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La une n° 585/586 du 24/08 au 13/01/2009
LA UNE du 24/12/08 au 13/01/2009
SPORTS : N° 585/586 du24/12/08 au 13/01/2009

Sékou COMPAORE, président de l’ASTEC
“Un centre de football pour former les talents de demain”

Sékou COMPAORE, président de l’ASTECSoutenir le président du Faso dans sa politique de promotion du football par la formation, la détection et la promotion des jeunes talents, les jeunes «génies», tels sont entre autres les objectifs que se fixe le centre de formation de football de l’Association Sportive de Talents et d’Excellence COMPAORE (ASTEC). Sékou COMPAORE, le fondateur plus connu dans le milieu des affaires, n’en demeure pas moins un passionné du ballon rond qui veut apporter sa pierre dans le développement du football dans notre pays. Nous l’avons rencontré pour parler de son centre (7ha) situé à Koubri et qui s’ouvrira en mars 2009.
Pour l’occasion, il était assisté du directeur technique du centre, l’ancien directeur technique de la FBF, Jean MACAGNO.

M. COMPAORE est un passionné du football. Est-ce que vous pouvez nous dire comment est né cet amour pour ce sport-roi ?
Sékou COMPAORE (SC) :
Déjà, depuis le très jeune âge, je pratiquais ce sport. Mais vous savez avec l’école, il fallait faire le choix. Et dans nos sociétés à l’époque, le football n’était pas compris à sa juste valeur. C’est pourquoi, j’ai opté pour une carrière scolaire pour être un homme d’affaires aujourd’hui. J’ai trouvé une manière d’être toujours proche du football, c’est l’école que je viens de créer.

Parlant de la création de l’école pourquoi cette option ? Vous auriez pu investir dans un club.
SC :
Le rêve que je n’ai pas pu réaliser en tant que sportif, je me suis donné le devoir d’une manière ou d’une autre de le transformer en quelque chose de concret pour permettre à la jeune génération de saisir sa chance. Ce que nous nous n’avons pas bénéficié. C’est pourquoi, j’ai pris l’engagement avec ma modeste contribution, de leur offrir un cadre d’éducation spirituelle, c’est-à-dire l’école sportive.

Pourquoi sport et études ?
SC :
C’est dans le souci de former les enfants de façon complète pour qu’ils soient vraiment des génies. Pour cela, il leur faut une formation adaptée à leurs potentialités. Vous savez que le terrain est aujourd’hui favorable pour cette entreprise parce que le président du Faso, Blaise COMPAORE, lui-même est un passionné du football. Ce sont des atouts, des sources de motivation qui m’encouragent à créer cette école. Je pense que tous ceux qui ont un peu doivent y penser car il reste encore beaucoup à faire pour notre sport.

Quelle est la cible que vous visez ?
SC :
Pour l’atteinte de nos objectifs nous avons pensé aux enfants de la tranche d’âge de 13 à 14 ans. Nous sommes là pour renforcer les centres de formation déjà existants et apporter notre touche. C’est en cela que nous voulons mettre l’accent sur la nutrition parce que la croissance des enfants est très importante.
Pour cela, je me suis entouré de personnes très expérimentées, qui ont fait leur preuve parce que, dans ce domaine, il faut avoir le coup d’œil surtout.

Si on vous demande de présenter l’école. Qu’est-ce que vous avez fait concrètement sur le terrain ?
SC :
Nous avons un dortoir de près de 1000m2 qui peut accueillir une centaine d’élèves. Mais nous voulons une vingtaine environ pour une très bonne sélection. Il y a un bâtiment administratif et deux bâtiments composés chacun de 6 classes, une infirmerie, des vestiaires complètes (douches et toilettes) pour les pensionnaires et aussi pour les visiteurs.
On a deux terrains de jeu. Un, en terre battue et l’autre en gazon et aux normes internationales (105/68m)

Quel et le coût d’investissement ? Et qui a financé ?
SC :
Nous pouvons l’évaluer entre 250 et 300 millions. Pour le financement, on peut remercier la société «Jumbo» qui se soucie de l’éducation dont je fais partie, des sociétés du groupe COMPAORE et mes fonds personnels.
Je peux dire que cet investissement est financé à majorité par moi-même.

