[Actualité] - [Annonces] - [Archives]
LA UNE du 12 au 18/11/2008
NOUVELLES DU GRIN : N°579 du 12 au 18/11/ 2008

Le complexe du Noir est tombé

La crise, encore la crise ; c'est ce mot inquiétant qui continue de faire la une des débats au grin. La particularité de cette crise, c'est qu'elle concerne beaucoup plus les grandes puissances que les petits pays en voie de développement.
Les Etats-Unis, l'Europe, l'Asie sont les plus anxieux de la situation.
L'Afrique qui ne pèse pas lourd dans l'économie mondiale est donc en marge de cette crise financière. Au grin, les gens se frottent les mains et se disent qu'ils sont habitués. Pour parler, le vrai langage du grin, on dira qu'ils sont "vaccinés". Depuis un demi-siècle d'histoire, l'Afrique a toujours été bernée par les puissances occidentales qui n'ont fait que lui administrer des formules de développement égoïstes et sans fondement. Les Programmes d'ajustement structurels (PAS), les privatisations, la dévaluation… tout cela a été essayé sans succès.
Pauvre Afrique ! Elle est obligée de subir toutes ces expériences. Elle a toujours été assistée depuis près de 50 ans, mais elle reste toujours sous-développée. A qui la faute ? C'est la question qui reste à poser.
Avec la présente crise financière, les gens ont compris qu'en réalité, les Occidentaux n'ont pas toujours été très francs avec les pays pauvres très endettés. En l'espace d'un temps record, les Etats-Unis ont pu mobiliser 700 milliards de dollars pour faire face à la crise. Mais pour lutter effectivement contre la pauvreté dans le monde, ils sont toujours restés dans le flou avec des promesses, rien que des promesses. Excédés d'attendre des aides qui n'arrivent pas toujours à bon port, les Africains avaient alors commencé à ne compter que sur eux-mêmes.
Avec la crise, les promesses sont toujours de mise. Au grin, les gens ont une pensée pour le premier président de la Guinée, Ahmed Sékou TOURE qui disait qu'"une aide qui ne t'aide pas à te débarrasser de l'aide doit être rejetée du revers de la main, sinon elle t'enchaîne pour l'éternité".
Devant le thé, les membres du grin semblent insouciants. Pour eux, il n'y a rien à faire puisque ce sont les Occidentaux qui pensent conduire le monde.
Alors "on mange, on dort et l'on s'en fout". De toutes les façons Houphouët BOIGNY avait déjà mis en garde les Européens en ces termes. "Il ne faut pas que demain les petits Européens soient victimes de l'égoïsme de leurs pères vis-à-vis de nos pays".
En attendant, les activités du grin se poursuivent, avec davantage de thé. De nos jours, tellement le thé est à gogo, on ne se fatigue plus de faire le 3e ; on se contente de le renforcer avec un nouveau premier encore plus fort pour permettre aux débats d'être encore plus vivants.

