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La Une du 04 au 10/02/2009

Retro-Rétro – Gouvernance:N° 591 du 11 au 17/02/2009

VIIIe Session ordinaire du CNLS-IST

Pour une synergie d’action

le représentant des partenaires techniques et financiers a salué les efforts et l'engagement du président du Faso dans la lutte contre le VIHBlaise COMPAORE, président du CNLS-ISTApprouver le bilan général de la mise en œuvre du Plan national multisectoriel de lutte contre le VIH/Sida et les IST (PNM) 2008 et adopter le PNM 2009 en définissant des orientations et des recommandations. Tel était l’objectif général de la VIIIe session ordinaire du Conseil national de lutte contre le Sida et les Infections sexuellement transmissibles (CNLS-IST). Une session présidée de bout en bout par le président du Faso, Blaise COMPAORE, président du  CNLS-IST.

Le Plan national multisectoriel de lutte contre le VIH/Sida et les IST (PNM), faut-il le rappeler, est élaboré chaque année pour donner les orientations relatives à la mise en œuvre des interventions. Il s’inscrit dans le cadre du processus de planification opérationnelle de la mise en œuvre du Cadre stratégique de lutte contre le Sida (CSLS) 2006-2010. A ce titre, le PNM 2008 détermine les priorités qui devraient être mises en œuvre par axe stratégique et par secteur d’intervention au cours de l’année, tenant compte des résultats obtenus de l’année 2007.
Le CNLS-IST organise donc, chaque année, une session de validation des résultats des interventions. Les travaux sont organisés pour permettre aux représentants des différents secteurs et aux partenaires techniques et financiers d’apprécier les résultats globaux, sectoriels et spécifiques consignés dans le rapport d’exécution du PNM. C’est également une occasion de définir des orientations pour l’année en cours en tenant compte des résultats acquis, des insuffisances constatées et des suggestions des partenaires techniques et financiers.

Des résultats probants mais…
Une vue des participants à la session avec au premier plan les membres du gouvernement« La présente session se tient après deux années de mise en œuvre du cadre stratégique 2006-1010. C’est pourquoi, au cours de nos travaux, nous examinerons le bilan du plan national multisectoriel de lutte contre le Sida 2008 et finirons les domaines d’interventions, les ressources et les types d’appui nécessaires à la mise en œuvre du Plan national multisectoriel 2009 », dira le président du Faso à l’ouverture des travaux. Au regard des résultats satisfaisants atteints sur le terrain de la lutte, le président du Faso n’a pas manqué de saluer les « efforts déployés par l’ensemble des acteurs et l’efficacité du dispositif des structures de coordination et d’exécution des actions de lutte contre le VIH et les IST ». Le président COMPAORE a également salué le dynamisme des réseaux d’association, des communautés religieuses et coutumières. Dans la même dynamique, Blaise COMPAORE a félicité l’engagement des opérateurs économiques qui s’est traduit par la mise en place de la « coalition nationale des entreprises du secteur privé dans la lutte contre le VIH ».
Pour le président du Faso, la mobilisation exemplaire contre le VIH au Burkina conjugué à l’appui des partenaires a fait de notre pays une référence au niveau des instances continentales et internationales en matière de lutte contre le SIDA. De ce fait, le pays est sollicité à travers le monde pour partager son expérience en matière de lutte. Le représentant de partenaires techniques et financiers à l’ouverture des travaux n’a d’ailleurs pas manqué de saluer l’engagement personnel du président du Faso dans la lutte et réaffirmé le soutien des partenaires.
« En dépit des progrès significatifs obtenus dans divers domaines, notamment l’amélioration de la prise en charge médicale, il est impératif de renforcer les mesures de prévention et la disponibilité des paquets de services de prise en charge des personnes infectées ou affectées par le VIH/Sida ».S’est-il exclamé.

