[Actualité] - [Annonces] - [Archives]
Une n°598 du 1er au 07/04/2009
La Une du n° 598

Retro-Rétro – Gouvernance: N° 598 du 1er au 07 Avril 2009

Discours sur la situation de la Nation

Loin des chimères politiciennes

Jeudi 27 mars 2009, le Premier ministre, Tertius ZONGO s’est prêté au rituel démocratique consistant à dépeindre la situation nationale devant les honorables députés. Et, contrairement à ce que certains esprits chagrins ont laissé entendre çà et là, le cap de la croissance et du progrès est plus que jamais maintenu en dépit de la crise multiforme qui a quelque peu freiné les efforts du gouvernement dans cette quête du développement durable.

Tertius ZONGO  (ph. DCRP-AN)Sauf à être habité d’une mauvaise foi évidente ou être frappé de cécité chronique, on ne saurait prétendre que le gouvernement de Tertius ZONGO «n’a rien fait» au cours de l’année qui vient de s’écouler. Bien sûr, la crise financière mondiale a eu des répercussions sur l’économie nationale, et, le front social a connu des agitations avec comme revendication principale l’amélioration des conditions de vie des travailleurs, mais, dans l’ensemble, les agrégats macroéconomiques ont eu une bonne tenue ce qui a permis au gouvernement de poursuivre la mise en œuvre du programme quinquennal du chef de l’Etat. Conscient que «la croissance économique de qualité, source d’un progrès économique et culturel soucieux d’équité, n’est envisageable que dans le contexte d’une gouvernance administrative clairvoyante véritablement orientée sur les résultats», Tertius ZONGO et son équipe ont entrepris de mettre les Burkinabè véritablement au travail, tout en assainissant les mœurs de l’administration publique. Ces contrôles inopinés des véhicules de service le week-end, ce retour à l’orthodoxie dans la passation des marchés et la gestion des fonds publics sont loin d’être de la poudre aux yeux, ou des mesures d’éclat (sic) ainsi que l’ont prétendu des politiciens en panne d’imagination. C’est vrai que l’opposition doit jouer son rôle, mais en l’occurrence, ses ténors sont mal inspirés en engageant ce débat. «Le civisme administratif», Tertius ZONG va l’institutionnaliser, à travers entre autres, le contrôle de la présence sur les postes de travail et le renforcement des mesures de gestion rigoureuse du patrimoine de l’Etat.
Ce souci de transparence et d’efficacité va s’étendre dans l’organisation du recrutement des agents publics afin que la méritocratie recherchée soit effective.
Des actions fortes, des décisions courageuses avec pour souci constant d’assurer une sécurité humaine durable à chaque Burkinabè. Celle-ci, dans l’entendement de Tertius ZONGO, consiste en «l’accès de chaque Burkinabè entre autres, à la sécurité sociale ainsi que l’habilitation des groupes les plus défavorisés, notamment les femmes».
C’est dire que l’équipe gouvernementale est bien au diapason du programme du Président du Faso. En effet, «le renforcement de la cohésion sociale, de la solidarité nationale et la consolidation de la sécurité humaine seront au cœur de notre action», a indiqué Blaise COMPAORE dans son programme quinquennal.
Et le Président du Faso de souligner que «les jeunes et les femmes qui forment la majorité de la population burkinabè occuperont une place de choix dans mon programme car ils constituent le socle du développement durable». Cela doit se traduire sur le terrain, par l’accès à des services de santé de qualité moins onéreux pour les plus défavorisés et le renforcement de la lutte contre les maladies transmissibles et les maladies non transmissibles.
L’amélioration de l’accessibilité financière des populations aux services de santé, autre variante de cette politique, s’est consolidée par la subvention de 306 034 accouchements et soins obstétricaux et néonataux d’urgence pour un coût de 903,7 millions FCFA et la prise en charge d’environ 100 cas de fistules obstétricales. Aussi, la gratuité de la prise en charge des soins préventifs et des cas de paludisme grave chez les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes est effective.
La sécurité humaine requérant aussi d’assurer «le savoir et le savoir-faire à la majorité des Burkinabè», l’exécution du Plan Décennal de Développement de l’Education de base (PDDEB) s’est poursuivie de manière résolue dans l’optique de faire du capital humain un facteur de développement.
La politique sociale a donc consisté à promouvoir l’instruction et la formation professionnelle, moderniser le système de santé, affirmer la cohésion et la solidarité nationale et procurer un emploi au plus grand nombre. Comme indiqué plus haut, le Burkina Faso n’étant pas une île au milieu de l’Océan, les effets de la crise internationale ont eu des répercussions sur l’économie nationale. Néanmoins, le gouvernement a bel et bien poursuivi l’édification d’une société de développement, de solidarité qui garantit la justice sociale et l’égalité des chances pour tous les citoyens. Pour le reste, on ne peut empêcher les tartufes de service de jaser et de vendre du vent aux plus crédules.
C’est aussi la preuve que la démocratie est bien vivante ici au Faso.o

- Alpha YAYA

Tertius ZONGO s'est voulu franc et direct

Les députés ont interpellé le premier ministre sur plusieursLe titre VII de la Constitution relatif aux rapports entre le gouvernement et l'Assemblée nationale en son article 109 dispose : "… Le Premier ministre expose directement aux députés la situation de la nation lors de l'ouverture de la première session de l'Assemblée. Cet exposé est suivi de débats…". De débats, il y en a vraiment eu le jeudi 26 mars 2009 à la représentation nationale où le Premier ministre Tertius ZONGO a sacrifié à cet exercice constitutionnel avec plus de 3 heures de discours-bilan de l'année 2008.

