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La Une du n° 608

Retro-Rétro – Gouvernance: N°608 du 10 au 16 juin 2009

Pont de commerce Turquie-Monde 2009

Des opportunités malgré la crise

Pari tenu ! Au propre comme au figuré, le «Pont de commerce Turquie-Monde 2009» organisé à Istanbul du 1er au 7 juin par l’ONG «TUSKON» (confédération des hommes d’affaires et des industriels de Turquie) fermement soutenu par l’Etat turc a vraisemblablement tenu ses promesses, faisant du coup d’essai, un coup de maître. Un mérite d’autant plus grand que le contexte de crise financière mondiale ne plaide pas pour les grands fora du genre, nombre de projets similaires ayant d’ailleurs passé par la trappe ici et là.
Le Vice-président de la CCIA, M. Laciné DIAWARA et Mme Monique NAKANABO, DG/CCIA-Bobo en compagnie de M. Fatih chargé de la délégation burkinabèPlus de 5 000 opérateurs économiques venus des quatre coins du monde et représentant 157 pays mis en contact, environ 120 000 relations d’affaires générées, 7 milliards de dollars brassés, une centaine de responsables de haut niveau de commerce extérieur dont 39 ministres et même un vice-président…, le «Pont de commerce Turquie-Monde 2009» a assurément été pendant sa durée le centre des affaires du monde. On y a parlé affaires, mais aussi stratégie et perspectives, en joignant l’utile à l’agréable (cela ne pouvait être autrement) dans cette ville unique au monde, Istanbul, la ville sur deux continents et aux célèbres monuments (Mosquée bleue et Sainte Sophie entre autres). Une délégation d’hommes d’affaires du Burkina conduite par M. Laciné DIAWARA, Vice-président de la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Artisanat était de la partie.

C’est le sommet des ministres du Commerce extérieur qui a ouvert la série des rencontres prévues dans le cadre de la première édition de «Pont de commerce Turquie-Monde 2009».
Ils étaient 39 ministres, un vice-président celui de l’Ouganda et une commissaire au Commerce extérieur, celle de l’Union Africaine, ce lundi 1er juin autour du ministre d’Etat, ministre du Commerce extérieur, Monsieur Zafer ÇAGLAYAN qui avait à ses côtés Rizamur MERAL, président de TUSKON et Mehmet BUYUKEKSI, président de TIM, tous deux co-organisateurs de l’événement majeur servant de cadre à la rencontre.

