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La Une du n° 604
NATION::N°604 du 13au19 Mai 2009

36e sommet de la CEDEAO

Blaise COMPAORE félicité pour ses médiations
Blaise COMPAORE a été encore sollicité pour une médiation dans le dialogue inter-togolaisLe 36ème Sommet de la CEDEAO tenu à Abuja invite le Président COMPAORE à reprendre son rôle de facilitateur dans le dialogue inter-togolais..

La 36ème session ordinaire de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) s’est tenue le 22 juin 2009 à Abuja, au Nigeria. Le Président du Faso, Monsieur Blaise COMPAORE, a pris part aux travaux qui se sont déroulés à huis-clos.
Dans le communiqué final qui a sanctionné ces travaux, les chefs d’Etat de la CEDEAO ont invité le Président du Faso, Monsieur Blaise COMPAORE, «à reprendre son rôle de facilitateur dans le dialogue inter-togolais, après le constat de son expérience concluante de 2007», au titre de la paix et de la sécurité régionale.
S’agissant du Niger, la CEDEAO a exprimé sa vive préoccupation quant aux risques de dérives qui pourraient intervenir après les récents événements autour de la Constitution nigérienne. Les chefs d’Etat ont réaffirmé leur attachement au protocole additionnel de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance, protocole ratifié par le Niger. Ils ont de ce fait lancé un appel aux autorités de Niamey «de veiller au respect de la constitution et de l’Etat de droit qui ont servi de soubassement à la consolidation de la démocratie et de la sécurité durant ces dix dernières années de processus démocratique consensuel.»
Quant à la situation qui prévaut dans la région du Sahel, la CEDEAO a condamné les assassinats crapuleux intervenus dans la zone, et soutenu les initiatives du Président malien à «l’organisation d’une conférence sur la stabilité et le développement de la bande sahélo-sahélienne en tant que contribution majeure à la paix et au développement durable de la région.»
Sur la situation qui prévaut en Guinée Bissau, les chefs d’Etat ont condamné également les assassinats en mars 2009 du Président VIERA, du chef d’état-major et ceux intervenus au début de ce mois. A cet effet, les chefs d’Etat ont décidé de lutter contre l’impunité et pour cela, ils ont «invité la commission de la CEDEAO en collaboration avec l’Union africaine et l’appui des Nations Unies d’accélérer la mise en place d’une commission internationale d’enquête sur ces assassinats.»
Concernant la Guinée, suspendue des instances de l’organisation régionale depuis le coup d’Etat du capitaine Moussa Dadis CAMARA en décembre 2008, la CEDEAO a exprimé son inquiétude quant au manque de progrès constaté dans la mise en œuvre du chronogramme consensuel vers le retour à l’ordre constitutionnel en 2009. A cet effet, le sommet a invité la junte au pouvoir à Conakry à honorer ses engagements, à savoir, la non participation des membres du CNDD aux prochaines élections.
S’exprimant sur la situation en Côte d’Ivoire, le sommet s’est réjoui de l’évolution positive, et félicite le Président COMPAORE «pour son inlassable contribution à la normalisation de la situation politique». Blaise COMPAORE a été sollicité à poursuivre ses efforts de médiation dans le processus de résolution définitive de la crise ivoirienne, par la tenue effective le 29 novembre 2009 d’élections libres, transparentes et crédibles en Côte d’Ivoire.
L’économie a été aussi au centre des préoccupations des chefs d’Etat. En effet, le communiqué révèle que le sommet s’est penché sur la crise internationale et les performances économiques de l’Afrique de l’Ouest. Il a été recommandé la définition d’une stratégie régionale et des réformes engagées pour aboutir à la mise en place d’une convergence macro-économique.
La question du marché commun est également revenue dans les échanges entre les chefs d’Etat. Le sommet a ainsi entériné «l’adoption de la 5ème bande tarifaire à 35% au niveau du tarif extérieur commun de la CEDEAO.»
En effet, avant l’ouverture de la conférence, un sommet de la zone financière hors Franc CFA a regroupé les chefs d’Etat de cet espace, à savoir, les Présidents du Nigéria, du Ghana, du Libéria, de la Sierra-Léone, du Cap-Vert, la Guinée étant exclue de la CEDEAO. Il a été question de la politique de convergence monétaire pour l’aboutissement d’une monnaie unique dans l’espace CEDEAO vers l’horizon 2025.
Parallèlement, un sommet spécial CEDEAO-Espagne a été organisé, sommet au cours duquel, le Président du Faso a fait une importante communication sur la démocratie, l’Etat de droit et la bonne gouvernance.
Dans son adresse à ses homologues de la CEDEAO et au Premier ministre espagnol, José Luis Rodriguez ZAPETERO, le Président COMPAORE a insisté sur le triptyque «Etat de droit, démocratie et bonne gouvernance» qui constitue à la fois le fondement et le baromètre du développement socio-économique des Etats.
«Le respect de l’Etat de droit et des principes démocratiques, ainsi que la pratique de la bonne gouvernance, constituent le socle d’une société de paix et de progrès», a indiqué le Président du Faso.
Ce sommet spécial CEDEAO-Espagne s’inscrit dans le cadre du mandat du Royaume d’Espagne à la tête de l’Union européenne en janvier 2010. Ayant conçu un plan pour l’Afrique, l’Espagne entend «s’affirmer comme un partenaire de choix pour la consolidation de la paix et de la sécurité dans l’espace CEDEAO», selon les mots du Président COMPAORE.o .o

