[Actualité] - [Annonces] - [Archives]
LA UNE du 29/10 au 04/11/2008
DOSSIER : N°577 du 29/10 au 04/11/ 2008

SIAO 2008

Regard retrospectif

Lorsqu’en 1984, la Chambre de commerce et l’ONAC (Office national du commerce extérieure) organisaient ce qu’on a appelé à l’époque « Artisanat 84 », on était loin de s’imaginer que ça allait devenir 20 ans plus tard, un rendez-vous incontournable du continent africain et du monde. 11 éditions plus tard, « Artisanat 84 » a acquis ses lettres de noblesse et se présente en véritable vitrine de l’artisanat africain.

La première édition de ce qui allait devenir aujourd’hui le Salon international de l’artisanat de Ouagadougou s’est tenue du 2 au 9 novembre 1984. C’était à la Maison du peuple. Une expérience bien réussie qui a été renouvelée quatre ans après : du 20 au 27 novembre 1988.

Depuis cette date, l’idée d’une institutionnalisation de la manifestation a germé, puis a pris corps et est apparue comme une nécessité au regard des retombées sociales, économiques et culturelles engrangées. Institutionnalisé, le salon avait pour mission d’être un cadre de promotion et d’échange pour les produits de l’artisanat en vue de faciliter l’accès aux marchés internationaux.

Le salon devrait également servir de tremplin pour la réflexion et la concertation sur le développement et la promotion de l’artisanat africain. Depuis donc 1988, on associe un thème à chaque édition du salon. «Artisanat africain, situation actuelle et perspectives» a été le tout premier thème qui s’est inscrit dans la réflexion.

Depuis, le salon a pris ses lettres de noblesse et s’est résolument professionnalisé, modernisé, et est même en phase de damer le pion à des salons occidentaux. Tout cela est à mettre aussi à l’actif de Jean Claude BOUDA et son équipe qui ont su trouver les astuces nécessaires avec la bénédiction des plus hautes autorités du pays pour faire du SIAO, ce qu’il est aujourd’hui.

A l’occasion de son 20ème anniversaire, le SIAO va installer des allées thématiques pour réunir l’excellence et explorer les richesses de l’artisanat du continent africain. Ainsi, il y aura l’Allée de la Mode qui aiguise l'envie de nouveaux mélanges de matières, d’effets de couleurs, de coupes originales… Un carrefour des ethnies Peuls, Touaregs, Berbères, Massaï qui offre le meilleur de la mode (bogolan, pagne tissé, rafia..), de la bijouterie et des accessoires ; l’Allée des Saveurs : Tchapalo, dégué, néré, karité, kinkéliba, la gourmandise qui enivre et initie aux fruits méconnus ; l’Allée des Arts décoratifs : Bronziers, céramistes, potiers, stylistes, qui maîtrisent leur savoir-faire et transforment leur travail en œuvre d’art, pièce rare, unique très prisée par des collectionneurs et amateurs avertis. Une démarche encouragée dans le Pavillon de la créativité qui met en avant des œuvres sélectionnées par un jury de professionnels. Joyeux anniversaire au SIAO et bon vent pour la promotion des artisans africains et leurs créations.

Par Frédéric ILBOUDO

 

Programme du 30 octobre au 04 novembre

Journée du jeudi 30 octobre 2008

9 h 00 : SIAO-Maison sans bois (Espace Arts et Métiers) Conférence de presse internationale

Journée du vendredi 31 octobre 2008

09 h 00 : SIAO

Cérémonie officielle d'ouverture de la 11ème édition du SIAO placée sous le très haut patronage de Son Excellence Monsieur le Président du Faso.

12 h 30 : SIAO

Ouverture du Salon au public

16h00 : SIAO

Animations culturelles et Artistiques

19 h 00 : Sofitel Ouaga 2000

Cocktail offert par Monsieur le Ministre du Commerce, de la Promotion de l'Entreprise et de l'Artisanat

22h00 : SIAO

Fermeture du Salon

 

Journée du samedi 01 novembre 2008

09h00 : SIAO

Ouverture du Salon aux acheteurs professionnels

11h00 : SIAO

Vernissage du Pavillon de la Créativité sous le co-parrainage du Ministre du Commerce, de la Promotion de l'Entreprise et de l'Artisanat et de Son Excellence, Monsieur l'Ambassadeur de la République de France et de Monsieur Ousmane SOW, Sculpteur.

