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La Une du n° 604

NOUVELLES DU GRIN :N°610 du 24 au 30 juin 2009

A quelques jours de son second mariage, elle est surprise avec son ex-mari

A l’instar des autres villes du monde entier, Bobo-Dioulasso a célébré, le dimanche 21 juin 2009, la 28e édition de la fête de la musique. Cette année, c’est l’Association pour la sauvegarde du patrimoine culturel (ASPAC) qui était au centre de l’organisation de la fête à Bobo-Dioulasso. L’ASPAC s’est attelée à rendre l’événement encore plus convivial, participatif et accessible aux populations à travers des scènes ouvertes et gratuites.
Pour marquer le lien avec la tradition et le patrimoine musical, une caravane de chasseurs musiciens Dozos ont ouvert les festivités le matin par une animation à travers la ville de Sya. La caravane des Dozos a sillonné les principales artères de la ville en passant de la place Tiéfo Amoro (place de la gare) vers la place de la Nation devant le musée du Houet puis par le marigot pour aboutir à la place de la Mairie.
Après une animation, la caravane a opéré un passage devant le quartier village de Dioulassoba avant de s’ébranler vers le musée de la musique d’hier et d’aujourd’hui en empruntant le boulevard de la Révolution.
Au niveau même du musée de la musique d’hier et d’aujourd’hui, un podium fixe était monté en face du siège de la Semaine Nationale de la Culture (SNC). Une quinzaine de troupes musicales de tout style, était programmée tout au long de la journée de 10h à 18h 30mn. Mais la pluie s’est mêlée de la fête vers 14h, en interrompant le spectacle qui a repris vers 17h après la pluie.
La fête de la musique a été créée en 1982, en France par le ministre de la Culture d’alors, M. Jack LANG. Le 21 juin, jour du solstice d’été dans l’hémisphère Nord, et nuit la plus courte de l’année, est apparue comme la date la plus appropriée. Le but initial était de faire vivre la musique hors des salles de concert : ses premiers organisateurs se prennent à rêver de faire sortir dans la rue, sur les lieux publics, tous les musiciens, amateurs ou professionnels. Son mot d’ordre est alors rapidement devenu : «Faites de la Musique, Fête de la Musique».
Depuis sa création, cet esprit est resté le moteur de cette manifestation populaire et largement spontanée. Victime de son succès, la Fête de la Musique est aujourd’hui reprise dans plus de cent pays et 340 villes, sur 5 continents.
La 28e édition de la Fête de la Musique avait pour le thème : «50 ans de chansons françaises». Une manière de fêter en textes et en musique les 50 ans du ministère de la Culture qui l’a fait naître. Le centre culturel français Henri MATISSE de Bobo a pour cela invité un grand amateur du verbe et de la rime. A travers un spectacle en 3 parties (en solo, Stéphane MEJEAN avec les musiciens de Bobo, les invités et la chorale de l’EFAM) Gérard MOREL, c’est de lui qu’il s’agit, a émerveillé par ses chansons qui pourraient n’être que des jeux récréatifs d’un virtuose du verbe, mais elles sont jubilatoires, pleines de surprises, de trouvailles, d’hardiesses…
Vive la Fête de la Musique et surtout «Faites de la Musique, Fête de la Musique».

