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La Une du n° 609
RETRO-SPORTS :N°603 du 06au 12 Mai 2009

Théâtre

« Mémoires » est au CITO

La 16ème création majeure du Carrefour International du Théâtre de Ouagadougou a été joué en grande première le jeudi 23 avril 2009 devant le ministre de la Culture, des Arts, du Tourisme et de la Communication Filipe SAVADOGO, un parterre du monde de la culture et des amoureux des planches.

« Mémoires » c’est le titre de la pièce qui tient sur une heure trente minutes environ au cours de laquelle le public est replongé dans le souvenir de grands hommes d’ici et d’ailleurs. Sur la scène un relief accidenté fait de montagnes de collines. Tout en bas, un cimetière. Le sol est rougeâtre, poussiéreux. A l’entame de la pièce, une voix grave raconte l’histoire d’un roi sanguinaire qui terrorise son peuple. La terreur est telle, que le royaume se vide de ses âmes. Les jeunes choisissent alors de prendre le chemin de l’exil plutôt que d’affronter le roi. Les aînés partent à leur recherche. Après les avoir retrouvés, comment les convaincre que fuir n’est pas la solution ? Comment les amener à prendre en main leur destinée et rester pour lutter et s’affranchir ? Commence alors l’histoire de ces grands hommes, de ces dignes fils d’Afrique que va conter l’ancien. Steve BIKO, Patrice LUMUMBA, Samory TOURE, Thomas SANKARA, Norbert ZONGO, etc., reviennent d’outre-tombe pour raconter aux jeunes leur vie, leur expérience de la lutte. Une belle histoire avec des textes poignants à la limite provocatrice. L’histoire tient la route, mais la mise en scène et le jeu d’acteur n’accrochent pas trop. Cette fluidité qui veut que le comédien incarne son personnage n'est pas perceptible. On a plutôt assisté à un récital ou chaque acteur clamait de beau texte troublant. Est-ce parce que c’est une première expérience d’opéra ? En effet, toute la pièce est construite de bout en bout dans la musique d’où la présence de certains artistes comme Mahamadi NANA, et Maïmouna GUIRA qui rendent à merveille par leur voix grave et suave le Bluse. D’ailleurs à un certain moment on se croirait à un concert qu’à un théâtre. Tellement le live des musiciens surplombe les voix des comédiens sur scène. Par contre, Alain HEMA qui a assuré la mise en scène a très bien su exploiter l’utilisation de ses comédiens et de ses musiciens qui se succèdent tantôt sur la scène comme acteurs pour ensuite repartir sur leurs instruments comme musiciens. « Mémoire » est un spectacle d’opéra version africaine, une expérience que tente le CITO qui se veut touche-à-tout. Un spectacle qui fait un clin d’œil souvenir et d’hommage à des grandes figures historiques de résistants. Quant on sait que l’opéra n’est pas un genre dont sont friands les Burkinabè, il faut dire que c’est oser. Parce que c’est une expérience dont beaucoup de spectateurs auront du mal à s’y retrouver du fait des mélanges des genres. Et si ce mélange n’est pas savamment bien huilé, si les acteurs sur scène donnent l’impression de chercher leur marque, le spectacle devient fade et accroche difficilement. « Mémoire » est un texte de Paul P ZOUNGRANA auteur, comédien et metteur en scène d’avenir qui a été mis en scène par Alain HEMA, cet autre grand nom du théâtre burkinabè, et interprété par des comédiens comme Halima NIKIEMA, Hypolitte KANGA, Nongodo OUEDRAOGO. La scénographie porte la griffe de Sada DAO et le spectacle a été produit par Adama KABORE.o

Frédéric ILBOUDO

Protection des œuvres littéraires

Le BBDA sensibilise les acteurs

Il se tient, depuis hier 5 mai 2009, un séminaire national de sensibilisation sur le droit de reproduction par reprographie. Initié par le Bureau Burkinabè du Droit d’Auteur en partenariat avec l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI) et la Fédération Internationale des Organismes gérant les droits de reproduction par reprographie ce séminaire a été présidé par le ministre Filipe SAVADOGO de la Culture des Arts, du Tourisme et de la Communication.

Les librairies, les cyber-café et les secrétariats publics sont également des acteurs à sensibiliser pour limiter les reproductions illicites des œuvres littéraires.C’est la loi n°035/99/An du 22 décembre 1999 portant protection de la propriété littéraire et artistique au Burkina Faso qui institue le principe du droit de reproduction dans notre pays. Aux termes des dispositions de l’article 16 de cette loi, «l’auteur d’une œuvre de l’esprit jouit sur son œuvre de droits patrimoniaux exclusifs dont les prorogatives lui permettent de faire ou d’autoriser… la reproduction de son œuvre».
Le droit de reproduction par reprographie est un des moyens d’utilisation d’une œuvre littéraire et/ou artistique imprimée selon l’exception de copie privée. En effet, le droit de reproduction, tel qu’il ressort de l’article 16 ci-dessus cité, est un droit exclusif au profit de l’auteur de l’œuvre. Mais pour permettre aux utilisateurs de jouir de leur droit à la copie privée sans pour autant léser les intérêts légitimes des créateurs d’œuvres, une rémunération est instituée au profit de ces derniers. Au cours des travaux qui ont duré deux jours, plusieurs thèmes ont été traités. On peut citer, entre autres, le thème sur «les généralités sur les droits d’auteur et les droits voisins» qui a été présenté par la secrétaire générale du BBDA, Mme Solange DAO/SANON. Le thème sur les exceptions et limitations aux droits d’auteurs dans le cadre conventionnel et national : aperçu comparatif dans les législations béninoise et burkinabè a té présenté par M. Samuel AHOKPA, du Bureau Béninois du Droit d’Auteur. Le séminaire a regroupé une soixantaine de participants venant des différentes régions du Burkina Faso. Ce sont principalement, des acteurs de l’Enseignement du primaire, des Enseignements du secondaire et du supérieur, des hommes de presse, des bibliothécaires, et libraires, des auteurs littéraires, des auteurs d’œuvres d’art plastique, graphique et plastique, des auteurs compositeurs, des sociétés d’édition, des représentants de l’association des cyber centres et secrétariats publics. Pour Balamine OUATTARA, directeur général du BBDA, «… La promotion des actions visant à renforcer une meilleure perception de cette catégorie de droit aussi bien par les titulaires des droits que par les usagers de ce droit également s’impose comme une nécessité. Ainsi la présente rencontre qui regroupe les auteurs et les usagers tels que les responsables du monde de l’enseignement vise à créer un cadre d’échanges pour la mise en place d’un système de gestion collective du droit de reproduction par reprographie». La gestion individuelle étant en la matière, pratiquement impossible, alors, la gestion collective y est apparue comme une solution judicieuse. Au cours du séminaire, les participants ont été informés que le BBDA a déposé sa demande d’adhésion à l’IFRRO qui devra l’examiner en juin prochain lors de son Assemblée générale. Si cette demande est acceptée, le BBDA sera la 176e structure de l’organisation.o

Frédéric ILBOUDO

Musique

 

 

 

 

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