pays en matière de financement des activités sportives et surtout de mobilisation des ressources. De retour d'Abidjan, au cours d'un point de presse organisé le vendredi 10 octobre 2008, il a fait le bilan de ce séjour qu'il a jugé satisfaisant. En effet, accompagné du directeur des fonds, M. KONGO, l'objectif de M. PALM était de voir les mécanismes de financement des sports dans ce pays voisin. Ce qui les a édifiés, dit-il, c'est que les acteurs du sport en Eburnie sont arrivés aujourd'hui à mettre en place un système parafiscal pour mobiliser les fonds. Cette pratique a été bonne et l'exemple servirait dans le contexte burkinabé. Profitant de cette visite de travail, Jean-Pierre PALM et sa délégation ont fait un détour au centre de formation de l’ASEC d’Abidjan club du président Roger OUEGNIN à "Sol Béni". "C'est impressionnant. Je vous dis que ça n'a rien à voir avec des centres en Europe et dire que cet homme le fait fonctionner avec plus d'un milliard deux millions", a-t-il clamé. Pour M. PALM, on n'est pas aussi nul que ça au Burkina. L'USSU-BF et le protocole d'accord signé avec la Fédération burkinabé de football (FBF) ont été accueillis favorablement. Comme il faillait s'y attendre, le ministre PALM a mis à profit cette rencontre avec la presse pour interpeller les clubs de la deuxième division (D2) sur leur refus de poursuivre le championnat sans le paiement de la subvention de la FBF." Ecoutez, j'aimerais que les gens sachent que l'Etat n'est pas obligé de financer le championnat", a-t-il souligné, avant de rassurer que ces genres de comportements prendront fin. Le championnat va se poursuivre, parce que le Premier ministre Tertius ZONGO a donné des instructions pour payer les reliquats aux clubs." Le président Zembendé a même déboursé 4 millions de sa propre poche pour cela. Il sera remboursé dans les jours à venir," a précisé le ministre.

Par Issoufou MAIGA

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