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La une du n° 596 du 18 au 24 mars 2009
La Une du n° 595
ACTUALITE :N° 596 du 18 au 24 Mars 2009

Le 08-Mars à Salogo

A l'instar de leurs soeurs du monde, les femmes de Salogo étaient en fête le 08 mars dernier. Outre le côté festif, Madame Fatimata KAFANDO, maire de Salogo, a mis l'accent, cette année, sur la sensibilisation.

Mme Fatimata KAFANDO, maire de SalogoPour Madame le maire, l'importance de la commémoration de la journée internationale de la femme pour une commune rurale comme la sienne ne réside pas dans le festoiement, elle doit être une halte pour réfléchir sur les conditions que vivent les femmes, pour poser des actions concrètes et sensibiliser tous les acteurs pour un changement de comportements et de mentalités. C'est pourquoi depuis le lundi 02 mars, l'édile a multiplié les rencontres de sensibilisations avec les groupements de femmes des différents villages de sa commune.
Le jour-J, la mobilisation était de taille. Le premier acte de la journée fut " une course cycliste féminine suivie d'un match de football qui a opposé les femmes aux filles; ce match fut remporté par les filles par le score d'un but à zéro. Ces deux activités, qui ont drainé une foule nombreuse, ont été une occasion pour Madame le maire d'interpeller la population par rapport au thème de cette journée du 08-Mars. En effet, selon Madame le maire, le thème de cette journée qui est «investir dans les femmes et dans jeunes filles», interpelle tout un chacun, hommes, femmes à faire ce qu'il peut, avec ce qu'il a et ce qu'il est.
C'est dire qu'on ne doit ménager aucun effort pour l'épanouissement de la femme. A ce rendez-vous, tout le monde est attendu chacun avec ses moyens (financiers, matériels, humains et intellectuels) pour jouer sa partition pour le bonheur de la femme. C'est ainsi que dans l'après-midi, infirmières et infirmiers, enseignants enseignantes et ainsi que les élèves sont entrés dans la danse pour sensibiliser les populations sur la scolarisation des filles sur le V 1 H / SIDA. C'était sur la place du marché bondée de monde.
Ce sont les élèves qui ont ouvert le bal par un sketch qui met en exergue les regrets qu'éprouvent ou qu'éprouveront tous ceux qui refusent de mettre leurs filles à l'école. Quant à Madame Denise BONTOOGO institutrice à l'école de Salogo, chiffre à l'appui, elle a fait l'amère constat de la faible présence des filles dans les écoles de la commune. Pourquoi cela ? Et que faut-il faire? Ce sont là des questions autour desquelles la population a échangé à bâton rompu. Ensuite, ce fut le tour le Madame Véronique PALE / KINDO de s'entretenir avec la population sur le VIH / SIDA, ses modes de transmission, sa prévention et sur la nécessité de faire tôt le dépistage. Enfin, le troisième thème de la soirée fut une communication de Madame le maire sur l'importance et la nécessité du mariage civil. Elle a terminé en invitant tout ceux qui ne l'ont pas encore fait à s'inscrire pour les mariages collectifs qu'elle organisera prochainement.o

LAVOISIER

Commune de Méguet

Le 8-Mars à Tanghin

C'est la Maison de la Femme du village de Tanghin qui accueilli les manifestations commémoratives de la Journée internationale de la femme cette année dans la commune de Méguet. Ce fut une cérémonie grandiose marquée par des animations de troupes traditionnelles, des allocutions et un grand défilé .

Pirre KABORE, maire de MeguetLe public qui n'a pas marchandé son déplacement a été-tenu en haleine par une troupe bissa venue de Garango ; une troupe féminine et masculine de Marinsé ; quatre troupes warba venues de Méguet, Tibin, Koulwéogo et Tanghin.
Pour les allocutions, Mme AMOUSSO / Hortense BONKOUNGOU représentante des femmes du village de Tanghin fut la première à prendre la parole. Pour elle, le 8-Mars est certes une journée de festivités mais surtout un temps de réflexion.
«Qu'avons- nous fait et qu'est-ce qui nous reste à faire?» s'est-elle interrogée avant d'ajouter que le thème de cette année interpelle tout le monde à se pencher sur la situation de la femme en vue de trouver les voies et moyens pour les améliorer. Cela est plus qu'une nécessité car la femme traîne à l'arrière plan dans le domaine de l' éducation, de la santé et de l'économie « la situation de la femme doit être une préoccupation, une recherche permanente de son mieux-être.» Pour cela, elle a invité ses consœurs à une prise de conscience réelle de leur situation, et aux hommes, elle demande leur adhésion et leur soutien. Elle fut succédée par Madame Saoudata BIKIENGA, coordonnatrice des femmes de la commune. Elle, aussi, a salué le thème de cette journée et a émis trois (3) doléances : la construction d'une maison de la femme, d'une école Bissongo et l'équipement d'une savonnerie déjà construite.
Enfin M. Pierre KABORE, maire de la commune, prit la parole. D'après une étude menée au Burkina, le Plateau -Central est la première région en matière de violences faites aux femmes. C'est pourquoi le maire a saisi l'opportunité pour faire un plaidoyer à tous pour que d'ici le 08-Mars prochain, cette région soit la première en matière de liberté et promotion de femme. Au regard de l'importance numérique de la gente féminine, M. le maire dira: «on ne peut envisager un développement en écartant les femmes ». Ainsi, «la scolarisation des filles et l'alphabétisation des femmes, l'accès des femmes à la santé et la promotion des activités rémunératrices doivent être notre bataille quotidienne » a-t-il lancé.o

LAVOISIER

 

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