Dialogue direct pour des actions concrètes
Les sessions du CNLS-IST sont une occasion de dialogues directs, entre les différents acteurs de la lutte. Aucun sujet n’est tabou. Présidées de bout en bout par le président du Faso elles offrent des opportunités de débats francs. Cette VIIIe session a donc permis aux participants de faire un bilan sans complaisance de la mise en œuvre du PNM 2008 et de suivre la présentation du projet de PNM 2009. Des présentations thématiques ont porté, entre autres, sur la prise en charge des PVVIH par la médecine traditionnelle ; le suivi informatisé des PVVIH ; la transmission résiduelle du VIH de la mère à l’enfant au niveau de la PTME ; la mise en place du cadre de concertation des Secrétaires permanents et Secrétaires exécutifs de la zone UEMOA élargie à la Mauritanie. Les travaux ont également permis aux participants de soulever plusieurs préoccupations dont, entre autres, les effets secondaires liés à la thérapie ARV, la nécessité de la mise en place de la pharmacovigilance en réponse au problème de complications liées au VIH, la prise en compte insuffisante de la dimension psychologique dans ce paquet de services de prise en charge, la problématique de l’allaitement artificiel, la nécessité d’un renforcement des interventions à l’endroit des travailleurs du sexe car étant l’un des canaux privilégiés de la propagation de l’infection.
A l’issue des échanges et discussions, les participants ont adopté les résultats de la revue à mi-parcours du CSLS 2006-2010, le plan national multisectoriel de lutte 2009 ainsi que les orientations de la stratégie nationale de communication.
Les partenaires techniques et financiers à l’issue des travaux ont réaffirmé leur disponibilité à accompagner le gouvernement. Ils ont, en outre, formulé des suggestions et des recommandations allant de la planification, à la coordination des actions en passant par le suivi-évaluation et la surveillance de l’épidémie.
« Nos discussions, nous ont permis de relever ces acquis ci-après : le renforcement de la prévention, l’accroissement du nombre de personnes sous traitement par ARV, l’extension de la couverture géographique de la PTME. Cette 8e session a également servi de cadre pour analyser les forces, les faiblesses et les opportunités de notre dispositif de lutte contre le VIH… », a déclaré le président du Faso à la fin des travaux. Il a, en outre, renouvelé sa reconnaissance aux partenaires techniques et financiers pour leur concours.

Le président du Faso a exhorté tous les acteurs à persévérer dans la dynamique pour freiner la propagation du VIH/Sida dans notre pays.o

Ben Alex BEOGO

Des chiffres qui parlent

  • Le rapport ONUSIDA 2008 estime la prévalence moyenne de l’infection à

VIH à 1,6% en fin 2007 dans la population adulte de 15-40 ans. Avec une telle prévalence, le Burkina est toujours parmi les pays à « épidémie généralisée » à infection à VIH.

  • Chez les femmes enceintes la prévalence atteint 2,7% (2006). Elle oscille

entre 16 à 20,1% chez les professionnelles du sexe.

  • 56% des personnes vivant avec le VIH sont des femmes.
  • La prévalence de l’infection à VIH est de 1,6% chez les donneurs de sang,

3,4% dans le secteur de la santé, 2,8% dans le secteur de l’éducation, 16% chez les travailleuses du sexe, 3,4% chez les commerçants, 13,1% chez les vendeuses ambulantes, 11,2% chez les serveuses de bar, 6,6% chez les dolotières.

  • 86% des travailleuses du sexe n’utilisent pas régulièrement les condoms

avec leurs « clients non payants », 16% des travailleuses du sexe ne font pas recours aux services de santé pour la prise en charge des cas d’IST. Près de 50% des travailleuses du sexe ne font pas le test de dépistage du VIH.

59,4% des clients des travailleuses du sexe ne font pas le test de dépistage du VIH.

  • 11,3% des vendeuses ambulantes n’utilisent pas les préservatifs lors des

rapports sexuels, plus de 75% des jeunes filles n’ont pas fait leur test de dépistage, 54,3% des routiers n’utilisent pas de façon systématique le préservatif. 52,7% des orpailleurs n’utilisent pas systématiquement les préservatifs et 46,5% des hommes de tenue ont eu des rapports non protégés.

