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La une n° 585/586 du 24/08 au 13/01/2009
LA UNE du 24/12/08 au 13/01/2009
ACTUALITE :N° 585/586 du24/12/08 au 13/01/2009

Semaine au pays

60e anniversaires de la déclaration universelle des droits de l’Homme (DUDH)
Le CCEB-BF a été fait Chevalier de l'Ordre national . Son PCA (en costume) a reçu la médaille.Le Burkina Faso a commémoré, lundi 22 décembre 2008 à Ouagadougou, le 60e anniversaire de la DUDH.
A cette occasion, le président du Faso, Blaise COMPAORE a fait état de sa fierté «de constater qu’à la faveur de l’examen périodique universel, notre pays est bien coté au niveau du respect des droits humains». De même de l’avis de Salamata SAWADOGO, ministre de la Promotion des droits humains, «le Burkina est respectueux des droits de l’Homme». Cependant nos autorités déplorent, entre autres maux, la traite des êtres humains et l’esclavage des temps modernes, les violences à l’égard des femmes et des filles, la pauvreté… qui sont des obstacles à l’exercice des droits humains. Elles en appellent alors à «l’action collective, en vue de promouvoir l’égalité, la justice et la dignité, valeurs sur lesquelles repose la philosophie des droits humains».
Le président du Faso a réaffirmé pour ce qui est de notre pays, son attachement aux principes fondamentaux énoncés par la DUDH et la disponibilité de son gouvernement à œuvrer pour l’instauration d’une gouvernance politique et démocratique en constante amélioration. Il a alors rendu hommage à tous ces hommes et femmes, à tous les partenaires techniques et financiers qui oeuvrent inlassablement pour l’ancrage de la culture du respect et de la protection des droits humains dans notre pays et à travers le monde.
Au cours de cette célébration, certaines personnalités et associations ont du reste été décorées. Ainsi, le CCEB-BF qui œuvre pour le droit à l’éducation a été fait chevalier de l’ordre national.
L’an 2009 est consacré année internationale de l’apprentissage des droits humains par les Nations unies et notre pays verra un renforcement des efforts déjà entamés dans le cadre de la promotion des droits humains.

SEMAFO : Le PDG décoré
Le président-directeur-général de la société minière, SEMAFO, M. Benoît la Salle, a animé une conférence de presse, le 10 décembre dernier à Ouagadougou. Pour l’occasion, il était assisté de son épouse et du directeur national de SEMAFO-Burkina, M. Elie OUEDRAOGO. Il s’est agi pour lui de présenter sa décoration aux hommes de médias et de traduire sa reconnaissance aux autorités du pays qui l’ont fait chevalier de l’Ordre national. Une distinction qui couronne plusieurs années d’engagement à la cause humanitaire dans notre pays. En effet, le PDG de SEMAFO est celui-là qui introduit l’ONG plan international dans notre pays. Il en est d’ailleurs le président du conseil d’administration. C’est conscient de cet engagement au service du Burkina que les autorités l’ont demandé de prospecter dans le domaine minier, d’où la création de la société SEMAFO. Aujourd’hui, dans les affaires, M. La Salle n’en demeure pas moins un humanitaire convaincu. Profitant de l’occasion et sur demande du club de presse. SEMAFO, il a donné une communication relative à l’impact de la crise financière sur le secteur minier, particulièrement au Burkina. Tout en reconnaissant les effets négatifs de cette crise, le PDG pense qu’elle n’aura pas de conséquences sur les secteurs de l’or au Burkina.
Mieux le cours de l’or est excellent et le sera encore plus en 2009 et 2010. M. La Salle notera que le secteur minier au Burkina est un secteur porteur. Il est à préciser que SEMAFO a son siège au Canada et est présente en Guinée et au Niger. Au Burkina c’est la mine d’or de Mana qui est gérée par SEMAFO. SEMAFO prévoit le lancement en février 2009, d’une fondation pour mieux intervenir dans l’humanitaire.

