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Une du n° 580
LA UNE du 19 au 25/11/2008
SPORTS : N° 581 du 26 Novembre au 02 décembre 2008

CAN cadets 2009
Le Burkina en Algérie

Les cadets burkinabè seront du voyage de mars prochain en Algérie, théâtre de la phase finale de la CAN des moins de 17 ans. Pour cela, ils sont allés chercher un bon nul de 1 à 1 au Rwanda, dans une expédition pas du tout évidente.

Après un match aller difficile, il était normal que l'optimisme ne soit pas la chose la mieux partagée par l'opinion footbalistique au Faso. Le résultat du samedi 8 novembre dernier, 2 buts à 1 pour les Etalons cadets ne pouvait leur fournir toutes les garanties de sécurité. En terre étrangère, généralement cette avance-là à très souvent, finit par tourner en faveur de l'équipe hôte.
La Côte d'Ivoire, qui en valeur intrinsèque, possède un football supérieur à celui du Niger l'aura ainsi appris à ses dépens. Partie dimanche à Niamey avec le même score de 2 à 1 la Côte d'Ivoire a été privée du voyage en Algérie, dominée qu'elle fut au finale, 2 à 0 par le Mena Cadet.
C'est pourquoi, les Etalons ont réussi à Kigali, un vrai exploit, d'autant plus méritoire que l'adversaire a montré un important potentiel à Ouagadougou. Potentiel qui n'a pas manqué de peser sur la défense commandée par Rachid COULIBALY et ses camarades au cours d'une première mi-temps dominée par les Rwandais lors de la manche retour.
Repliés en défense, les Etalons ont été contraints à l'expédition des affaires courantes, ne parvenant pas à exister dans la première demi-heure. L'équipe a concédé sur presque chaque attaque un corner, mais a montré sa solidité en étant présent sur ces phases de jeu, à l'origine de plus de 30% des buts du football moderne.
Las de buter sur une muraille imprenable, le Rwanda va alors baisser de pied, ce dont profiteront les Etalons pour placer aussi quelques attaques bien senties. L'audace de jouer sa chance quand cela a été possible, aboutira au but salvateur de la 40e minute.
Malheureusement réduit cinq minutes plus tard, obligeant les Etalons à revenir à la case départ. La seule bonne nouvelle alors c'était qu'en prenant un autre but, ils n'étaient pas encore éliminés.
Cela induit, l'aspect fondamental sur lequel, nos joueurs ont un réel progrès à faire. Rester concentrés lorsqu'ils sont en avance au score. En effet, en situation d'égalité, les équipes burkinabè sont dans le match et laissent peu de parcelles de terrain à l'adversaire. Mais une fois, avantagée au tableau d'affichage, il y a comme un syndrome inévitable de la déconcentration.
Parce qu'on le verra en seconde période, les cadets vont afficher un tout autre visage, sachant qu'avec un but rwandais, ce sera l'égalité parfaite sur l'ensemble des deux matches, et pire que ce sera la porte avec un troisième en plus. Le match a eu une autre âme, dominée par des Etalons enfin à leur niveau, un peu à l'image de ce qu'ils ont fait au match aller. Ils ont montré leur fond au plan physique, leur capacité sur la durée à prendre le dessus et à finir plus fort que l'adversaire.
Ainsi, très peu mis en danger en seconde mi-temps, les Etalons avec un peu d'audace aurait même pu tuer le match, surtout lorsque l'adversaire s'est retrouvé déduit à dix à un quart d'heure du terme. Mais, il n'était pas aussi nécessaire de tenter le diable, quand on sait qu'un contre peut toujours être fatal, et que souvent à dix, l'équipe en infériorité numérique est très dangereuse. La bonne gestion de la fin de match est quelque part une forme de maturité, toute qualité qu'il va falloir afficher dans quatre mois en Algérie.
Parce que maintenant, tous les regards doivent être tournés vers cette échéance importante du début d'année 2009. Aller à une phase finale est bien, mais y faire de la figuration est, dans la plupart des cas, préjudiciable pour la suite de la carrière. La confiance en soi se forge dans le succès.
Toute arrogance au excès d'optimisme mis à part, ces cadets, version 2008-2009 ont, en eux, le petit plus rappelant un peu leurs devanciers de Conakry 1999. Cela tombe si bien, que l'écart est de dix ans, presque jour pour jour. Le fameux neuf, qui semble les réunir, annonce-t-il pour la bande à Séraphin DARGANI, une CAN inoubliable ? Sera-t-elle à même de se hisser à la hauteur des Wilfried SANOU et autres Tanguy BARRO ? la réponse à ces questions tient d'abord dans la préparation et les conditions psychologiques dans lesquelles, celle-ci va se dérouler.
On le sait, les Etalons seniors sont l'objet d'une très grosse attention. Leurs conditions de travail a changé du tout au tout, laissant parfois leurs petits frères évoluer avec peu de moyens. Du reste on se souvient du coup de gueule de l'encadrement technique des cadets, à deux pas de leur sortie face à la Tunisie. On peut dire aujourd'hui, que ce fut un mal pour un bien. La phase finale a été au bout de cette sortie médiatique musclée. Gageons qu'il n'ait plus à parler haut, lorsqu'il faudra dégager les moyens pour amorcer la dernière ligne droite conduisant en Algérie.
Les enfants sont allés chercher leur qualification de haute lutte. Ils sont volontaires, ont de l'entregent et pour ne rien gâter ont du talent. Avec les nombreux bons joueurs qui composent cette génération, ce serait une faute, de ne pas les accompagner dans l'expédition qui peut les mettre sur les rails pour des carrières réussies.
Pour l'instant, il faut qu'ils savourent cette qualification méritée et qui au départ semblait inaccessible. En tout cas, leur bilan est élogieux, deux victoires à domicile, deux nuls à l'extérieur avec six buts marqués pour trois encaissés. Leur histoire débute bien, elle peut être une des mieux dites de notre football. A condition que le soutien soit là et comme il sied.