La parole donnée aux députés, chacun y est allé de son appréciation selon sa couleur politique dépeignant en noir ou de façon positive la situation de la nation 2008, présentée par le Premier ministre. Cependant, tous ont été unanimes que 2008 fut une année éprouvante du fait d'un contexte international marqué de crises énergétique, alimentaire et à la clé financière renchérissant du coup le coût de la vie.
Formule nouvelle pour une gestion rationnelle et moins lassante du temps, les questions, plutôt qu'enregistrées en vrac sur une liste d'intervention seront déclinées par groupe parlementaire dans un temps imparti, que le maître du perchoir, Roch Marc Christian KABORE, a tenu à faire scrupuleusement respecter. Ainsi les groupes parlementaires Alternance, démocratie et justice (ADJ) de maître Bénéwendé SANKARA, Convention des forces républicaines (CFR) et alliance pour la démocratie et la fédération/Rassemblement démocratique Africain (ADF/RDA) ont disposé, chacun, de 15 minutes, pendant que celui du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) en avait 25.
De Norbert TIENDREBEOGO, en passant par Etienne TRAORE, Arba DIALLO, Benilde SOMDA et Mme Edwige BESSIN tous de l'ADJ, les préoccupations ont porté sur la crise énergétique, les problèmes de la SONABHY, (Société nationale burkinabè d'hydrocarbure), les infrastructures du 11 décembre à Fada, les problèmes d'avancement des agents de la Fonction publique, la justice pour laquelle il a même été demandé la tenue des Etats généraux, les prix de céréales, l'aménagement de l'aéroport international de Ouagadougou, les privatisations, les lotissements. Pour ce groupe, le bilan est loin d'être positif.
Quant au groupe CFR, les problèmes d'eau, celui des déguerpis sur les sites miniers, le désenclavement des zones cotonnières, le droit à l'éducation pour les enfants de moins de 16 ans, l'environnement et le dédommagement des opérateurs économiques qui se sont sacrifiés à la demande du gouvernement pour maintenir leurs prix aux temps forts de la crise, constituent l'essentiel des questions que Tou HEMA Makoura, Drissa SANOGO, Sibdou Désiré ZABRE, et autres ont soumis au PM sans verser dans le négativisme.
Au niveau de l'ADF/RDA, même si ce discours présente beaucoup d'acquis et des perspectives encourageantes, il reste beaucoup à faire. C'est ainsi que prenant la parole, Mme Aissata SIDIBE, Lallo Amadou BAMOGHO, Mme Joséphine DRABO / KANYOULOU, Kombaterssour Nicolas DAH, Etienne OUEDRAOGO, Sidiki BELEM, etc. sont revenus sur, entre autres, les questions des logements sociaux, les difficultés que connaissent certaines communes pour la tenue de leurs sessions, le statut de la chefferie traditionnelle, la lenteur du traitement des dossiers de crimes en justice, le prix du baril de pétrole qui est à moins de 50 dollars, la subvention du matériel agricole vendu aux paysans par le FEER, le retard du bitumage de certaines routes jugées stratégiques, les coupures intempestives du courant, le ralentissement de la construction des mines dans la zone de Parkou.
Pour le CDP, le bilan est plus que positif et la réaction contraire de certains répond purement à des fins politiques qu'à une analyse juste et objective de la situation. Pour les élus de ce groupe, malgré les difficultés survenues en 2008, ils ont constaté que le Burkina s'en sort au regard de l'exposé fait par Tertius ZONGO. Achilles TAPSOBA du CDP (ph. DCRP-AN)Leurs questions dont certaines ont été évoquées par les membres des groupes précédents ont été orientées vers un renforcement de la bonne gouvernance, la valorisation des produits locaux, l'emploi des jeunes et leur réinsertion sociale par les micro-crédits et le bon fonctionnement des guichets uniques des fonds mis à cet effet, la réaffectation du matériel de l'Etat au niveau décentralisé, la sécurité routière, la subvention des intrants aux producteurs.
Après une heure de pause, le tribun du jour s'est trouvé à nouveau face aux honorables députés pour épuiser l'acte II de cet exercice qui consacre la phase des réponses. Tertius ZONGO, dans son franc-parler, usant parfois de formules familières sans pour autant heurter la sensibilité de ses interlocuteurs, semblait vraiment dans son élément et avait la maîtrise des sujets à lui soumis. Le locataire de la Rue du professeur Joseph Ki-ZERBO s'est voulu méthodique pour apporter des éléments de réponses aux différentes préoccupations des élus qu'il a structurées en 4 axes, à savoir Décentralisation et gouvernance ; Economie et développement ; Ressources humaines et développement rural ; et Diplomatie et coopération.