  • Le budget prévisionnel du plan national multisectoriel de lutte contre le
VIH/Sida et IST de l’année 2008 (PNM) s’élève à 24 233 332 527 FCFA

 

 Haut

Quand l’exemple vient d’en haut…

Le président du Faso a décidé de s’investir pleinement dans la lutte contre le VIH/Sida dans notre pays. Cet engagement personnel ne peut que produire des résultats positifs sur le terrain. Il y a presqu’une dizaine d’années, alors que les indicateurs du Burkina sur le Sida étaient peu enviables (le Burkina était le deuxième pays le plus affecté en Afrique de l’Ouest avec un taux de séro-prévalence de 7,17%), le président COMPAORE mesurant la gravité de la situation va « descendre » dans l’arène de la lutte. Le fait marquant qui aura un été un déclic à tous les niveaux, est d’avoir « prêté » son image dans un spot publicitaire avec une personne (femme) vivant avec le VIH. Un spot qui a fait le tour du monde. « Nous devons porter une attention spéciale aux personnes vivant avec le VIH/Sida qui malgré leurs souffrances de toutes sortes, font montre de courage au sein de leurs associations pour que progresse la lutte contre l’épidémie », soutient Blaise COMPAORE.

Pour booster la lutte et permettre à tous les acteurs de s’engager pleinement. En 2001, il prend un décret remplaçant le Comité national de lutte contre le VIH/Sida par un Conseil national qu’il préside lui-même. Une présidence qui est loin d’être théorique. En effet, à chaque session du conseil national de lutte contre le Sida et les IST (CNLS-IST), il est présent du début jusqu’à la fin des travaux. Un engagement qui fait tache d’huile un peu partout dans le monde. Certains pays tentent même de « copier » l’exemple du Burkina.

L’engagement personnel du président du Faso a convaincu les partenaires techniques et financiers qui hésitent pas à délier le cordon de la bourse pour la lutte contre la pandémie et pour la prise en charge des personnes vivant avec le VIH/Sida.

L’engagement personnel du président du Faso, la mobilisation des partenaires techniques et financiers, conjugés à « l’activisme » des associations et ONG sur le terrain ont donné des résultats probants : la prévalence est passée de 7,17% en 1997 à 1,8% dans la population générale selon l’enquête démographique et de santé (EDS 2003). Selon le rapport 2008 de l’ONUSIDA, la prévalence moyenne de l’infection à VIH dans la population adulte du Burkina est de 1,6% en fin 2007.

Le coût des ARV est passé de 250 000 à 339 000 FCFA avant 2001 à 1 500FCFA par mois cette année. En effet, depuis avril 2008 grâce à une subvention, le coût de traitement par les ARV est passé de 5000F CFA à 1 500F CFA dans toutes les formations sanitaires publiques et privées. Ainsi le nombre de patients sous ARV a été multiplié par 13 en 5 ans (1 514 en 2003 contre 19 524 en fin septembre 2008). Comme quoi, quand le bon exemple vient d’en haut, les résultats sont probants.o

Idrissa BIRBA

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    Une stratégie de communication pour la lutte

    Joseph Andre TIENDREBEOGO, SP/CNL-ST

    La VIIIe session du CNLS-IST a permis aux participants d’adopter la stratégie nationale de communication sur le VIH-SIDA au Burkina Faso. Mais avant cette session, les acteurs concernés se sont retrouvés, le 4 février dernier au siège du CNLS-IST pour valider la stratégie au cours d’un atelier présidé par le Dr. Joseph André TIENDREBEOGO, secrétaire permanent du CNLS-IST.

