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La une du 587 du 14 au Janvier 2009
LA UNE du 21 au 27 /01/2009
NOUVELLES DU GRIN : N° 589 du 28 Janvier au 03/02/2009

    • Deux frères se disputent la cour familiale
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    • Le froid glacial qui s’est abattu depuis un bon moment sur la ville de Bobo a fortement joué sur le grin. Désormais les activités sont réduites dans la journée.
    • La nuit venue, personne n’ose s’aventurer au-dehors. Le grin reste vide toute la nuit.
    • Ceux qui ne peuvent pas se passer du thé organise à leur façon un petit grin familial dans leur salon. Le thé ne se consomme jamais seul, alors certaines femmes se sont vu obligé d’accompagner leur homme devenu par la force des choses « esclave » du thé. Celles qui ne sont pas très habituées demandent à être servi dans des verres à café (verre central). Elles disent qu’elles ne sont pas des petits enfants pour boire le thé dans de petits verres…
    • Heureusement que le froid est en train de baisser de force de jour en jour. Vivement que le grin de nuit s’installe le plus rapidement possible sinon à la reprise, il y aura des familles entières qui vont s’abonner au grin.
    • Même dans la journée, les débats ne manquent pas. Pendant que certains trouvent que c’est le froid qu’ils préfèrent d’autres pensent le contraire. Ainsi va le grin…
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    • Un dialogue direct entre les femmes de Bobo pour surmonter la crise
    • Depuis la décision du ministre de la promotion de la femme d’invalider les listes issues des élections relatives à la mise en place des bureaux des coordinations des femmes au niveau des arrondissements, de la commune et de la province du Houet, la situation reste toujours bloquée. Les élections qui étaient prévues pour les 30 et 31 octobre 2008 n’ont jamais vu le jour. Sur le terrain, les femmes de Bobo continuent d’entretenir la crise. A l’analyse, on a l’impression que la crise est encore plus profonde qu’on ne l’imaginait. Chaque camp campte sur sa position et comme elles sont en général tous du méga parti (le CDP), la résolution devient encore plus difficile. Les démarches souterraines et les réunions se succèdent sans résultats probants.
    • Le vendredi dernier, la première adjointe au Maire, Assita OUATTARA a organisé une cérémonie pour remettre des vélos aux femmes conseillères issues des 35 villages rattachés à la commune de Bobo
    • Au cours de cette cérémonie qui a connu la présence de l'honorable député Adja Naba Diané, la première adjointe au maire de la commune de Bobo a publiquement demandé pardon à ses rivales et a souhaité qu'elles fassent la paix des braves.
    • Le soir au grin, la démarche de la première adjointe a été beaucoup commentée.
    • Pour certains, Assita OUATTARA a montré ainsi sa bonne foi dans la réalisation de la paix entre les femmes de Bobo. Elle a tendu la main à l'autre camp et on espère que de leur côté, les autres vont suivre. Elle a fait preuve de dépassement en demandant publiquement pardon.
    • Maintenant on ne pourra plus dire que c'est Assita OUATTARA qui ne veut pas l'union des femmes. Politiquement, c'est un acte symbolique. Mais d'autre membres du grin énoncent un autre son de cloche. Pour eux, Assita OUATTARA a fait un pas mais ce n'est pas arrivé. C'est vrai que sur le plan politique, sa démarche a une portée significative. Dans la forme cela peut réjouir mais dans le fond c'est une demande de pardon qui ne résoud rien. Au contraire, elle ne fait qu'approfondir la crise. C'est elle qui avait la parole et elle s'est exprimée. Si elle voulait jouer franc jeu, elle n'avait qu'à inviter Adja Naba Diané la chef de file des contestataires pour prendre la parole après elle pour répondre à sa proposition de pardon.
    • En tout cas on ne doit pas laver la plaie dans la saleté. C'est facile de crier au pardon devant le public alors que rien n'est réglé auparavant. Le pardon doit se faire ensemble et non en sens unique.
    • Si les femmes de bobo veulent vraiment faire la paix des braves, elles doivent se rencontrer, se regarder en face et régler leur problème.
    • En somme, il faut un dialogue direct au cour de laquelle chacune des parties doit accepter perdre des points au profit de la recherche d'une solution durable et acceptable par tous.
    • Aucun homme ne pourra aplanir les divergences au sein des femmes plus qu'elles mêmes.
    • La balle se trouve dans leur camp et c'est à elles de se décider à aller au charbon si elles veulent réellement l'union. A défaut de reprendre les élections, elles peuvent par consensus faire seulement des retouches dans les différents bureaux pour permettre à chaque camp d'être représenté.
    • Mais cette option s'avère être risquée. Certaine base commence même à s'agiter et à former des clans. Elles soupçonnent les deux responsables des deux parties de vouloir s'entendre sur leur dos. Cela entraîne des méfiances surtout dans le camp d'Assita OUATTARA.
    • Les femmes pensent que de part leur responsabilité, Assitat et Adja Naba sont à la merci des décideur politiques qui peuvent les manier à leur guise.
    • D'ou leur méfiance. Le mardi 20 janvier 2008, lors de la présentation de vœux de la section provinciale du CDP Houet, le maire Salia SANOU est revenu sur ce problème des femmes de Bobo. Il a lancé un appel afin qu'elles se retrouvent à nouveau ensemble. "Ile ne faut pas vous laisser instrumentaliser" leur a-t-il lancé en ajoutant qu'il y avait des postes pour tout le monde et que chacun doit attendre son heure. Là, encore, le contexte et la manière n'ont pas convaincu certains membres du grin qui pensent que tout cela ne sont que des ornements politiques. Le problème demeure toujours.
