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Une n°595 du 11 au 17 mars 2009
La Une du n° 595

NOUVELLES DU GRIN N° 595 du 11 au 17 Mars 2009

08-Mars 2009 à Bobo :les femmes en désordre de bataille

Dans la nuit du lundi 09 au mardi 10 mars 2009, les fidèles musulmans de Bobo-Dioulasso ont célébré à l'instar de leurs frères du Burkina, le Mouloud ou l'anniversaire de la naissance du prophète de l'Islam, Mahomet (Paix et salut sur lui). Cette année, les lieux de prières et de prêches se sont multipliés. Conséquences, pour éviter des embouteillages, certains guides spirituels ont préféré célébrer le Mouloud par anticipation. C'est le cas de l'imam de la mosquée de Kombougou dans la famille SANOGO. Là-bas, le Mouloud a été célébré dans la nuit du vendredi 06 mars dernier sous le parrainage du maire de l'Arrondissement de Dafra, Monsieur Sidi SANOGO. Le guide spirituel de l'Association Zaïtoun Islamique (A.Z.I), El hadj Abdoulaye BORO, a quant à lui organisé sa prêche dans la nuit du samedi 07 mars en face du stade Omnisports de Bobo-Dioulasso au secteur n°21. Les autres ont organisé leur fête dans la nuit du lundi 09 mars. Djaffou était au plateau omnisports de Yéguéré ; Dramé et les Ançardines étaient à la place de la mairie de Dô. A Diarradougou, la grande mosquée des Diénépo a réuni les fidèles autour de l'imam. Il en a été de même pour la grande mosquée de Dioulassôba sous la conduite de l'imam Siaka SANOU.
Le prophète est né à La Mecque un lundi. Pour marquer le jour anniversaire de sa naissance d'une pierre blanche, les fidèles ont tenu à célébrer cette fête dans la prière et le recueillement, tout en rappelant la vie exemplaire de Mahomet (PSL) et de son œuvre. Le Mouloud au fil des années s'est imposé pour devenir aujourd'hui une fête légale au Burkina. Cette fête couplée à celle de la Journée internationale de la femme cette année, a engendré un long week-end pour les travailleurs burkinabè.
Cela fait un petit congé et les Bobolais de Ouagadougou ont eu le temps de faire un tour en famille. Dans les grins c'étaient les retrouvailles. En l'espace de quelques jours, ils sont venus se ressourcer à Bobo. Cela a donné un éclat particulier au grin où les gens ont profité de l'occasion pour parler de l'organisation le 14 mars prochain des grandes funérailles du défunt père de Salia SANOU, le maire de Bobo.
A cette occasion, il est prévu la sortie des masques blancs à Dioulassôba. De mémoire d'autochtones bobolais, il y a plus de 30 ans qu'on n’avait pas vu de telles funérailles dans la ville de Sya. En tout cas les préparatifs vont bon train et Dioulassôbâ retient son souffle.
Salia SANOU est un homme politique et comme tel, il faut s'attendre à un soutien de la part de ses amis politiques. Ils viendront d'un peut partout, de Ouagadougou, d'Abidjan, de Libreville et même d'Europe. Les funérailles du père de Salia SANOU s'annoncent grandioses et le monde est mobilisé pour ça à Dioulassôbâ.

