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La Une du n° 597
RETRO-SPORTSN° 597 du 25 au 31 Mars 2009

CAN-Coupe du Monde 2010

Une bonne entame est nécessaire

Paulo DUARTE, l’entraîneur des EtalonsLes éliminatoires combinées CAN-Coupe du Monde 2010 entrent ce week-end dans la phase décisive. Les Etalons du Burkina reçoivent samedi au Stade du 4 Août Le SYLI NATIONAL de Guinée.

Le monde du football va vibrer ce week-end au rythme des éliminatoires des deux compétitions les plus prestigieuses, la Coupe d’Afrique des Nations et la Coupe du Monde.
Pour être au rendez-vous de l’Angola en janvier 2010 et de l’Afrique du Sud six mois plus tard (juin), il faut d’abord bien négocier cette phase des éliminatoires. Le Burkina qui a fait un parcours exceptionnel lors de la première phase se doit de confirmer pour rompre les absences à la CAN (2006 et 2008) et faire une première en se qualifiant, pourquoi pas, à la phase finale de la Coupe du Monde.
Les Etalons qui ont montré une certaine cohésion lors de leur sortie devront tout mettre en œuvre pour apprivoiser le pachyderme de Conakry. Le coach Paolo Duarte a fait appel à son groupe habituel plus un renfort de choix Habib BAMOGO, le goldonien de l’OGC Nice si la FIFA accédait à sa demande de dérogation. Une association Habib BAMOGO, Moumoune DAGANO et Youssouf KONE à l'attaque fera trembler n’importe quelle défense.
Or le Burkina n’a pas le choix que de marquer des buts pour remporter la victoire. Parce que la moindre erreur sera fatale. La Côte d’Ivoire et le Malawi qui s’affrontent pour le compte de la même journée sont loin d’être des enfants de chœur. Chacun avant le coup d’envoi a affiché ses ambitions.
Le président de la Fédération ivoirienne Jacques ANOUMA a promis de démissionner si Les Eléphants ne se qualifiaient pas pour la Coupe du Monde. Au Malawi, les dirigeants des Flames (surnom de l’équipe nationale) ne voient que la Côte d’Ivoire comme principal obstacle. "Le Burkina et la Guinée, on va gérer" disent-ils.
Dans ce décor, il faut être à 100 pour cent sur son terrain et ne laisser passer aucune occasion de scorer.

Le SYLI national est un os
Ça ne sera pas une partie de plaisir pour les Etalons d’affronter le Syli national de Guinée. La formation managée par le Français Robert NOUZARET est composée de joueurs talentueux et surtout efficaces devant les buts adverses. Pascal FEIDOUNHO qui s’est expatrié au Qatar pour des raisons financières sera, sans doute, l’homme à surveiller de très près. Il peut à lui seul changer le cours d’un match si on lui donne l’occasion. Associé à Fodé MANSARE et Ismael BANGOURA dans les avant-postes du onze guinéen, la défense burkinabè aura de façon permanente du fil à retordre. Avec eux, la moindre erreur est payée cash.
Le bastion arrière burkinabé doit rester vigilant tout le long de la partie. Si cela pouvait être évité, ne pas offrir des coups francs à l’orée de la surface de réparation. FEIDOUNHO a les moyens de les transformer avec une bonne inspiration.
Evidemment on ne peut s’afficher auprès des grands qu’en se faisant respecter par eux. Les Etalons n’ont donc pas le choix que d’élever leur niveau de jeu au niveau sinon au-delà.

La part du public
En football, on a souvent appelé le public de douzième joueur. Dans une situation parfois bloquée, l’action du public peut conduire au succès. Il est vrai qu’avec la proximité des matches et surtout l’influence de la télévision, les joueurs ne se laissent impressionner par les cris des supporters adverses quand ils évoluent sur terrain adverse. Il y a même des équipes qui se préparent quand il voyage à évoluer même contre les arbitres.
Mais les Etalons ont besoin de supporters pour aller au-delà de leur capacité. Que cela émeuve le SYLI National tant mieux pourvu qu’ils poussent les joueurs à marquer le maximum de buts pour une meilleure entame de ce sprint final.
Pour cela, on peut compter sur l’Union National des supporters des Etalons qui ne manqueront pas de chauffer la cuvette du 4 Août à blanc avant et pendant le match.
Sur la pelouse, les joueurs pourront certainement faire le reste. Un match de football se joue en quatre vingt dix minutes, et avec le nivellement des valeurs, la différence entre les équipes ne tient qu’à un fil. La victoire, dans ces conditions, se construit sur des détails.
Si cette inspiration pouvait venir des Etalons, les fans du football burkinabè ne seront pas loin du paradis.o

