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La Une du18 au 24/02/2009
ACTUALITE: : N° 592 du 18 au 24/02/2009

Protection des mères et des enfants contre VIH/SIDA

L’ambassadrice du Fonds mondial au Burkina

Mme Carla Bruni SARKOZY ambassadrice mondiale du Fonds mondial pour la protection des mères et des enfants contre le SIDA a effectué le mercredi 11/02/2009, dans notre pays, une visite de travail de 24H.

La visite de travail de la première Dame de France, en qualité d’ambassadrice mondiale pour la protection des mères et des enfants contre le SIDA s’est déroulée au pas de course. Arrivée le mardi 10 février dernier, Mme Carla Bruni SARKOZY a entamé un périple de travail qui l’a conduit tout d’abord au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) Yalgado OUEDRAOGO puis au Conseil national de lutte contre le SIDA et enfin au Centre médical de Pissy.

Réglée comme une horloge, l’ambassadrice mondiale du Fonds mondial était à 9h 45 (heure prévue pour la visite) devant les locaux de l’hôpital du jour. L’idée d’un hôpital du jour aux dires de Inoussa SAWADOGO, infirmier-éducateur thérapeute, est venue du constat que les personnes infectées et affectées par le VIH/SIDA souffraient pour leur prise en charge car, il fallait pour ces dernières, se déplacer d’un service à un autre pour bénéficier des différents soins. Maintenant avec l’hôpital de jour, ces personnes sont prises totalement en charge au sein dudit bâtiment pour les différents soins dont certains nécessitent l’intervention de services spécialisés tels la radiologie, la cardiologie… Le patient est entièrement pris en charge dès son entrée et à sa sortie de l’hôpital du jour (examens et soins) et de façon gratuite pour les indigents : toute personne qui déclare même verbalement son indigence est considérée et traitée comme telle.

Pour les autres une participation de 1 500F CFA est demandée, nous confie M. SAWADOGO, relativement à notre préoccupation de savoir ce qu’il en était de la gratuité de la prise en charge. L’Ambassadrice mondiale a visité certains locaux (salle d’observance, pharmacie…) de cet hôpital, de même que des enfants traités par le Centre de récupération et d’éducation nutritionnelle (CREN). Une présentation de la prise en charge thérapeutique des femmes et des enfants infectés par le VIH/SIDA a été faite en plus d’une présentation de la prise en charge nutritionnelle des enfants infectés par le VIH/SIDA. Mme SARKOZY a posé quelques questions à certains responsables de cet hôpital et a signé le livre d’or.

Aux journalistes, elle a confié sa joie d’avoir pu toucher du doigt, certaines réalités et a promis s’investir pleinement dans sa mission avant de quitter les lieux pour sa prochaine étape, le Conseil national de lutte contre le SIDA. Là-bas devait se tenir la réunion extraordinaire du mécanisme de coordination pays (CCM).

Il y avait en compagnie de l’ambassadrice SARKOZY, le ministre Seydou BOUDA de la Santé, le représentant de l’OMS, le directeur exécutif du Fonds Michel KAZATCHINE, le secrétaire permanent du Conseil national de lutte contre le SIDA et les IST Joseph André TIENDREBEOGO, Mme Christine KAFANDO la 2e vice-présidente du CCM et présidente de l’association «Espoir pour demain» et Mme NDAYISHIMIYE, expert genre du Fonds mondial sur l’estrade. Dans la salle la presse, des membres du CCM et du CNLS. La substance de ce «meeting» a porté sur une présentation des programmes du Fonds mondial au Burkina par le Dr. Ouamarou TRAORE du secrétariat permanent du CNLS. Dr. Fatimata ZAMPALIGRE, directrice de la Santé et de la Famille au ministère de la Santé, a présenté elle, la politique de prise en charge des mères et des enfants au Burkina Faso.

Chez nous, le nombre de personnes vivant avec le VIH est estimé à 150 000 sur une population d’environ 13 933 000 soit une prévalence de 2,011%/. A Ouagadougou, elle est de 5,9% et concerne 33 000 personnes infectées. Un état des maladies opportunistes dont le paludisme et la tuberculose a été également fait. D’ailleurs le Fonds mondial vient en appui au Burkina en finançant des programmes (6 déjà financés et 3 en cours) dans les domaines du VIH, du paludisme et de la tuberculose. C’est la bagatelle de 58 583 millions qui a été décaissée pour notre pays par le Fonds mondial depuis sa création en 2002. Cependant cela demeure insuffisant au vu de l’immensité de la tâche. Un plaidoyer a été fait vis-à-vis de Carla SARKOZY pour qu’elle soit la voix de l’Afrique en général et du Burkina en particulier dans l’accomplissement de sa mission. De même il lui a été demandé d’user de sa voix et de son influence auprès de son mari et du G8 afin que les 5 millions de dollars qui manquent au Fonds mondial soient débloqués d’abord pour l’exécution de son programme.

Entre 13h et 14h 30, un déjeuner a été organisé à l’honneur de l’ambassadrice à la résidence de l’ambassadeur de France avec les responsables des ONG locales engagés dans la prévention de la transmission du SIDA, de la mère à l’enfant. C’est après quoi que Carla SARKOZY a ensuite été s’entretenir avec le président Blaise COMPAORE et son épouse, Mme Chantal COMPAORE. A 15h 20, c’est le centre médical de Pissy qui a reçu la visite de l’ambassadrice mondiale. Là, elle a assisté à la présentation des principes du «counseling» et du dépistage, dialoguer avec des mamans ou futures mamans et visiter le laboratoire. Certaines activités lui ont été aussi présentées même que la problématique de l’accès au traitement en milieu rural.

Effectuant sa première sortie du genre en Afrique de l’Ouest, Mme SARKOZY a dit être là avant tout pour écouter d’abord puis éventuellement apporter son soutien à la lutte pour l’éradication du mal. Au Burkina Faso, on peut dire que la bataille dure certes, mais sera gagnée avec l’appui du Fonds mondial. En effet, le mal tend à se stabiliser avec les différents programmes et actions exécutés dans le domaine.o

. Angelin DABIRE (Stagiaire)

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