Décentralisation et gouvernance
Pour ce qui est du premier axe, le chef du gouvernement s'est apprenti sur les questions de blocages au niveau de la tenue des sessions des conseils municipaux. Pour lui, cette situation peut être imputable aux dispositions de l'article 238 du code général des collectivités territoriales qui dit que le conseil ne peut siéger que lorsqu'il y a les 23 des membres et ne représente pas le cas d'un conseiller municipal qui peut se faire représenter. Et pourtant le décret d'application dit qu'on peut donner pouvoir de voter. C'est là que réside le problème, a-t-il relevé. Cependant, pense-t-il d'autres problèmes aussi causent le disfonctionnement dont la mauvaise gestion des ressources financières et des considérations politiques. Selon lui les responsabilités sont partagées et le gouvernement a instruit le ministère en charge de la décentralisation de revisiter les textes. "Il faut que les partis politiques dans leur choix pour gérer des communes prennent des gens crédibles, il y a des maires qui doivent rembourser plein d'argent", a relevé le Premier ministre. Un autre problème concerne la situation au niveau de la Kompienga où à la place des élus de l'ADF/RDA ce sont ceux du CDP qui siègent à la mairie. Il y a eu une plainte au niveau du Conseil constitutionnel (C.C) pour une erreur matérielle qui n'a pas pris en compte la situation de cette commune. Le ministre a même adressé une lettre au C.C en vue de régler ce problème. La réponse du président du Conseil Constitutionnel, laisse cependant entendre que dans le procès verbal du contentieux qu'il a trouvé, il n'y a aucune affaire concernant ce problème. D'où l'attitude d'inaction observée par l'institution.
Le deuxième point a concerné les mis en cause par le rapport de la Cour des comptes notamment l'affaire des villas de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). Le chef du gouvernement a d'abord félicité l'institution pour le travail abattu même s'il a souligné des insuffisances qui seront comblées pour lui permettre de jouir de toutes ses prérogatives relatives à sa mission, surtout les questions du contrôle juridictionnelle. "Le gouvernement s'est engagé à soutenir en 2009 la Cour des comptes pour la mise en place de la chambre de discipline budgétaire et financière afin de lui donner les moyens d'exercer l'une de ses compétences qui sont prévues par la loi organique à savoir juger les comptes de gestion des comptables publiques et les fautes de gestion décelées dans le cadre de ses contrôles", a souligné le Premier ministre tout en précisant qu'il s'agit de renforcer le respect de l'obligation de rendre compte de la gestion des affaires publiques. Pour les créanciers de la CNSS, Tertius ZONGO a expliqué qu'il s'agit d'un contrat de vente de maisons qui a ses clauses et que c'est à la CNSS de veiller à l'exécution du contrat. Pour lui, le rôle du gouvernement a consisté à aider la caisse pour recouvrer les créances.

Assiata SIDIBE de l’ADF/RDA (ph. DCRP-AN)"Cette affaire, ce n'est pas la Cour des comptes qui nous l'a révélée. Nous l'avons sue lors de l'assemblée générale des sociétés d'Etats… J'avais même dit que si les intéressés ne payaient pas dans un délai d'un an, nous allons non seulement retirer les maisons mais ils ne seront pas remboursés, "a-t-il répondu. Ce fut la même chose pour les ministres qui devaient à l'Etat parce qu'ils ont pris une voiture. Le Premier ministre dit comprendre qu'on veuille que des gens soient jetés en prison mais pour les questions de contrat, il ne faut pas se précipiter. Sur les questions de corruptions, d'enrichissement illicite, le PM a relevé que c'est un combat de longue haleine et de tous. Pour lui, il faut que chacun de nous s'interroge à son niveau sur la bonne conduite pour juguler le problème. Quant à l'Etat, il y joue sa partition avec la mise en place de la Haute autorité du contrôle de l'Etat (HACE), la création incessante d'un pôle financier à la justice et recrutant, en plus des juristes, des économistes pour former les magistrats. "Il faut qu'on autorise, au niveau des finances, un certain nombre d'inspecteurs à passer le concours des magistrats ou être admis à faire la formation de magistrat", a lancé le P.M. Déjà pour ce qui est du contrôle de la HACE, Tertius ZONGO a rassuré qu'il y a déjà des fautifs en prison et même qu'il est alloué à cette institution un budget de 844 millions 762 mille francs pour aller à la chasse des agents indélicats. Sur le problème de la compétence des Tribunaux de grande instance (TGI) en matière criminelle, le locataire de la primature a relevé qu'il y a un projet de loi sur le grand banditisme que le gouvernement soumettra à l'examen de l'Assemblée nationale. "Il faut qu'on revoie la comparution de ces bandits devant les tribunaux et le projet de loi prévoit dix ans minimum d'emprisonnement", a-t-il précisé.