Personne ne s’en sortira seul
Comme on pouvait en douter, cette réunion au sommet des premiers responsables de commerce extérieur des pays et au sein des institutions représentées s’est attachée à explorer les voies et moyens de se servir de la coopération entre eux pour développer leur commerce extérieur afin de sortir de la crise financière mondiale par le haut et de faire prospérer les affaires. A l’ouverture, tout comme à la clôture des travaux dont certains témoignages affirment qu’ils ont été très ouverts, le ministre d’Etat n’a cessé de marteler l’importance de la rencontre du seul fait de sa tenue, car le contexte international a obligé bien d’autres rencontres du même type à des reports sine die. Cette crise dira-t-il, est difficile et met à rudes épreuves le commerce et les investissements internationaux, mais il est essentiel d’avoir à l’esprit que parce qu’elle est globale, ses solutions ne peuvent qu’être que globales. Personne ne s’en sortira tout seule et «la solution n’est pas de fermer la porte pour que l’ouragan passe mais de coopérer », de saisir toutes les opportunités que la crise offre et d’avoir confiance en la capacité des acteurs économiques à inventer un avenir beaucoup plus serein. A cet effet, il n’y aura certainement pas de miracles à atteindre. Il faudra développer des initiatives, investir davantage, développer la stratégie du «win, win» (gagnant, gagnant), coopérer en s’ouvrant aux autres. Dans cette perspective, la tenue du «Pont de commerce Turquie-Monde 2009» est une réponse qui tombe fort à propos surtout que la Turquie a de sérieux arguments à faire valoir dans des échanges bilatéraux avec des partenaires de tous les niveaux et dans presque tous les secteurs d’activités économiques.
Le ministre d’Etat, ministre du Commerce extérieur Zafer ÇAGLAYAN exprimant le soutien sans faille de l’Etat turc au président de Tuskon (à sa gauche) et de TIM (à sa droite)En effet, 15e économie du monde et 6e de l’Europe, 10e rang mondial au niveau du commerce extérieur, la Turquie est une économie ouverte dont plus de la moitié du PIB repose sur les échanges internationaux. Elle a de ce fait subi la crise financière de plein fouet, mais a amorcé depuis quelques mois un net redressement favorisé par les réformes entreprises depuis 2002 et qui ont permis d’assainir le secteur bancaire et de le mettre à l’abri. Ainsi aucune banque n’a été nationalisée. C’est dire si le «Pont de commerce Turquie-Monde 2009» vient à point nommé pour le pays et pour les éventuels partenariats qu’il contribuera à mettre en orbite. Le tableau ainsi planté, on avait le fil conducteur des allocutions qui allaient marquer la cérémonie solennelle d’ouverture du Pont de commerce qui a été présidée par le Premier ministre Recep Tayyip ERDOGAN lui-même, preuve du plus haut intérêt accordé à la manifestation.
En effet, ni TUSKON, ni l’Etat turc n’ont rien laissé au hasard pour assurer le succès de la rencontre. Grandiose, la cérémonie d’ouverture l’aura été avec le plein des 5 500 acteurs économiques attendus venant de 157 pays, la prise de parole de personnalités de premier rang au nom de l’Afrique (la commissaire au Commerce extérieur de l’UA), de l’Amérique Latine (un ancien président de Colombie) de l’Europe et des pays voisins (un représentant russe) et tout naturellement des principaux responsables de TUSKON et de TIM, du ministre d’Etat, ministre du Commerce extérieur, le Premier ministre ERDOGAN clôturant la liste.

TUSKON, une expérience solide
Il faut dire que TUSKON est sur la brèche depuis 2006 avec le «Pont de commerce extérieur Turquie-Afrique I», le «Pont de commerce extérieur Turquie-Afrique II» en 2007, le «Pont de commerce extérieur Turquie-Eurasie II» en 2007, le «Pont de commerce extérieur Turquie-Afrique III» en 2008, le «Pont de commerce extérieur Turquie-Asie/Pacifique II» et le «Pont de commerce extérieur Turquie-Europe centrale et de l’Est I» la même année. Au total, ce sont donc 3 «pont de commerce extérieur» pour l’Afrique, 2 pour l’Asie-Pacifique et 1 pour l’Europe centrale et de l’Est. C’est dire si on peut parler d’une expérience certaine en matière de coopération.
Une partie de la délégation du Burkina FasoEn effet, toutes ces rencontres ont permis au pays de tisser sa toile au plan international avec la signature de contrats et de relations d’affaires dans divers domaines, la prise de mesures incitatives au déploiement à l’intérieur d’investissements venant de toutes les parties du monde, tout comme l’exportation de produits nationaux et de son expertise… Certains observateurs verront dans ce regain d’activisme une manière de se détourner de l’Europe, particulièrement de l’Union Européenne qui semblait ne pas répondre à ses attentes aussi favorablement qu’elle l’aurait souhaité.
Que nenni font remarquer les autorités turques confortées dans leur vision de diversifications de leurs partenaires économiques par la crise financière qui secoue la planète depuis une bonne année. Plus qu’un forum, le «Pont de commerce Turquie-Monde 2009» se présente comme une véritable plate-forme de rencontres bilatérales. Il s’agira de savoir saisir toutes les opportunités pour triompher de la crise qui, elle, passera forcément un jour. Un atout formidable pour ceux qui prendront part au Pont de commerce car force est de reconnaître que le monde des affaires est en profonde mutation et connaît une nouvelle configuration avec une nouvelle redistribution des cartes. C’et du moins l’avis du président de TUSKON.
Un avis partagé par celui du TIM qui affirme que si l’économie turque a connu un recul au début de la crise du fait du rétrécissement de son commerce avec l’Europe, elle est actuellement sur le chemin de la reprise avec les nouvelles perspectives offertes par l’Afrique et l’Amérique Latine dont les parts dans l’économie mondiale connaissent une progression notable. Il ne faut donc pas se démoraliser face aux difficultés mais investir davantage dans de nouvelles directions et ouvrir des perspectives ignorées jusque-là. « In fine » cette nouvelle dynamique va au-delà des simples affaires et participe à la consolidation de la paix mondiale en accroissant la prospérité dans toutes les régions du monde. «Pont de commerce Turquie-Monde 2009» tire toute son importance de ces faits d’où l’appel à son institutionnalisation préconisée par le ministre d’Etat, ministre du Commerce.

