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Une n°595 du 11 au 17 mars 2009
La Une du n° 595
ACTUALITE : N° 595 du 11 au 17 Mars 2009

CEB de Tiéfora

SOS pour l’école de Sikané

L’école de Sikané est une initiative des parents d’élèves qui ont fait la demande aux autorités compétentes. Une fois l’autorisation accordée, les populations du village de Sikané se sont concertées et ont décidé de construire une salle de classe pour prouver leur ardent désir d’avoir une école. Une classe fût effectivement construite en 2005. Une classe de fortune construite en banco. Un instituteur y est affecté et depuis 2005, l’école a fonctionné avec cette seule classe.

La première promotion de cette école un peu atypique se trouve aujourd’hui au stade du CE2. Le premier enseignant, M. SOURA, malgré les difficultés, a fait preuve de courage et de persévérance pour tenir le coup. Mais entre temps, l’enthousiasme des populations pour la construction de l’école a commencé à s’effriter. Les cotisations se font rares. La vie chère est passée par-là. Pour cette année scolaire 2008-2009, l’école a ouvert une deuxième salle de classe. Une classe de CP1 avec un nouveau enseignant, M. COULIBALY. Mais cette fois, la classe est construite en paille. La classe de CE2 s’est vue améliorée par rapport au début, en 2005.
Il n’existe qu’un seul logement de maître que les deux braves enseignants (SOURA et COULIBALY) se partagent.
L’école est située à une vingtaine de kilomètres de la Circonscription de l’enseignement de base (CEB) de Tiéfora, dans la province de la Comoé.
Selon les deux instituteurs, l’inspection leur rend souvent visite, mais ils souhaitent que ces visites soient rapprochées et multipliées.
En attendant que l’école devienne une vraie école comme les autres, Messieurs SOURA et COULIBALY se battent pour maintenir le cap. En arrivant sur le site de l’école, seul le drapeau du Burkina qui y flotte indique qu’il existe un temple du savoir.
Le vœu des enseignants, c’est la construction de leur école. Selon M. SOURA, les parents d’élèves sont prêts à envoyer leurs enfants à l’école, mais il y a un manque de places. A cause des cotisations, certains se sont découragés. La priorité actuelle de l’école, c’est la construction d’un deuxième logement pour le nouveau maître. C’est une priorité parce que contrairement au premier enseignant M. SOURA, le second, M. COULIBALY est marié.
«Par manque de logements, je ne suis pas venu avec ma femme», affirme M. SOURA.
Vivement que les autorités du ministère de l’Enseignement de base s’intéressent au cas de cette école. Ailleurs, les salles de classe existent, mais les parents ne sont pas enclins à envoyer leurs enfants à l’école ; ici c’est tout le contraire.o

Drissa KONE/ Bobo

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