Etalons # Eléphants du 20 juin ;
un bon coup pour réveiller la fibre patriotique

Le 20 juin 2009 restera une date inoubliable dans l’histoire footbalistique du Burkina. On retiendra que ce jour-là, les Eléphants de Côte d’Ivoire se sont imposés au stade du 4-Août face aux Etalons du Burkina. Score final 3 buts à 2 pour les Ivoiriens à l’issue d’une partie âprement disputée où les deux équipes se sont largement défoncées. Finalement, c’est l’expérience des Ivoiriens, avec leur pléade d’internationaux qui officient dans les clubs les plus huppés d’Europe, qui a payé. Les Etalons sont tombés les armes à la main. Les nombreux supporters qui étaient acquis à leur cause ont été très compréhensibles à leur égard. Les Etalons n’ont nullement été ridicules. Ils ont perdu mais avec la manière. Le peuple les encourage à redoubler d’efforts pour les batailles à venir.
Le football n’est pas une science exacte comme les mathématiques. Il s’agit d’un domaine où tout est aléatoire. Les Etalons peuvent et doivent toujours entretenir l’espoir, car ils n’ont perdu qu’une bataille, pas la guerre.
Le 05 septembre prochain, ils auront l’occasion de se relancer dans la course au mondial 2010. Rien n’est encore perdu pour eux. Même la Guinée n’est pas hors-jeu à plus forte raison le Burkina.
En tout cas, les Etalons ont montré qu’ils savaient jouer au football. La bataille était très serrée et ils ont tenu jusqu’au bout.
Tout le peuple burkinabè est fier de ses Etalons qui viennent ainsi d’enregistrer leur première défaite en 9 matchs dans cette compétition.
Au grin, cette défaite a été le débat phare. Dans la nuit du 20 juin, une pluie bienfaisante a arrosé la ville de Sya. Cela a été récupéré comme un alibi valable pour ne pas réunir le grin. Déçu, tout le monde a profité de la fraîcheur pour dormir et oublier. Ce n’est que le lendemain que les débats ont repris. De façon unanime, tous ont reconnu la combativité des Etalons.
On regrette néanmoins le manque de tireur de coup franc dans l’équipe des Etalons. Elle a bénéficié de très bons coups francs qui, ailleurs, sont comptés comme des buts.
Certains membres du grin se sont rappelé du spécialiste qui a marqué notre pays en la matière. Il s’agit d'Amadou Touré de l’ASFA-Y. Aujourd’hui, notre espoir se porte sur le jeune Alain Sibiri TRAORE, mais il a encore besoin d’affiner ses talents. L’autre constat des membres du grin tourne autour du milieu des Etalons.
Les profanes du grin pensent que le capitaine Mahamadi KERE n’était pas dans un bon jour et que le Marseillais Charles KABORE a perdu trop de ballons et de duels.
Lorsque le milieu coule, la défense n’a plus d’équilibre et peut sombrer à tout moment. Le meilleur compartiment reste l’attaque. Elle assure l’essentiel des victoires des Etalons. Au-delà de toutes ces critiques et points de vue, c’est le comportement du peuple burkinabè qui a été vraiment surprenant, notamment à Bobo-Dioulasso. Les drapeaux du Burkina n’ont jamais autant été vendus. La plupart des vendeurs étaient en rupture de stocks. Les grossistes, à un moment donné, se sont eux-mêmes constituer détaillants tellement les prix grimpaient à une vitesse exponentielle. Les vendeurs de drapeaux ont fait de bonnes affaires.
La fibre patriotique n’a jamais autant vibré pour un événement sportif. Même la CAN est «petite» devant cette mobilisation spontanée des Burkinabè en l’espace d’une rencontre de football.
Ce match est arrivé comme pour réconcilier le peuple avec lui-même, depuis les évènements malheureux de la vie chère des 20 et 21 février 2008 à Bobo et dans d’autres villes du Burkina.
Dans la journée du 20 juin, Bobo était en effervescence. La mobilisation au nom des Etalons était totale. Des supporteurs sont même allés habiller le monument dit «Blaise-Kadhafi» sur la route de Banfora.
Un monument que les manifestants de la vie chère avaient saccagé lors des émeutes dites de la faim. Tout cela est désormais oublié à cause de la fièvre des Etalons. Quand le football marche dans un pays, cela apporte un certain bien-être aux nombreux fans du sport-roi.
Le football est un vrai facteur de rapprochement des peuples. Il rapproche le peuple de ses dirigeants.
Le sage du grin a particulièrement apprécié le comportement exemplaire du peuple après la défaite. Il a su l’accepter dans le fair-play. Tout s’est passé comme si la FIFA avait eu tort de désigner cette opposition de «match à risque». Ce fut plutôt un match fraternel. Rendez-vous le 05 septembre pour la suite.

A quelques jours de son second mariage, elle est surprise avec son ex-mari.
«La femme c’est la femme ; on a beau parler, elle ne changera jamais». Magic Systèm à travers sa chanson, lève un coin de voile sur la femme dans «Petit pompier».
Malgré le caractère populaire de ce message, il y a toujours des cas qui persistent.
Au secteur 3 de Bobo, un homme et sa femme se sont officiellement séparés après les démarches infructueuses de leurs témoins.
La nouvelle a fait le tour du secteur. Un commerçant qui avait des visées sur la femme divorcée décida de passer à l’action, vu qu’elle était maintenant libre une tout engagement. La femme accepta l’offre du commerçant qui a décidé de faire d’elle sa 3e épouse.
Mais selon le rite musulman, une femme divorcée doit observer une certaine période donnée avant de s’engager pour un nouveau mariage. L’homme le savait, mais ne voulait pas attendre tout ce temps avant d’avoir «accès» à cette femme qu’il désirait ardemment. Il loua une maison pour sa future épouse où ils pouvaient se retrouver en toute quiétude en attendant le mariage.
Notre commerçant est un homme respecté dans le secteur. Il ne veut pas passer pour quelqu’un qui s’adonne à l’adultère.
Toutes les nuits, il passe chez sa 3e femme, y reste jusqu’à 22 heures précises avant de rejoindre ses deux épouses légitimes.
Ce scénario a duré juste une semaine et un jour, une vieille femme de la cour informa le commerçant que tard dans la nuit, lorsqu’il était absent, un autre monsieur venait voir sa dulcinée. Choqué et étonné, l’homme voulut en avoir le cœur net et se décida à venir vérifier l’info. Il venait avec la 2e clé de la maison vers 02 heures du matin, ce qu’il craignait s’étalait devant lui : sa femme dans les bras de son ex-mari. Il n’en revenait pas… Bien plus pénible pour lui, en plus d’être cocufié, il se verra accusé de «détournement». La femme a en effet pris fait et cause pour son ancien mari.
Elle a accusé le commerçant de l’avoir «waké» pour l’enlever à son mari, le père de ses deux enfants. Sur ses dires, le commerçant qui ne voulait pas de scandale s’en est allé rejoindre ses 2 autres femmes tout honteux. Il est revenu le lendemain pour «libérer» la maison qu’il avait louée. La femme a voulu reprendre la maison à son propre compte, mais le propriétaire a refusé, arguant que sa maison n’est pas une chambre de passe.
En réaction à cette histoire, les membres du grin pensent que le commerçant n’a pas joué franc-jeu dans cette affaire. Il n’a rien respecté et tout porte à croire qu’il devait bien entretenir des relations couples avec la bonne-dame bien avant son divorce. Il est accusé d’ailleurs d’être à la base de cette séparation.
La question que certains membres se posent, c’est de savoir pourquoi ce couple qui a jusqu’à deux gosses a pu semer les témoins du mariage. Malgré leur bonne médiation, le couple a refusé le pardon pour choisir le divorce. Aujourd’hui, s’ils veulent encore se remarier, pourront-ils avoir des témoins ?
Du côté du commerçant, ses deux femmes ont fini par apprendre les aventures de leur mari. Elles se moquent de lui en réclamant leur coépouse.

« Le petit fâkir, toujours dispo »

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