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La Une du n° 597
:N° 597 du 25 au 31 Mars 2009

JNP : De qui se moque-t-on ?

Si je ne donne pas ce coup de gueule, l’autre me dirait hypocrite ou à tout le moins inconséquent sur les bords. Ce que rien ne justifie ! Parce que cette affaire de couverture de la JNP me sort par les pores. Traditionnellement, la presse a toujours été bien traitée lors des journées nationales du paysan, qui offrent l’occasion aux producteurs d’avoir des échanges directs avec le Président du Faso. Pour de nombreux organes c’est même l’activité phare de l’année. C’est dire l’importance de ces journées, l’agriculture, tout le monde en convenant, étant la rampe de lancement du développement durable burkinabè. La presse, elle, s’est toujours fait le devoir de couvrir et de relater dans le détail cette manifestation d’importance, ce qui lui a du reste valu des lauriers de la part de certains décideurs.
Quelle ne fut donc pas notre surprise de constater que la donne avait complètement changé lors de cette treizième journée nationale du paysan, les plumitifs et autres ouvriers du micro ayant été priés dans des termes que la décence ne nous permet pas de reprendre, «d’aller voir ailleurs» ou alors «de faire on va voir !».
«Nous n’avons rien pour la presse. Nous sommes juste autorités à vous transporter à Koudougou et sur les différents sites !». Nous sommes-nous entendu dire par les membres de la commission presse. Quand on pense que le volet média a été confié au ministère de la Communication, pour disait-on, permettre «une gestion efficiente» des journalistes, on tombe des nues et, l’on se demande s’il n’y a pas lieu de prendre à son compte l’adage selon lequel «les enfants du cordonnier sont les plus mal chaussés». On est d’autant plus fondé à le penser que les «gars» du ministère de la Communication n’en sont pas à leur premier coup.
On est mémoratif en effet, que lors de la célébration du 11 décembre 2008 à Fada N’Gourma, les hommes de média avaient connu la galère (au propre comme au figuré) pour couvrir la manifestation, délaissés qu’ils avaient été par la commission presse. Certains journalistes n’ont eu leur «salut» que grâce à la sollicitude de certains Fadalais, ceux qui avaient perçu des perdiems pour le faire ayant «pris la brousse».
Que l’on nous comprenne bien ! Notre objectif n’est pas de «descendre» des gens mais d’attirer l’attention sur les torts que certaines initiatives injustifiées et mesquines peuvent provoquer. En effet, il y a un minimum à garantir aux uns et aux autres pour qu’ils puissent donner la pleine capacité de leurs moyens, surtout lorsqu’il s’agit de faire jouer notre responsabilité sociale et notre partition de service public bien que du privé.
Du reste, malgré la «fatwa» inopportune, nous avons fait notre boulot et, nous espérons que le rendu vous satisfera un tant soit peu. A cet effet, bravo et merci à la presse présidentielle pour sa sollicitude. La manière n’y était pas lors de cette 13e JNP, et il va falloir très vite remettre les choses en ordre.
Enfin ; que chacun joue son rôle et que par excès de zèle personne ne soit un frein pour les autres. On est tous concernés par les affaires de cette Nation, pardi ! A l’heure où le professionnalisme et la rigueur au travail sont prônés, le Faso ne saurait en effet souffrir des petits calculs, de la myopie de certains. A bon entendeur...o

Par Faèz

 

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