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Une n°598 du 1er au 07/04/2009
La Une du n° 598
RETRO-SPORTSN° 598 du 1er au 07 Avril 2009

CAN-Coupe du monde 2010

L’excellent départ des Etalons

Le dernier tour des éliminatoires combinées de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) et de la Coupe du Monde qui se dérouleront en Janvier et en juin 2010 a débuté le week-end du 28 au 29 mars dernier. Les protagonistes ont connu des fortunes diverses. Des gros calibres comme le Cameroun et le Maroc sont d’entrée tombés devant le Togo (0 à 1) et le Gabon (1 à 2). Au stade du 4 Août, les Etalons n’ont pas fait de détail devant le Syli National de Guinée renvoyé à ses études par quatre buts à deux.

En fin de matinée, les «parkeurs» avaient déjà installé les panneaux marquant leur territoire aux alentours de la cuvette du stade du 4-Août à Gounghin. Les premiers supporters, dès l’ouverture des portes, n’ont pas hésité à investir les gradins de l’énorme bâtisse. Le match prévu s’y dérouler à partir de 18 heures est d’une importance capitale pour les Etalons. Le Burkina qui a bien entamé les éliminatoires de la compétition n’entend pas s’arrêter en si bon chemin surtout que les deux absences à la phase finale de la CAN (2006 et 2008) ont laissé un goût amer chez les fans du ballon rond. Ainsi, un millier d’élèves de l’Ecole nationale de police (ENP) voisine du joyau du foot burkinabè, les innombrables fans-clubs des joueurs et les groupes d’animation ont vite coloré le Stade en rouge et vert. Le Burkina ne voulait pas se laisser piétiner par l’éléphant de Conakry.

DUARTE redoutait la Guinée
«Le coach redoute ce match parce qu’il ne sait pas ce que l’intégration des nouveaux joueurs va donner face à un adversaire comme la Guinée», nous a confié un proche de l’encadrement des Etalons peu avant le coup d’envoi. Après le tirage au sort, Paulo DUARTE, en effet, avait manifesté sa crainte de cette formation du Syli National dans laquelle on trouve de grands noms comme Pascal FEIDOUNHO, Souleymane YOULA, Dian Bobo BALDE etc. Face à un tel adversaire et au vue de la complexité de la compétition, il fallait trouver la formule pour ne pas prendre un mauvais départ. Mais ce 29 mars, on a senti la détermination des joueurs dès leur sortie pour l’échauffement. Le travail de mise en forme de l’organisme avant l’effort a été fort bien exécuté par un groupe des Etalons sérieux. Comme le dit Rachid MEKHLOUFI, un ex-coach des Fennecs d’Algérie, l’échauffement compte pour beaucoup dans la formation du résultat d’un match. Les Guinéens sortis plusieurs minutes après les Etalons ne montraient pas l’enthousiasme des équipes ambitieuses et surtout avides de victoires. Le capitaine Pascal FEIDOUNHO va essayer de galvaniser ses troupes, mais cela ne pouvait suffire.