12h 30 : SIAO

Ouverture du Salon au public

16 h 00 : SIAO

Animations culturelles et artistiques

16 h 00 : SIAO

Vernissage de l'exposition. Sur les masques sous le co-parrainage du Ministre du Commerce, de la Promotion de l'Entreprise et de l'Artisanat et du Ministre de la Culture, du Tourisme et de la communication.

20 h 00 : Salle des Banquets de Ouaga 2000

Défilé de mode international

23h00 : SIAO

Nocturne, animations culturelles et artistiques

24h00 : Fermeture du salon

 

Journée du dimanche 02 novembre 2008

09h00 : SIAO

Ouverture du Salon aux professionnels

11 h 00 : SIAO

Journée nationale du Brésil

12h30: SIAO

Ouverture du Salon au public

16h00 : SIAO

Animations culturelles et artistiques

22h00 : SIAO

Fermeture du Salon

 

Journée du lundi 03 novembre 2008

 

09 h 00 : Salle de conférences de la Direction Générale de la Coopération

(DGCOOP)

Assemblée Générale du CODEPA

Ouverture par le Ministre d'Etat, Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération régionale et le Ministre du Commerce, de la Promotion de !'Entreprise et de l'Artisanat.

09 h 30 : SIAO

Ouverture du Salon aux professionnels

12h30 : SIAO

Ouverture du Salon au public

16h00 : SIAO

Animations culturelles et artistiques

17 h 00 : Clôture des travaux de l'Assemblée Générale du CODEPA par le Ministre du Commerce, de la Promotion de l'Entreprise et de l'Artisanat

22h00 : SIAO

Fermeture du Salon

 

Journée du mardi 04 novembre 2008

10 h 00 : Salle de conférences de la Direction Générale de la Coopération (DGCOOP) : Conférence des Ministres des Etats membres du

CODEPA

Cérémonie d'ouverture placée sous le haut patronage de Son Excellence, Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement.

09h30: SIAO

Ouverture du Salon aux professionnels

12h30: SIAO

Ouverture du Salon au public

14 h 00 : Clôture des travaux de la conférence des Ministres placée sous le patronage du Ministre d'Etat, Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération régionale, représentant son Excellence, Monsieur le Premier Ministre.

16h00 : SIAO

Animations culturelles et artistiques

16h 00: SIAO-Pavillon climatisé.

Vernissage Exposition photos

22h00: SIAO

Fermeture du Salon

Jean-Claude BOUDA, Commissaire Général du SIAO

“Le problème des artisans, est celui de l’écoulement”

Le vendredi 31 octobre 2008, s'ouvrira la XIe édition du Salon international de l'artisanat de Ouagadougou (SIAO) sous le thème "Artisanat africain et circuit". Un thème qui est d'actualité d'autant plus que la difficulté majeure des artisans se résume à la distribution. Un autre événement très majeur qui est marquera cette édition est le 20e anniversaire du Salon qui né en 1988. Pour prendre le poule des préparatifs, et s'imprégner des innovations attendues à cette manifestation biennale nous avons rencontré, le commissaire général du SIAO, Jean-Claude BOUDA sur la tenue de cette XIe édition.

 

Jean-Claude BOUDA (JCB), commissaire général du Salon international de l'artisanat de Ouagadougou (SIAO)

Nous sommes à la veille de la XIe édition du SIAO, pouvez-vous nous faire l'état des préparatifs?

Jean-Claude BOUDA (JCB) : Nous sommes à 4 jours (ndlr : interview réalisée le lundi 27 octobre 2008) de l'ouverture du Salon international de l'artisanat de Ouagadougou (SIAO). Les préparatifs se déroulent bien parce que vous savez bien qu'on a mis en place un commissariat général du salon, il y a de cela quelques mois. Toutes les commissions sont à pied d'œuvre pour relever le défi de l'organisation, réussir cette manifestation.

Est-ce qu'on peut dire que le commissariat général est fin prêt ?

JCB : Nous sommes en train de faire les derniers réglages. En principe à la veille (le jeudi 30 octobre 2008) on pourra faire un point beaucoup précis. Je dois dire que globalement tout se passe pour le mieux .conformément à notre timing, notre chronogramme d'activité.

 

Le thème de cette XIe édition est: «Artisanat africain et circuits de distribution», pourquoi un tel thème?