Economie et développement
Norbert TIENDREBEOGO de l’ADJ (ph. DCRP-AN)Pour répondre à la question sur le prix du carburant élevé à la pompe et le niveau actuel du prix du baril qui est à moins de 50 dollars, le Premier ministre a renvoyé l'opinion à la situation où le coût du baril était à 146 dollars US. Pour faire face aux conséquences sociales de la flambée des prix, le gouvernement a décidé de bloquer les prix des hydrocarbures. Cela a engendré des pertes qui ont été en partie répercutées sur la SONABHY et sur l'Etat. Ainsi, on a enregistré une perte de 32 milliards de francs CFA pour la SONABHY et le gouvernement, 6 milliards de droits et taxes, avec l'exonération sur le litre du carburant à concurrence de 97, 117 FCFA et le soutien au mélange 2 temps. "Notre système de fixation des prix au niveau des hydrocarbures doit tenir compte des exonérations au niveau de l'électricité. Rien que pour l'année 2009, la SONABEL sera subventionnée à hauteur de 21 milliards et le gaz, 7 milliards", a-t-il expliqué tout en étant d'accord qu'il faut peut-être regarder au niveau des marges qui peuvent être revues. Une relecture de la structuration des prix a été recommandée au ministre du Commerce dans ce sens en tenant compte de la proposition des syndicats. Sur le problème de l'essence 2 temps, le PM, a affirmé que le gouvernement paie 1,9 milliard aux stations. "Aujourd'hui le prix de l'huile a augmenté. Est-ce qu'il ne faut pas qu'on s'asseye et voir même s'il faut augmenter le prix du mélange à 5 ou 10F au lieu que des gens continuent d'arnaquer l'Etat et là, au moins, on aura l'essence parce que nous payons 10F aux stations sur chaque litre de mélange vendu", s'est-il interrogé. Répondant à une question sur l'aéroport de Ouagadougou, Tertius ZONGO a souligné que le réaménagement est un projet du gouvernement dont les travaux concernaient juste le hall. Compte tenu du délai de la construction de l'aéroport de Donsin, le dossier a été revu pour répondre aux questions de la qualité des trafics plus grands. Selon M. ZONGO, les jours à venir, le nouveau dossier sera examiné en conseil et il n'a pas été question de rattacher ce projet au Premier ministère. Dans le même ordre d'idée, il est revenu sur l'utilité de la privatisation de l'ONATEL ; les problèmes que l'opérateur téléphonique connaît en matière de services (Internet, Roaming, la fluidité des appels etc). Il a rassuré les élus qu'une rencontre a été faite avec les opérateurs qui disent placer l'année 2009 sous le signe de la qualité. Sur les logements sociaux et les problèmes d'assurance-vie, d'hypothèques, de viabilisation et de voirie, M. ZONGO a reconnu que pour une première expérience ce n'est pas facile. Il a toutefois demandé aux ministres chargés du dossier de communiquer plus sur cette question afin que les bénéficiaires ne soient plus surpris par un certain nombre de dispositions réglementaires. Par rapport à la sécurité alimentaire, le premier responsable du gouvernement a fait savoir qu'il existe pour cette campagne 35 000 tonnes de céréales dans les stocks de sécurité, 10 000 tonnes de stocks et d'intervention et au niveau des banques de céréales des paysans 98 000 tonnes. Aussi, le gouvernement s'est voulu plus prévoyant en étendant les stocks au riz et autres denrées.

C'est pourquoi, il a été procédé au paiement du riz. Pour ce qui est de la conciliation des prix rémunérateurs aux producteurs et des prix acceptables par les consommateurs, M. Tertius ZONGO veut que les producteurs s'en sortent et accroissent leur productivité pour fournir le marché. S'attaquant à la question des mines, Tertius a rappelé que l'article 78 du code minier prévoit la mise en place d'un fonds pour la réhabilitation de l'environnement ; un décret a été pris en conseil des ministres pour sa gestion qui devrait associer les communautés locales. Quant aux matériels de l'Etat qui peuvent être réaffectés au niveau des communes, Tertitus ZONGO a affirmé que le gouvernement en est conscient et qu'un recensement a été fait pour cela. "Les vieux bureaux, les chaises et autres véhicules (2200) qui ne servent plus en ville nous allons les réaffecter au niveau des préfectures", a-t-il dit. Pour ce qui est du coton, les perspectives pour le Premier ministre sont bonnes ; néanmoins pour la campagne 2009-2010, le gouvernement sera dans l'obligation de subventionner les intrants pour la production. Pour plus de rentabilité à l'hectare cette année, il est prévu d'emblaver 50 000 ha de coton BT.