Qui vous soutient dans cette dynamique ?
SC :
Comme l’a dit MACAGNO, il y a des relations de par son expérience en Europe qui viendront à notre appuis. De mon côté, le club barcelonais d’Espagne et des relations d’amis qui nous encouragent dans notre initiative. Je pense que cela est bien mais le plus gros c’est le travail sur le terrain qui donnera confiance à ces partenaires en vue de nous soutenir.
Mieux vaut d’avoir des partenaires méritants qui vous trouvent dans l’action que des partenaires préfabriqués.

Est-ce que vous bénéficiez de l’appui des autorités en charge du sport et même la Fédération Burkinabè de Football ?
SC :
J’avoue que je suis même très surpris de l’oreille attentive que nous bénéficions de ces autorités dont vous parlez. Le président de la FBF, Zembédé T. SAWADOGO est un passionné du foot autant que le ministre Jean-Pierre PALM. Je peux même affirmer que ça y est pour beaucoup concernant ces marques de soutien dont nous bénéficions. C’est grâce à eux que nous gardons la foi de la justesse de notre initiative.

Qui est votre idole en football ?
SC :
J’ai beaucoup d’idoles en football mais celui que je reste attaché c’est Georges WHEA.
C’est lui qui a bercé mon enfance sur le plan footbalistique. Vous savez dans le foot, il y a l’esprit et l’expression du corps.
Si c’est le courage, je trouve que Roger MILLA est un très bel exemple par son âge et le fait qu’il a conduit l’équipe Nationale du Cameroun en 1998 et à faire croire aux joueurs qu’ils peuvent arriver à quelque chose. Si sur le côté physique, l’expression du corps l’élégance dans ce sport-roi, je pense que Georges WHEA est un modèle pour moi.

Quelle sera la particularité du tournoi qui se tiendra en mars 2009 pour le recrutement des pensionnaires de l’ASTEC ?
SC :
Déjà, ce qu’on fait ce n’est pas du nouveau. J’aimerais que les gens prêtent attention à la particularité de cette coupe. Ce tournoi a la particularité que les gens qui y participeront pourront voir par la même occasion leur rêve se réaliser.
J’invite les enfants qu’ils sachent qu’au moment du lancement de cette coupe, qu’ils sont les premiers concernés. Nous ferons tout, pour être le plus honnête possible pour montrer aux participants qu’au bout de l’effort c’est le succès. Nous utiliserons le côté technique de la compétition, mais il faut que les enfants sachent que le sport est aussi un cadre qui permet de lutter dans la vie. Nous voulons cultiver l’esprit de compétition chez les enfants et le canal du sport montre. Ce côté sain de cette compétition parce que le sport renferme beaucoup de vertu. Cette coupe se déroulera chaque année pour offrir la chance à plusieurs enfants de devenir de grands joueurs mais aussi d’être des hommes de demain partout où ils seront.

Avez-vous quelque chose à dire qui vous tient à cœur ?
SC :
Ce n’est pas normal qu’au Mali, en Côte d’Ivoire, le championnat soit mieux suivi que dans notre pays. Nous n’avons pas la prétention de venir tout changer, mais nous voulons faire animer le football et c’est pourquoi les compétitions se dérouleront dans les quartiers près des parents. Je lance un appel à toutes structures qui soutiennent le football de se mobiliser autour de ce projet parce que à l’avenir chacun aura quelque chose.o

