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La une du n° 596 du 18 au 24 mars 2009
La Une du n° 595
RETRO-SPORTS :N° 596 du 18 au 24 Mars 2009
Roger Bertrand SAWADOGO, président du comité d'organisation du festival "Galilée" 2009

"Le festival Galilée se veut une tribune de promotion de valeur de paix"

Le Festival Galilée, organisé par l'Association Wend Tigungu de Sognionongo, est à sa 4e édition prévue pour se tenir, le dimanche 19 avril 2009 sous le thème "montre-moi ton chemin". Ce festival culturel entend cette année promouvoir la doctrine sociale de l'église tout en renforçant le volet droit à l'éducation des enfants.
A travers cet entretien, Roger Bertrand SAWADOGO, l'une des chevilles ouvrières de ce festival fait le point de l'organisation et appelle toutes les bonnes volontés à leur soutenir pour que cette édition soit une réussite.

Roger Bertrand SAWADOGONous sommes à quelques semaines de la tenue de la 3e édition du festival Galilée. Où en est-on de l'organisation ?
Roger Bertrand SAWADOGO (R.B.S) :
D'abord ce festival a été créé à l'initiative de jeunes catholiques du secteur de Sagnionongo qui se veut une occasion de partage entre les fils et filles d'une même région à l"origine mais aussi au-delà puisque l'un de nos objectifs prône le dialogue culturel. C'est ainsi qu'à la deuxième édition nous avons eu à remettre des nattes de prière à la communauté musulmane de Yamba, un village voisin de Sagnionongo pour marquer notre attachement à la promotion de la paix en invitant toutes les religions à transcender leur clivage. C'est en cela que nous arriverons à un monde de paix.

Quelles sont les innovations majeures de cette édition ?
R.B.S :
Cette année notre association qui était "Galilée" change de dénomination pour devenir "Association Wend Tiguungu" pour être dans la légalité puisqu'il existe légalement déjà une association appelée "Galilée". Mais le festival Galilée garde son nom et se veut une tribune de promotion de valeur de paix, des échanges culturels et de prière. En plus des activités communes à savoir la célébration de la messe, une semaine après la fête de la Pâque, la retransmission en direct sur les ondes de la radio Avé Maria. En dehors de cela, cette édition verra l'élection meilleurs de danseurs de "warba" de la zone, l'une des danses très populaires dans le Plateau central. Nous allons demander la collaboration de la presse culturelle qui servira de jury pour départager les candidats en compétition sur fond de musique traditionnelle et aussi religieuse.

Déjà est-ce que vous êtes fin prêts. Tout est bouclé, le festival va se tenir sans difficulté.
R.B.S :
Nous existons depuis depuis 4 ans et nous connaissons naturellement des difficultés d'ordres organisationnels qui son beaucoup liées aux finances. Mais nous n'ignorons pas qu'il y a un travail de reconnaissance et d'adhésion de l'association qui est capital pour les fils et filles du village. Certaines structures qui existaient déjà nous voient comme une association concurrentes.
Au début nous avons été confrontés à pas mal de problèmes. Il a fallu un travail de sensibilisation pour faire comprendre que dans un village toutes les structures peuvent jouer leur partition et c'est le souhait d'ailleurs. C'est une difficulté qui est aplanie puisque le président de l'association Wend Tiguungu est maintenant membre de bureau dans l'autre association sœur qui prône le développement du village. Nous conjuguerons nos efforts pour l'organisation de ce festival.
Nous disons même que depuis que nous existons nous avons des amis qui soutiennent l'association des parents d'élèves de l'école du village par des apports numéraires chaque année qui peut valoir plus d'une soixantaine de mille…
Parlant de l'école, nous avons appris avec consternation le vol des portes des classes. Ça nous touche doublement d'autant plus que le site de l'école sert de lieu de réception pour les invités du festival. C'est une situation que nous allons relayer au niveau de nos amis des autres continents pour nous aider à régler ce problème.

Pas de difficulté d'ordre financier ?
R.B.S :
En 4 ans d'existence nous avons toujours fonctionné sur fonds propres. C'est un moyen restreint de personnes volontaristes qui puisent dans leurs salaires pour soutenir l'événement.
Les membres au village avaient voulu initier un système de cotisation. Mais la faisabilité s'est avérée infructueuse.
Donc cette année nous avons décidé de confier le volet restauration à la communauté chrétienne de base (CCB) de Sagnionongo. C'est une épine de moins à notre niveau. Déjà le volet organisation est lourd financièrement. Il y a les bâches, il faut des véhicules pour le transport de certains invités que nous devons mettre dans de bonnes conditions.
Nous allons lancer un appel à soutien en plus des lettres que nous avons adressées à des personnalités.
Toutes contributions matérielles ou financières nous aideront énormément. Pour être honnête nous avons de réelles difficultés financières.
Souvent d'une édition à une autre nous avons toujours des ardoises à régler.