Barack OBAMA président des Etats-Unis : Le complexe du Noir est tombé
Dans la nuit du mardi 04 novembre au mercredi 05 novembre 2008, le continent africain est resté mobilisé pour suivre grâce à la magie du satellite, l'élection du 44e président des Etats-Unis d'Amérique. Et comme la plupart des habitants du monde le pressentaient, c'est Barack OBAMA, le fils d'un Kenyan et d'une Américaine du Kansas qui a été élu. Les sondages n'ont pas eu tort, il n'y a pas eu d'effet Bradley. Finalement, c'est bien un Noir qui va aménager à la Maison Blanche le 20 janvier prochain. C'est un événement historique sur tous les plans. Au grin, exceptionnellement, il y avait plusieurs fakirs pour pouvoir tenir en haleine toute cette grande mobilisation pour suivre en direct la victoire de Barack OBAMA.
Son histoire est vraiment édifiante. Sa victoire est sans équivoque. Il n'y a pas eu match entre lui et le vétéran John Mc CAIN. Avant toute chose, les gens du grin ont reconnu le mérite de la démocratie américaine. Aussitôt la victoire d'OBAMA rendue officiellement, son adversaire John Mc CAIN n'a pas manqué de le téléphoner pour le féliciter pour sa victoire. Il a, lui aussi, reconnu "la signification particulière qu'elle revêt pour les Afro-américains et la fierté particulière qui doit être la leur". Voilà une preuve de la maturité des acteurs politiques américains. Pourtant pendant la campagne, les deux candidats ne se faisaient pas de cadeaux.
Chacun fouillait dans la vie de son adversaire pour avoir de quoi "salir" l'autre. Tous les coups étaient permis. Mais après la proclamation des résultats, tout redevient normal. Le perdant félicite le gagnant et se met à sa disposition et le considère comme son président au même titre que tous les autres Américains. Cela doit nous servir de leçon, nous les Africains où après chaque scrutin, la bagarre s'installe de plus belle. Le président du Faso, Blaise COMPAORE, le disait si bien en 1992 lors d'une interview dans Jeune Afrique : "Tant qu'on n'a pas le pouvoir, on pense toujours qu'il n'y a pas la démocratie. Voilà en Afrique, notre principal problème !".
Barack OBAMA est maintenant élu à la présidence des Etats-Unis d'Amérique. N'en déplaise à ceux qui croyaient qu'un Noir n'est pas apte à diriger la première puissance du monde. Barack OBAMA un Noir métis et sa femme, véritable Noire vont se retrouver à la Maison Blanche avec leurs deux filles. Au grin, les gens pensent que le 20 janvier, c'est une page de l'histoire qui va se tourner en faveur de la race noire. Une race considérée depuis des lustres comme la race inférieure, dotée de peu d'intelligence.
Aujourd'hui, personne ne remet en cause l'intelligence du nouveau président des Etats-Unis. Il constitue aux yeux de millions d'Américains, l'ESPOIR pour une Amérique encore plus puissante et plus prospère.
Dans l'histoire de l'humanité, le Noir a toujours su se distinguer, mais ses mérites ont toujours été camouflés et parfois à dessein.
Avant Barack OBAMA, il y a eu Colin POWELL et Condoleez RICE qui ont incarné à leur façon l'Amérique post raciale en occupant les plus hautes responsabilités. Cela a aidé à préparer les opinions sur la capacité des Noirs.
Pour certains membres du grin, c'est le feuilleton "24 heures chrono" qui a été le véritable catalyseur qui a préparé la victoire d'OBAMA.
Dans ce feuilleton, le président noir PALMER s'est montré très efficace et exemplaire dans sa manière de diriger l'Amérique dans une période où le terrorisme avait pris un visage apocalyptique.
Jack PALMER, le président imaginaire noir a su toujours prendre les bonnes décisions, même s'il a été finalement assassiné. Entre le film et la réalité, il n'y a pas trop de marges.
Depuis ce fameux feuilleton, les esprits étaient ainsi préparés et voilà la vraie réalité. Seulement les gens ne veulent pas qu'OBAMA soit assassiné.
Sur ce point, les membres du grin pensent que le risque de se faire assassiner accompagne tous les princes qui nous gouvernent dans ce monde.
Avant on disait "Black is beautiful" pour montrer le côté artistique des Noirs qui ont produit de grands artistes. Aujourd'hui, cette donne et révolue.
Le Noir a grimpé tous les paliers sur terre comme dans l'espace pour prouver aux yeux du monde cette pensée d'Aimé CESAIRE : "Aucune race ne possède le monopole de la beauté, de l'intelligence, de la force ; et il y a une place pour tous, au rendez-vous de la conquête".
Barack OBAMA a réussi à s'imposer comme le meilleur candidat capable de sauver l'Amérique de la crise. Sa victoire peut être un déclic pour l'Afrique. Pas parce que le nouveau président va s'occuper finalement de ce continent très riche avec des habitants très pauvres, mais parce que les Africains vont prendre conscience comme leur frère OBAMA "que tant que nous respirons, nous espérons".
Et quand nous rencontrons le cynisme, les doutes et ceux qui nous disent que nous ne pouvons pas, nous répondrons avec ce credo intemporel qui résume l'esprit d'un peuple : Oui, nous le pouvons".
Tous les Africains, tous ensemble, nous devons suivre cette voie et changer le destin de notre continent.
C'est en cela que la victoire de Barack OBAMA sera profitable pour nous, plus que ce qu'il pourra nous promettre comme AIDE.
Pour cela faisons sienne ce poème de Douglas MALLOCK, repris par Martin Luther KING dans son livre "la force d'aimer".
"Si tu ne peux être pin au sommet du coteau ;
Sois broussaille dans la vallée ;
Mais sois la meilleure petite broussaille ;
Au bord du ruisseau ;
Sois buisson si tu ne peux être arbre ;
Si tu ne peux être route, sois sentier ;
Si tu ne peux être soleil, sois étoile ;
Ce n'est point par la taille que tu vaincras;
Sois le meilleur, quoi que du sois".