Par Issoufou MAÏGA et
Idrissa BIRBA

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DIARRA pour DIARRA
Mahamadou DIARRA, le libéro du secteur médian du Real Madrid sera indisponible durant dix mois à la suite d’une lésion des ligaments de son genou droit. Pour la remplacer, le club madrilène a fait appel à un autre DIARRA, Lansana de son prénom, débauché pour près de 10 millions d’euros de Portsmouth. A 23 ans, ce jeune joueur fait également partie de la jeune garde de Raymond DOMENECH, le sélectionneur de l’équipe de France. En arrivant chez les meeringues, Lassana DIARRA franchit un palier important, qui peut lui permettre de devenir le successeur désigné de Patrick VIEIRA, victime de blessures à répétition et sur le déclin à 32 ans.

Pige de trois mois
David BECKHAM est arrivé à Milan samedi pour un contrat inédit de trois mois. Le capitaine des Los Angeles Galaxy, club américain où évolue BECKHAM vient renforcer un secteur médian des rosseneri, déjà très fourni. Pour un contrat qui passe selon les spécialistes, comme une pure opération de marketing, le joueur anglais de 33 ans va toucher 100 000 euros par mois, plus de 50% de tous les revenus générés par ce transfert sur la vente des produits dérivés. Avec déjà un salaire annuel de 30 millions d’euros, BECKHAM est l’un des sportifs les plus rémunérés au monde et le joueur le mieux payé.

Du poids en attaque
Après sa défaite cuisante dimanche dernier 0-3 contre Nancy au vélodrome, le staff technique et dirigeant de l’Olympique de Marseille s’est rendu à l’évidence de son manque de gabarit en attaque. Le transfert au dernier moment de Djibril CISSE à Sunderland, la blessure de Mamadou NIANG ont créé un vide abyssal, au niveau de l’impact dans les duels et surtout du combat dans les airs.
Avec Baky KONE, Hatem Ben ARFA, Mathieu VALBUENA et Karim ZIAN, l’OM ne dispose que de feux follets, incapables de prendre la profondeur et de percuter les défenses hyper renforcées. Ainsi, pour le mercato hivernal, le club recherche un attaquant ayant de la masse athlétique et un défenseur central à même de stabiliser un secteur qui est le tendon d’Achille de l’équipe depuis le début de la saison. Mais pour trouver les deux oiseaux rares, il faut, vu la configuration du marché actuel, casser la tire-lire.

La 3e majeure
Manchester United se souviendra sans doute pendant longtemps encore de son année 2008. Après les titres de champion d’Angleterre et d’Europe des clubs champions, il est devenu dimanche à Tokyo, champion du monde des clubs. Les Macuniens ont battu en finale de l’ancienne Toyota cup, le club champion d’Amérique Latine 2008, la liga de Quito de l’Equateur par 1 à 0,réalisation de son attaquant Wayne ROONEY. En remportant les trois trophées majeurs de la saison, Manchester United prouve que l’argent dans le football peut faire le bonheur. Club le plus riche du monde de son organisation et sa surface financière mais garantissent encore pour longtemps une place dans les loges d’honneur.

Un géant en marche
Teddy RINER, le judoka français appartient à la lignée des sportifs qui laissent une trace de dinosaure dans l’histoire. A 19 ans, il a déjà presque tout raflé dans la catégorie des poids lourds. Double champion du monde en juniors, il a aussi remporté le titre chez les seniors. Dimanche dernier, il a été sacré champion du monde toutes catégories, en battant en finale Yako de pénalité le géant russe Alexander MIKHAYLIN, détenteur de titre. Seul manque à ce palmarès inédit à cet âge, la médaille d’or olympique, qui lui est passée sous le nez en août 2008 à Beijing. Là-bas, il a dû se contenter du bronze, mais, on voit qu’il s’est déjà remis de cette grosse désillusion de sa jeune et prometteuse arrière. En mettant au pas, tous les meilleurs combattants de la catégorie le week-end dernier, il prouve que l’épisode chinois ne fut qu’un simple accident de parcours.

Ahmed NAZE

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