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Une du n° 580
LA UNE du 19 au 25/11/2008
SPORTS : N° 580 du 19 au 25 Novembre 2008

Ministère des Sports et des Loisirs
Le mal du cyclisme burkinabè sera diagnostiqué samedi

Les 10 et 11 novembre 2008, Jean-Pierre PALM, ministre des Sports et des Loisirs a reçu respectivement les volleyeurs hommes et dames qui ont représenté le Burkina Faso au Tournoi de la solidarité et de l'intégration de la zone 3 tenu à Yamoussokro et les cyclistes burkinabè.

Le lundi 10 novembre 2008, c'était les volleyeurs hommes et dames qui ont pris part au Tournoi de la solidarité et de l'intégration de la zone3 joué à Yamoussokro en Côte d'Ivoire, que le ministre des Sports et des Loisirs, a bien voulu féliciter et encourager à aller de l'avant pour la conquête de trophée au plan africain.
Au terme du tournoi, qui est à sa 14e édition, les représentants burkinabè qui étaient présents avec deux équipes ont fait une bonne moisson, disons presque. En effet, l'équipe féminine du Burkina a triomphé de celle du Togo en finale dame. Quant aux hommes, ils ont été finalistes malheureux face aux Ivoiriens.
Ces performances ont été saluées par le ministre et il a profité de l'occasion pour exhorter la fédération en charge du volley-ball à travailler à mettre en place une équipe nationale dans les deux catégories.
"Il faut aller au-delà de la zone 3 et se frotter aux autres sur le plan continental", a-t-il soutenu. Issiaka SAWADOGO, président de la Fédération burkinabè de volley-ball, a remercié PALM et le colonel-major Gilbert DIENDERE pour leurs soutiens financiers et matériels qui leur ont permis de faire un bon séjour à Yamoussokro.

Rencontre de vérité pour déceler le mal du cyclisme burkinabè
Le mardi 11 novembre 2008, c'était le tour de la Fédération burkinabè de cyclisme de passer devant le patron du Sport. Cette rencontre d'échanges avait pour but de faire le point sur la participation des Etalons cyclistes au dernier Tour du Faso. Le moins que l'on puisse dire, c'est que le cyclisme burkinabè est très gangrené et il faut diagnostiquer le mal. C'est pourquoi, Jean-Pierre PALM, a invité tous les acteurs à une rencontre qui se tiendra, le samedi 22 novembre 2008 pour situer les responsabilités. "Nous allons nous dire la vérité en face et trouver des solutions pour qu'en 2009 le Burkina soit mieux représenté au Tour", a souligné le ministre.
Pour lui, son département a joué sa partition en octroyant à la fédération l'entièreté du budget demandé. Ce gendarme des Sports et des Loisirs n'exclut pas de changement d'homme à la tête du cyclisme burkinabè si cela peut permettre de redonner au cyclisme son lustre d'antan. Chacun est prévenu et les échanges seront sans complaisance, connaissant le franc-parler de JPP.

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Par Issoufou MAÏGA

Champions league 2008
Record pour Al AHLY

Al AHLY, ou si vous préférez le National du Caire, vient de battre le record du nombre de victoires en ligue africaine des champions. En dominant en finale pour l'édition 2008, le Cotonsport de Garoua (2-0 et 2-2), Al AHLY porte ce record à six ; alors qu'il co-détenait le précédent de cinq succès avec son rival cairote, le Zamalek.

Tous les observateurs étaient d'avis. La tâche du Cotonsport ne sera pas facile parce qu'il avait affaire à un monument sur l'échiquier footbalistique du continent. Le National désigné équipe du siècle dernier, est en train d'écrire une autre page de son histoire. Autant, il a fini le XXe siècle en grand triomphateur, autant il a démarré le 21e en boulet de canon.
Avec déjà trois titres continentaux, de la plus prestigieuse des compétitions de clubs à son actif, Al AHLY a mis la barre très haute. Il faudra, pour ses adversaires ambitieux, sortir le grand jeu s'ils veulent le descendre de son trône. C'est un vrai défi, dans tous les sens du terme, cela pour trois raisons majeures.
D'abord, l'histoire et le palmarès qui sont les siens en font un club ayant en lui les gènes de la compétition et de la gagne.
Tout en lui, transpire le refus forcené de la défaite parce qu'étant habitué à truster les premières loges.
Ensuite, il y a son potentiel public et supporters qui va au-delà de l'Egypte pour englober tous les pays du golfe et du monde arabe en général. Al AHLY qui signifie National tient donc de la popularité du géant des bords du Nil, sa dimension donnant à faire de lui, l'égal des Pharaons, appellation de l'équipe nationale égyptienne.
Enfin, Al AHLY est la destination naturelle des meilleurs joueurs d'Egypte. De Mahmoud Al GOHARI, en passant par Ibrahim Mohamed El KHAHIB, Tahar Adou ZEID, Moustapha ABDOU jusqu'aux frères HASSAN, Hossan et Ibrahim, pour aboutir aujourd'hui à Abou TREIKA, Mohamed BARAKAT, Al AHLY n'a engendré que de grands joueurs.

