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Une 609
La Une du n° 609
RETRO-SPORTS :::N°609 du 17 au 23 juin 2009

72 heures de Manga

Sport et culture pour rassembler les filles et fils

Les 12, 13 et 14 juin 2009, la commune de Manga dans la province du Zoundwéogo a vibré au rythme d’un dassandaga, d’une soirée culturelle relevée par la finale de la coupe de l’Unité dont le maire, Jean Claude BOUDA est le promoteur..

Ahmed Smani a assuré le show dans la salle de ciné de MangaLe capitaine de l’équipe du secteur n°1 recevant le trophée des mains du donateur, du parrain et du secrétaire fgénéral de la région du Centre-SudManga, chef-lieu de la région du Centre-Sud, a accueilli le week-end dernier, la première édition des «72 heures de Manga», une activité culturelle autour d’un dassandaga qui réunit les fils et filles de la commune. Ces «72 heures» organisées par le Conseil municipal de la commune est à mettre à l’initialise du maire de ladite ville, M. Jean Claude BOUDA. Ouvert le vendredi 12 juin 2009, le dassandaga, le football, ont connu des activités commerciales connexes, galeries marchandes relatives aux produits divers de la localité. Sur le site, la trentaine de stands, on pouvait voir des ventes d’habits, de tradipraticiens, des vendeurs de dolo, des tenanciers de bars et autres grillades dont les visiteurs s’en jetaient à cœur joie tellement la galerie ne ce désemplissait pas. Le lendemain, samedi 13 juin, le rythme ne faiblit pas sur le site, tout le monde y allait de sa bourse et trouvait son compte. L’attraction pour le dassandaga reste sans conteste, le dolo locale que les Mangalais apprécient dans leur majorité. Ce même samedi, l’activité tant attendue était le dénouement de la finale minime de la coupe de l’Unité de la commune lancée le 30 avril 2009.
Cette coupe qui est à sa deuxième édition a réuni 14 formations des secteurs et villages de la Cité de l’épervier autour du ballon rond. Selon son promoteur, Jean Claude BOUDA, l’organisation de cette coupe couplée par le dassandaga entend faire de l’Union pour le développement sa stratégie de construction de la cité. Et la catégorie choisie, c’est-à-dire les minimes participe de la politique de l’émergence des talents à la base pour le bonheur du football non seulement de la région ; mais aussi de la nation. Dans son mot introductif, le maire de Manga a rassuré que l’engagement de la fête foraine qui est dassandaga, nous invitait à la pérenniser en l’institutionnalisant. Ce qui a accueilli l’assentiment du public sportif qui l’a manifesté par des ovations bien nourries. Cette 2e édition a été patronnée par le gouverneur du Centre-Sud, Raimond Edouard OUEDRAOGO (REO), représenté et parrainée par le député Bila SEDOGO, président de la Commission Finances et du Budget de l’Assemblée nationale. Ce dernier ne s’est pas embarrassé d’un discours dans la langue de Molière. S’adressant au public dans la langue nationale mooré, il a dit tout le bien et son amour pour la Cité de l’épervier. A l’endroit du promoteur, il a remercié d’avoir une initiative qui a la magie de réunir toutes les sensibilités sociales en l’espace d’une soirée autour du ballon. A l’issue de ces différents speechs c’est le coup d’envoi officiel de la rencontre donné par les autorités qui a lancé le match. Au total des 13 matchs joués à la faveur des éliminatoires, c’est le secteur 1, celui du premier adjoint au maire, Albert BOUDA, et le secteur 5 celui du maire Jean Claude BOUDA qui ont arraché les tickets de la finale.
Donc l’enjeu était de taille et chaque équipe ne voulant pas décevoir son mentor.
Dès l’entame du match, le secteur 1 en jaune-rouge, affiche déjà des ambitions en prenant d’assaut coup sur coup le camp adverse obligeant le portier du secteur 5 en bleu-rouge à sortir le grand jeu. Plusieurs occasions manquées de la part du secteur 1 ; en football, quand on domine sans concrétiser la moindre occasion bien exploitée par l’adversaire fait mousse.
A la 25e minute le dossard 9 du secteur 5, Dominique DIPAMA par une reprise de volet contraignant le portier du secteur 1 à aller chercher le ballon au fond des filets. La partie s’équilibre et même parfois l’équipe qui mène au score était au bord du doublé si le même Dominique ne faisait pas l’empressement et la précipitation.
33e minute, une faute de main dans la surface de réparation du secteur 5 par l’entremise d’un corner occasionné par un défenseur. Penalty pour les jaune-rouge et égalisation tout juste à la fin de la première mi-temps. A la reprise, le secteur de Jean Claude BOUDA, a la balle de match mais gâché une fois de plus, le coup de sifflet final intervient par ce score nul d’un but partout. C’est l’épreuve fatidique des tirs au but qui départage les 2 équipes qui ont donné le meilleur d’eux-mêmes. Par 3 tirs réussis contre 2, le secteur 1 du premier adjoint au maire l’emporte et c’est la liesse totale. Pour les prix outre les 4 premiers (Sect. 1, 25 000F + jeu maillots, sect. 5, 1 500F + jeu de maillots, sect. 2, 10 000F + tee-shirt + sacs d’écolier, Gawoko, 5 000F + tee-shirt), toutes les 14 équipes ont reçu chacune 5 000F + ballon offerts par le maire.

