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Une du n° 580
LA UNE du 03 au 09/12/2008
CULTURE : N° 582 du 03 au 09 décembre 2008

Festival warba au Ganzourgou
Le Bam sur la plus haute marche du podium !

Du 29 au 30 novembre 2008, la Génération Montante, pour le développement du Ganzourgou a organisé à Zorgho le Festival Warba le quatrième du genre. Les compétitions qui ont eu pour cadre le Centre Populaire de Loisirs (CPL) de Zorgho, a connu la participation de treize troupes venues de douze provinces. .

Joseph KABORE, président de l’association Génération montanteEn effet, deux jours durant, Zorgho a vibré aux rythmes des sonorités du warba dans toute sa diversité. Etaient présents au rendez-vous de Zorgho les provinces du Bam, du Bazèga, du Boulgou, de l'Oubritenga, du Kourwéogo, du Kouritenga, du Kadiogo, du Namentenga, du Passoré, du Sanmatenga, du Zoundwéogo et bien entendu du Ganzourgou. Ces provinces sont venues non seulement avec leur meilleure troupe Warba, mais aussi avec leur plus belle fille pour l'élection de la Miss Warba.
A l'ouverture du festival, monsieur Edouard BALKOULGA, maire de Zorgho a remercié l'Association Génération Montante pour le Développement du Ganzourgou pour avoir initié ce festival. Car, dit-il, cela permet de promouvoir cette danse moaaga dans sa pureté originelle. Quant à monsieur Etienne KABORE, Secrétaire permanent du festival, cette manifestation vise à faire du Warba un produit consommable sur le plan mondial. Il a aussi remercié la LONAB et les autres donateurs qui ont soutenu la génération montante pour l'organisation de ce festival. Monsieur Filippe SAVADOGO, ministre de la Culture, du Tourisme et de la Communication, dans son discours d'ouverture a aussi encouragé la génération montante pour son initiative de pérenniser le Warba. Il ajoutera que le Warba fera l'objet d'une étude scientifique pour permettre de mieux comprendre les pas de danse et l'expression des instruments qui l'accompagnent. Et comme culture ritime avec tourisme, selon monsieur le ministre, le musée de Warba de Zorgho constitue un réceptacle qui permettra de faire un circuit touristique qui ira de ce musée à celui de Manega en passant par le site granitique de Laongo et le parc animalier de Ziniaré pour enfin rejoindre Ouagadougou par le futur aéroport.
Les autorités dont le ministre de la Culture (en Faso Dan Fani blanc) ont réhaussé de leur présence l’image de cette 4e édition du Festival Warba du Ganzourgou.Une des 13 troupes en prestationLes compétitions proprement dites ont débuté juste après ce discours. Tandis que les troupes se succédaient sur le podium, le public qui est sorti massivement se laissait emporter par le rythme. A midi ; tam-tams, tambours, flûtes et autres instruments de danse de Warba se sont tous tu pour faire place au sport. L'Association Bâtir le Ganzourgou qui est une association sœur de la Génération Montante a organisé en soutien au festival une course cycliste. Cette manifestation qui a vu la participation de 46 coureurs venus de huit clubs a pris le départ à Gonsé. Après 100 km de parcours, le peloton est arrivé à Zorgho pendant cette trêve musicale.
Dans l'après midi, les compétitions Warba ont repris et se sont poursuivies jusqu'à 18h. La nuit tombée, tandis que les troupes qui ont compéti assuraient une animation populaire dans les quartiers s'ouvrait au CPL la vitrine de l'élégance, de la finesse et du charme féminin: l'élection Miss Warba. Là encore, le public n'a pas marchandé son déplacement. Tour à tour, les douze demoiselles sont passées devant le public et les membres du jury, d'abord en Tee short et jupe, puis en tenue de soirée et enfin en tenue traditionnelle. Elles ont aussi répondu aux questions: qu'est-ce que le Warba et que ferez-vous pour promouvoir cette danse si vous êtes élues Miss Warba? Et comme Miss Warba doit promouvoir le warba, elles ont aussi exécuté des pas de danse. Tout cela entrecoupé par une ambiance folle entretenue par Floby et la cantatrice Habibou SAWADOGO. A cette épreuve de la beauté et du charme, c'est Sofi KABORE du Kadiogo qui est sortie championne. Elle a pour première dauphine Amadine TIENDREBEOGO du Bam et pour deuxième dauphine Alida KABORE du Ganzourgou. Quant aux compétitions de Warba, le verdict fut rendu le 30 à la cérémonie de clôture. C'est la troupe Délwendé du Bam qui a été sacrée championne. Elle est suivie du Kouritenga et du Bazèga. La province hôte se console avec le prix du meilleur lounga et du meilleur flûtiste. Le dernier acte du festival fut l'inauguration du musée de Warba. Ce musée qui permet de voir le Warba dans sa diversité et dans toute sa richesse fera vivre le festival au quotidien. A l'issue de la cérémonie de clôture, monsieur Joseph KABORE, président de l'Association Génération Montante .s'est dit pleinement satisfait..

