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La une du 587 du 14 au Janvier 2009
LA UNE du 21 au 27 /01/2009
ACTUALITE : :N° 588 du21 au 27 Janvier 2009

Accord de gestion des flux migratoires
Alain Yoda s’explique

Alain B. YODA, ministre d’Etat, ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Régionale a animé le point de presse en présence …… de l’Ambassadeur de France au Burkina François Goldblatt.Il y a deux semaines (10 janvier 2009) le Burkina Faso et la France ont signé un «accord sur la gestion concertée des flux migratoires et le développement solidaire». C’est pour donner plus d’informations au public que le ministre d’Etat chargé des Affaires étrangères et de la Coopération régionale a animé un point de presse, le vendredi 16 janvier 2009 à Ouagadougou.

Autant dire que ce point de presse était attendu, vu l’intérêt que les hommes de médias ont porté à ce sujet sensible qu’est l’immigration surtout irrégulière. Ce document signé, le 10 janvier 2009 entre le Burkina Faso et la France, (Minata SAMATE, ministre délégué en charge de la Coopération régionale et Brice HORTEFEUX le ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire, (Encore faut-il que les deux parlements le ratifient ?) constitue désormais un cadre juridique et politique de concertation entre les deux pays qui leur permettra de mieux coordonner leurs efforts pour une meilleure gestion des flux migratoires et le développement. Pour B. Alain. YODA, ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération régionale, cet accord signé après trois (3) rounds de négociation entre les deux parties d’octobre 2008 à janvier 2009, s’inscrit dans la nouvelle dynamique impulsée par les autorités françaises en vue de contenir l’immigration irrégulière en France et de créer un nouveau partenariat avec certains pays africains.

Pourquoi le Burkina s’est-il empressé de signer ?
B. Alain YODA,
assisté de ces collaborateurs a évoqué 4 raisons essentielles : la nécessité de disposer d’un cadre juridique de concertation sur la question ; l’accord répondant à la politique étrangère du Burkina Faso ; la présentation de l’équilibre des intérêts (collaboration entre les deux parties pour lutter contre l’immigration irrégulière sur le territoire français en provenance du pays ; un meilleur traitement des ressortissants et les nouvelles opportunités de financement des actions de développement) ; la création entre la France et le Burkina Faso des conditions nécessaires à un mouvement légal et légalisé des populations respectives et la mise en place de cadre de coopération au niveau local pour réduire la pauvreté. Pour cela, 14 projets sont annoncés pour un montant de 6,5 millions d’euro en faveur des femmes, des jeunes et dans le domaine de la santé, ainsi que 700 000 euro dans le cadre d’une coopération policière pour appuyer les efforts en matière de surveillance dans les aéroports et autres postes frontières. Le contenu de cet accord vise la diversification des visas, la mobilisation des ressources et des compétences de migrants, la mise en place de l’observatoire des flux migratoires dans la sous-région Ouest-africaine, la coopération dans les domaines de la décentralisation et de la police, les perspectives de la régularisation de nos ressortissants en situation irrégulière à la date du 20 novembre 2008 et l’exemption de visas aux détenteurs de passeports diplomatiques ou de service. Il est également mis à la disposition des Burkinabè désirant aller en France plusieurs types de visas : visa talent destiné aux sportifs, artistes, chercheurs et autres ; visa salarié pour les personnes munies d’un contrat de travail délivré par une autorité française compétente ; le visa d’étude à l’intérieur des visas salariés pour les étudiants en fin de cycle. Au sujet des conditions de rapatriement, les personnes en situation irrégulière en France, répondant à la préoccupation d’un confrère, l’ambassadeur de France, François GOLBLAT a rassuré qu’aucune disposition de l’accord traite de rapatriement. «Cependant, si des cas venaient à s’avérer, ces questions se résoudront par voie diplomatique», a-t-il laissé entendre.
Mieux il sera mis à la disposition des étudiants 150 visas par an pour une durée maximale de 3 ans dans le domaine de formation. L’accord selon B. Alain YODA ne rentrera en vigueur qu’après la ratification par les deux Etats. Un comité de suivi est mis en place pour suivre son application dans l’intérêt de tous.
Le Burkina Faso est le 8e pays après, le Gabon, le Bénin, la Tunisie, l’Ile Maurice, le Congo, le Cap-Vert et le Sénégal à signer cet accord dit bénéfique. Le ministre en charge des Affaires étrangères dit envisager une mission d’explication à l’endroit de la diaspora burkinabè vivant en France sur le contenu et bien-fondé d’un tel accord qui offre des possibilités légales de séjour en France et en même temps appuie le développement local du Burkina Faso.o

- Issoufou MAÏGA

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