Le show d’Amed Smani !
Le maire de la Cité de l’épervier n’entendait pas faire les choses à moitié. Il a prouvé et a tenu sa promesse. Amed Smani, le Kundé d’Or 2009, a été la tête d’affiche des «72 heures de Manga». Après le foot, tout le monde était attendu dans la salle de ciné où Amed Smani devrait donner un spectacle. Le chantre du Takiborsé n’a pas déçu et le public lui a rendu hommage. Au nombre des officiels, Jean Claude BOUDA accompagné de son épouse, le S.G de la région, le Haut-commissaire et autres invités de marque ont tenu à être au rendez-vous. Et l’homme de «Jalissa» a assuré. Car une belle soirée a été servie aux Mangalais. Et dans un tel contexte comment ne pas penser à l’édition prochaine ? «Il en sera ainsi», pense M. le maire. Mais comme toute organisation surtout à sa première édition, même s’il y a des motifs de satisfaction des imperfections ne manquent pas. Et Pascal OUEDRAOGO, vice-président du Conseil régional et président du Comité d’organisation de souhaiter que les 72 heures puissent être tenues dans les mois de décembre ou janvier, le mois de juin étant la période hivernale a joué aussi dans la mobilisation, surtout au niveau des villages le temps mis aussi pour l’organisation lui a semblé trop court.
«Nous avons eu tout au plus 3 semaines pour mettre tout ça en place et certains commerçants n’ont pas pu prendre part parce qu’il fallait se préparer», a-t-il soutenu. Mais sur une note d’espoir, M. OUEDRAOGO dit tirer des leçons et l’année prochaine, ils s’y prendront tôt, l’essentiel étant d’avoir pu tenir ces 72 heures. Côté finances, le budget estimatif du dassandaga selon toujours le président du comité d’organisation est de près de 2,7 millions et la coupe, 1,677 millions FCFA.o

Issoufou MAÏGA

Vogue Party

Une soirée dédiée au pagne tissé

Le samedi 13 juin 2009, la 4e édition du défilé international de mode « Vogue Party» a eu lieu dans la salle des fêtes de Ouaga 2000, sous la présidence de Filippe SAVADOGO, ministre de la Culture, du Tourisme et de la Communication..

Le ministre chargé de la Culture, Filippe SAVADOGO Placé sous le thème : «Les pagnes tissés : une valeur ajoutée au coton africain», le défilé de mode international, qui a réuni le temps d’une soirée des stylistes et coiffeuses de nationalités venues du Congo, du Liban, de la Côté d’Ivoire, du Sénégal, du Mali, du Bénin et bien sûr du Burkina Faso, a tenu toutes ses promesses. Une soirée aux couleurs du pagne tissé que la promotrice, Matou SANA, animatrice de l’émission de mode «Vogue» qui lui a donné son nom, se veut l’ambassadrice.
Pour elle, la mode est une manière de s’habiller, vecteur d’une identité culturelle et tout en étant le reflet de l’évolution culturelle, économique et sociale d’une société, l’affirmation du rang social, du pouvoir d’achat et de la personnalité. En choisissant de faire la promotion du pagne tissé, dont la matière première reste le coton africain, la directrice de Salima Production s’en convainc que la mode africaine, plus précisément burkinabè, s’impose de plus en plus comme un outil de développement.
Cette soirée ouverte par l’hymne national du Burkina Faso fut riche en création et de couleurs dont les stylistes présents en ont le secret.
Des tenues de soirée faites de Jean, celles dagara, de la collection Zakan-E, des perles de Tatou du Mali, le public averti n’a pu résister aux génies créateurs de stylistes et l’a manifesté par des ovations. Des personnalités telles le ministre de la Culture, du Tourisme et de la Communication, Filippe SAVADOGO, la député Aline KOALA etc. ont tenu à être témoins de l’événement qui fait l’honneur du coton. Outre la couture, l’art capillaire était au menu et les plus belles coiffures ont été présentées au public.
La révélation de Vogue 2009 fut «sans contexte», Seydou ZAKANE et tous les stylistes ont reçu chacun une attestation et des chapeaux de Saponé. La musique n’était pas en reste et c’est Adji, Awa MELONE et Eudoxie MOUNDERE qui ont assuré et les humoristes du groupe Gombo.com d’apporter leur touche. Pour Filippe SAVADOGO, «Vogue» a pu accompagner les profondes transformations locales de notre filière-coton et les acteurs de la mode, surtout les stylistes. Quant à la promotrice, cette soirée fut une réussite d’autant plus qu’elle a pu se tenir grâce de sa ferme volonté de défendre le coton africain à travers le tissage traditionnel.o .o

Issoufou MAÏGA

Musique

 

 

 

 

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