Source : DCRP/PF

IRAN

L'entrisme

La réélection de Mahmoud AMADINEJAD a provoqué de violentes manifestationsAprès avoir tenté pendant plus de trois décennies le régime des mollahs iraniens considéré comme une "menace " pour son protégé israélien, l'Occident sous la poussée de l'Administration OBAMA est en train d'expérimenter une nouvelle tactique de déstabilisation bien connue des marxistes de tous bords: il s'agit de "pénétrer l'ennemi de l'intérieur" en suscitant au sein de la population un courant contestataire assez fort pour l'amener à une capitulation lente mais certaine. Il reste à savoir si la "cinquième colonne" iranienne est assez forte pour balayer les "rouges" de Téhéran..

Du temps de George Walker BUSH, les données face au régime iranien étaient simples : il s'agissait de préparer progressivement l'opinion internationale à une guerre frontale contre l'Iran pour mettre fin au "régime anachronique "des "barbus" surtout depuis que ceux-ci avaient eu l'outrecuidance de vouloir fabriquer la bombe nucléaire. Poussée par le puissant lobby juif américain et par ses amis fabricants d'armes, BUSH était en passe de réaliser son rêve de néantisation des successeurs de l'imam KHOMEINY, fondateur de la République islamique. Las, son odyssé irakienne ayant tournée au cauchemar, et la Russie voyant d'un mauvais œil toute agression contre Téhéran, BUSH a dû remiser au placard ses envies guerrières et refiler ce dossier chaud à son successeur OBAMA. Lequel avait déjà indiqué avant son avènement, que la solution militaire ne lui apparaissait pas la mieux à même de résoudre cette épineuse question iranienne. Instruit par les échecs militaires de BUSH et, conscient que l'opinion publique américaine ne lui pardonnerait pas une nouvelle aventure meurtrière dans le golfe arabo-persique et en Asie centrale, OBAMA a donc opté pour le conflit "irano-iranien" avec cette contestation populaire qui ne cesse de prendre de l'ampleur depuis la réélection de Mahmoud AMADINEJAD, le poulain des guides spirituels iraniens.
La méthode consiste donc à financer à coups de milliards de dollars cette fronde tout en jouant les donneurs de leçons à un régime qu'on n’est pas loin de voir bientôt répertorier dans la catégorie des "génocidaires". "Le droit universel au rassemblement et à la liberté d'expression doit être respecté et, les USA se tiennent aux côtés de ceux qui cherchent à exercer ce droit." Cette déclaration d'OBAMA quoique politiquement correcte n'en indique pas moins clairement le soutien des Américains aux troupes de Hossein MOUSSAVI, le candidat malheureux à la présidentielle. Les mollahs qui ont eux-aussi compris la nouvelle donne parlent "d'agents terroristes" pour désigner les contestataires. L'imam KHAMEINY, actuel dépositaire du pouvoir spirituel, a apporté son soutien à AMADINEJAD, et invité le peuple à vaquer à ses occupations. A l'étape actuelle de cette confrontation culturelle multiséculaire, il est difficile de dire qui de l'Occident ou de l'Orient symbolisé par l'Iran sortira vainqueur. On peut juste se risquer à dire que les mollahs vont, sans doute, tabler sur cette dimension du conflit pour mobiliser le peuple contre les "impérialistes’’. Soliman le Magnifique, dernier grand vainqueur perse des Occidentaux doit s'en friser les moustaches de plaisir dans sa tombe.o


Alpha YAYA

 

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