Les prix décernés

Premier prix: Bam (300 000F + un Trophée)
Deuxième prix: Kouritenga (200 000F + un trophée) Troisième prix :Bazèga (150 000F+ un trophée)
Prix de la meilleure danseuse: Kourwéogo (50 000F).

Prix du plus jeune danseur: Sanmatenga (50 000F)

Prix de meilleur flûtiste: Méguet (50 000F)
Prix du meilleur lounga : Mogtédo (50 000F)
Prix du meilleur costume: Bazèga (100 000F).

Par
LAVOISIER

Association Belem Wend TIGA
100 enfants des Hauts-Bassins à l'école des coutumes

"Les coutumes traditionnelles, les droits de l'enfant et la culture de la paix", c'est sans ce thème que s'est ouvert, le jeudi 20 novembre 2008 à la mairie centrale de Bobo-Dioulasso, le 3e séminaire de formation et d'information de 100 enfants de la région des Hauts-Bassins.

C'est le Larlé Naaba Tigré, à travers l'Association Belem Wend TIGA (BELWET) qui a initié ce séminaire qui dure voilà maintenant trois ans.
L'édition de Bobo intervient après celles de Ouagadougou et de Tenkodogo. Il entend rendre hommage à la chefferie traditionnelle dans son ensemble et offrir l'opportunité aux enfants de bien s'imprégner des ressources culturelles qui leur permettent d'édifier leur personnalité en conformité avec le respect de leurs droits, dans une société où les risques de déperditions des valeurs humaines, morales et sociales se multiplient quotidiennement.
A l'étape de Bobo, c'est Sa Majesté MPA Yacouba SANOU, le chef de Dioulassoba, qui a présidé la cérémonie d'ouverture en présence du gouverneur Pascal BENON, de la 1re adjointe au maire de Bobo et plusieurs autres chefs de la région des Hauts-Bassins.
Le chef de Dioulassoba, l'hôte du séminaire, a adhéré avec enthousiasme à l'initiative du Larlé Naaba : "C'est une bonne chose ; je souhaite que le projet soit soutenu et appuyé à tous les niveaux pour qu'il puisse atteindre le maximum de nos enfants", a-t-il dit. Avant d'ouvrir officiellement le séminaire, Sa Majesté MPA Yacouba SANOU a demandé à Dieu et aux mânes de nos ancêtres de veiller sur tout le Burkina Faso.
Pour le Larlé Naaba, "l'éducation d'un enfant, c'est comme une semence que vous mettez en sol".
Il a exhorté les parents à savoir semer le bon grain qui va produire de bonnes récoltes. "En donnant à nos enfants des valeurs de paix, des valeurs de courage, de combativité, de dignité, d'hospitalité, valeurs très chères à nos parents et grands parents, nous pensons que demain ces enfants seront des hommes dignes de toutes ces valeurs", a ajouté le ministre du Mogho Naaba Baongo.
Il n'a pas hésité à esquiver quelques pas de danse en compagnie de la 1re adjointe au maire de la commune de Bobo.
Les 100 enfants et toute l'assistance sont restés émerveillés devant tant de modestie de la part d'un Naaba.
"Ce n'est pas interdit", a-t-il affirmé, avant dajouter que : "La danse est faite pour le Naaba. Si le Naaba peut lui-même danser, on ne danse pas pour lui".
Notons que l'UNICEF est le principal partenaire de ce projet. Et cette année, le parrain était El Hadj Djanguinaba BARRO, représenté à la cérémonie par son fils, le maire de l'arrondissement de Konsa.
"Mon père a vu juste en acceptant de parrainer une telle initiative puisque ce sont eux qui doivent nous enseigner sur ce qui s'est passé autrefois. Cela permettra à nos jeunes frères de connaître réellement leurs racines et l'histoire qui régit les différentes communautés de notre pays", a laissé entendre le maire Karim BARRO.
Après l'ouverture, le séminaire s'est poursuivi jusqu'au samedi avec une série de communications qui a tourné essentiellement autour du thème de la 3e édition.
D'éminentes personnalités ont été choisies pour donner ces communications (quatre au total).Il s'agit de l'Archevêque de Bobo, Monseigneur Anselme SANOU, du professeur Fernand SANOU, de l'historien Bruno Doti SANOU et bien sûr le Larlé Naaba Tigré.
Le dernier jour du séminaire a été mis à profit pour une visite de sites historiques de la région tels que les maussolées de Guimbi OUATTARA, Tiéfo AMORO, la mosquée de Dioulassoba, le palais du chef de Bobo et les silures de Dafra.
Les enfants qui ont participé à ce 3e séminaire doivent retenir cette pensée de Sa Majesté MPA Yacouba SANOU, chef de Dioulassoba : "Aucune société ne peut baliser convenablement le chantier de son développement sans puiser dans ses racines profondes, les ferments qui doivent fonder son identité et sa dignité".

Par Drissa KONE

 

 

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