    En rappel, c’est en février 2006, à l’occasion de la Ve session ordinaire du CNLS-IST qu’il a été recommandé l’élaboration d’une stratégie nationale de communication en vue de mieux coordonner et évaluer le plan national en matière de communication sur la lutte contre le SIDA élaboré depuis fin mai 2006 par le CNLS.
    Pour Dr. TIENDREBEOGO, l’élaboration de la stratégie a suivi un long processus :

    1. L’organisation d’un atelier préliminaire regroupant les principaux intervenants dans le domaine de la communication sur le VIH et appuyés par des experts de l’EAT/UNPA basée à Dakar ;
    2. La mise en place d’une cellule technique chargée du suivi/supervision du processus et la formation de ses membres ;
    3. Une analyse de la situation qui consiste à faire l’état des lieux de la réponse nationale et particulièrement de la communication sur le VIH/SIDA ;
    4. Enfin l’élaboration proprement dite du document de la stratégie, son amendement par le comité technique, le SP/CNLS-IST et le bureau du CNLS-IST.

    Dernière étape avant son adoption, l’atelier a permis au SP/CNLS-IST, le Dr. Joseph André TIENDREBEOGO de remercier les partenaires techniques et financiers pour leurs contributions. La stratégie nationale de communication en matière de lutte contre le VIH/SIDA présente une synthèse des orientations stratégiques et la communication qui en découle. Le cadre logique de la mise en œuvre de la stratégie, le cadre institutionnel, les conditions de succès de la mise en œuvre, sont entre autres, les grands axes de la stratégie. La stratégie présente également les canaux de communication en fonction des cibles (professionnelle du sexe, orpailleurs, routiers, jeunes, filles du secteur informel…)

    L’adoption de la stratégie nationale de communication en matière de lutte contre le SIDA au Burkina Faso a été saluée par tous les acteurs. C’est une étape importante qui a été franchie, selon le SP/CNLS-IST, le Dr. Joseph André TIENDREBEOGO.o

    Ben Alex BEOGO

    Du matériel pour des association 

    Le Secrétaire permanent, Joseph André TIENDREBEOGO procédant à une remise symbolique de kits

     

    Le Secrétaire permanent du Conseil national de lutte contre le SIDA et les IST, Joseph André TIENDREBEOGO, a présidé au siège de l’institution le mardi 10 février une cérémonie de remise d’équipements aux structures de coordination de lutte contre le VIH/SIDA et le paludisme et la tuberculose. Les bénéficiaires de ces matériels acquis dans le cadre de l’exécution du projet Fonds Mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme sont : le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP), le Programme d’appui au monde associatif et communautaire (PAMAC), le Comité ministériel de lutte contre le SIDA du ministère de la Santé (CMLS/Santé) et le Programme national tuberculose (PNT).

    Une vue du matériel roulant par les Fobds mondial de lutte contre le Sida, le paludisme etg la tuberculose

     

     

    Ces équipements, d’une valeur de plus de 290 millions fcfa, acquis dans le cadre des Rounds IV Tuberculose, Round Vl VIH et Round Vll Paludisme, sont composés de :

    • 01 véhicule Toyota Yaris Sédan pour le PNLP ;
    • 205 kits vidéo (poste téléviseur, lecteur DVD, magnétoscope) pour le PAMAC ;
    • 205 kits d’énergie (groupe électrogène, régulateur de tension) pour le PAMAC ;
    • 08 micros ordinateurs pour le CMLS/Santé ;
    • 45 motocyclettes YAMAHA V80 pour le PNT et le PAMAC.

    Pour M. Joseph A. TIENDREBEOGO, c’est du matériel indispensable pour pouvoir toucher tous ceux qui ont besoin de la sensibilisation. Il permettra en effet aux bénéficiaires de mener correctement leurs activités dans les localités les plus reculées du pays. Selon le chargé du sous programme VIH/SIDA du PAMAC, Mamadou DAO, représentant les bénéficiaires, les structures de coordinations vont redistribuer à leurs associations partenaires, au nombre de 200 environ, afin qu’elles puissent mener des activités de qualité au niveau des villages telles que les projections.

    Drissa TRAORE

     

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