Ahmed NAZE

 

SPORTISSIMO

CAN U-17

Les Etalons dans le carré d’AS

 

Le 8e championnat d’Afrique des cadets se déroule depuis le 19 mars en Algérie. Les Etalons, qui sont de la partie, se sont brillamment qualifiés pour les demi-finales. Ils prennent du même coup un des tickets africains pour la Coupe du Monde qui va dérouler prochainement au Nigeria.

Deux matches, deux victoires, sept buts marqués, zéro encaissé ; voici le bilan chiffré de l’action du Onze burkinabè en attendant le match de demain contre le Niger qui va déterminer le premier du groupe.
En écrasant les faibles « Warriors » du Zimbabwe (5 buts à 0) en match d’ouverture du groupe B, Zidane ZOUNGRANA et ses camarades avaient donné le ton quant à leur ambition à cette compétition. Ainsi, pour le deuxième match, joué le 23 mars contre les Flames du Malawi, ils n’ont fait que confirmer ce succès éclatant. Les jeunes d’Afrique australe ont bien résisté en première mi-temps, avant de se rendre à l’évidence. Les Etalons étaient les plus forts. Zidane ZOUNGRANA a signé un doublé (54e et 74e mn) et rejoint son compère Jérôme OUIYA à la tête des buteurs du tournoi avec chacun trois buts. Les Etalons dominent donc la poule avec le résultat mais aussi la manière.
Il faut bien le reconnaître, le jeu proposé par les Burkinabè est intéressant. Même s’il arrive que la défense panique, elle a toujours su se ressaisir, surtout avec la vigilance du gardien Gervais SANOU. Il faut dire que la principale force des Burkinabè réside dans son le duo d’attaque Jérôme OUIYA et Zidane ZOUNGRANA. Les deux jeunes se comprennent bien et arrivent à trouver des décalages pour mettre l’un ou l’autre en orbite. Ils sont auteurs de six des sept buts burkinabè. Et, on l'aura remarquer, quand l'un marque, l’autre est passeur. Les Etalons sont dans la bonne lancée et en attendant la bataille des demi-finales, ils peuvent s’amuser avec le Mena du Niger dans la lutte pour la première place. Un match nul est largement suffisant à leur bonheur eux qui se sont aménagé un bon goal différentiel.

La demi-finale sera plus difficile
Des demi-finales qui se joueront le 29 mars, disons un mot, puisque la décantation a été vite faite aussi dans le groupe A. en effet, l’Algérie et la Gambie ont validé leur ticket, en deux matches, en éliminant le Cameroun et la Guinée. Dans cette poule aussi, il faut attendre les derniers matchs (Algérie- Gambie et Cameroun – Guinée) qui se jouent cet après midi pour connaître le classement définitif. Mais on le sait déjà, si ce n’est pas l’Algérie ce sera donc la Gambie que les Etalons affronteront en demi-finale. Les deux équipes ont fait montre d’un talent certain lors de leurs sorties avec des manières de jouer assez différentes.
Les Fennecs d’Algérie sont une équipe très technique avec des éléments très mobiles. Même si l'équipe ne marque pas beaucoup de buts comme celle des Etalons, elle sait néanmoins conserver un résultat. On a vu comment elle défend avec hargne ses maigres mais suffisants acquis. C'est dire donc que si les Etalons devaient se frotter à ces locaux, il va falloir les contrer plus haut parce que les attaquants algériens sont bons « balle au pied » et n’hésitent pas à provoquer la défense adverse. Une défense obligée de supporter le poids d'un match finit par commettre des fautes souvent lourdes de conséquences. Il faut aux Etalons éviter trop de balles arrêtées à l’entrée de leur surface de réparation. Ce qui est sûr les Etalons ont les moyens physiques et techniques pour bousculer cette formation maghrébine.
Si c’est avec les Gambiens qu’il va falloir croiser le fer pour aller en finale, les choses seront encore plus compliquées. Les Gambiens font beaucoup appel à leur puissance physique dans la conquête du ballon et dans les duels pour la conquête du ballon. C’est, avec celle du Niger, l’équipe la plus véloce, de la compétition et avec ces Gambiens, il faut s’attendre à des dégâts à tous les niveaux. Pour les mettre hors d’état de nuire, les joueurs de l'entraîneur DANTON devraient faire preuve de lucidité et surtout jouer juste. Une conservation excessive de la balle va conduire à des contacts dangereux or le gabarit n'est pas en leur faveur.
Les Etalons ont accompli la première partie de leur mission à savoir se qualifier pour la Coupe du Monde qui va se jouer au Nigeria. Il faudra maintenant aborder les demi-finales totalement relaxées.
Dans la catégorie cadette de football, le Burkina a déjà un excellent palmarès avec deux titres de vice-champion d’Afrique (1999 et 2001), deux participations à la Coupe du Monde (1999 et 2001) couronnées de la troisième place obtenue à Trinidad et Tobago en 2001. La présente génération, qui a aussi du talent, peut enrichir ce tableau avec, et pourquoi pas, le trophée. Il faut seulement y croire.o

