[Actualité] - [Annonces] - [Archives]
La Une du 04 au 10/02/2009
SUR LE VIF :N° 591 du 11 au 17/02/2009

Par la mort des autres !

28 ! C’est le nombre de cadavres tombés sur le macadam ce samedi 7 février à Tana, capitale de Madagascar, où le président Marc RAVALOMANANA et le maire démis de la ville, Andy RAJOELINA, se livrent une bataille à mort, celle des autres, pour le pouvoir ! Dans cette affaire, il s’agit bien de cela et rien que de cela car à en croire les observateurs impartiaux, les torts seraient largement partagés entre les deux camps et ils seraient même prêts à aller plus loin dans l’horreur pour ne pas mordre la poussière dans leur bras de fer.
Il semble que l’un milite pour que l’histoire se répète et que la rue le porte au pouvoir tandis que l’autre, pour être passé par là, assure savoir comment ne pas vivre le sort qu’il avait fait subir à son prédécesseur. Dans l’un ou l’autre cas, le peuple servira de chair à canon, sans aucun scrupule.
On ne voit pas comment les choses pourraient aller autrement tant les deux parties sont arc-boutées sur des positions inconciliables. C’est vrai qu’on voit déboucher de toutes parts des envoyés spéciaux, mais cela sera-t-il suffisant ?
Rien n’est moins sûr car on a laissé les antagonismes aller trop loin et l’on voit mal un des camps accepter de faire le deuil de ses revendications et de sa légitimité supposée au profit d’une solution politique qui ne lui garantirait pas la suprématie.
Et pourtant on voyait venir le drame et l’on a laissé faire comme si on voulait le clash avant d’intervenir. Pourquoi tous les émissaires qui se bousculent actuellement dans la Grande île n’étaient-ils pas disponibles avant ? Pourquoi cette flambée de missions de bons offices sans aucune coordination au risque devoir se marcher sur les pieds et bien pire, d’empêcher tout accord parce qu’on se contredirait ou que les différents plans de sortie de crise se chevaucheraient ! Dans une telle atmosphère, il n’y a pas de doute, on fait la part belle aux va-en-guerre et autres nageurs en eaux troubles.
Il urge de rationaliser les actions en cours pour parler un même langage sur la base d’une légitimité forte parce que renforcée par celle de tous les intervenants.
C’est uniquement à ce prix qu’on pourra forcer la main aux protagonistes de la crise malgache et leur imposer une paix des braves.

Il s’agit de cela et rien que !o

Par Faèz

 

INFOS FLASH
LES MEDIAS DU FASO
LES DOSSIERS
index.gif
 
ZEDCOM © 2008 Tous droits réservé