    • C'est un combat sans merci ou tous les coups sont permis comme savent le faire les femmes. Même les coutumiers ne sont pas en reste. Chaque camp a tenu à aller expliquer sa version de la crise au chef de canton Sa Majesté Mpa Yacouba SANOU.
    • Au grin, il y a des membres qui pensent que le ministère de la promotion de la femme doit revoir sa copie dans mise en œuvre des bureaux de coordination des femmes. Le département de Céline YODA doit être un peu effacé même si c'est lui qui a initié et voulu la mise en place de ces coordinations qui sont des structures administratives qui relèvent des directions régionales des femmes. S'il y a trop de bureaucratie autour des structures dites "Apolitiques et non confessionnelles" cela peu poser problème.
    • En attendant, la crise est déjà-là. L'heure est à la recherche de solution. Le ministère a compris. Depuis le début de cette crise, Céline YODA n'a pas fait de déclaration officielle. Elle est restée discrète dans sa démarche de juguler ce problème entre les femmes de Bobo qui empêchent les activités de tourner bien au féminin dans la région.
    • Au grin, tout le monde pense que seul le dialogue direct entre les femmes pourra permettre de trouver une vraie solution à la crise.
    • Affaire toujours à suivre…
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    • Deux frères se disputent la cour familiale
    • L'histoire telle que rapportée au grin se déroule dans un secteur de l'arrondissement de Konsa. Là, vivaient deux frères. Ils vivaient ensemble depuis les années 1960. Une époque où les parcelles dans une ville comme Bobo s'obtenaient seulement par la volonté. Il y a des gens qui se demandaient en ces temps-là pourquoi s'encombrer de terres dans une ville dans laquelle ils sont en aventure. Mais aujourd'hui, ce sont ceux-là qui regrettent beaucoup.
    • Ils voient maintenant leurs erreurs mais c'est trop tard. Ils n'ont pas su être des visionnaires. Ils apprendront à leur dépend que "vivre c'est prévoir l'avenir".
    • Mais concernant nos deux frères de l'histoire, on ne peut pas dire qu'ils n'ont pas été prévoyants. Seulement ce n'était pas assez. Ils avaient une cour vaste pour eux deux. Suffisamment vaste pour contenir leurs deux familles.
    • A cette époque, la fraternité n'était pas un vain mot. Il y avait vraiment l'humanité. Les deux frères vivaient, en parfaite harmonie. Le véritable propriétaire de la parcelle, celui qui a fait les démarches c'était le petit frère. C'est lui qui a eu le réflexe de se bâtir un chez soit avant de faire venir par la suite son frère chez lui.
    • Pour rester dans le respect strict du droit d'aînesse, il mit le nom de son grand frère sur les papiers de la cour.
    • Les deux frères vécurent longtemps. Ils eurent des enfants. Les temps ont passés. La mort est toujours là, incontournable. Les deux frères finirent par laisser le monde. Leurs femmes aussi. Puis vint le règne des enfants. Les temps ont changés. La belle fraternité qui tenait très bien le monde commence à s'effriter. Le choc est sans précédent. L'individualisme prend le pas sur le collectivisme.
    • Désormais, chacun penser avant tout, à lui-même. Personne ne veut se sacrifier pour quelqu'un.
    • Un jour, après s'être concerté entre eux, les enfants du grand frère convoquèrent une réunion familiale au cour de laquelle ils décidèrent de vider leurs cousins de la cour de leur père à eux. Comme argument ils disent que la vie devient de plus en plus difficile et qu'en plus eux aussi ils ont des enfants qu'ils doivent loger. En un mot, la "vaste" cour de leurs parents devenait très étroite pour toute leur génération.
    • Les cousins ont beau refusés, ils ont été finalement déloger dans la cour de leur père. Ce n'est que plus tard, qu'ils apprendront la vérité sur le vrai propriétaire de la cour. Mais rien à faire, il était trop tard.
    • Des vieux qui ont connu leurs deux parent ont raconté cette vraie version. Mais les enfants du grand frère ont refoulé tous ces vieux qu'ils accusent de "vendus". Pour eux, leur père a acheté la parcelle et a eu pitié de son petit frère pour le faire venir à côté de lui.
    • Ils sont donc restés seuls dans la cour familiale. Les cousins sont allés prendre des maisons en location. De nos jours, les parcelles sont très réduites et difficiles à obtenir. Le temps passé ne revient plus. Quelques années après le départ de leurs cousins de la cour, les enfants du grand frère ont vendu une partie.
    • Au grin, les gens pensent que la vérité finira par éclater…
    • Le sage du grin a donné ainsi raison à Mouamar KADAFI qui a écrit dans son fameux livre vert que "le logement est une nécessité pour l'homme et sa famille. Il ne doit appartenir à personne d'autre qu'à lui. Un homme n'est pas libre quand il habite une maison louée"
    • Les deux frères qui ont vécu en harmonie ne sont plus de ce monde. Leurs enfants sont devenus des ennemis qui se regardent en chien de faïence ; de quoi les retourner dans leurs tombes.
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    • « Le petit fâkir, toujours dispo »

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