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La Une du 04 au 10/02/2009
La Une du 04 au 10/02/2009

NOUVELLES DU GRIN :N° 590 du 04 au 10/02/2009

    Un parieur dans tous ses états...

    Le froid glacial qui empêchait le grin de se réunir la nuit est maintenant un souvenir. Le jour de la rentrée, le grin a affiché complet. Les débats sont plus vifs la nuit que dans la journée. Il était temps ; car certains membres du grin risquaient de provoquer un incendie dans leur maison. C’est le cas de cet accroc du thé. Il ne peut pas se passer de sa dose de thé pour rien au monde. Lorsque le grin ne se réunissait que dans la journée, il était obligé comme je l’avais déjà annoncé de constituer un grin familial en compagnie de sa femme et de son cousin venu du village pour l’école.

    C’est lui-même qui fait le thé. Il appelle sa femme et son cousin pour lui tenir compagnie. Après avoir bu le premier, l’homme qui n’est pas un habitué de la théière, voulut se lever et par inattention, son pied heurta le fourneau contenant des braises de charbon. Le tapis qui recouvrait son salon fût endommagé fortement. Il n’y a pas eu trop de dégâts mais le tapis doit être changé.

    Cette histoire a donné des ailes au petit fâkir qui a profité rehausser la position de celui qui fait le thé. Il doit être méthodique et bien attentionné pour ne pas décevoir ce beau monde qui a sacrifié tout ce temps-là pour attendre ce petit liquide précieux. L’essence du grin, c’est le thé. C’est autour du thé que l’ambiance se crée et parfois c’est après avoir servi le bon premier que les débats sont au rendez-vous.

    Le froid est parti maintenant. On attend la période de la chaleur. Une période où les insomnies sont courantes. C’est un moment favorable pour le grin. Les histoires ne manquent pas.

    Il y a des gens qui pensent que le froid n’a fait qu’un recul pour mieux sauter. Pour eux, le mois de février ne peut pas être un mois de chaleur. Froid ou chaleur, tout est bon à prendre; pourvu seulement qu’on puisse s’adapter et qu’on puisse se retrouver autour du bon thé qu nous unit comme des frères.

    A quand l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire ?

    Le 10 novembre 2008, la 4e réunion du Cadre permanent de concertation (CPC) de l’accord politique de Ouagadougou a mis fin aux suspenses de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire qui était prévue pour le 30 novembre dernier. Une nouvelle date devrait être proposée par la Commission électorale indépendante (CEI). La CEI qui lutte pour sauvegarder l’indépendance de sa structure vis-à-vis des différents candidats se heurtent à des blocages et à des méfiances.

    La CEI propose la fin du processus d’identification pour le 28 février prochain. Ce que contestent les proches de Laurent GBAGBO. Pour eux, les cartes nationales d’identité ne sont plus délivrées depuis 1999 en Côte d’Ivoire. Il faut donc mettre le temps et les moyens qu’il faut pour aboutir à une élection propre.

    Selon Laurent Dona FOLOGO, le président du Conseil économique et social dans le meilleur des cas, les élections ivoiriennes pourraient se tenir vers la fin de l’année 2009. Une déclaration qui réjoint celle du président Laurent GBAGBO qui parle de fraude dans l’élaboration de la liste électorale.

    Au grin, les gens se demandent ce que les Ivoiriens veulent au juste. Le pays traverse une situation économique très difficile. La population souffre mais les autorités restent préoccupées par le pouvoir, rien que le pouvoir.

    La Commission électorale indépendante ne peut être vraiment indépendante du président GBAGBO si c’est lui qui doit lui donner l’argent pour travailler.

    La paix en Côte d’Ivoire semble difficile à se réaliser. Pour faire la paix, il faut enlever la haine dans le cœur des Ivoiriens.

    Au grin, tout cela est mis sur le dos de Laurent GBAGBO. Il est accusé de ne pas respecter sa signature dans les différents accords. A chaque fois, il suit toujours le penchant de son désir. Tant que l’élection ne va pas l’arranger, il n’y aura jamais d’élection.

    Maintenant c’est le président du Faso qu’il va fatiguer. C’est vrai qu’il est le facilitateur mais que peut-il faire d’autre que de faciliter ?

    Le 10 novembre dernier, lors du 4e CPC, le président Blaise COMPAORE avait pourtant été très clair : „La particularité historique de ce processus est que ce sont les Ivoiriens qui doivent s’assumer. Vous êtes les principaux acteurs et organisateurs de cette sortie de crise“.

    Mais le Woudy de Mama lui en fait selon sa  volonté et ses intérêts. Au-delà de l’accord de Ouaga, les Ivoiriens se sont rapporchés les uns des autres, se créer une nouvelle confiance et regarder ensemble vers la même direction. Un membre du grin qui étaiet à Bouaké est d’ailleurs revenu plus tôt que prévu.

    Lorsqu’on a cherché à comprendre au grin, il a raconté qu’en fait il a eu peur de voir les Bouakéens redouter un affrontement.

    Pour cela, les musulmans se sont rencontrés et ont fait des sacrifices pour éloigner la ville de ces malheurs qui planent sur elle. Un vendredi matin, ils auraient immolé 7 bœufs de couleur rouge et 7 autres de couleur noire.