Ressources humaines
Amidou Diemdioda Dicko du CFR (ph. DCRP-AN)Dans sa réponse aux différentes questions relatives aux ressources humaines, le chef du gouvernement s'est appesanti sur le secteur de la santé où 78% des formations sanitaires de première ligne fonctionnent normalement, 45 spécialistes travaillent dans les CHR (Centres hospitaliers régionaux) et 101 sont en formation. Toutefois il faut reconnaître qu'il existe des disparités au niveau de la répartition du personnel.
Quant à l'enseignement, il est reconnu au niveau secondaire, à la rentrée d'octobre 2008, le déficit de 1771 enseignants toutes disciplines confondues. Mais des efforts sont faits. C'est pour cela que les effectifs ont été doublés à l'ENSK (Ecole normale supérieur de Koudougou) et à l'IDS (Institut des sciences) où ils sont passés de 200 à 250 élèves-professeurs. Il est prévu la reconversion de plus de 454 instituteurs en professeurs des lycées et collèges et une commission interministérielle se chargera de la question. Un projet de construction de deux ENEP (Ecole nationale des enseignants du primaire) et une possibilité de recrutement des appelés du SND (Service national pour le développement) qui sont titulaires d'un titre de capacité.
Coopération et diplomatie
Pour les problèmes de préséance lors des cérémonies où il y a des personnalités qui ne sont pas citées, le Premier ministre a donné l'assurance que le ministre des Affaires étrangères s'est engagé à corriger les impairs.
Concernant la question de la Taiwan, le PM sans équivoque a répondu : "C'est une erreur de croire que sur le plan de la géo-politique, de la géo-stratégie, Taiwan est une fixation pour notre pays. Taiwan est la 22e puissance économique mondiale, Taiwan est le premier investisseur en Chine (Pékin). Toutes les grandes nations de l'Ouest entretiennent des relations fortes avec ce pays qui a une approche très concrète de la coopération au développement". Aussi il a fait comprendre que le Burkina Faso a de très bons rapports avec la Chine Taiwan mais n'a jamais rejeté celle continentale. "Nous avons de bonnes raisons d'être là où nous sommes", a-t-il conclu pour épuiser les questions des députés. Ce qui en même temps a mis fin à cet exercice qui a duré près de 2 heures 30 minutes.o

Issoufou MAÏGA

 

L’Agriculture, l’Economie et le Désenclavement
Moteurs du développement

Si l’économie nationale a quelque peu subi les aléas de la crise financière internationale en 2008, la production agricole quant à elle, a connu une forte croissance et le réseau routier national a été renforcé

Depuis 2008, la crise bouleverse tout, les programmes d’investissement et les réformes ont pris de sérieux coups. Le Burkina Faso, à l’instar de tous les pays en développement, subit les conséquences économiques de la crise financière internationale. « Comme il fallait s’y attendre dans un tel contexte de détresse économique, en matière de finances publiques, les recettes globales ont enregistré un recul de 1,3% par rapport à 2007 pour se chiffrer à 630,8 milliards fcfa. Cette baisse est imputable exclusivement aux dons et prêts, les recettes propres quant à elles ont progressé de 9,9% en 2008 s’établissant à 483,8 milliards du fait de renforcement des administrations fiscale et douanière», a indiqué le Premier ministre dans son discours sur l’état de la Nation. Une situation qui est la résultante d’un repli des principaux bailleurs de fonds occidentaux fouettés par cette crise qui a émoussé leur volonté d’accorder des crédits. Cependant, la qualité du partenariat entre le Burkina et ses partenaires au développement a permis de mobiliser 262,2 milliards comme ressources extérieures sous forme de prêts et dons pour le financement des projets et en appuis budgétaires. Tout ceci, grâce à la pertinence des stratégies de développement inscrites dans le budget de l’Etat. Par ailleurs, la balance commerciale a subi un déficit de 357,8 milliards compte tenu du fait que l’exportation du coton a baissé de 45,3% alors que les importations, essentiellement les hydrocarbures et les biens d’équipement, ont-elles augmenté de 2,8%. « La compétitivité de notre économie reste encore faible dans le cadre des échanges avec l’extérieur et exige des efforts supplémentaires de diversification de ses exportations», reconnaît le Premier ministre.
Malgré une légère croissance économique de 4,5% contre 3,6% en 2007, la lutte contre la pauvreté n’a pas eu l’effet escompté en raison des différentes crises et la mauvaise campagne cotonnière de 2007 qui a érodé le revenu des paysans. En réalité, les anticipations de forte croissance soutenue pour lutter contre la pauvreté ont été contrariées, selon Tertius ZONGO, par les effets de la crise mais aussi par des rigidités structurelles internes et la forte poussée démographique. « Le dynamisme affiché par notre économie réelle malgré les différentes crises nous donne bien des raisons d’espérer », se convainc le chef du gouvernement en se fondant sur le boom minier qui va procurer d’énormes ressources financières au Trésor public.