La police l'arrête avec la moto sans plaque de son meilleur ami
Le lundi 03 novembre dernier, la ville de Bobo s'est réveillée sous la coupe des Forces de l'Ordre qui se sont mises ensemble pour mener une véritable opération contre les motos sans plaques. elles sont sorties très tôt le matin pour surprendre tout le monde. Depuis un certain temps, les motos sans plaques pullulent dans la ville de Sya. La plupart de ces engins seraient entrés sans être dédouanés ; ce qui constitue aux yeux de la loi, un acte inadmissible.
La plupart de ces motos ont été payées dans un pays voisin à un prix défiant toute concurrence, mais les propriétaires au lieu de passer chez les Gabelous pour s'acquitter des frais de douane, ils préfèrent les utiliser jusqu'à ce qu'elles soient amorties…
Le lundi 03 novembre dernier, ce sont des centaines de motos qui ont été arrêtées et gardées à la fourrière. Parmi elles, il y avait celle d'un tailleur. Son engin a été pris avec son meilleur ami qui l'avait emprunté la veille. Il aurait tout tenté pour reprendre l'engin, mais cela ne fut pas possible. Il était très difficile de négocier avec à la fois les éléments de la police nationale, de la CRS et de la douane.
Il a dû finalement lâcher prise pour aller raconter la mésaventure à son ami.
Pour montrer sa bonne foi, il a demandé à son ami de lui fournir les papiers de la moto afin qu'il aille négocier à nouveau. Cela a fortement irrité le tailleur qui a pensé qu'il voulait se foutre de lui, d'autant plus qu'il connaissait l'histoire de cette moto qui avait été achetée au Mali et acheminée à Bobo par le soin d'un chauffeur de remorque. Cette moto n'avait pour tout papier que le reçu d'abord délivré par le commerçant de Sikasso.
Cette histoire a mis un véritable froid entre les deux amis. Le tailleur ne sachant que faire. Certains lui ont conseillé de convoquer son ami à la police, mais d'autres lui déconseillèrent cette option parce qu'il aura des problèmes. Il s'est finalement résolu à laisser tomber son engin entre les mains des Forces de l'Ordre. Son ami aussi dit qu'il n'y est pour rien et affirme que si c'était avec lui-même, les policiers pouvaient l'arrêter. En tout cas, c'est une histoire difficile à aborder. Au grin les gens ont simplement conseillé de payer les motos dédouanées au risque de se retrouver dans une situation pareille.
"En voulant trop gagner, on perd souvent", c'est là, la morale de cette histoire qui fera réfléchir ceux qui aiment toujours se mettre en marge de la loi.
Mais le hic, c'est lorsqu'on voit des commerçants qui vendent sur place des engins non dédouanés. Ils te vendent la mobylette à un très bon prix et te disent de te débrouiller pour le dédouanement.
La question qu'on est en droit de se poser, c'est de savoir, comment ces motos non dédouanées se sont retrouvées au marché ?
Question à qui de droit.

"Le petit fâkir, toujours dispo"

Haut

INFOS FLASH
LES MEDIAS DU FASO
LES DOSSIERS
index.gif
 
ZEDCOM © 2008 Tous droits réservé