    C’est le lendemain de ces sacrifices qu’il est rentré à Bobo. Ce membre du grin après avoir goûté le premier du bon thé à lui servi, s’est mis à nous raconter ses quelques jours passés à Bouaké. Il était parti là-bas, en compagnie de nombreux camarades à la recherche d’un mieux-être. Avec le retour de la paix, ils se disaient que la reprise de l’économie n’allait pas tarder en Côte d’Ivoire. Un pays aux multiples potentialités. Nos aventuriers sont ainsi allés se positionner en attendant que les choses ne démarrent.

    Mais notre ami du grin est revenu le plus vite possible. Il a affirmé que ce qui se dit dans l’actualité et ce qui se vit sur le terrain, il y a vraiment une différence.

    Selon lui, les habitants de Bouaké ont peur ; un devin leur aurait prédit un règlement de compte entre les anciennes Forces rebelles qui pourrait faire couler beaucoup de sang. Heureusement que cette mauvaise nouvelle était accompagnée de sacrifices. La population n’a pas hésité à s’investir pour trouver le nécessaire pour le faire.

    Certains membres du grin ont proposé que le président du Faso tape pour une fois sur la table. Il pourrait par exemple menacer de cesser sa médiation en arguant qu’ils ne font rien pour apaiser les cœurs et les esprits.

    On raconte qu’un jour, le responsable des jeunes du PDCI a été molesté en pays bété par une population déchaînée qui voulait en finir avec lui.

    KKB comme on l’appelle affectueusement a osé insulter Laurent GBAGBO devant ses frères bété Certainement que les Baoulés en ont pris acte. Si un jour un candidat du FPI se rend en pays baoulé, il doit savoir parler sinon la réplique reste possible. Voilà des situations qui sont susceptibles de saper les accords de Ouaga. La haine est si perceptible qu’elle finit par pénétrer même le show-biz ivoirien. C’est ainsi que A’Salfo de Magic System n’est pas épargné. Il se trouve dans le collimateur du général Blé GOUDE, patron des jeunes patriotes.

    En tout cas, il se murmure qu’il existe un nuage entre Charles Blé GOUDE et A’Salfo…

    Comment une étoile comme A’Salfo qui a réussi malgré la crise à maintenir la musique ivoirienne dans les hautes sphères peut-il avoir des problèmes avec l’un des protégés du président de la république ?

    Les Ivoiriens doivent revoir leur manière de comprendre la signification réelle du mot PAIX.

    A moins qu’ils aient choisi de vivre éternellement divisés ?

     

    Parce qu’on n'a pas pu jouer sa combinaison, un parieur se met dans tous ses états

    Au grin les joueurs du PMU’B existent bel et bien. Généralement ils ne sont pas toujours portés vers les débats. Ils préfèrent plutôt cogiter sur les chevaux. S’il y a une pratique que les gens du grin affectionnent, c’est bien de disposer librement des enfants qui aiment roder autour d’eux ; sans la permission de personne et avec autorité en plus. Cigarettes, sucre, charbon… et même pour aller jouer les combinaisons du PMU’B. Les enfants sont là pour les commissions.

    Le mardi 27 janvier dernier, il y avait un report de 38 millions au «4+1» du dernier mardi du mois.

    Alors qu’il ne restait que quelque 10mn pour la fermeture officielle du jeu à Bobo, un membre du grin, finit enfin de composer ses 5 numéros au propre. Il remit le bout de papier à un petit garçon qui s’amusait avec ses camarades pour qu’il aille lui jouer sa combinaison. Puis il se remit dans les débats. L’enfant passa un long moment, aligné derrière plusieurs parieurs ; la machine finit par s’arrêter.

    La combinaison de notre ami n’a pas été jouée. Il devint très emporté de rage. Il gronda bruyamment le petit qui prit peur. C’est en ce moment qu’est intervenu le sage du grin qui lui a demandé de laisser le petit tranquille.

    Le parieur répliqua pour dire qu’il avait misé toute sa confiance sur ses fameux numéros et qu’à l’arrivée c’est cette combinaison qui devrait faire mouche. C’est alors que l’un des accrocs du PMU’B s’est mêlé dans la danse. Un vrai parieur ; genre, ceux qui vont jusqu’à consulter le Net pour avoir des informations sur les chevaux et leurs jokers. Il demanda à voir la fameuse combinaison.

    Il y jeta un coup d’œil puis lui fit savoir de ne pas compter sur cette combinaison parce qu’elle ne comportait pas le N° 10. Le «10» est incontournable, «sa place est à l’arrivée» comme le dit si bien le journal équipe dans son commentaire. Notre parieur furieux s’est permis de dire que ce numéro «10» était petit et ne peut se retrouver à l’arrivée de ce «4+1». Entre temps l’enfant était parti. Le sage du grin a tenté de faire comprendre au parieur déçu de ne pas faire trop de fixation sur ses combinaisons.

    En matière de loterie, c’est la chance qui parle. La force ne peut pas avoir des millions.

    Le soir au résultat c’et effectivement le 10 qui était en tête. Le sage du grin a choisi Mongo BETI pour moraliser un peu le parieur ; dans son livre intitulé «Ville cruelle» il disait que «Dans la vie, ce qu’il faut, c’est de ne jamais se décourager, il faut toujours lutter. Nul ne sait où est fourrée sa chance, un jour on la découvre par hasard, en fouinant»..

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