L’agriculture, priorité absolue
La campagne agricole 2008 a enregistré un excédent céréalier remarquable.Sur fond de crise financière et alimentaire, le gouvernement a montré sa détermination en 2008. Il a, en effet, davantage concentré les efforts sur une meilleure définition et un renforcement de sa politique d’investissement dans le développement rural, la sécurité alimentaire, l’eau et l’assainissement. Pour le chef du gouvernement, en effet, « la crise alimentaire est venue nous rappeler la nécessité de mettre en œuvre notre juste option de construire une souveraineté alimentaire nationale », mais il affirme qu’un tel choix implique une réforme de la chaîne de production agro-sylvo-pastorale et la politique des filières pour les rendre plus achevées.
Ainsi, les différents programmes mis en branle avec la mise à la disposition des producteurs de riz de 10 000 tonnes d’engrais subventionnés à hauteur de 50% et de la fourniture gratuite de 6 000 tonnes de semences améliorées ont permis d’atteindre une production céréalière de 4,2 millions de tonnes soit une progression de 36% à comparer à la campagne agricole écoulée. La production du riz a doublé atteignant 260 000 tonnes. L’agriculture irriguée a connu un engouement et constitue selon le chef du gouvernement un appoint indispensable à la sécurité alimentaire. Selon les données statistiques, elle a fourni 817 000 tonnes de céréales, soit 20% de la production nationale. Pour la sécurité alimentaire, le gouvernement en plus de procéder à la distribution gratuite ou à prix social de vivres, a renforcé le dispositif de sécurité alimentaire par la création des comités régionaux et provinciaux chargés d’assumer la coordination des activités de veille en la matière.
L’on note d’importants investissements dont le projet d’irrigation et de gestion de l’eau à petite échelle qui vise à renforcer la lutte contre la pauvreté rurale, le projet de renforcement des moyens de protection des végétaux et des denrées stockées d’un coût de 13 milliards. Il existe des perspectives comme l’accroissement de 20% de la production céréalière, l’aménagement de 5 000 ha en maîtrise totale d’eau dans le cadre de la révolution verte, la construction de 7 nouveaux barrages et la réhabilitation de 37 autres, l’emblavement de 50 000 ha de coton Bt, l’amélioration de la couverture en eau potable de 20%.
Le réseau routier en pleine expansion
« Le développement passe par le développement de la route », a clamé Blaise COMPAORE lors de la campagne présidentielle 2005. Et à Tertius ZONGO de soutenir qu’« il est aujourd’hui établi que la qualité des infrastructures de communication et la performance du système de transport relèvent le niveau de compétitivité de l’économie nationale. » Dans cette optique, il a été investi 14,8 milliards fcfa dans la réalisation de travaux de reconstruction d’ouvrages dégradés pendant l’hivernage et l’exécution des travaux d’entretien courant routier sur 15 272 km de routes. De nombreux efforts ont été également consentis dans le bitumage des routes. Ainsi l’année écoulée, 2 976 km de routes ont été bitumées. On note aussi le lancement du bitumage de la route Dori-Seytenga-frontière du Niger longue de 51 km et celui de la route Koudougou-Dédougou qui fait 130 km.
Les infrastructures routières urbaines se sont améliorées avec la construction de l’échangeur de Ouaga 2000 et le bitumage de 11 km de routes à Fada N’Gourma. Le Premier ministre a laissé entendre que son gouvernement va poursuivre des actions de renforcement du réseau routier. Ainsi, il est prévu l’entretien courant routier de 15 272 km de routes et de 1 700 km de pistes rurales pour un coût de 11,25 milliards fcfa. Des études routières déjà réalisées devraient permettre la poursuite des bitumages, les entretiens périodiques, la réhabilitation des routes et des pistes rurales.
Dans le domaine des transports aériens, on note la mise en service d’un second aéronef MD 87 par Air Burkina qui a également ouvert de nouvelles lignes sur Pointe Noire au Congo et Libreville au Gabon. Le Premier ministre s’est aussi réjoui de la reprise de la desserte du Burkina par Ethiopian Air Lines. 2008 a vu le lancement des travaux de réaménagement de l’aéroport international de Ouagadougou. Il faut noter que la signature du MCA en juillet 2008 par le président du Faso a été un acte majeur. Ce vaste programme de plus de 200 milliards prend en compte le désenclavement, l’agriculture et la scolarisation.o

Drissa TRAORE

Les efforts du Gouvernement

Santé et éducation

L'éducation et la santé, deux domaines sociaux dans lesquels les efforts du gouvernement sont les plus concentrés. A chaque discours sur la situation de la nation, les élus ne manquent pas l'occasion de taper là ou ça fait mal. Mais le Premier ministre dans sa présentation n'a occulté aucun secteur. Sans ambiguïté, il a donné des éléments qui démontrent que des efforts sont faits, qu'il y a des avancées, même si beaucoup reste à faire

