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La Une du 04 au 10/02/2009
RETRO-SPORTS :N° 591 du 11 au 17/02/2009

Championnat national de D1 : 7e journée

Les attaquants en panne

Ce fut une 7e journée très pauvre en buts. Le Faso Foot après un démarrage en fanfare sur le plan de l’offensive, les attaques sont en train de caler. Le cas de l’USO engagée en compétition africaine des clubs est à ce propos plus que inquiétant.

Six buts seulement inscrits en six matchs, le moins à dire est que les attaquants ont brillé par leur discrétion, le week-end dernier.
Est-ce l’adoption de tactiques frileuses dictées par la peur bleue de la relégation ? Les équipes qui ont maintenant sept matchs dans les jambes connaissent-elles un coup de mou ?
La longue trêve observée de août à décembre peut aussi jouer, le contre-coup physique étant difficile à digérer lorsque les organismes sont restés autant de temps sans effort. Mais en déroulant cette journée, il y a lieu d’appréhender la situation de nos deux représentants, l’EFO et l’USO ayant été battues par des adversaires supposés à leur portée.
Certes, elles en sont à leur 3e rencontre en une semaine, ce qui est peu inhabituel pour des équipes à la compétitivité douteuse lorsque le niveau s’élève. Ainsi l’USO semble-t-il, touchée par des absences, trois de ses joueurs étant d’un tournoi obscur en Italie, a sans doute connu la semaine la plus difficile depuis très longtemps. Contrainte par le Jaraaf au 0-0, le 31 janvier, elle revenait de Tougan avec le même score mercredi dernier. Le week-end, elle a baissé sans l’ombre d’un doute, pavillon face à Bobo Sports, 2-0.
Quant à l’EFO, sa semaine a été tout bénéfice jusqu’à ce dimanche et un déplacement au stade Wobi pour croiser l’ASFB. Forte deux succès, 2-0 en ligue des champions, et 2-1 lors de la rencontre en retard de la 7e journée, contre l’USFA, la fatigue fera son œuvre lors de la 3e sortie de cette semaine marathon.
L’EFO a même remanié profondément son effectif. Des éléments qui n’avaient jusque-là pas encore foulé les pelouses de cette saison ont été appelés. Leur manque de compétition aura été préjudiciable, le second but vainqueur de l’ASFB étant la conséquence d’une terrible incompréhension entre Oumar CISSE et son gardien Mohamed KABORE, abonnés au banc de touche.
La gestion des effectifs suivant le principe du turn-over pose problème pour nos équipes, sachant que le sang frais injecté, pour être productif, doit tenir dans un pourcentage bien dosé. Or, l’EFO l’a fait à plus de 60%, la mayonnaise, malgré la domination stelliste n’a pas pris à la finition.
Mais, des deux équipes, le cas de l’USO et le plus préoccupant. Outre le fait que l’équipe depuis le coup d’envoi de la saison, ne se retrouve pas, elle est perturbée par les velléités de départ vers le monde professionnel de ses cadors supposés. Ismaël OUEDRAOGO, Simplice YAMEOGO, Jonathan ZONGO, cela fait trop pour une formation à la stabilité tant vantée. Il faudra un miracle à Dakar pour franchir l’obstacle du Jaraaf.
Quant à l’EFO, elle peut croire en la qualification avec le retour au Ghana des sept titulaires sortis contre l’ASFB. En étant sérieuse et appliquée, elle peut défendre les deux buts d’avance acquis à l’aller.
Revenant aux affaires domestiques, le RCK, comment ne pas le reconnaître, est impressionnant de solidité défensive. Zéro but pris après sept matchs, cette imperméabilité constitue pour les Cheminots une assurance tous risques. Et comme, le RCK n’oublie jamais ou presque de marquer au moins un but, il est parti pour ne plus vivre les anxiétés de la saison dernière. Désormais leader, en attendant le match en retard de cet après-midi de l’ASFA-Y à Bobo face au RCB, le RCK va bientôt entrer dans un cycle infernal. De la 10e à la 13e journée, il sera face à l’ASFA-Y, à l’EFO, au CFO et à l’USFA. On saura alors ce que vaut véritablement sa défense et également lui-même au passage.
Il est aussi un fait inédit de cette journée, qui est que les équipes de Bobo n’ont pas été à pareille fête depuis des lustres. Surtout face aux formations de Ouagadougou. Bobo Sports à Ouaga et l’ASFB à Bobo ont battu respectivement l’USO et l’EFO. Deux succès retentissants, vu le calibre des ténors de la capitale. Ils sont de nature à décomplexer des Bobolais, qui hormis le RCB ne rivalisaient plus avec les clubs de Ouaga.
On espère alors que la rivalité qui n’était plus de mise va reprendre comme par le passé et ainsi tirer le niveau vers le haut. Car plus elle est réelle et vive, plus la compétition gagne en crédibilité et partant, les compétiteurs en qualité.
Enfin les équipes provinciales qui ont connu des débuts remarqués sont en train maintenant de ramer. L’AS Koupéla tient un bon rythme régulier, mais les quatre autres n’arrivent plus à suivre. Le Sourou Sports, l’USCO, le BPS et l’USY ont du mal à s’accrocher. La bagarre pour finir les places de rélégables sera âpre, toute chose qui explique la répétition des nuls blancs, synonymes de non prise de risques.