Ahmed NAZE

USSU-BF 2009

Les meilleurs de la région du Centre récompensés

Le Général Dominique DJENDERE, parrain régional remettant le trophée au Capitaine du LTOL'Union des sports scolaires et universitaires (USSU-BF) a, pour la saison 2009, entamé les phases finales de ses compétitions au niveau des régions. La région du centre a pu décerner à ses meilleures équipes des prix, le mardi 17 mars 2009, au stade municipal de Ouagadougou.

Tenues sous le parrainage du général de brigade, Dominique DJENDERE, les compétitions au niveau de la région du Centre ont vu la participation de 64 établissements dont 17 écoles supérieures et universitaires. Les éliminatoires dans les différentes disciplines : athlétisme, handball, volley-ball, basket ball, etc., ont donné à voir des athlètes dévoués montrant, une fois de plus, l'importance du sport scolaire et universitaire. Ainsi, le parrain régional, le général DJENDERE, a-t-il tenu à féliciter l'ensemble des compétiteurs et plus particulièrement les vainqueurs des phases finales, tout en les exhortant à une meilleure prestation lors des compétitions nationales.
La tenue des finales régionales avec à la clef des récompenses aux meilleures équipes est une première pour donner plus d'élan à cette compétition.
La cérémonie officielle des finales de la région du centre s'est déroulée le mardi 17 mars 2009, avec en vedette le football. Après les parades et autres défilés d'ouverture, place a été faite aux compétitions. Le premier match a concerné la catégorie junior où l'équipe des filles du lycée technique de Ouagadougou (LTO) a été aux prises avec celle du lycée Philippe Zinda KABORE. La première citée s'est imposée de la plus belle manière par le score sans appel de 3 buts à 0. Dans la même catégorie, cette fois-ci chez les hommes, le LTO a croisé les crampons contre le CEFIGE. Un match joué en 2 x 35 minutes où les différents acteurs ont donné le meilleur d'eux-mêmes. La première mi-temps, malgré les assauts offensifs de par et d'autre a vu le score resté nul et vierge. A la reprise, Seydou COMPAORE du LTO trouve le chemin des buts à la 5e minute et à la 12e son coéquipier Issaka TASSEMBEDO sur un coup franc double la mise. 2 buts à zéro pour le LTO. C'est sur ce score que le juge central a mis fin à la partie. Les meilleurs de la région du Centre de chaque discipline ont reçu par la même occasion des enveloppes plus des trophées et ceux classés deuxièmes des prix d'encouragements. Une cérémonie qui a réjoui le gouverneur de la région du Centre, Boureima BOUGOUMA. "La relance des compétitions de l'USSUB-F est véritablement l'unique gage d'une préparation à la relève de notre élite", s'est-il convaincu.o

Issoufou MAIGA

 

 

 

 

 

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