C’est d’ailleurs la vocation de la Turquie, que la géographie place au centre de l’Afrique, de l’Europe et de l’Asie fera remarquer le Premier ministre ERDOGAN. Elle a beaucoup à donner mais aussi beaucoup à recevoir car le commerce international se transforme structurellement. Il faudrait donc savoir quoi faire et ne pas passer le clair du temps à parler des malheurs mais travailler et investir malgré la crise afin de récolter d’importantes dividendes quand elle sera derrière. C’est dans ce schéma que s’inscrit la Turquie pour laquelle l’argent n’a ni de religion, ni de pays. Dans ce sens TUSKON dégage les nuages en offrant des opportunités réelles de coopération et d’investissement. Il montre aussi que l’Etat n’est pas le seul concerné, mais tout aussi bien le privé que les ONG.
Coupure de ruban avant la visite officielle des halls d’expositions du Chacun, en se concentrant sur ses propres spécificités et préoccupations, les «porte-paroles» des différentes régions du monde qui prendront la parole au cours de la cérémonie s’investiront dans ce sens.

 

L’Afrique propose d’immenses potentialités
Ainsi le continent africain appelle à mettre en place une nouvelle gouvernance économique et un nouveau partenariat d’autant qu’elle offre de nombreuses opportunités d’affaires. En effet, elle possède un potentiel minier incontestable, un secteur agricole à valoriser, un secteur des services ouvert sur les nouvelles technologies, etc. La Turquie a donc des parts de marchés à prendre et le continent en tirera des bénéfices substantiels comme en témoignent les résultats flatteurs des partenariats générés par les différents ponts de commerce organisés depuis 2006.
C’est dire si ce continent est ouvert aux investissements mais souhaite plus de régulation pour ne pas être pris dans des tourbillons qui pourraient dévaster sa fragile économie.
Même des tenues militaires étaient en promotionDans le contexte de crise financière internationale actuelle ces postulats prennent particulièrement du relief avec la fermeture de fait des frontières avec pour conséquences la chute des exportations et l’accroissement des importations, la diminution drastique de l’aide au développement, le recul des indicateurs de croissance, etc. Elle a toutefois des avantages et des potentialités et c’est à ce niveau qu’il faudra appuyer fort sur les pédales. La première est sans contexte l’agriculture généralement présentée comme le moteur de l’économie dans la plupart des Etats. Elle offre de réelles possibilités de progrès avec des avantages comparatifs malheureusement vite réduits à néant par les mesures protectionnistes des grands pays industrialisés en faveur de leurs producteurs.
Le potentiel minier immense, c’est la deuxième pédale, suscite des convoitises de toutes parts et nécessite la mise en œuvre de politiques à la fois hardies et recadrées.
Tous les secteurs d’activités étaient présents à l’exposition. Ici un car de reportage télé entièrement conçu et réalisé en Turquie. L’ingénieur Ugur KILIÇ présentant son œuvreComme le dira, le vice-président ougandais à la tribune «nous avons besoin d’exploitation de nos mines mais pas d’être exploités nous-mêmes». Quant aux ressources humaines, elles demandent de vigoureux investissements car le capital humain est largement sous exploité. Dans la valorisation de toutes ces potentialités le continent a besoin d’aide, celle qui produit de la valeur ajoutée et produit des richesses. Cela suppose des investissements, un nouvel ordre financier beaucoup plus équitable. C’est à ce prix que sera consolidé ce marché qui existe et fait de l’Afrique un véritable pouvoir d’achat qui ne demande qu’à être mis à son service et à celui de l’économie mondiale. Il y a donc du travail à faire et des espaces pour tous ceux qui veulent y investir. La Turquie le sait, qui, de manière assidue depuis 2006 avec l’organisation du premier «Pont de commerce extérieur Turquie-Afrique» œuvre à être présente sur le continent au-delà du verbe et de la rhétorique. Elle innove dans le bon sens en optant pour la concertation et la stratégie du «gagnant, gagnant» au lieu de débarquer avec des gros sabots avec pour objectif de dicter ce qui sera.
En élargissant le «Pont» vers l’Afrique à d’autres horizons, la Turquie poursuit dans cette voie.
L’Amérique Latine est sur la même longueur d’onde avec ses atouts que sont son taux de croissance de 6%, le dynamisme de sa population et de son économie, son premier rang dans la bioénergie, etc. Elle souhaite un système économique plus équitable avec un agenda social en faveur des populations et la prise en compte des problèmes environnementaux générés par le système actuel. C’est dire qu’il faut remettre à plat les rapports entre l’Amérique Latine, l’Europe et l’Afrique et l’inscrire dans le cadre d’une vision prospective qui prend en compte les intérêts de chaque partie. Dans cet espace, la Turquie a sa place même si la distance semble un handicap de taille.