JCB : Le thème de cette édition qui porte sur le circuit de distribution est vraiment d'actualité. Vous savez que les artisans dans leur grande majorité rencontrent des problèmes au niveau de l'écoulement de leurs œuvres, de leurs produits. On s'est dit qu'il était intéressant de réfléchir sur le thème de la commercialisation. C'est-à-dire trouver des débouchés pour les produits des artisans africains tant au niveau national qu'international. C'est un thème qui interpelle non seulement les artisans mais également tous les acteurs du secteur sur la nécessité à aider les artisans à écouler leurs productions sur le marché.

 

Quelle sera l'innovation majeure de cette édition 2008 vu que le SIAO a 20 ans d'existence ?

JCB : Effectivement cette XIe édition correspond au 20e anniversaire de notre manifestation. Je dois dire qu'à cette occasion nous avons convié le Brésil qui sera le pays invité d'honneur. Donc il y aura une forte délégation du Brésil qui participera au salon par un stand et aussi par une troupe d'animation qui sera présente et mettra beaucoup d'ambiance au cours de cette édition. Il y a également la restructuration complète de l'offre puisque nous allons thématiser cette année des pavillons pour permettre une meilleure visibilité des différents secteurs de l'artisanat, des différents corps de métiers afin de permettre aux visiteurs de mieux s'orienter sur les différents sites d'expositions. Nous allons mettre en place un dispositif d'accueil et d'assistance des acheteurs professionnels. L'innovation majeure cette année, c'est que nous avons mis en place une commission chargée de gestion des exposants qui a déjà procédé à la distribution des badges des artisans nationaux.

 

Le coût des stands est jugé très élevé par les artisans burkinabè ? Quelle est votre appréciation critique?

JCB : C'est une critique récurrente, le coût des stands. Je dois dire eux artisans burkinabè que quand on participe au SIAO on va à la conquête du marché international. Le SIAO fait partie des salons, des foires les moins chers du monde. Les 10m2 font 300 000 FCFA totalement construits et équipés dans les pavillons ventilés. Quant aux stands climatisés la même surface coûte 100 000F CFA totalement construits et équipés également. Je défie quiconque de me trouver au plan international un salon qui soit moins cher que le SIAO avec les toutes commodités qui y accompagnent. Je pense que c'est une critique qui n'est pas fondée. Les artisans burkinabè gagneraient à mieux s'organiser pour tirer le meilleur profit de cette manifestation qui a lieu chez eux.

Je ne peux pas comprendre que des artisans quittent très loin, Guinée, Madagascar, etc., ils ne se plaignent pas en sus du coût élevé des transports et d'hébergement qu'ils feront face. Je pense qu'il faut que les gens arrêtent de se morfondre parce que aujourd'hui ceux qui gagnent ce sont ceux qui se battent. Les artisans burkinabè doivent comprendre qu'ils faut se battre pour conquérir ce marché qui ne tombera pas du ciel.

 

Avec le phénomène de la cherté de la vie et la crise financière, est-ce que le SIAO ne sentira pas le revers?

JCB : Je ne crois pas. Déjà vous parlez de cherté de la vie. Nous, nous en avons tenu compte. On aurait pu, compte tenu de l'inflation, du coût actuel de la vie, ajuster le prix des stands et le prix d'entrée. Des deux cas rien, les prix sont restés statiques parce que nous avons estimé que le contexte économique actuel est très difficile. Nous n'avons pas touché à nos prix pourtant les charges de l'organisation ont augmenté. C'est pour dire que le SIAO tient compte des réalités économiques auxquelles sont confrontés non seulement le peuple burkinabè mais les artisans. Quant au phénomène de la crise financière je pense qu'il n'aura pas un impact sur le SIAO. C'est beaucoup plus un phénomène boursier qui concerne l'économie virtuelle alors que nous, nous sommes dans celle du réel. Ça ne touche pas pour le moment notre secteur d'activité.

 

L'édition dernière a connu quelques problèmes avec des sponsors. De leçons sont-elles suffisamment tirées pour parer à une telle situation?

JCB : On n'a jamais connu des problèmes avec des sponsors. Nous avons été très clairs dans notre démarche. Je dois dire aussi que nous n'avons pas de problèmes de sponsoring. Il y a seulement des petits malins qui ont voulu faire des amalgames. Je crois qu'ils ont appris à leurs dépens qu'on ne peut pas tordre le cou aux textes. Qu'on ne peut pas faire n'importe quoi. Cette année, il n'y a pas de problèmes en ce sens là.