Gouvernance démocratique : le combat continue pour le CGD
Le Pr Augustin LOADA, directeur exécutif du Centre pour la gouvernance démocratique (CGD) a organisé un petit déjeuné de presse, le 17 décembre à Ouaga 2000, siège du Centre. Au menu des échanges, les conclusions d’un atelier organisé le 4 décembre sur la compétition électorale, pour ne pas dire la gouvernance démocratique. Les conclusions des commissions ad hoc mises en place par l’Assemblée nationale, sur le code électoral, la constitution, le statut de l’opposition ont été passées au peigne fin. Le Pr Augustin a fait une lecture critique de ces différents textes. Il a beaucoup aussi été question de la chefferie traditionnelle dans le jeu politique. La conviction du Pr est qu’il faut à cette chefferie un statut.
Sur tous les aspects évoqués, le CGD point par point a proposé des solutions et des pistes de réflexions à même de renforcer la démocratie pour des compétitions équitables et transparentes.
Le CGD depuis plusieurs années ne prêche-t-il pas dans le désert ? Pour Augustin LOADA, la démocratie étant une quête permanente, il ne faut jamais se lasser de proposer et d’attirer l’attention des uns et des autres. L’objectif étant la bonne gouvernance démocratique.

Les mines de Loropéni font l’objet d’un décret
Le Conseil des ministres en sa séance du mercredi 17 décembre 2008 a examiné et adopté un décret partant classement du site «des Ruines de Loropéni». En effet, le Burkina Faso qui a ratifié en 1987 la convention portant protection du patrimoine mondial culturel et naturel vise l’inscription de son site à la liste du patrimoine de l’humanité. Les mines de Loropeni qui datent d’avant le XIe siècle constituent une architecture exceptionnelle en Afrique et traduit le génie de nos cultures à une période reculée. Le classement de ces vestiges archéologiques qui s’étendent sur une aire de 278 hectares balise un centre d’intérêt porté à cet emplacement localisé dans la région du Sud-Ouest et témoigne de l’intérêt que notre pays porte à la préservation des œuvres de son passé, symbole de la mémoire collective.

MATD : Des conseillers régionaux français et burkinabè en concertation
Renforcer le processus de la décentralisation par une meilleure coopération décentralisée tel était l’axe sur lequel les présidents des conseils régionaux du Burkina et une délégation des régions de l’Union européenne ont échangé sous l’égide du ministre délégué chargé des Collectivités territoriales Toussaint Abel COULBALY, le lundi 15 décembre 2008 à Ouagadougou. Pour ce dernier, il s’agit d’échange inter collectivités Nord/Sud sur la problématique de l’opérationnalisation des conseils régionaux. Pour le secrétaire général de la Commission nationale de coopération décentralisée (CNCD), c’est de partager l’expérience de la région de Rhônes-Alpes en France qui va faire l’objet d’une étude d’évaluation sur la coopération décentralisée. L’objectif étant de dégager des perspectives d’action en vue de développer la coopération entre régions burkinabè et françaises.
Pour cela, il est annoncé l’ouverture d’une bourse dans l’optique d’offrir la possibilité aux structures décentralisées du Burkina de présenter des projets de développement pour financement.

La jeunesse domine le tournoi Canal Arc-en ciel
Dans le cadre de la célébration de ses dix-sept (17) années d’existence, la radio Canal Arc-en-ciel a initié une série de manifestations dénommée « 72 heures de Canal Arc-en-ciel ». Manifestations au nombre desquelles un tournoi de football. En finale, la Radio jeunesse a eu raison de Savane FM sur le score d’1 but à zéro.
Placé sous le patronage du député Patrice DIESSONGO et le parrainage de Gnama Paco DRABO, 1er chef de service de CAC, le tournoi a réuni quatre (4) radios FM de la place :
- Canal Arc-en-ciel ;
- Radio municipale de Ouagadougou (RMOFM) ;
- Savane FM ;
- Radio jeunesse francophone.
Dans la cour de la Radio nationale le samedi 06 décembre
2008, après s’être débarrassée respectivement de RMOFM et de Canal Arc-en-ciel, Radio jeunesse et Savane FM se sont retrouvées en finale. Le sort de cette finale a été scellé dès la 1ère minute de la rencontre avec un but matinal de l’attaquant Moumouni YARBANGA de Radio jeunesse. Malgré les multiples assauts de part et d’autre, plus rien ne sera marqué jusqu’à la fin de la rencontre.
La Radio jeunesse remporte ainsi le tournoi Canal Arc-en-ciel et remporte sur l’avenue Kwamé N’Krumah le trophée, un jeu de maillots, un ballon et une somme de vingt cinq mille F CFA.
La finaliste malheureuse SAVANE FM s’en sort avec vingt mille F CFA plus un jeu de maillots. Les deux (02) autres équipes reçoivent des prix d’encouragement à savoir quinze mille F CFA plus un jeu de maillots.