Pont de commerce extérieur : réservoir d’opportunités
Pour l’Europe et l’Asie, le «Pont de commerce extérieur Turquie-Monde 2009» offre de réelles perspectives de sortir de la crise financière par le haut, en ce qu’il permettra de booster les investissements extérieurs et le commerce, alors que ceux-ci, sont au plus bas. En se consacrant à des sujets concrèts (rencontres d’affaires) et en mettant en contacts directs les acteurs du commerce extérieur de nombreux pays, il apporte des solutions et des opportunités qu’on n’aurait pas eues dans d’autres conditions. Voilà pourquoi il faut féliciter la Turquie pour cette initiative qui a une grande importance pour cette partie du monde où la méfiance tend à prendre le pas sur les initiatives et le goût du risque malgré d’immenses potentialités qui ne demandent qu’à être mobilisées.
On peut le dire, le «Pont de commerce extérieur Turquie-Monde 2009» a conquis les décideurs et les acteurs économiques, un peu partout à travers le monde. La forte présence des participants venus de divers horizons et l’énorme fourmillement, trois jours durant dans le hall des rencontres et des affaires et dans les deux halles d’exposition en témoignent éloquemment.
M. Félix SANON principal organisateur de mission du Burkina Faso en conversation avec M. EKREM, directeur général du Collège horizon international de OuagadougouPar ailleurs l’intérêt manifeste des participants conviés aux différentes rencontres organisées en marge de l’activité principale est un signe qui ne trompe. Ainsi la conférence des ministres du commerce extérieur a connu des échanges jugés de haut niveau, tandis que les responsables des Chambres de Commerce et d’Industries n’ont pas marchandé leur participation aux rencontres auxquelles ils étaient conviés.
Les journalistes n’ont pas été en reste, eux qui ont pu entre deux couvertures d’évènements visiter des monuments de renommée mondiale tels la Mosquée Bleue et la Sainte Sophie, effectuer une virée en yatcht sur le Bosphore, dîner sous les ailes des avions de la compagnie «Turkish Air Line» et visiter l’un des plus grands complexes de joaillerie du monde (Kuyuncukent) où ils se sont «rincés» les yeux devant des merveilles qu’ils ne pourront certainement jamais toucher…
On a donc admirablement joint l’utile à l’agréable pour faire de ce séjour un véritable succès qui restera longtemps dans les mémoires. Pas seulement du fait des bonnes affaires qu’il aura engendrées ou des souvenirs qu’il laissera, mais aussi de ce sentiment palpable et présent partout où l’on passe, de la fierté du peuple turc, de son nationalisme et malgré tout de son ouverture et de son sens de l’hospitalité.
Nous reviendrons dans nos prochaines éditions sur le bilan de la participation des hommes d’affaires burkinabè. Il semble que les résultats sont prometteurs tant au niveau individuel qu’au niveau institutionnel avec l’engagement de la Turquie à prospecter davantage le marché burkinabè et de positionner des investissements dans divers secteurs. La délégation burkinabè était composée de :
- M. Laciné DIAWARA, Vice-président de la CCIA
- Mme Monique NAKANABO, Directrice générale de la CCIA-Bobo
- M. Félix SANON de la CCIA
- Mme Fatou OUEDRAOGO de la CCIA
- M. Gervais Adoubé, Directeur général de la société « Candis »
- M. Rasmané OUEDRAOGO, Directeur général de ERO
- M. Mathias ZOUBGA, Directeur général de SIMEEEL.o

