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La Une du18 au 24/02/2009

ACTUALITE: N° 592 du 18 au 24/02/2009

Lutte contre la corruption
Le REN-LAC encourage les réformes institutionnelles

Le Réseau national de lutte contre la corruption (REN-LAC) a tenu sa 9è assemblée générale le samedi 14 février à Ouagadougou à l’issue de laquelle les participants ont réaffirmé leurs engagements à lutter avec plus de détermination contre le fléau de la corruption.

Pour le secrétaire exécutif du REN-LAC, Blaise SONDO, la lutte contre la corruption a connu des avancées notables au plan international, africain et national depuis la 8è assemblée générale tenue en juin 2007. Au niveau international, la 13è conférence internationale qui a eu lieu courant octobre-novembre 2008 à Athènes en Grèce aurait invité «les gouvernements de tous les pays à créer des espaces d’expression et de liberté pour la société civile afin que celle-ci puisse s’impliquer dans le suivi de la gestion des finances publiques » a évoqué M. SONDO avant d’affirmer que « c’est avec espoir et vigilance que les gouvernements accéderont à cette requête ». Le REN-LAC, selon son secrétaire exécutif, a pris part à cette conférence qui a été un moment de mise en commun des expériences vécues, de renforcement des liens et la détermination des acteurs de la lutte contre la corruption. En faisant l’état des lieux de la corruption en Afrique, l’assemblée générale a relevé que par exemple en Afrique de l’Ouest, il ya eu trop d’arrêts intempestifs sur les axes routiers dus en grande partie à la gendarmerie, la police et la douane principalement au Mali. Il s’agit d’un constat de l’Observatoire des Pratiques anormales sur les axes routiers qui soutient par ailleurs que sur les trois corridors étudiés, seul le Burkina aurait enregistré le plus faible ratio de contrôles routiers.

Les participants à cette 9è AG du REN-LAC ont eu également à apprécier l’indice de perception de la corruption de Transparency International pour l’année 2008. S’ils ont déploré qu’aucun pays africain n’est dans le meilleur quartile, ils ont cependant salué le classement du Burkina Faso qui est descendu du 102è au 80è rang mondial. Ainsi notre pays quitte le rang des pays à corruption endémique pour se retrouver avec les pays à moyen degré de corruption. Pour le REN-LAC, plusieurs facteurs auraient contribué à ce résultat. Notamment la création de l’Autorité Supérieure de Contrôle d’Etat, nantie de pouvoirs plus étendus que la précédente HACLAC, la mise en place de l’Autorité de régulation des marchés publics et de la Commission de Règlement amiable des litiges, l’amélioration du climat des affaires ainsi que la révocation des personnes impliquées dans les fraudes diverses en 2007. Autant d’acquis importants mais qui incitent le REN-LAC à œuvrer pour l’amélioration continue de cet indice. Et selon son secrétaire exécutif : « Le défi reste à venir et chaque acteur à quelque poste où il se trouve doit davantage jouer sa partition pour réduire au mieux la corruption dans notre pays. »

Tout en proclamant que le REN-LAC a foi en sa lutte, M. SONDO lors de la clôture de cette 9è AG a félicité tous les membres du réseau pour avoir contribué à l’activité majeure du secrétariat exécutif à savoir l’élaboration du deuxième plan stratégique 2008-2012 et l’obtention de son financement par un consortium de trois partenaires financiers.o

Angelin DABIRE (Stagiaire)

 

 

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