Boxe : Irissa KABORE dit le « Caid » perd sa ceinture
9 rounds ont suffi au Français Frank LAROCHE pour arracher la ceinture de champion international IBF (International boxing federation) de poids super-welters au Burkinabè Irissa KABORE dit le « Caid » qui l’a gardé jalousement jusqu’à cette fatidique soirée du 20 décembre 2008. Et pour tant, au regard du palmarès de notre compatriote, le « Caid », (16 combats : 10 victoires par K.O, 2 avant la limite et 4 victoires au points), sa préparation au Ghana et l’avantage de recevoir son challenger devant son public et sur son ring, personne n’aurait parié sur sa défaite tant les conditions étaient en sa faveur. Frank LAROCHE bien que mois agé, 28 ans, avait plus de combats dans ces biceps (26 combat : 4 victoires par K.O, 12 aux points ; 7 défaites et 3 nuls). Il aurait donc fallu à Irissa jouer la prudence et découvrir l’adversaire sur le ring au fil du combat. Ce ne fut hélas pas le cas quand le « Caid » dès la première reprise a jeté son va-tout dans le combat et gaspillé ainsi ses énergies, qu’il va cher payer aux 6e, 8e et 9e reprises. Sa débauche d’énergie n’ayant rien donné, Irissa KABORE n’était plus, il fut le dire, dans le coup ; ce que va exploiter l’expérimenté HAROCHE qui va jouer sur les uppercuts pour déstabiliser son adversaire. Tactique réussie quand il assommera débout Irissa KABORE à la 9e reprise. L’arbitre, l’Italien Raffaele ARGIOLAO, a vite fait de mettre un terme au combat qui donne vainqueur par K.O technique le Français Frank HAROCHE. Irissa perd ainsi sa ceinture de champion du monde IBF à Domicile devant un public nombreux venu le soutenir. Que s’est-il passé pour que le champion sombre ainsi ? en tous cas, ce combat doit être mis à profit pour tirer beaucoup d’enseignement pour l’avenir de la boxe burkinabè.

APA : Les mineurs en conflit avec la loi en question
Du 22 au 23 décembre, l’Association pénitentiaire africaine (APA) en collaboration avec l’UNICEF a organisé un atelier de concertation nationale des acteurs de la chaîne pénale et pénitentiaire sur la problématique de la gestion globale des mineurs en conflit avec la loi. L’ouverture de l’atelier qui a eu lieu au siège de l’APA à Ouagadougou était présidée par M. Honoré TOUGOURI, président de l’APA. Des travaux, on retiendra que les participants ont eu droit à plusieurs communications relatives aux thèmes suivants :
- Organisation des juridictions pour enfants au Burkina Faso
- La gestion des mineurs en conflit avec la loi au stade de l’enquête ;
- Les mineurs en détention : Etat des lieux et perspectives ;
- Avant-projet de loi sur les droits et devoirs des enfants
- La problématique des filles mineures en conflit avec la loi ;
- Présentation du centre de Laye pour mineurs au conflit avec la loi.
L’accent, selon le directeur de l’APA, devra être mis sur les filles mineures en conflit avec la loi avec pour cas le centre de Laye. Le constat étant que la nécessité de revisiter toute la procédure applicable aux mineurs en conflit avec la loi s’impose, avec l’arrivée des filles mineures. L’atelier a permis aux participants de renforcer leurs connaissances pour savoir travailler afin de mieux protéger les mineurs.
Les participants à l’atelier étaient entre autres des officiers de police judiciaire de la police et de la gendarmerie, des agents de la garde de sécurité pénitentiaire, les travailleurs sociaux et des responsables d’associations de protection de l’enfant.

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