Cheick Ahmed
Ouaga-Istambul

«Pont de Commerce extérieur Turquie-Monde 2009» en chiffres
- Nombre de participants : 5 500
- Participants étrangers : 2 300
- Participants nationaux : 3 200
- Nombre de pays : 137
- Nombre de journalistes : 240
- 400 entreprises du secteur des BTP
- 376 entreprises agricoles et de fabrication de boissons
- 209 entreprises de produits alimentaires

La Turquie en vrac

- 15e économie du monde
- 6e économie de l’Europe
- 16e producteur mondial d’automobiles et 6e de l’Europe
- 6e acquéreur de flotte aérienne du monde (120 avions)
- 8e pays le plus visité du monde avec 28 millions de touristes en 2008
- 15e rang des pays les plus attractifs du monde
- 7% de croissance annuelle du PNB
- 30 universités et 400 000 diplômés chaque année
- 10e rang dans le commerce extérieur
- 2e producteur d’acier du monde après la Chine
- 6e producteur de ciment
- 19e importateur du monde
- 1er producteur de verre plat du monde
- 3e rang dans le secteur des constructions
- 6e producteur européen de frigo

Des participants apprécient . . .

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le forum «Pont de commerce Turquie-Monde 2009» a été un franc succès. C’est ce qui ressort des témoignages faits par des participants qui se sont exprimés à notre micro..


M. Tarkan SELEKER/(FI/disi/Amatur)
entrepreneur turc

M. Tarkan SELEKER de FILDISI à gauche (cravate rouge) et des collaborateursNotre entreprise produit des robinets et des armatures. Nous sommes à notre troisième participation. Cette édition s’est bien déroulée. Il y avait beaucoup de stands et une forte participation des hommes d’affaires et même des ministres. C’était une vraie occasion pour les uns et les autres de mieux cerner le marché de la Turquie et surtout de l’Afrique.
Par ailleurs, c’est une édition qui a permis de renforcer les liens commerciaux entre la Turquie et le reste du monde notamment avec le continent africain.
Mais, on voit de plus en plus les effets de la crise dans les entreprises turques. Comme vous le savez, c’est une crise globale qui a les effets dans tous les pays du monde. Cependant, nous arrivons à exporter effectivement nos produits dans des pays étrangers notamment en Iran.

M. Yasar SURUCU, Directeur
général de CIHAN ELEKTRIK

Yassar SURUCU, DG de CIHAN ElektrikJe suis le Directeur General. C’est une entreprise qui existe depuis 15 ans et qui fabrique des appareils de basse et haute tension, ainsi que des armatures d’éclairage. Dans l’ensemble, je peux dire que cette foire se passe bien. Nous avons beaucoup d’opportunités d’affaires et beaucoup de personnes s’intéressent à ce que nous faisons. Nous espérons décrocher de bons contrats. C’est certain que nous serons encore présents à la prochaine édition.

