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La Une du18 au 24/02/2009

NOUVELLES DU GRIN :N° 592 du 18 au 24/02/2009

Elle voulait tromper son petit ami avec un « tonton » feuillu

Le samedi 14 février dernier, les amoureux du monde entier étaient à l’honneur avec la « Saint Valentin ». Malgré la crise financière et la vie chère, les amoureux ont fait la fête. Les boites de nuit, les dancing populaires, les endroits calmes et discrets… chacun a choisi sa manière pour célébrer l’AMOUR.

Une grande partie des Bobolais s’était donné rendez-vous au Théâtre de l’Amitié pour vivre en amoureux la belle soirée offerte par le groupe Oasis international. DJ Bongo, Lolas DJ, DJ Lewis, DUNIYAM et des artistes en herbe de Bobo.

Inutile de vous apprendre que le show a tourné autour de DJ Lewis, ce « fou » de la scène qui est revenu encore avec une nouvelle conception. Les premiers pas de ce concept ont été répétés de façon pédagogique le samedi dernier dans un théâtre de l’Amitié plein comme un œuf.

La soirée fut fantastique et du coup, on se pose des questions sur le groupe Oasis international implanté depuis septembre 2008 à Bobo.

A partir de décembre dernier, Oasis international a commencé à s’illustrer dans l’organisation des spectacles. Il organise des concerts entre Bobo et Ouagadougou. Oasis international selon Kalilou TOURE son premier responsable, est un groupe qui s’investit dans 4 domaines d’activités à savoir l’organisation de spectacles (tout ce qui est évènementiel), une agence de tourisme et de voyage, une agence immobilière et une agence de communication marketing.

Le groupe dispose d’un studio d’enregistrement et d’un studio de montage vidéo avec un camion podium à l’appui.

Pour l’avenir, Oasis international envisage de se mettre dans l’organisation des concerts libre car selon Kalilou TOURE le « boss », « c’est une injure que de proposer du play-back au public ». Bobo-Dioulasso étant un carrefour, nul doute que le groupe Oasis international va pouvoir en faire une plaque tournante et une aubeine pour les nombreux artistes en herbes qui sont à la recherche de producteurs.

En tout cas samedi dernier, ceux qui ont choisi le concert du Théâtre de l’Amitié ne l’ont pas du tout regretté. DJ Lewis et ses frères ont fait passer une belle fête de la Saint Valentin aux Bobolais.

La fête des amoureux a un peu bouleversé le grin. Il y a des membres qui ont fait des va-et-vient entre la ville et le grin avant de venir tomber juste sur le bon premier thé de la nuit de la Saint Valentin.

 

Pourquoi la plupart des chefs traditionnels de l’Ouest sont des nécessiteux ?

Le vendredi 6 février 2008, la commune de Bobo a organisé sa cérémonie de présentation de vœux à l’hôtel de ville. A cette occasion, le Conseil municipal a fait un don de vivres aux populations démunies. Et parmi elles, on pouvait compter les chefs des villages de Bobo. Au grin cette situation a fait l’objet de débat. Un premier groupe de personnes pense qu’un chef est un chef. Qu’il soit traditionnel ou moderne, il est avant tout un chef. Le chef ne doit pas être un nécessiteux sinon il sera difficile pour lui de bien trancher entre ses sujets. Mais si le chef est un démuni, à qui la faute ? A toute la communauté qu’il dirige. Une fois que les critères pour être chef sont acceptés par tous, il faut s’arranger pour mettre un fonds à la disposition des chefs traditionnels qui avec le modernisme ont tendance à être oubliés.

Pourtant sur le plateau mossi et ailleurs, les choses sont différentes. Les nombreux Naba du plateau mossi, eux sont toujours en valeur. Aujourd’hui encore, ils sont toujours en valeur. Aujourd’hui encore, ils respectent la tradition et la chefferie.

Au lieu que la commune de Bobo offre des vivres aux chefs de village, elle fera mieux de voir comment faire d’eux des personnes ressources et respectées.

Pour cela, les chefs doivent avoir l’appui de la municipalité. Ils doivent être soutenus et mieux entretenus pour ne pas être la risée de leur population. C’est vrai que le maire est toujours au petit soin de ces chefs surtout lors des funérailles et autres Djomèlê. Mais cela n’est pas suffisant.

D’autre part, il y a un groupe qui reste méfiant vis-à-vis de ces chefs qui « ont eu tous les atouts pour réussir ; mais ils ne l’ont pas fait ». Ils ont régulièrement par exemple bénéficié de plusieurs parcelles qu’ils ont vite fait de brader au premier venu.

La chefferie traditionnelle n’a pas la même importance selon que vous soyez à l’Ouest du Burkina ou sur le plateau mossi.

Ceux de l’Ouest ont été très sévères pendant la période des travaux forcés à l’époque coloniale. Les populations ont trop souffert et ils ne veulent plus que cela arrive sous d’autres formes.