La Saga des Etalons
Dès le coup d’envoi, les Etalons ont pris leurs adversaires à la gorge. Coup de pied de coin dès la première minute et un tacle rageur de Bakary KONE (Guingamp Ligue 2 française) pour stopper Alhassane KEITA à la 4e mn et un boulet de canon de Jonathan PITROIPA (6e mn) ont vite mis du baume dans le cœur des milliers de spectateurs massés dans les gradins et les millions qui étaient devant leurs téléviseurs.
Les Etalons mettent le pied au plancher et l’éléphant de Conakry se replit dans sa zone sensible, laissant le champ libre aux Etalons qui trotteront et galoperont à cœur joie. N’eût été le gardien Moussa YATTARA qui va retarder l’échéance en mettant en échec les tentatives de Patrick ZOUNDI et Alain Sibiri TRAORE, le Sili en aurait déjà pris. Cependant, l’infortuné va finir par s’incliner à la 22e mn sur un tir enveloppé du capitaine Mahamoudou KERE monté aux avant-postes comme pour donner l’exemple à ses camarades.
La saga des Etalons se poursuivra avec la réalisation de Alain Sibiri TRAORE (29ème) puis un doublé de Moumouni DAGANO (54è et 66ème mn) que l’étau du Sili national n’a pas réussi à garder sous l’éteignoir. Ainsi, DAGANO, avec neuf buts, est plus que jamais le meilleur buteur de ces éliminatoires devant le Camerounais Samuel ETO’O qui est tombé devant le Togo sur un but de l’inévitable Emmanuel Seyi ADEBAYOR à la 11e minute. Avec quatre (4) buts à ses dépens, la Guinée va sauver la face sur un penalty de FEIDOUNHO à l’heure de jeu et un but de Kamil ZAYATTE à cinq minutes de la fin du match.
Coup de sifflet final de l’arbitre, le stade du 4 Août est en délire. Ses idoles ont montré à nouveau que sa pelouse est chaude, même très chaude pour leurs adversaires. La Guinée, impressionnante sur la feuille de match, n’a rien montré sur le terrain. Si on enlève les deux buts et le duel perdu peu avant l’heure de jeu par Alhassane KEITA devant le gardien de but burkinabè Daouda DIAKITE, le SYLI n’a rien montré. Aucune volonté de jouer, donc pas de stratégie pour aller bousculer le bastion burkinabè.
Néanmoins, le dernier quart d’heure a été très difficile pour le Onze national, les Guinéens ayant monopolisé le ballon avec la sanction fatale qui a été le but de Kamil ZAYATTE. Les Etalons sont malheureusement coutumiers de ces fins de matchs difficiles. Dans la perspective des prochaines sorties, il est impératif de corriger cette lacune qui ne pardonne pas devant une équipe entreprenante.
Dans le second match du groupe, la rencontre Côte d’Ivoire contre Malawi a été pliée par les Eléphants sur un score fleuve (5 buts à 0). Une démonstration de force qui vient confirmer leur place de favoris. Dommage que cette belle victoire ait été endeuillée par la mort de 19 supporters et 131 blessés suite à une bousculade à l’entrée du Stade Félix HOUPHOUET BOIGNY.
Le 6 juin prochain, les Etalons vont rendre visite aux Flames du Malawi sans Mahamoudou KERE et Seydou Madi PANADETIGUIRI qui ont écopé chacun d’un deuxième carton jaune.o

Ahmed NAZE

 

SPORTISSIMO

CAN U-17

Les Etalons ne joueront pas la finale

Les demi-finales du 8e championnat d’Afrique des Nations se sont jouées, le 29 mars en Algérie. Le Burkina qui a fait forte impression lors des matchs de poule étaient face aux jeunes FENNECS algériens.
Une rencontre très rythmée malheureusement dominée par les locaux.
L’équipe algérienne très technique était aussi très soudée dans tous ses compartiments. N’eût été le talent et la détermination du gardien Germain Moussa SANOU, le Burkina aurait pu prendre un «sale» score. Il a fini par s’incliner à cinq minutes de la pause sur une reprise de Nadir BENDAMANE, le joueur de l’AS Cannes, le club qui a formé Zinédine ZIDANE, l’ancienne vedette du football français.
Les Etalons ont fait ce qu’ils pouvaient dans ce match. Au-delà de la polémique sur l’arbitrage, il faut reconnaître que les FENNECS qui sont ensemble depuis plus d’un an et qui participent au championnat national junior étaient un cran au-dessus. Les individualités des Etalons comme Jérôme OUIYA et Zidane ZOUNGRANA n’ont pas pu s’exprimer faute de ballon.
En attendant le match pour la troisième place qu’ils vont disputer aujourd’hui contre les Flames du Malawi, les Etalons n’ont pas à rougir. Le jeu qu’ils ont présenté est porteur d’espoir pour la Coupe du Monde qui se déroulera en octobre prochain au Nigeria.
Dans l’autre demi-finale, la Gambie a étrillé le Malawi par 4 buts à Zéro. Les Scorpions qui sont plus que jamais favoris pour le bouquet final.
Le fait marquant de cette 8e CAN est, sans doute, la disqualification du Niger pour tricherie sur l’âge du Aboubacar TALATOU. C’est une réserve posée par le capitaine du Zimbabwe qui a mis la puce à l’oreille de la Confédération Africaine de Football. Selon les Zimbabwéens, TALATOU a joué la Ligue des Champions contre le Dynamo d’Harare et serait né en 1987. Age qui le disqualifie pour cette compétition.
Pour le Niger, il est victime d’une homonymie parfaite. Selon Niamey, le TALATOU qui joue avec le Mena cadet est né en 1992.
Mais cet argument n’a pas convaincu la CAF qui a exclu le Niger de la compétition assorti d’une suspension de deux ans. Pendant les matches éliminatoires, la Côte d’Ivoire qui a été sortie par le Mena s’était déjà plainte du gabarit des joueurs nigériens sans avoir eu gain de cause auprès de la CAF.
Cela pouvait servir de leçon aux autres candidats à la tricherie en regardant le physique de certains joueurs, il faut être dupe pour croire qu’ils ont moins de 17 ans.o