Un style sans pareil
Le National, c'est d'abord une gestion de l'espace d'un maître tacticien et la maîtrise du ballon d'un magicien jongleur. Il n'a pas son pareil pour imposer son tempo, son rythme et sa respiration à une rencontre. L'effectif actuel, sans se baser sur deux ou trois génies d'exception, hormis peut être Abou TREIKA, constitue cependant un ensemble complet en qualité collective et individuelle.
L'équipe n'a pas de failles ou si c'est peu. Face au Cotonsport, Al AHLY n'a été inquiété que durant le troisième quart du match lorsque le soleil caniculaire de Garoua a entamé ses réserves, obligeant le vétéran Ahmed HASSAN, autour du premier but et même Mohamed Abou TREIKA, à rendre les armes.
Oui, durant vingt minutes en seconde mi-temps, le National a perdu pied et la maîtrise d'un match, qu'il guidait jusqu'alors à sa main. Le gabarit et la puissance des colosses camerounais a mis à mal son bastion défensif. Le repli était devenu incertain, laissant de gros boulevards au milieu de terrain et surtout dans les ailes d'où sont parties toutes les actions dangereuses du Cotonsport.
Avec le sang frais arrivé, suite à la double sortie de HASSAN et Abou TREIKA, va rééquilibrer un peu une rencontre en train de pencher pour l'équipe hôte. N'eût été la maladresse des attaquants camerounais et particulièrement du buteur du 2 à 1, Ousmaïla BABA, la finale retour prendrait immanquablement une autre âme.
Mais avant, durant la première période, le Cotonsport a couru en vain après un ballon invisible. Le jeu en triangle rodé et très au point du National a fait merveille. Il n'a accéléré qu'à son escient, conscient que le soleil torride va à un moment ou à un autre avoir son effet. C'est fort justement, parce que le National a su gérer, et bien ses réserves durant ces quarante cinq minutes initiales, qu'il n'a pas totalement craqué sur la fin.
Ce succès, pour une sixième victoire en ligue des champions, en annonce-t-il d'autres ? Sur le potentiel technico-tactique de l'équipe actuelle, on peut sans aucun risque pronostiquer qu'elle sera encore dans le final en 2009. Mais au-delà, il est permis d'en douter, vu l'âge de la majorité de ces cadres.
Il va en effet falloir au National commencer un autre cycle avec une nouvelle génération. Mais, on sait aussi la capacité régénératrice de ce géant au réservoir quasi inépuisable. Il peut sortir dans les deux ou trois ans à venir d'autres pépites qui vont perpétuer la tradition de machine à gagner.
Quant au Cotonsport de Garoua, il n'a pas à rougir de sa défaite. Certes, il n'a pas su être réaliste dans les moments où il a eu sa chance. En football, lorsqu'on a le vent en poupe, les occasions, il faut les transformer. Hormis, ce petit regret qu'il peut nourrir, il a rendu les armes devant plus fort. Mais, il n'a aucun vécu pour lui, il est en pleine construction.
Les années à venir peuvent être pour lui, à la condition que la société qui le soutient mette en place, les infrastructures pouvant installer un club dans la durée. Tout est dans la politique développée. Si elle a de l'ambition, trois conditions sont à remplir : mettre les moyens pour accroître la compétitivité de l'équipe première, investir dans l'infrastructure, s'inscrire dans la détection et la formation. Cotonsport peut rendre sa fierté au football camerounais des clubs, à son sponsor principal d'en décider.

