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Une du n° 580
LA UNE du 19 au 25/11/2008
SUR LE VIF: N° 580 du 19 au 25 Novembre 2008

Ridicules ? Oui ridicules !

Ils doivent être bien ridicules nos hommes politiques, eux qui doivent actuellement manger leur chapeau avec ce qui se passe ou va se passer aux Etats-Unis avec l’élection de Barack OBAMA. A en croire les tractations dont les médias internationaux se font l’écho ces derniers jours, le président élu s’apprêterait à donner des rôles et pas des moindres à ses adversaires d’hier, tous bords confondus.
Ainsi certains de ses frères et sœurs ennemis du camp démocrate particulièrement, Hilary CLINTON qu’il a déboulonnée de la candidature du parti et avec laquelle les coups ont été fumants, tordus et quelquefois vicelards, seraient en passe d’occuper des postes de hautes responsabilités dans son administration. Il semble même que cette dernière devrait étrenner le prestigieux portefeuille de secrétaire d’Etat, l’équivalent du ministère des Affaires Etrangères. On pourrait dire : Quoi de plus normal puisqu’après son échec cuisant à l’investiture elle a rejoint OBAMA avec armes et bagages, plutôt mari et supporters et que sa contribution aurait été décisive à la victoire finale du candidat démocrate !
Mais que dire alors du candidat républicain John Mc CAIN qui a déclaré qu’il serait honoré de travailler avec son adversaire pour le rayonnement de leur pays ? Les deux hommes se sont mêmes déjà rencontrés et il se susurre que les échanges ont été cordiaux et qu’ils se seraient entendus sur un rôle pour Mc CAIN ! Or Dieu seul sait ce qui oppose les deux hommes sur tous les plans, aussi bien philosophique que politique, et sur les grandes orientations qu’ils souhaitent donner au pays. Il y a aussi que la campagne a été très rude et on se rappelle les pics morbides du camp Mc CAIN surtout quand celui-ci s’est rendu compte que les carottes étaient cuites.
Assurément, cela doit en boucher un coin chez nombre de nos acteurs politiques, toutes tendances confondues. N’est-ce pas, ces messieurs de l’opposition qui, une fois battus, se voient dans le rôle du « lépreux qui, ne pouvant pas se saisir de la calebasse de lait, fait tout pour la renverser afin que personne ne puisse en boire. » N’est-ce pas doit messieurs de la majorité pour lesquels la Majorité gouverne et l’Opposition s’oppose et ne, ces prétendre à aucun strapontin ? En effet, chez nous au Faso ce serait une véritable hérésie que de demander aux adversaires politiques directs de travailler ensemble. La preuve, la classe politique a travaillé à bâtir un mur législatif entre les partis, après celui de la démarcation physique fondée sur des considérations crypto-personnelles infantilistes qui n’ont rien à voir avec la politique. Ainsi au Faso, tout homme politique est soit de l’opposition, soit de la majorité. Un point, un trait ! Ce n’est pas malheureux çà ?

Par Faèz

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