Ahmed NAZE

Championnat national de boxe

Travailler à relever le niveau

Le samedi 28 mars 2009, s’est déroulée à l’INJEPS, la finale du championnat national individuel senior de la saison sportive 2008-2009. Une finale largement dominée par les pugilistes du club de l’USFA (Union Sportive des Forces Armées).
Le championnat national individuel senior de la saison sportive 2008-2009 s’est déroulé du 26 au 28 avec 91 engagés venant de 10 clubs des villes que sont Bobo-Dioulasso, Banfora, Ouahigouya, Niangologo et Ouagadougou. Les phases éliminatoires ont concerné les catégories mi-mouche (48kg), mouche (51kg), coq (54kg), plume (57kg), moyen (75kg), mi-lourd (81kg) et lourd (91kg). Durant deux jours, chaque catégorie a dégagé deux finalistes qui ont croisé les gants le samedi 28 mars 2009, afin de connaître les meilleurs de l’année. Dix combats étaient au programme avec un combat en levée de rideau en boxe éducative féminine opposant Ramata OUEDRAOGO à Aminata HEMA, la première citée, absente Aminata HEMA a combattu de manière symbolique avec son entraîneur. Ce combat-exercice a fait place aux finales en 3 reprises de 3 minutes. C’est la catégorie mi-mouche qui donne le gong de départ avec Antoine KOAMA (USFA) qui sort vainqueur aux points devant Raymond SANON (ABC). Laurent OUEDRAOGO (SOBA), en catégorie mouche prend le meilleur sur Ousséni OUEDRAOGO (JBCO) obtenant la victoire par arrêt de l’arbitre. Chez les coqs Issaka NABALOUM (USFA) gagne à la 3e reprise par coup obligatoire (CO) tandis que son coéquipier Oumarou OUEDRAOGO en poids plume contraint, dès la 1e reprise, l’entraîneur de Issouf OUEDRAOGO (JBCO) à voler au secours de son poulain par le jet d’éponge. Même scénario chez les légers où Hassane NABALOUM (USFA) gagne son combat par jet d’éponge. Quant à Apollinaire BASSOLE (USFA) en super léger, Abdoul-Aziz BALIMA (USFA) en welter, Donatien KABORE (RCBO) en moyen et Jules S. KABORE (USFA) en mi-lourd, ils ont tous dominé leurs adversaires aux points. Pour le dixième combat Sékou TRAORE (USCB) en lourd sans adversaire est d’office champion national de sa catégorie. Dans l’ensemble, l’engagement des combattants est fort appréciable, mais il reste beaucoup à faire pour relever le niveau technique des pugilistes. En effet, certains combats n’ont rien à envier à des combats de rue tant les adversaires dans leur rage de vaincre ont oublié leur leçon. Il faut donc dire que la tenue précoce de ce championnat s’explique par la tenue du championnat de la zone 3 en fin avril et que le Burkina pense abriter. C’est un championnat qui ouvre la porte au championnat d’Afrique qui se tiendra en mai prochain à Cotonou au Bénin. Par ailleurs Nazaire YAMEOGO, président de la Fédération burkinabè de boxe (FBB) a reconnu que le niveau n’est pas très relevé. «Le niveau technique à Ouagadougou, en dehors du club de l’USFA, est un peu faible. C’est le club de Banfora qui gardé un peu le cap», a-t-il soutenu.

Issoufou MAIGA

 

 

 

 

 

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