 

Quelles sont vos attentes à cette 11e édition ?

JCB : Déjà nous constatons qu'il y a une grande participation au niveau des artisans. Nous avons eu du mal à satisfaire toutes les demandes. Nous notons aussi la présence de beaucoup d'acheteurs professionnels. Un salon ce sont les rencontres entre l'offre et la demande. Donc, les rencontres entre ceux qui posent et ceux qui achètent. Je souhaiterais que le public burkinabè fasse massivement le déplacement pour découvrir la créativité de nos artisans africains et les soutenir. C'est un appel, le salon appartient aux acheteurs professionnels ainsi qu'au public national et continental.o

Par Issoufou MAIGA

 

Les artisans sont prêts

Dans 48 heures, la fête de l’artisanat africain battra son plein. Les artisans, venus de plusieurs pays d’Afrique (30) vont montrer au public, aux acheteurs internationaux, aux professionnels, ce qu’ils ont de meilleurs. sculpture (bois, bronze), maroquinerie, vannerie, peinture, textile et confection, broderie, instruments de musique, bijouterie, objets d’arts utilitaire et de décoration, ferronnerie, tissage, artisanat de production, artisanat de services, artisanat de récupération, meubles, poterie (céramique), etc. Les artisans burkinabè ne seront pas en reste dans cette démonstration du savoir-faire. Ils sont des centaines à avoir pris des stands.

Ils sont plus d’une centaine, les artisans burkinabè qui seront présents au Salon de l’artisanat africain. Que ce soit dans la maroquinerie, la vannerie, la peinture, le textile et confection, la broderie, la bijouterie, les objets d’arts utilitaires et de décoration, la ferronnerie, le tissage, l’artisanat de production, l’artisanat de services,etc., femmes, hommes et jeunes artisans sont mobilisés et prêts. Pendant deux ans, depuis donc la fin de l’édition 2006, les ateliers fourmillaient de recherches, de créations, de productions. « Nous avons mis à profit les deux ans qui nous séparent de chaque édition pour préparer des merveilles pour cette 11ème édition », affirme Hassane DAO artisan au centre Lukare. Nous sommes allés à la découverte du travail de ces jeunes artisans. Sous le parrainage du sculpteur de renom M. Siriky KY, les jeunes du centre Lukare (grenier) en langue fulfulde ont initié une exposition : «Nouvelle démarche». Ce lieu de création est une association de jeunes artistes plasticiens et artisans autodidactes qui exercent dans diverses disciplines artistiques que sont : le design, la sculpture, la poterie, la soudure, la peinture etc. Ces jeunes artistes ont pour activités, la production et la commercialisation d’objets d’art, de décoration d’objets utilitaires. Des tables à manger, des salons, des commodes, en passant par les chaises, des tabourets, des articles de décoration, des cendriers, des cadres photo, etc., ce sont entre autres les créations de ces jeunes artisans basés à Gounghin. La démarche était, en effet, nouvelle ; mais surtout, simple. La cour qui sert en même temps d’atelier a été transformée, pour l’occasion, en un site d’exposition. Des toiles accrochées sur le mur peint en blanc mettent en exergue leurs finesses. De la première allée à la dernière, à même la terrasse, des objets utilitaires et de décoration. Ici une table à manger faite en fer et en bois avec des finitions artistiques extraordinaires se dévoile. Sur cette table, est déposée une caisse à monnaie faite avec un pneu usé. Cet objet également attire par la beauté de ses finitions. Tout au fond de la cour, une vieille brouette récupérée, est transformée en table télé, couplée d’armoire à rangement. Et ce salon, une pièce unique dont l’originalité côtoie l’extravagance fera, certainement, la beauté d’un salon. Matière utilisée pour sa confection, des matériaux de récupération composés de rebuts de vieilles roues avec des finitions extraordinaires. En dehors des toiles, (peinture), le fer est la matière première utilisée par les artisans pour démontrer leur savoir-faire. Ce qui fera dire à un visiteur : «Ils ont de très beaux meubles qui feront la beauté des salons en occident, mais là ou le bât blesse reste le transport vu que ce sont des objets assez lourds. » Le centre Lukare, tout comme les autres artisans burkinabè regroupés en association ou pas, vont émerveiller les quelques 300 000 visiteurs attendus au salon. Sur le site du salon vous trouverez les produits du centre Lukare dans le pavillon climatisé dans le stand Ethnie.org...

