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La une du 587 du 14 au Janvier 2009
LA UNE du 21 au 27 /01/2009
Lettre de l'Editeur : N° 589 du 28 Janvier au 03/02/2009

Navigation à vue

On l’aura remarqué, si de nombreux clignotants sont au vert, certains sont à l’orange, tandis que d’autres sont au rouge plutôt vif. C’est dire si le bilan de l’année est contrasté et requiert un regard au détail et non d’ensemble, d’autant que notre lecture ne peut déjà pas faire l’unanimité. D’ailleurs tel n’est pas son objectif. Elle se veut juste un agrégat d’éléments pour vous permettre de vous forger vos propres opinions et explorer la nouvelle année. Comme le dit l’adage populaire, un homme prévenu en vaut deux. D’où l’intérêt de l’exercice et le sérieux qu’il faut y mettre pour ne pas se louper et se retrouver à ramer à contre-courant ou à rechercher ses marques tandis que d’autres auront déjà pris le départ.

Fin de partie ! Avec cette édition, nous terminons notre regard rétrospectif sur l’année 2008, afin d’essayer de nous faire une idée sur ce que pourrait nous proposer 2009.
On l’aura remarqué, si de nombreux clignotants sont au vert, certains sont à l’orange, tandis que d’autres sont au rouge plutôt vif. C’est dire si le bilan de l’année est contrasté et requiert un regard au détail et non d’ensemble, d’autant que notre lecture ne peut déjà pas faire l’unanimité. D’ailleurs tel n’est pas son objectif. Elle se veut juste un agrégat d’éléments pour vous permettre de vous forger vos propres opinions et explorer la nouvelle année. Comme le dit l’adage populaire, un homme prévenu en vaut deux. D’où l’intérêt de l’exercice et le sérieux qu’il faut y mettre pour ne pas se louper et se retrouver à ramer à contre-courant ou à rechercher ses marques tandis que d’autres auront déjà pris le départ.
Mais combien sont-ils les acteurs de la scène sociopolitique nationale qui s’imposent un tel exercice ? Bien peu sans aucun doute, d’autant qu’on l’a constaté, la plupart d’entre eux prennent les évènements comme ils arrivent et anticipent très peu. Dans le meilleur des cas, ils préfèrent confier leur avenir à des charlatans si ce n’est à de marabouts, qui à l’occasion s’en mettent plein les poches et polluent le paysage de messages donnant lieu à des comportements anachroniques et irrationnels que rien de logique n’explique. Notre monde politique est ainsi fait et rien n’indique qu’il en sera autrement avant très longtemps. Le fait est que même les observateurs, les analystes politiques et tous ceux qui s’affublent à moindre frais de tels titres ne font pas preuve de plus de cartésianisme. Bien au contraire. Ils sont les plus adeptes de déclarations péremptoires, des affirmations gratuites et des a priori, en même temps qu’ils sont les moins enclins à accepter la contradiction.
C’est vrai que l’exercice n’est pas évident et est plutôt risqué pour ceux qui aiment à naviguer entre plusieurs eaux. En effet, une chose est d’affirmer une opinion et une autre est de l’étayer de faits et de la motiver. Et pourtant, il va falloir s’y faire car le monde actuel, qui impose une compétition ardue dans tous les domaines, ne permettra que très peu l’improvisation et l’amateurisme. Personne ne pourra y couper à moins de se résoudre à évoluer sur les marges ou à s’inscrire pour les accessits uniquement. Cela est surtout vrai pour les politiques.
En effet, c’est dans ce secteur qu’on accorde moins de place à la prospective, les uns et les autres se fiant beaucoup plus à leur instinct et à leurs «marabouts». Cela se ressent dans leurs comportements de tous les jours, dont un des traits de caractères est de ne commencer à s’activer que quand les échéances sont à vue d’œil. Ainsi, la plupart des partis politiques attendront l’année électorale 2010 pour se mettre en ordre de bataille, alors qu’ils devraient déjà être dans les starkings blocks et occuper l’année 2009 à investir le terrain. Et pourtant ils ont tous les moyens et toutes les raisons de se mettre à l’ouvrage tant ils ont tout à y gagner. Mais voilà on aime se cacher derrière son petit doigt et toutes sortes d’arguties pour rester tranquille dans son coin. Même les journées parlementaires et autres activités de rentrée politique qui devraient permettre ces réflexions de projection sont des activités de routine si ce n’est pour imiter les autres. En tout cas elles sont très peu préparées et orientées en prospective. On y fait plutôt le bilan de l’année écoulée et quand on sait que peu d’actions sont généralement menées, on a vite fait le tour du sujet. En définitive, ils passent plus de temps en cérémonies d’ouverture et de clôture, qu’en travaux proprement dits. C’est tout dire.
Les acteurs sociaux sont, dans une moindre mesure, dans les mêmes dispositions d’esprit. Rares sont les organisations qui oeuvrent sur la base de programmes et d’objectifs quantifiés à atteindre, avec les instruments de mesure qui vont avec. Même si le monde syndical semble mieux outillé et inscrit son action dans une perspective évolutive, il est si tributaire de l’environnement général qu’il se réduit à laisser les choses venir et à agir en fonction des humeurs des uns et des autres. Il est ainsi difficile voire impossible de prédire ce que sera le climat social et d’anticiper valablement. Les manifestations de rue de la vie chère de 2008 sont là pour montrer comment les événements peuvent échapper à tous.
Cheick AHMED
ilingani2000@yahoo.fr

 

 

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