Et vos amis à l'extérieur, les avez-vous approchés pour un soutien ?
R.B.S.
: Nous les avons approché. Mais le plus important pour nous c'est pouvoir fonctionner de façon autonome au plan national avant tout apport extérieur qui est la bienvenue. Il faut rappeller que l'une de nos missions c'est l'appui à l'éducation. En tant qu'anciens catéchistes, nous avons compris ce besoin de promouvoir le droit de l'enfant surtout le volet éducation. Il faut aussi dire qu'en matière de foi, il y a toute une éducation Chrétienne que les gens ignorent.
Par exemple beaucoup de gens ne connaissent pas la doctrine sociale de l'Eglise. Le Chrétien après la confirmation devient un missionnaire pour la propagation des valeurs chrétiennes. C'est pour cette raison que nous avons cette année associé à nos objectifs la promotion de la doctrine sociale de l'église qui parle de la gestion de la cité au sens propre afin que les Chrétiens vivent mieux leur foi en dehors du cadre classique de la catéchèse et de leur régularité à la messe.

Où en est-on de la construction de l'Eglise dont la première pierre a été posée à la deuxième édition ?
R.B.S :
Il y a beaucoup d'avancer. Le projet a été réorienté et il y a une structure l'ADS (association pour le développement de Sagnionongo) qui a été mise en place pour gérer la construction de l'Eglise qui demande beaucoup de moyens. Jusqu'à présent nous faisons la messe dans une chapèle exiguë et déminue toute chose qui ne fait pas honneur à l'ancienneté de notre église. En plus Sagnionongo a produit un archevêque, beaucoup de prêtres, de religieux, etc. Il y a un répertoire de fils et filles du village qui a été fait. Sous peu ils seront contactés où qu'ils soient pour apporter leur pierre à l'édification de cette église.

Le mot de fin ?
R.B.S :
Ce sont des remerciements aux personnes qui ont cru en nous depuis l'entame de cette aventure. Particulièrement toute notre reconnaissance à notre conseillère, Benjamine DOUAMBA qui ne cesse de nous faciliter beaucoup de choses notamment la couverture médiatique par la télévision nationale. Le festival Galilée n'est pas une histoire de personne et tous doivent concourir à sa pérennisation.o

ssoufou MAIGA

Cinétoile

Un projet pour rapprocher le cinéma africain à son public

Le jeudi 5 mars 2009, Africalia et ses partenaires ont présenté à la presse à Ouagadougou un projet dénommé «Cinétoile» pour la promotion et la diffusion du cinéma africain en Afrique. Un projet financé par l’Union européenne, dont 8 pays d’Afrique sont bénéficiaires.

Ce projet ambitieux est né de l’initiative d’Africalia qui est partie du principe que les œuvres cinématographiques africaines doivent être mieux valorisées et reconnues comme patrimoine culturel. Aussi les initiateurs de «cinétoile» sont guidés par la conviction que la promotion et la diffusion du cinéma africain en Afrique permettent de sensibiliser les publics sur les thématiques du développement que le 7e Art aborde. Etant entendu qu’il est un outil extraordinaire de développement humain durable qui permet une multitude d’interventions de sensibilisation et d’éducation. C’est pourquoi pour le coordonnateur du projet, Aurélien BODINAUX, «rendre accessibles les films est une nécessité sociale, économique et éducative».

En effet, pour M. BODINAUX, la cinématographie africaine propose des milliers de titres intéressants ; mais elle reste largement ignorée ou méconnue des publics africains. C’est pour combler ce vide que ce projet cinétoile entend mener des actions concrètes de mise en valeur de ce capital culturel qui véhicule les coutumes et les cultures des peuples. Ce projet lancé le jeudi 5 mars 2009 cheminera jusqu’au FESPACO 2011 et va rassembler les partenaires autour d’une vaste action commune de projections de films africains et développer une série de travaux, séminaires et rencontres à cet effet.
Cinq films seront sélectionnés par un jury compétent issu de la cinématographie africaine et le réseau cinétoile assurera une large diffusion. Plus de 300 projections des 5 films sélectionnés dans 8 pays concernés par le projet que sont l’Afrique du Sud, le Burkina Faso, le Kenya, le Mali, l’Ouganda, la République démocratique du Congo (R.D.C), la Tanzanie et le Zimbabwe sont prévus en 2010. Financé par l’Union européenne à hauteur de 6,5 millions d’euros, le projet que conduit Africalia avec ses 8 partenaires du Sud va fédérer leurs activités en les organisant en réseau pour la conception d’une action commune de diffusion et des outils de promotion du cinéma, axés sur le développement socioculturel des publics.
Présent à la conférence de presse, le Délégué général du FESPACO, Michel OUEDRAOGO a signifié que cinétoile est «un bébé» du festival qu’il accompagnera ; car pour lui c’est une voix qui va faire avancer le cinéma africain, Quant aux D.G d’Africalia, Mirko Popovith et Théo HOORTJE, chef de la coopération de la commission européenne au Burkina Faso, ils ont dit être disposés à soutenir le militantisme culturel en tant que courroie de transmission pour sauver un pan du patrimoine mondial qui risque de disparaître sans une telle action concrète..o

Issoufou MAÏGA
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