Par Frédéric ILBOUDO

Hassane Dao

La gloire n’est plus loin

Il est, parmi les leaders dans l’art déco, l’un des chefs de fil. Il va exposer au SIAO et ça promet pour lui et ses compères.

Hassane DAO, à l’allure tranquille des hommes qui savent où ils vont. Ce jeune designer de 32 ans a le vent en poupe. Son histoire est celle d’un gamin que rien ne prédestinait à l’art. 1994, il fait la tambouille dans les cuisines de la fondation Olorun. A l’heure de la pose, il délaisse les casseroles pour manier les outils. « Je bricolais en cachette », avoue-t-il, l’air espiègle. A18 ans, il se lance et crée ses premiers meubles en bois. Bref passage par la sculpture de calebasses, avant de se passionner pour le fer forgé. Aux murs de son atelier, aucun croquis, ni trace d’esquisse. « Je ne sais absolument pas dessiner, s’excuse-t-il presque. Quand je crée, je passe directement de l’idée à l’objet. » En 1996, cet autodidacte fait ses débuts au SIAO. Huit ans plus tard, le ministère en charge de la culture lui décerne la médaille des arts et des lettres. Il expose à Dak’art et monte, fin 2005; le centre Lukare avec d’autres artistes. Aujourd’hui, ses meubles s’exportent par conteneurs vers l’Europe, et son travail est régulièrement salué. Il fait le pari de poursuivre ses expérimentations de matières. Résultat, quand le fer forgé n’épouse pas de fils de nylon tressés, le métal côtoie le bois. Les miroirs prennent des allures de colosses. Et les canapés deviennent des bancs colorés qui semblent onduler. Les vieilles brouettes se transforment en meuble télé et les roues de mobylettes sont composées en salon. Des idées, Hassane DAO et en fourmille des centaines à la minute. Avec son équipe au centre Lukare, ils continuent de faire rêver plus d’un. o

Frédéric ILBOUDO

A jour J-3

Le mardi 28 octobre 2008, le commissariat général du Salon Internationale de l’Artisanat de Ouagadougou a fait le bilan des préparatifs de la 11e édition au ministre du Commerce, de la Promotion de l’entreprise et de l’Artisanat, Mamadou SANOU. C’était à l’Office National du Commerce (ONAC) où le commissaire général Jean-Claude BOUDA, a dressé l’état de la situation qui donne un bilan globalement satisfaisant.

A ce jour 26 pays, 15 ministres des Etats membres de l’UEMOA, ont confirmé leur participation. Toutes commissions commises à la tâche sont à pied d’œuvre pour le rendez-vous du 31 octobre, jour de l’ouverture officielle du Salon. Le problème souligné par Jean-Claude BOUDA est la non-satisfaction des nombreuses demandes de stands. «A ce niveau, il faudra envisager une extension du site dans les années a venir», a-t-il proposé. Il a aussi relevé des innovations qui la couverture médiatique exceptionnelle (407 journalistes nationaux, 50 journalistes internationaux) et la thématisation des stands ainsi que la magnificence de la créativité avec une quinzaine de prix qui seront attribuées au pavillon de la création. Prenant la parole pour féliciter et encourager les membres du CGS, le ministre en charge du commerce Mamadou SANON a exprimé toute sa satisfaction sur l’état d’avancement des travaux.

«Votre dynamisme dépendra de la réussite de l’événement et faites tout pour qu’il n’y ait point de place pour l’échec», a tenu le ministre à l’endroit du CGS. La seule inquiétude qu’il a pu souligner est celle d’un pavillon qui n’avait pas encore reçu les commandités nécessaires.

Mais cette situation est rentrée dans l’ordre a rassuré le commissaire BOUDA. Encouragement, abnégation, l’esprit d’équipe et de sacrifice ont été les maîtres-mots que Mamadou SANON a lancé à l’endroit des membres du CGS. «Toute la population, vous regarde», a-t-il prévenu.

Par Issoufou MAIGA

Haut

INFOS FLASH
LES MEDIAS DU FASO
LES DOSSIERS
index.gif
 
ZEDCOM © 2008 Tous droits réservé