"La sécurité sociale" c'est aussi assurer le savoir et le savoir" faire à la majorité des Burkinabè" a affirmé le Premier ministre. C'est la quête de ce savoir et savoir-faire pour les Burkinabè qui a conduit le gouvernement à s'engager résolument dans l'exécution du Plan Décennal de Développement de l'Education de Base (PDDEB). Dans le domaine de l'Education de base non formelle, et selon le Premier ministre, des efforts notables qui ont été déployés ont permis d'accroître l'offre éducative : "le nombre d'écoles est passé de 8182 en 2006-2007 à 8778 en 2007-2008, soit 596 écoles de plus et près de 4900 classes supplémentaires. Cet accroissement de la capacité d'accueil s'est accompagné d'un recrutement du personnel au rythme annuel de 3000 enseignants soit 9% améliorant progressivement le ratio élèves/enseignants a déclaré Tertius ZONGO. Il ressort de son discours que les effectifs des enseignants chargés des cours atteignent 38740 en 2008-2009 et le ratio l'établit à 53 élèves pour un enseignant. L'effectif total des élèves du primaire a connu un accroissement de 12%, passant de 1 742 439 en 2007-2008, à 1 959 312 en 2008-2009 dont 46,4 sont des filles. L'alphabétisation et l'éducation non-formelle n'est pas en reste dans l'action du gouvernement. 13 581 centres de tous niveaux confondus ont été ouverts au cours de la campagne 2007-2008, contre 12521 en 2006-2007. Ils sont 94 462 apprenants qui ont été déclarés alphabétisés en 2007-2008 contre 90 898 en 2006-2007 dont 57% de femmes avec un taux de promotion de 91,10% contre 79,58% en 2006-2007. Pour Tertius ZONGO, le développement du système éducatif commande l'expansion harmonieuse de ses différents niveaux. C'est pourquoi, l'enseignement secondaire en 2007-2008 a marqué la première phase de la réforme dont la mise en œuvre a été amorcée dans 45 établissements d'enseignement secondaire piloté à raison d'un établissement par province.
Des établissements pilotes qui ont accueilli 8027 élèves en classe de 6e et dont l'opération a nécessité la construction de 117 salles de classes complémentaires. Outre les salles de classe complémentaires, les capacités d'accueil de l'enseignement secondaire ont été sensiblement renforcées par la réalisation de 85 nouveaux CEG, 05 lycées, l'érection de 09 CEG en lycées et la construction de 04 logements, 07 directions régionales. Dans le souci d'améliorer les conditions de vie et de travail des étudiants. "Nous avons pris un certain nombre de mesures sociales. Le contingent de bourses d'études jusque-là fixé à 500 a été porté à 1000 bourses par an et le taux a été revalorisé. S'agissant des aides et des prêts non seulement les taux octroyés ont été augmentés, mais aussi le nombre des bénéficiaires a connu une augmentation. La capacité d'accueil des cités et des restaurants universitaires ont été renforcées". A soutenu le Premier ministre Tertius ZONGO.

La santé des populations au nombre des priorités

Des sacrifices sont consentis, mais cela reste encore insuffisant au regard de la demande de plus en plus accrue. Les populations font confiance aux structures sanitaires. Le gouvernement en est conscient, c'est pourquoi environ cinq milliards de nos francs ont été débloqués pour les investissements pour la réalisation, la normalisation, la réhabilitation et l'opérationalisation des diverses infrastructures sanitaires. Pour améliorer la qualité de l'utilisation des services de santé, foi de Tertius ZONGO, une dotation de 684 formations sanitaires et 8 centres de diagnostic et de traitement de la tuberculose ont coûté 2 854 000 000FCFA. Dans la lutte contre le Sida, 19 524 patients sont sous traitement ARV au 30 septembre 2008 contre 17 263 enfin décembre 2007. Le prix des ARV est maintenu à 1500FCFA.
Et comme il fallait s'y attendre la méningite a encore frappé. "Au cours de la période allant du 1er janvier au 15 mars, l'ensemble des districts sanitaires a notifié 2231 cas suspects de méningite dont 314 décès. Comparativement aux années 2007-2008, la situation est moins préoccupante car aucun district n'est en épidémie". A relevé Tertius ZONGO. Il a, en outre, soutenu que le nouveau vaccin contre la méningite mis au point à travers un partenariat mondial sous l'égide de l'OMS et dont le président du Faso est le parrain, sera disponible en fin 2009.o

Frédéric ILBOUDO

Bonne gouvernance

L'option réaffirmée

programmes successifs de gouvernement, le président du Faso, Blaise COMPAORE, n'a de cesse, prôné et exalté la bonne gouvernance, condition sine qua non pour la réussite du développement politique, économique, social… Ainsi, le 20 décembre 2005 à Ouaga 2000 dans son discours d'investiture, disait : "Entre la pleine conscience que nous avons toujours eue des défis du développement et les limites des ressources de notre pays, il n'y a que l'abnégation au travail, l'ingéniosité de nos populations et la bonne gouvernance pour forcer les portes du progrès". Ce qui sera, sans doute, le leitmotiv de l'action du chef du gouvernement Tertius ZONGO. Un leitmotiv réaffirmé et traduit en actions concrètes au cours de l'année écoulée.

