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LA UNE du 15 au 21 /10/08
SUR LE VIF : N°575 du 15 au 21 Octobre 2008

Il n’y a pas eu discrimination sur les perdiems

Suite à notre article dans la rubrique « sur le vif » de la semaine dernière relatif aux perdiems servis de manière discriminatoire aux participants du séminaire international « Elections et TIC », organisé par la CENI-RESAO, nous avons reçu plusieurs appels dont nous retenons ceux du directeur de la communication de la CENI, Boris Edson YAMEOGO et du DAF de l’institution, Boureima SAWADOGO. Le confrère YAMEOGO nous invitait à passer au siège de son institution pour récupérer un document relatif aux perdiems afin d’établir la vérité. Il s’agissait de l’état des émargements de tous les participants nationaux (société civile, responsables politiques, représentants d’institution, médias…) du séminaire. Après la direction de la communication donc, accompagné par notre confrère, nous avons été également reçus par le directeur de cabinet du président de la CENI, monsieur François d’Assise YAMEOGO. Des différents échanges et du contenu de l’état des émargements des participants, dont des copies nous ont été remis, il ressort que tous les participants nationaux, même ceux de la CENI ont été traités sur le même pied d’égalité, c’est-à-dire 5 000/jour. Il n’y a donc pas eu de discrimination. Le directeur de cabinet ira plus loin en nous faisant remarquer qu’il ne s’agissait pas de perdiems mais de frais de transport des participants, dans la mesure où le bailleur de fonds ne veut pas entendre parler de perdiems. Le DAF de la CENI, Boureima OUEDRAOGO, confirmera d’ailleurs les propos de monsieur YAMEOGO.
Ainsi donc, de façon diligente et avec la manière qui sied, des informations à «la source» ont été communiquées qui sont pour infirmer ce que nous avions avancé prenant au mot « nos sources ». Si nos « sources » n’étaient pas dans le vrai, comme on le prouve, à « la source », il faut reconnaître que les torts sont partagés d’autant que la CENI n’a pas su communiquer sur cette histoire de perdiems, ou de frais de transport, comme le dit le directeur de cabinet, monsieur YAMEOGO.
C’est dommage que, pour n’avoir pas du tout communiqué, la CENI a laissé la rumeur s’amplifier pour finalement prendre le dessus jusqu’au dernier jour de la rencontre, « intoxiquant » ainsi plus d’un participant. Notre réaction sur le vif aura eu le mérite de permettre aux premiers concernés par cette rumeur qui n’est pas pour les servir de l’empêcher de pourrir l’atmosphère et évidemment d’altérer la bonne collaboration entre notamment la CENI et la presse nationale.
Pour notre part, l’honnêteté intellectuelle, nous a obligé à revenir sur le sujet afin de rétablir les faits, la vérité. Il est donc souhaitable que dorénavant la communication, la transparence et l’équité guident nos actions. Toutes nos excuses donc à la CENI et à nos lecteurs et profitons rassurer le bailleur de fonds (PNUD), au regard des documents qui nous ont été fournis et de la bonne foi du directeur de cabinet, du chargé de communication et du DAF, que tous les participants nationaux, même ceux de la CENI ont perçu le même montant soit 15 000 F pour les trois jours. Il n’ y a donc pas de faux dans cette affaire.

Par Ben Alex Béogo

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