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La une du 587 du 14 au Janvier 2009
LA UNE du 21 au 27 /01/2009
Lettre de l'Editeur :N° 588 du21 au 27 Janvier 2009

A new America is born*

Barack OBAMA n’a donc pas usé de langue de bois avant de proposer à son peuple de prendre le chemin inverse aux peurs du lendemain et des décisions à prendre, des récriminations et des fausses promesses … pour celui de l’espoir et de la volonté d’agir en commun. Il a demandé aux Américains de se retrousser les manches pour refaire l’Amérique avec lui et la transformer pour qu’elle réponde aux exigences d’un monde en perpétuel changement.

Mardi 20 janvier dernier, les Etats-Unis d’Amérique, le monde entier avec, ont tourné une page de leur histoire. Dans une ferveur jamais égalée. Une page que peu de personnes regretteront à travers toute la planète. Comme celui qui l’aura incarnée, George BUSH pour ne pas le nommer, que les analystes présentent déjà comme le plus mauvais président que la 1ère puissance mondiale ait connu.
La cérémonie de prestation de serment du 20 janvier du 44e président des USA a été celle des records et des faits inédits. En effet, plus de 2 millions de personnes ont tenu à y prendre part par une température de -7° pour l’investiture du 1er président noir du pays. Si on y ajoute le départ du président qui détient le record d’impopularité, l’état désastreux dans lequel il laisse le pays sur le plan de l’image et sur le plan économique, on peut dire que cette date a toutes les chances de figurer dans les annales de l’histoire. D’ailleurs le président entrant ne s’y est pas trompé en faisant un état peu reluisant de la situation nationale avant de camper les défis vers lesquels il appelle la mobilisation de ses compatriotes.
L’Amérique aujourd’hui, laissera-t-il entendre, c’est deux guerres sur les bras (Irak et Afghanistan) ; c’est un pays qui a perdu presque son âme avec le déclin du fameux « rêve américain » du fait d’une crise économique profonde qui a ruiné les petites gens et détruit le système de santé ; l’Amérique, c’est aussi un pays qui a une image désastreuse dans le monde ; l’Amérique, renvoie au changement écologique mondial ; c’est aussi le renoncement à des valeurs forgées par toute son histoire… Un tableau on ne peut plus noir et que même la solennité du moment n’arrivait pas à occulter. Barack OBAMA n’a donc pas usé de langue de bois avant de proposer à son peuple de prendre le chemin inverse aux peurs du lendemain et des décisions à prendre, des récriminations et des fausses promesses … pour celui de l’espoir et de la volonté d’agir en commun. Il a demandé aux Américains de se retrousser les manches pour refaire l’Amérique avec lui et la transformer pour qu’elle réponde aux exigences d’un monde en perpétuel changement.
La victoire est possible, fera-t-il remarquer, parce que la nation américaine est jeune, qu’elle a un héritage et une histoire dans laquelle elle peut puiser le meilleur pour affronter toutes les adversités. L’Amérique est de nouveau « prête à diriger » le monde, dira-t-il, en soulignant que la grandeur d’une nation doit être acquise et non se fonder sur ses missiles, donc que la raison doit primer sur la force brute. Dans ce sens, l’Amérique s’ouvrira aux autres et ne se contentera plus de faire uniquement ce qu’elle veut. Fin donc du protectionnisme et de l’unilatéralisme.
Pour marquer cette nouvelle ère de cette nouvelle Amérique, il lancera « A tous les peuples et les gouvernants qui nous regardent aujourd’hui, depuis les plus grandes capitales jusqu’au petit village où mon père est né : sachez que l’Amérique est l’amie de chaque pays et de chaque homme, femme et enfant qui recherchent un avenir de paix et de dignité… » OBAMA a aussi décidé de tourner le dos à l’idéologie BUSH qui n’a pas hésité à accepter des pratiques contraires aux droits de l’homme par « opportunisme » ou pour une prétendue « efficacité sécuritaire » dans sa guerre contre le mal.
Dans cet ordre d’idée, l’Irak sera rendu aux Irakiens « de façon responsable » et la paix gagnée en Afghanistan. Le monde musulman ne sera plus regardé avec suspicion. Les acteurs politiques y seront jugés en fonction de ce qu’ils construiront et non de ce qu’ils détruiront. En toute bonne conséquence Guantanamo sera fermé. Il a aussi promis que l’Amérique prendra toute sa part dans la lutte contre le réchauffement climatique. Elle aura aussi un œil attentif sur les misères du monde et promet son soutien aux pauvres. Au total, une Amérique nouvelle est née. Et elle ne peut pas être pire que celle de BUSH. C’est déjà cela de gagné. Plus qu’un espoir, OBAMA est une nouvelle chance pour l’Amérique.

*A new America is born : une nouvelle Amérique est née. o
- Cheick AHMED
ilingani2000@yahoo.fr

 

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