On dit pourtant que la meilleure défense réside dans l’attaque. Gageons que les entraîneurs opteront pour cette attaque et que les 0-0 qui ont tendance à se multiplier ne sont que circonstanciels.o

.Idriss SEMDE

SPORTISSIMO

Un BARCA intouchable

Jamais encore, avant le F.C Barcelone 2008-2009, une équipe n’avait autant dominé la liga, le championnat d’Espagne de D1. Le club catalan, en dominant dimanche dernier le sporting de Cijon 3-1 a enregistré son dixième succès consécutif, série en cours. Sur vingt deux matchs disputés, Barcelone l’a emporté dix neuf fois, pour deux nuls et une petite défaite. Les Blaugrana affichent de loin la meilleure attaque avec 68 buts et la meilleure défense, 15 buts seulement encaissés. Nanti d’un trio d’attaque irrésistible, formé de Samuel ETO’O, Lionel MESSI et Thierry HENRY, le Barça à mi-parcours du championnat compte 12 points d’avance sur le Real Madrid et a selon les observateurs le potentiel offensif le plus prolifique de l’histoire du club. A eux trois, ils ont réussi 49 des 68 buts de l’équipe, faisant oublier les départs en juin dernier de RONALDINHO et DECO.

Et de treize

Après la victoire 1-0 de Manchester United à West Ham, son portier neerlandais Erwin VAN DER SAR en est à treize matchs sans avoir pris un but. Désormais, il détient avec 1212 minutes, le record d’invincibilité de la première league. La dernière fois que VAN DER SAR s’est incliné dans le championnat anglais remonte au 8 novembre 2008, lors d’une défaite 2-1 à l’Emirates stadium contre Arsenal, doublé le jour-là du Français Samir NASRI. Avec une série de huit succès de rang, Manchester United a soufflé le fauteuil de leader à Liverpool, qui compte désormais deux points de retard, qui se transformeront en cinq, si les Mancuniens remportent leur match en retard face à Fulham.

Un derby sans KAKA

Alors que le Milan A.C compte huit points de retard sur son rival ombard, l’Inter Milan, il jouera le derby dimanche prochain sans son meilleur atout, le Brésilien KAKA. Sorti sur blessure avant le terme de la rencontre contre la Reggina samedi, le meneur de jeu des rosseneri sera absent durant trois semaines au moins. Cette défection constitue un vrai coup dur pour Milan, qui en cas de défaite pourra dire définitivement adieu au titre de champion qui a élu domicile chez son voisin honni depuis trois saisons. Le club du président du Conseil qui était revenu à six points seulement de son rival avait dans l’idée de maintenir cet écart avant le derby. Il serait alors revenu à seulement trois points en cas de succès, toute chose du reste hypothétique au regard de la forme actuelle de l’Inter.

Finales attribuées jusqu’en 2012

Les stades qui vont accueillir les finales de la champions league d’Europe sont connus jusqu’en 2012. Le mercredi 27 mai 2009, c’est le Stade olympique de Rome qui va servir de cadre pour arbitrer l’issue de l’édition en cours, les Huitièmes de finale devant se disputer les 24 et 25 février prochains. En 2010, le Santiago Bernabeu du Real Madrid a été désigné par l’UEFA, une année déjà inscrite par le club meringue dans son agenda, comme celle de la reconquête, surtout que son rival barcelonais survole la présente. Quant aux finales de 2011 et 2012, elles ont été attribuées au Wembley de Londres et à l’Alliang Arena de Munich.

Deux chocs attendus

Ce mercredi 11 février est une date FIFA, consacrée aux équipes nationales. Chaque pays le met donc à profit pour préparer les échéances du mois de mars qui verra la reprise des éliminatoires du Mondial 2010, toutes zones confondues. Deux rencontres sortent du lot. Une alléchante France-Argentine et une non moins attractive Italie-Brésil. Les deux derniers finalistes du Mondial 2006 seront aux prises avec les deux meilleures formations d’Amérique du Sud. Si Italie-Brésil apparaît comme un choc équilibré, l’Argentine à Marseille partira favorite face à une équipe de France, à la recherche d’une identité depuis sa débâcle de l’Euro 2008. Raymond DOMENECH et les Bleus sont confrontés sur ce match à un test grandeur nature, qui peut en cas de succès, les aider à se relancer.

Le tenant tient à son titre

Le tournoi annuel de rugby mettant aux prises six nations d’Europe a débuté samedi dernier par les oppositions Angleterre-Italie et Irlande-France. Le quinze de la rose a laminé l’Italie par 36 à 11, tandis que les tricolores chutaient en Irlande 30 à 21. Dimanche, le tenant du titre, le Pays de Galles vainqueur en 2008 n’a pas raté ses débuts. Mieux, il a fait la preuve de sa volonté de conserver sa couronne, en étant la seule formation victorieuse sur terrain adverse. En déplacement en Ecosse, les Gallois se sont imposés par 26 à 13, un succès qui ne souffre d’aucune contestation. L’Angleterre en l’emportant nettement devant l’Italie, revient à un bon niveau après quatre saisons anonymes

 

 

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