 

 

Salim Fatih ISTENGIR/ISBAK
M. Mathias ZOUBGA, Fatih ISTENGIR et EKREM posant à côté d’un feu tricolore, une des spécialités du groupe ISBAKC’est la première fois que nous participons à cette exposition. Nous sommes contents du niveau d’organisation. Nous avons réellement saisi l’occasion pour agrandir notre réseau de distribution en tissant des contacts avec d’autres pays tels que le Burkina Faso.
Nous sommes déjà présents au Soudan et notre souhait est de pénétrer le marché burkinabè. Je viens de m’entretenir avec un de vos compatriotes. Nous avons échangé sur un projet qu’il nous a présenté. Nous nous sommes accordés sur de nombreux points et j’ai bon espoir.

 

 

 

Mathias ZOUBGA, directeur général de la société SEAMEL/Ouagadougou
M. Mathias ZOUBGA (cravate rouge) présentant son projet à M. Salim Fatih ISTENGIR de ISBAKJe suis à ma première participation à TUSKON-Monde. Je me suis fait beaucoup de contacts dans le domaine de l’électricité. J’ai eu à rencontrer des fabricants de poteaux électriques, matériel électrique tel que des transformateurs des câbles et autres accessoires d’installation électrique dans les bâtiments.
J’ai discuté particulièrement avec un entrepreneur et nous envisageons un projet d’équipement de feux tricolores. J’ai eu une oreille attentive de la part du partenaire qui s’est montré disponible malgré le handicap de la langue. Il a pris le projet qu’il va étudier et me faire une proposition finale. En tout cas j’ai bon espoir que ça va bien se passer.

Société de tomate, piment et blé
M. Gervais ADOUBE recevant l’échantillon d’un pot de tomate de la responsable de la société avec laquelle il a échangé sur un projetNous sommes une société de transformation de produits alimentaires que nous exportons.
Nous avons une grande capacité de production de 1000 tonnes par jour. Notre participation à TUSKON nous a permis de partager notre expérience avec d’autres industriels.
Je me réjouis fortement de cette participation car nous avons pu faire connaître nos différentes gammes de produits. Nous avons eu de bons contacts avec beaucoup de participants d’horizons divers. Il s’agira maintenant d’étudier la faisabilité des différentes relations que nous avons tissées. Il faudrait dans ce sens, prendre en compte le contexte de la crise internationale qui affecte beaucoup nos activités. Donc nous allons élaborer d’autres plans de production.
Nous nous intéressons à beaucoup de pays africains dont le Burkina Faso. L’essentiel, c’était d’abord d’avoir de bons contacts et c’est ce que nous avons réussi. Si nous arrivons à consolider ces relations, c’est évident que nous ferons des déplacements dans les différents pays pour voir dans quelles conditions et dans quel secteur d’activités nous pouvons travailler pour un meilleur développement socioéconomique.

W.A. KROFAH, Président de la Chambre de commerce du Ghana, président de la Fédération des Chambres de commerce et d’industrie de la CEDEAO
M. KROFAH du Ghana et Ramazan AKAN de l’entreprise de produits alimentaires et de Je pense que la Turquie offre de grandes opportunités d’affaires en organisant ce type de foire. C’est du reste une bonne occasion pour les entrepreneurs ouest africains de faire connaître leurs domaines d’activités ou leur savoir-faire à d’autres et de s’inspirer des expériences d’ailleurs. Cette foire est un bon cadre pour faire des affaires ou tisser des relations d’affaires fructueuses. TUSKON-Monde est donc un cadre privilégié pour des échanges d’expériences surtout pour les hommes d’affaires ou industriels africains qui ont souvent besoin des transferts de technologies pour mieux accroître leurs activités.
Nous sommes là justement pour voir ce qui peut être bon pour notre pays. Dans le sens de tisser de bonnes relations commerciales. La délégation ghanéenne que je conduis comprend 12 membres provenant de divers domaines d’activités comme l’électronique, l’agriculture, le commerce général. Nos objectifs sont de ramener des marchandises vers le Ghana mais de convaincre aussi les Turcs à faire le déplacement au Ghana pour découvrir davantage nos potentialités et plus d’opportunités d’affaires.o

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