"Forcer les portes du progrès", par l'abnégation au travail, l'ingéniosité et la bonne gouvernance. Telle est la conviction du président du Faso, que le chef du gouvernement met en œuvre. Une mise en œuvre aux résultats positifs et palpables. Face aux députés, le chef du gouvernement l'a répété. Dans un contexte de crise mondiale, pour réussir la mise en œuvre du programme du président du Faso, il faut réussir sept (7) paris dont "le pari de la promotion d'une réelle gouvernance administrative de développement". Si réussite il y a dans ce domaine, elle aura par ricochet des répercussions positives sur tous les autres domaines (économie, politique, santé, social…). C'est convaincu de cette donne, que le gouvernement au cours de l'année 2008 a accentué ses actions dans le domaine de la lutte contre la corruption, l'instauration progressive d'un "civisme administratif", la limitation des abus des biens de l'Etat, la maîtrise des dépenses de fonctionnement des services de l'Etat, etc. Ainsi, l'Autorité supérieure de contrôle de l'Etat (ASCE) a initié au cours de l'année 2008 des contrôles inopinés sur l'utilisation des véhicules de l'Etat qui ont permis de limiter certains abus. Dans la même dynamique, des contrôles de la présence sur les lieux de travail ont été effectués. La livraison des commandes publiques de carburant à raison de 60% en puces électroniques et 40% en tickets s'inscrit aussi dans ce registre.
Le gouvernement a également mis en place un dispositif pour veiller à la maîtrise des charges de fonctionnement notamment pour ce qui concerne l'eau, l'électricité et le téléphone. La mise en place et le fonctionnement de l'Autorité supérieur de contrôle de l'Etat et l'engagement pour le renforcement des capacités de la Cour des comptes sont autant de signaux forts pour la bonne gouvernance. La bonne gouvernance ne saurait occulter la gouvernance démocratique. C'est pourquoi, la 1ère session 2009 de l'Assemblée nationale va se consacrer quasi exclusivement aux projets de lois portant :
- modification du code électoral ;
- contribution de l'Etat au financement des partis politiques et des campagnes électorales ;
- fixation des quotas pour les élections législatives ;
- statut de l'opposition.
Toujours dans le registre de la bonne gouvernance, comment ne pas faire une mention spéciale au gouvernement pour avoir œuvré pour la conduite à son terme du processus du Mécanisme africain d'évaluation par les pairs (MAEP) par l'adoption du rapport d'évaluation du Burkina, au forum des chefs d'Etat à Cotonou en octobre 2008. "Vous avez tous été témoins du succès qu'il a recueilli parmi les chefs d'Etat et de gouvernement et sa rétention à l'unanimité comme modèle de présentation des rapports des autres pays à venir", fera remarquer Tertius ZONGO aux députés.

Les fruits de la bonne gouvernance
L'option de la bonne gouvernance s'est traduite ces dernières années par l'amélioration de l'environnement des affaires avec l'émergence d'un secteur privé dynamique. Cette option pour l'amélioration de l'environnement des affaires a valu au Burkina Faso d'être classé parmi les 10 meilleurs pays réformateurs du monde et les cinq meilleurs d'Afrique selon le rapport "Doing Business" de la Société financière internationale (SFI) et comme un pays ayant enregistré des avancées significatives dans la lutte contre la corruption selon Transparency International. Il en est de même de la liberté de presse.
Ces résultats et reconnaissances internationales sont le fruit d'importantes mesures gouvernementales. Au niveau de l'amélioration du climat des affaires par exemple, il y a eu, entre autres :
- la création et la décentralisation du Centre de formalité des entreprises (CEFORE)
- la réglementation du secteur de la construction ;
- la révision du code du travail ;
- l'exonération de la TVA sur les importations et les ventes des produits alimentaires non transformés et congelés ;
- la réduction de 35 à 30% du taux marginal de l'impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux et l'impôt sur les bénéfices non commerciaux.

Conséquences, en matière d'implantation d'unités industrielles, 77 investisseurs ont reçu des autorisations pour implanter des unités pour un montant prévisionnel de plus de 31 milliards. Et 242 personnes morales ou physiques ont été autorisées à exercer des activités commerciales pour un investissement prévisionnel de plus de 15 milliards.

73 entreprises ont été agréées pour des investissements de 75 milliards de FCFA avec la création de plus de 2782 emplois.
Comme on peut aisément le constater, en matière de bonne gouvernance, de renforcement des institutions, de l'amélioration du climat des affaires et de la lutte contre la corruption, le Burkina Faso est sur la bonne voie avec des résultats tangibles.
Pouvait-il en être autrement quand pour le président du Faso "la bonne gouvernance, c'est aussi l'homme comme acteur et bénéficiaire du développement. La bonne gouvernance a vocation à faire de l'homme un agent du développement et non un simple patient, à le considérer comme un être pensant non comme une bête d'automatisation dans la mesure où il s'agit de donner au développement un visage humain" (in Les Voies de l'espérance).
Il faut donc maintenir le cap et ce sera la réussite certaine, malgré les difficultés. D'ailleurs le Premier ministre Tertius ZONGO en est conscient qui n'a pas manqué de dire : "Derrière chaque difficulté, il y a des possibilités qui ne demandent qu'à être exploitées".o

Ben Alex Béogo

 Haut

 

 Haut

 

.

 

 

 

 Haut

INFOS FLASH
LES MEDIAS DU FASO
LES DOSSIERS
index.gif
 
ZEDCOM © 2008 Tous droits réservé