Par Idriss SEMDE

 

 

Sportissimo

Un nouveau, deux forfaits
Réunie, à Clairfontaine depuis lundi, l'équipe de France joue ce soir à Marseille, en match amical contre l'Uruguay. Un match qui est le premier des deux que va disputer la France avant la reprise des éliminatoires du Mondial 2010, prévue pour le mercredi 25 mars 2009. Occasion pour le sélectionneur national, Raymond DOMENECH de tester de nouveaux joueurs dans la perspective de la formation de la liste des 23 convoqués pour la phase finale. Cette fois, DOMANECH a fait appel à Steve SAVIDAN, l'avant-centre du stade Malherbe de Caen. A 30 ans, SAVIDAN affiche la grande forme depuis le coup d'envoi de la saison dans un club anonyme, qu'il contribue à maintenir à flots. Si SAVIDAN a accueilli sa première convocation chez les bleus avec l'enthousiasme d'un jeunot de 20 ans, deux joueurs ont dû renoncer pour blessures. Bacary SAGNA du club d'Arsenal et Lansaha DIARRA de Portsmouth tous deux touchés à la cheville ne sont pas à Clairfontaine.

El Pibe de oro dans l'arène
C'est ce soir, sur un banc de touche écossais que Diego Armando MARADONA va étrenner son premier costume sélectionneur national de l'Argentine. Nommé par Julio GRONDONA, le président de la Fédération argentine le mardi 4 novembre2008, MARADONA n'a pas grande expérience du poste et plus encore du rôle d'entraîneur.
Mais, la pression des ex-champions du monde de 1986 au Mexique a été, que GRONDONA a fini par choisir contre toute attente, le Pibe de oro, le bambin d'or, appellation de Diego MARADONA lorsqu'il était encore sur les terrains de jeu. Si MARADONA est en Ecosse, on ne sait encore pas s'il aura un long séjour à la tête des Albicelestes. En effet, avant le départ, il avait menacé de démissionner si ses adjoints lui étaient imposés. Son manque de vécu avait conduit GRONDONA à lui adjoindre deux autres champions du monde José Luis BROWN et Sergio BAPTISTA. Mais DIEGO, lui tient à travailler avec son ami Oscar RUGGERI. En attendant la clarification de cette affaire d'adjoints, c'est sur les performances de l'équipe que tout le monde attend l'homme le plus adulé d'Argentine.

Encore battu
Cette fois-ci les Girondins de Bordeaux s'étaient rendus au stade Gerland de Lyon avec l'envie d'en découdre et de repartir avec quelque chose de leur confrontation contre le champion en titre. Mais une fois encore, ils repartiront bredouilles à la maison, battus 2 à 1 par l'Olympique de Lyon. L'année dernière Bordeaux n'avait gagné aucun des deux matches, aller et retour respectivement perdu par 3 à 1 et 4-2. A l'arrivée, Lyon fut sacré champion pour quatre points de plus que Bordeaux.
Autant dire que ces deux matches qui ont rapporté six points à Lyon ont largement pesé dans le succès final des Lyonnais.
C'est pourquoi, Bordeaux et son entraîneur Laurent BLANC, ne voulaient pas entendre parler d'un revers à l'occasion de ce qui fut la 14e journée de ligue 1. S'ils ont dominé le match, s'ils ont eu les meilleures opportunités de scorer, ils sont quand même repartis en Gironde, avec le goût amer de la défaite.
Il ne leur reste plus qu'à éviter de connaître le même revers de fortune lors du retour, qui aura lieu le 18 avril 2009 pour le compte de la 32e journée.

La jeunesse au pouvoir
A 21 ans, le Croate Novak DJOKOVIC s'est adjugé le trophée, équivalent de celui des champions chez les tennismen professionnels.
En effet, le masters cup réunit à chaque fin de saison, les huit meilleurs joueurs du circuit et cette année, ce final a eu lieu à Shanghai en Chine, lieu désigné depuis quelques années par l'ATP. En finale, DJOKOVIC a vaincu assez aisément le russe Nikolay DAVYDENKO, un succès qui le place à seulement dix longueurs du numéro deux mondial, le Suisse Roger FEDERER.
Si DJOKOVIC piquait la place de numéro deux à FEDERER, deux "jeunots" seront sur les deux plus hautes marches du podium du classement des joueurs pro. En effet, depuis août 2008, l'Espagnol Rafaël NADAL, 22 ans avait déjà détrôné le Suisse du fauteuil qu'il occupait sans discontinuer depuis février 2004, record absolu à battre. Si à ces deux-là, on ajoute l'Argentin Juan Martin Del POTRO (20 ans), l'Ecossais Andy MURRAY (20 ans), les Français Gilles SIMON (21 ans) et Jo-Wilfried TSONGA (23 ans), tous présents à Shanghai, il est clair que la nouvelle génération a pris définitivement le pouvoir.

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