Sportissimo

L'enthousiasme du débutant
A 30 ans, le Caennais Steve SAVIDAN, attaquant de pointe de son état, vient de connaître sa première sélection avec l'équipe de France. C'était mercredi dernier face à l'Uruguay en match amical.
Au cours d'une partie qui ne restera pas dans les mémoires, selon les spécialistes, SAVIDAN fut le seul joueur à émerger dans un océan de morosité générale. Fort de sa spontanéité, sa prise de risque, il a éclairé les 45 minutes de la 2e mi-temps même s'il n'a pas réussi à trouver le chemin des filets. Pour tous les observateurs, Steve SAVIDAN n'en restera pas à cette première, il y aura d'autres sélections derrière et peut-être même la coupe du monde 2010 en Afrique du Sud. A condition bien sûr, qu'il continue de marquer avec son club du stade Malherbe de Caen.

Le ballon d'or pour le 2 décembre
C'est le mardi 2 décembre 2008, que sera dévoilé le nom du ballon d'or de l'année par l'hebdomadaire français France Football.
En pôle-position, ils sont trois à pouvoir succéder au Brésilien du Milan AC, KAKA. Il s'agit du gardien madrilène Iker CASILLAS, de l'attaquant argentin du Barça, Lionel MESSI et de l'attaquant portugais de Manchester United, Christiano RONALDO.
La presse sportive du pays de chacun des trois joueurs a entrepris dans la dernière ligne droite, un lobbying forcené en faveur de son favori. Mais de l'avis général, Christiano RONALDO par sa saison a une longueur d'avance sur ses concurrents, le Portugais ayant fini meilleur butteur de la première league, avec deux trophées à son palmarès, la victoire en championnat et en league des champions. Cette fois, France Football a décidé de maintenir secret le vote des jurys, pas même le joueur lauréat n'a été mis au courant, contrairement aux saisons passées, où l'hebdomadaire partait réaliser un reportage sur le vainqueur à paraître en même temps que la proclamation des résultats des votes.

Même sans NADAL
Malgré la défection de Rafaël NADAL pour cause de blessure, l'Espagne est allée dicter sa loi à l'Argentine à Mar Delplata à l'occasion de la finale 2008 de la coupe Davis de tennis. La formation espagnole amenée par Déliciano LOPEZ, David FERRER et Fernando VERDASCO, n'a laissé aucune chance à une équipe gaucho qui croyait enfin tenir son premier saladier d'argent.
Seul David NALBANDIAN a tenu son rôle, car blessé à la cuisse et diminué Juan Martin Del POTRO a cédé face à VERDASCO, le même joueur apportant dimanche le point du 3 à 1 contre José ACCACUSO. Après 2000, 2004, l'Espagne remporte sa troisième coupe Davis de tennis. La déception était telle dans le camp argentin que les joueurs en seraient venus aux mains dans les vestiaires. Ce qui est sûr, c'est une défaite qui va laisser des traces.

Primes Bolt et Isinbayeva
Malgré la concurrence des Éthiopiens Bekele chez les messieurs et Dibaba chez les dames, les titres de meilleurs athlètes masculin et féminin sont revenus logiquement au Jamaïcain Usain BOLT et à la Russe Yelena ISINBAYEVA. Triple médaillé d'or à Pékin lors des jeux olympiques, chaque médaille ponctuée d'un record du monde, BOLT a éclaboussé la piste du nid d'oiseau de son talent qui a éclipsé tous les grands sprinters de l'histoire. Il est parti pour une carrière qui le conduira au sommet de l'olympe de l'athlétisme. Quant à ISINBAYEVA, elle a décroché sa deuxième médaille d'or au saut à la perche, avec pour elle également une nouvelle marque mondiale à 5,05 mètres. La tsarine comme on la surnomme a mis 13 mètres dans la vue de l'athlète qui possède la meilleure performance après elle dans la discipline. C'est dire la domination qu'elle exerce sur ce concert où sa technique fait merveille.

Partira-t-il ?

Avec les démêlés qu'il a avec Arsenal, depuis qu'il a critiqué en public ses coéquipiers, Williams GALLAS, capitaine et libero des gunners est annoncé partant du club. On l'annonce en Espagne, en Italie et même pour certains journaux, il serait possible qu'il revienne en France. En attendant de connaître la destination du joueur, Arsenal n'en finit plus de perdre, battu encore le week-end dernier, 3-0 par Manchester City. Un cinquième revers en championnat qui peut remettre en cause le départ de Gallas, surtout que le club compte trois blessés en défense. Il s'agit des Ivoiriens Kolo TOURE et Emmanuel EBOUE et du Français Bacary SAGNA. Pour Arsène WENGER, si Gallas présente des excuses, il réintégrera le groupe professionnel.

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