08-Mars 2009 à Bobo :les femmes en désordre de bataille
Le 08-Mars de chaque année, les femmes du monde entier sont à l'honneur à travers la Journée internationale de la femme. La femme c'est la mère de l'humanité. C'est elle qui donne la vie à l'enfant et fait agrandir le cercle de la famille. La femme, c'est l'autre moitié du ciel, dit-on. Elle est le complément incontournable de l'homme, sa compagne. Le 08-Mars permet aux femmes de s'affirmer et de se valoriser. Au fil des ans, elles doivent arriver à se positionner sur le terrain du développement en se perfectionnant dans tous les domaines possibles…
A Bobo-Dioulasso, la fête était belle ; les Djandjobas" étaient au rendez-vous et les femmes ont dansé jusqu'à l'épuisement. Mais l'ombre de la crise qui déchire les femmes de Bobo a plané sur la fête. Elles ont célébré en rangs dispersés le 08-Mars. Pendant que le camp de Assita OUATTARA la 1ère adjointe au maire était à la place de la mairie, où a eu lieu la cérémonie au niveau communal, l'honorable député Adja Naba DIANE et sa bande sont allées faire des dons de médicaments, de vivres et autres savons au centre hospitalier universitaire Sourou SANOU de Bobo et à deux orphelinats de la place. Elles ont boudé la cérémonie de la mairie centrale.
Pourtant, au sortir de la conférence provinciale du CDP Houet, le maire Salia SANOU avait affirmé que : "Nous sommes en train de tout faire pour que d'ici le 08 mars prochain, cette affaire de mésentente entre les femmes du Houet soit un mauvais souvenir". Au grin, il y avait des gens qui étaient restés sceptiques face à cette déclaration du secrétaire général provincial du CDP Houet. Finalement ce sont eux qui ont eu raison. La première adjointe au maire, présidente de la coordination communale des femmes de Bobo, élue mais contestée, a néanmoins réussi à mobiliser ses sœurs à la place de la mairie avec un défilé géant qui a beaucoup émerveillé. Assita OUATTARA a révélé que "malgré tous nos efforts d'union et de paix, une fraction de nos sœurs refuse toujours la main tendue". En tout cas 2008 a révélé un bilan plutôt triste de la cohésion au sein des femmes de Bobo.
En cette année 2009, le bout du tunnel n'est pas pour demain surtout si la crise prend une autre allure.
Le vendredi 06 mars dernier, l'opérateur économique n°1 de Bobo, El hadj Djanguinaba BARRO a organisé une réunion avec des femmes à l'issue de laquelle, il en a choisi 50 qu'il a convoyées àDori pour aller appuyer la première Dame à l'occasion du 08-Mars. Au grin, on se demande de quel bord sont les 50 femmes de Bobo qui sont allées à Dori. Certains pensent qu'elles seraient plutôt proches de l'aile Adja Naba DIANE. L'aile des anciennes. Celles qui ont toujours présidé aux destinées des femmes de Bobo et tout d'un coup, elles sont priées de laisser leur place à une autre génération qui attendait depuis longtemps.
Le plus difficile c'est comment partir la tête haute. Pour cela, il faut des préalables. L'alternance devait se préparer dans la discipline. Seules les femmes peuvent régler leur problème et il faut qu'elles le règlent et plus vite avant qu'il ne soit trop tard.
Il faut que les femmes fassent de part et d'autre des concessions pour asseoir leur bureau d ecoodination.
Salia SANOU a fait de son mieux, mais il n'arrive toujours pas à concilier les deux parties. La crise perdure… Tous les moyens sont bons pour s'attirer les bonnes faveurs. Le camp de Adja Naba DIANE a remercié la première Dame pour son appui dans la distribution des médicaments et des vivres à l'hôpital et dans les orphelinats. Le soir venu, toutes les femmes ont organisé de leur côté leur djandjoba. La fête fût belle mais les actes de mesquinerie, de division, de mensonge et de sabotage demeurent.
Comment dans ces conditions peut-on "investir dans les femmes et les filles pour un développement durable" à Bobo ? Ce qui est sûr, les femmes de Bobo sont passées à côté de la plaque pour ce 08-Mars 2009. C'est vrai qu'elles ont dansé gaiement mais ce n'est pas seulement cela qui fait la beauté de la fête. Espérons que d'ici là, les choses vont se résoudre sinon pour des histoires de positionnement les femmes de Bobo vont s'auto détruire. Que ceux qui ont des oreilles pour entendre, entendent.

Il refuse la fille mais finit par l'enceinter
L'histoire se passe dans un secteur de l'arrondissement de Dô. Un jeune commerçant travaille avec son père au marché. Il est honnête et très bien élevé. Il a fréquenté l'école mais a dû arrêter en classe de seconde. Depuis, il travaille avec son père, un grand commerçant. Il est âgé de 24 ans et son père voyant qu'il était mûr lui proposa une fille qu'il est allé chercher au village. Le mariage a été scellé sans que le jeune ne soit informé. Du retour du village, son père le fit appeler et lui présenta sa nouvelle femme. Son père lui apprend qu'il a reçu sa première femme de la part de son père. C'est pour perpétuer la tradition que lui aussi se voit obligé de lui donner cette femme. Le jeune refusa parce qu'il ne connaît pas cette fille. Le père insista et menaça de maudire son fils s'il tente de lui jeter la honte. L'enfant accepta malgré lui mais refusa que la femme partage le lit avec lui. Elle dormait dans la maison familiale avec les sœurs de son frère. Elle préparait, faisait la lessive et donnait l'eau pour se laver à son mari "teigneux". Un jour, près de deux ans de cette vie, la femme était enceinte. On réunit la famille et on accable la femme de toutes parts. Qui est l'auteur de la grossesse ? Demandait t-on. La fille ne voulait rien dire. Les questions étaient de plus en plus persistantes. C'est alors qu'elle pointa le doigt sur son mari légitime. Celui-ci confus, leva de la réunion et s'en alla.
Il s'est confié à un ami pour révéler qu'en réalité il a couché une seule fois avec sa femme. Son ami lui confirma que cette seule fois était largement suffisante pour faire un enfant. Maintenant, il n'est pas sûr de lui à 100% que c'est son enfant et en plus il se voit obligé de faire déménager sa femme dans sa chambre. On peut dire que le mariage est présentement bien consommé.
Au grin, cette histoire a beaucoup amusé les gens. Le mariage forcé a fait œuvre utile dans ce cas précis. Depuis, le jeune commerçant est devenu un homme beaucoup plus réservé. Il a même demandé la permission de déménager de la cour familiale. Ce que son père a refusé. Il apprendra ainsi à ses dépens, qu'on n’apprend pas à un vieux singe à faire la grimace.

« Le petit fâkir, toujours dispo »

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