Alors elles préfèrent la pauvreté de leur chef pour contribuer à faire disparaître même cette notion en ces temps où l’Internet est le chef suprême.

En tout cas pendant la période coloniale, les chefs traditionnels de l’Ouest se sont le plus illustrés dans la dictature la plus sauvage. On dit que lorsque vous avez déjà été mordu par un serpent, même une vieille corde sur le bord de la route peut vous faire fuir. Les populations de l’Ouest préfèrent se référer à l’Administration plutôt qu’aux chefs traditionnels.

Pendant ce temps, sur le plateau mossi et ailleurs à l’est, les chefs sont de plus en plus valorisés. Il ne se passe pas un jour sans qu’on assiste çà et là la fête d’un Naba traditionnel. Ce dernier ne sera jamais cité comme personne ressource dans une distribution gratuite de vivres.

On les fait des cadeaux mais dans la discrétion. Quoi qu’on dise, force est de reconnaître que la chefferie à l’Ouest est en train de perdre du terrain. Les gens préfèrent mettre l’accent sur le chef de terre mais le chef lui-même est oublié. Pourtant sur le plateau, la chefferie brille de mille feux et les gens du grin pensent que cela peut être capital surtout dans le « gardiennage » des coutumes et traditions pour les générations futures. Les chefs de l’ouest doivent apprendre à se positionner en travaillant. Sinon à quoi sert un chef pauvre et nécessiteux?

 

Elle voulait tromper son petit ami au profit d’un « tonton » qui a de l’argent

Le samedi dernier, la Saint Valentin a été bien célébrée par la majorité des Bobolais. Mais pour le cas de ce membre du grin, on ne peut pas dire que la fête s’est bien passée. Il vit avec sa dulcinée voilà maintenant près de 4 ans. Lui est étudiant, la fille est toujours au collège. Pour la fête des amoureux, le jeune homme a fait de son mieux pour satisfaire sa « valentine ». Il avait déjà payé et emballé son cadeau qu’il devait remettre à sa chérie une fois qu’ils seront seuls. Mais arrivé chez sa dulcinée, l’homme la trouva couchée et enroulée dans une grosse couverture. Elle dit qu’elle ne se sent pas bien et que le jeune pouvait rentrer à la maison ; si tout va bien, ils pourront faire leur 14 février le lendemain en différé. L’homme a choisi de rester au chevet de sa chérie. « Que vaut une fête si votre amoureuse est souffrante ? », s’est-il dit.

Il est resté auprès de la Ville jusqu’à 24h30.

C’est en ce moment qu’un monsieur arriva à bord d’une belle voiture et demanda après elle. On le fit savoir que la fille était malade. Il se précipita dans la chambre de la jeune fille et alla tomber sur son ami qui était à son chevet.

Ne sachant pas à qui il avait à faire, il proposa à la fille de l’amener à l’hôpital. Son copain demanda à l’homme de la voiture à quel titre il voulait le faire. Il a demandé au jeune homme qui il était pour lui poser cette question. Le jeune s’est présenté comme le fiancé de la fille et a expliqué que n’eût été cette maladie, ils devaient être actuellement ensemble en boîte de nuit.

Le tonton est resté pensif un moment à regarder cette fille qui feignait de dormir, puis s’en est allé en ronflant très fort le moteur de sa belle voiture. Ce n’est que plus tard qu’on apprendra qu’en réalité le tonton et la fille avaient rendez-vous. Elle voulait jouer au malade pour expédier son fiancé en l’air et sortir avec l’homme de la voiture. Quand son ami a su cela, il a décidé d’abandonner sa copine pour de bon.

Comme on le voit bien de nos jours, la morale agonise bien dans nos sociétés. Avec la cherté de la vie, l’amour commercial a pris le pas sur toutes les autres formes d’amour. Les filles d’aujourd’hui ne regardent plus le cœur ou le visage d’un homme mais sa poche. C’est l’argent des hommes qui intéresse les femmes. Tout le reste n’est que de la poésie.

« En voulant trop gagner, on perd parfois », dit la Fontaine. La jeune fille l’apprendra à ses dépends. Elle avait l’amour du jeune étudiant ; mais elle a trouvé cela insuffisant. Elle voulait en plus l’argent de l’homme de la voiture. Finalement elle a tout perdu.

Au grin, les gens pensent que les jeunes filles de maintenant doivent être suivies et sensibilisées sinon les parents seuls ne peuvent plus rien.

Au moment où les autorités sont en train de donner une place de choix aux femmes, elles doivent à leur tour essayer de soigner un peu leur image à la base. L’éducation de la jeune fille dont il est question ne doit pas se limiter à l’enseignement scolaire seulement.

Il faut aller au-delà pour faire comprendre que son corps est un jardin sacré qu’elle doit jalousement garder.

La morale agonise partout en ce qui concerne l’éducation des jeunes filles. Si rien n’est fait, c’est le ciment de la cellule familiale même qui sera disloqué. Alors il serait trop tard pour agir. A bon entendeur salut !

« Le petit fâkir, toujours dispo »

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