[Actualité] - [Annonces] - [Archives]
LA UNE du 05 au 11/11/2008
CULTURE : N°578 du 05 au 11/11/ 2008

Folies de mode Acte II
Des stylistes de renom attendus

Du 20 au 22 novembre 2008, les créateurs et stylistes seront au rendez-vous de la mode à Ouagadougou (Burkina Faso) au travers de cet espace de rencontres dénommé "Folies de mode" qui est à sa deuxième édition.

Bazem’se (milieu) promoteur de “Folies de Mode”

L'art vestimentaire sera sous les rampes des projecteurs pour la deuxième fois consécutive à travers cette manifestation dénommée "Folies de mode" dont le promoteur n'est autre que le styliste Bazem'se. Afin de camper le décor de l'acte II, de Folies de mode, l'initiateur et son staff ont tenu une conférence de presse, le samedi 1er octobre 2008 à Ouagadougou. Les raisons de l'organisation de l'Acte II ; les objectifs visés et le contenu ont été la substance des échanges avec les journalistes présents à la cérémonie. Pour Bazem'se, cet espace de rencontres avec l'art du vêtement vise à rapprocher les clients des créations de nos stylistes ; créer un cadre d'échanges entre professionnels de la mode pour discuter de thématiques dans le sens de la promotion de la mode africaine ; offrir une tribune de visibilité pour les jeunes talents de la mode burkinabè et valoriser le pagne africain. Au-delà de la valorisation de cet art vestimentaire Folie de mode fait dans l'humanitaire.
Les fonds sont collectés à travers des ventes aux enchères pour soutenir les personnes démunies. C'est ainsi que l'Acte I de "Folies de mode" tenu en décembre 2007 a permis de reverser 500 000F CFA au centre Gisèle KAMBOU qui accueille des femmes en difficultés. Cette deuxième édition vise les enfants en difficultés et le choix est porté sur l'ONG italienne GRUPPO Volontariato Solidariet. Pour ce qui est du contenu de l'évènement, cette manifestation se tiendra sur 72 heures (20 au 22 novembre 2008) à Azalaï Hôtel Indépendance.

Stylistes et mannequins, présents à la conférence de presse
Il y aura un panel pour réfléchir sur l'avenir de la mode en Afrique à travers les thèmes : "La mode face à nos traditions et coutumes" ; "Le styliste burkinabè vit-il de son art ?" ; "Le sponsoring dans le domaine de la mode". Un grand défilé de mode international aura lieu le samedi 21 novembre 2008 à la salle Sembène Ousmane de cet hôtel regroupant une dizaine de stylistes internationaux et une quarantaine de mannequins avec pour invité d'honneur Pathéo. Le 22 novembre, une exposition-vente des vêtements soumis au défilé sera ouverte au public. "Nous ambitionnons de donner plus de goût au Burkinabè pour l'art vestimentaire avec "Folie de mode", s'est exclamé Bazem'se.
Le concours de jeunes créateurs annoncé n'aura finalement pas lieu pour manque de sponsoring, s'est justifié l'initiateur. Les stylistes attendus à cette deuxième édition sont : Idé Maval (Burkina Faso), Sambo Style (Niger), Tovio (Burkina Faso), Chancelle (Lille), Fagueye BA (Sénégal), Bapita D (Bénin), Patricia ASSO (Côte d'Ivoire), Maïmour (Mali) et Koro DK (Burkina Faso).

Par Issoufou MAÏGA

Vision 21
Pour un FESPACO professionnel et panafricain

Michel OUEDRAOGO, délégué général du FESPACO

Samedi 1er novembre dernier, au J-119 de la 21e édition du FESTIVAL panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), afin d'informer la presse, pour une large diffusion, de son plan de relance de l'institution, Michel OUEDRAOGO et son staff ont choisi de rencontrer la presse nationale et internationale. Celui connu pour être un manager de renom veut un FESPACO qui "réponde à ce siècle et à son temps". Pour cela, il propose une nouvelle vision, des idées novatrices contenues dans un document baptisé : FESPACO vision 21 : Répondre aux défis du XXIe siècle. C'est ce document qui était l'objet de la conférence de presse.

"Devant l'histoire, le plus grand et le plus merveilleux acquis du FESPACO est celui d'avoir inscrit la biennale du cinéma africain sur le calendrier mondial de la culture. Et c'est autour de cet acquis que nous nous devons de construire son renouveau. Ensemble nous rêvons tous d'un FESPACO autonome, africain, panafricain et international, tel est résumé en quatre mots clés l'avenir de notre institution commune. C'est tout aussi, ces quatre mots clés qui orientent notre démarche contenue dans vision 21". Cet extrait de la déclaration liminaire du délégué général du FESPACO illustre parfaitement la volonté de faire du festival, celui qui fonctionne avec les réalités de son temps. Des réalités qui excluent l'amateurisme, la routine et le tâtonnement. Partant donc des acquis du festival, Michel OUEDRAOGO compte imprimer une nouvelle dynamique basée sur l'implication effective de tous les acteurs tant nationaux qu'internationaux.
Au plan national, les acteurs politiques, la société civile, les opérateurs économiques, les institutions… seront contactés pour appuyer la nouvelle vision. Le délégué général se dit prêt à aller chercher l'argent où il se trouve. Ainsi "ne soyez pas étonnés si des sociétés malienne, ivoirienne, sénégalaise financent un jour le FESPACO…".
Si le FESPACO est panafricain, tous les Africains doivent participer à son rayonnement. C'est la conviction de Michel OUEDRAOGO.

Les limites du FESPACO
Vision 21 relève plusieurs limites du FESPACO qui ne peuvent que freiner son développement. Quelques limites :
- institutionnelles (revoir le statut du FESPACO car celui dont il est doté ne peut permettre de garantir sa pérennité) ;
- organisationnelles (l'organisation des biennales est gagnée par une routine qui commence à lasser)
- infrastructurelles (le FESPACO manque cruellement d'infrastructures pour assurer la promotion et la divulgation du cinéma africain) ;
- financière (les partenaires financiers du FESPACO se font de plus en plus rares) ;
- moyens (le manque de moyens humains, matériels ne favorise pas l'action permanente).
Pour répondre aux défis du XXIe siècle, Vision 21 propose des pistes de solutions tant sur le plan institutionnel, organisationnel que sur le pan de la recherche des partenaires.
En attendant, pour cette 21e édition du FESPACO, "la touche Michel OUEDRAOGO" sera perceptible. Ainsi le nombre de films en compétition sera réduit ; le nombre de personnes dans le comité d'organisation et le nombre des commissions seront également réduits. La conférence de presse internationale du festival ne sera plus organisée à Paris mais à Dakar… Bref, Vision 21 et Michel OUEDRAOGO méritent bien le soutien de tous les acteurs tant nationaux qu'internationaux, car malgré les idées novatrices et les solutions proposées, si les moyens financiers ne suivent pas, le FESPACO "baguera" toujours dans la routine. N'oublions pas que dans ce domaine aussi la concurrence est rude. Ensemble donc pour la mise en œuvre de Vision 21 pour un FESPACO plus professionnel et plus panafricain.

Par Ben Alex BEOGO

Haut

INFOS FLASH
LES MEDIAS DU FASO
LES DOSSIERS
index.gif
 
ZEDCOM © 2008 Tous droits réservé