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La Une du n° 611

Retro-Rétro – Gouvernance: :N°611 du 01 au 07 juillet 2009

Sociétés d’Etat
Quand la crise financière plombe les performances

Les comptes des 14 sociétés d’Etat burkinabè au titre de l’exercice 2008 ont été évalués par la 17e Assemblée générale des sociétés d’Etat qui s’est tenue à Ouagadougou les 25 et 26 juin derniers sous la coupe du Premier ministre Tertius ZONGO. Contrairement à l’année précédente, les performances n’ont pas été à la hauteur des attentes. La crise financière mondiale et le manque d’anticipation de certaines entreprises sont des motifs invoqués.

Malgré quelques difficultés de fourniture d’électricité, la SONABEL a fait un léger mieuxLa majeure partie des sociétés d’Etat burkinabè, comme il fallait s’y attendre, n’ont pu échapper aux contrecoups de la crise financière internationale. C’est du moins le constat qui ressort au terme de la 17e Assemblée générale des sociétés d’Etat (AGSE), une session d’évaluation des comptes de nos entreprises publiques. L’AGSE, il faut le rappeler, est un moment important pour examiner les états financiers des sociétés de gestion étatique et une tribune pour dégager les perspectives de performances. C’est un instrument de renforcement du système de gouvernance des entreprises.
La session d’évaluation des comptes de cette année a dû se passer dans une ambiance de mine grise tant les griefs ont fusé sur la plupart des 14 sociétés qui ont soumis leur bilan à l’appréciation de l’Assemblée générale. Comme cela puisse paraître assez paradoxal, les indicateurs de performances du bon nombre des sociétés ont bien fonctionné au regard de la croissance de leurs chiffres d’affaires comparativement à l’année écoulée mais elles ont présenté des bilans déficitaires. A cela, s’ajoute le refus d’approbation du bilan de la société de patrimoine de l’abattoir frigorifique (SOPAO) que l’AGSE a d’ailleurs invité à un dépôt de bilan. En tirant les conclusions de la session, le Premier ministre tout en reconnaissant les difficultés que les sociétés rencontrent en ce moment, fustige tout de même celles qui justifient leurs mauvais résultats en ramenant tout à la crise financière mondiale. Le contexte financier international a certes eu des effets néfastes sur les performances. Mais «ce serait trop facile si chacun se met à évoquer la crise comme raison de ses contre-performances» souligne t-il avant de faire remarquer que « la plupart de ces sociétés ont eu des chiffres d’affaires plus importants que l’année dernière. Si malgré tout elles sont déficitaires, cela veut dire qu’elles n’ont pas su maîtriser les charges et qu’elles ont des problèmes évidents d’anticipation et de gestion.»
En demandant à la SOPAO de mettre la clé sous le paillasson, l’AGSE met ainsi en exécution ses menaces qu’elle a proférées lors de sa session précédente à l’endroit des sociétés qui fouleraient aux pieds ses recommandations. En effet, lors de sa 16e session, l’AGSE avait sommé la SOPAO et le BUMIGEB qui étaient les deux sociétés déficitaires de réorienter leurs activités en fonction du nouveau contexte du marché. Pour la première citée, il était ressorti de sa gestion 2007 des difficultés dues à la non signature de la convention de concession induisant le non versement par la Société de gestion de l’abattoir frigorifique de Ouagadougou (SOGEAO) dont elle est héritière des droits de concession qui constituent sa principale ressource. Ce faisant, il avait été recommandé que la société mène une réflexion approfondie sur les perspectives de continuation de son activité et la réorientation de son objectif vers l’exportation d’une viande de qualité et aux normes internationales. En attendant donc la mise en place d’une nouvelle norme de gestion beaucoup plus rationnelle, la SOPAO fait les frais du manque de réalisme par rapport à l’étude qui avait conduit à sa création. Quant au Bureau des mines et de la géologie du Burkina (BUMIGEB), il aura répondu cette année aux attentes en mettant en œuvre les recommandations de la 16e AGSE. L’activité économique et financière de cette entreprise s’était soldée en 2007 par un résultat net négatif de 11 millions FCFA soit une baisse de 222% par rapport à l’exercice 2006 où il était positif de 9 millions de FCFA. Ce solde négatif en 2007 était lié à la forte baisse de ses activités commerciales et la réduction de la contribution de l’Etat dans le cadre du contrat plan. Comme ce qui lui avait été souhaité, le BUMIGEB a pu rebondir en arrivant à réorienter ses activités dans le contexte de boum minier que connaît le pays. La société a pu cette année sortir de la zone rouge. A l’image de la SOPAO, la Société de promotion des activités ferroviaires du Burkina (SOPAFER-B) a été contre-performante. Les difficultés de recouvrement des droits de concession auprès de la SITARAIL ont plombé ses comptes. Il ressort que la société peut encore être sauvée par une implication directe du ministre de tutelle (département des Transports) dans la question du recouvrement et avec le recours aux services de l’agence judiciaire du Trésor qui a pour vocation de gérer les contentieux de l’Etat tels que les créances. On se rappelle qu’à sa dernière session, l’AGSE avait déjà recommandé au ministre des Transports et au contrôleur général d’Etat d’examiner de plus près la gestion de la société en vue de trouver une solution aux réserves émises par le commissaire aux comptes. La SOPAFER-B avait été invitée à user de tous les moyens légaux pour amener la SITARAIL à respecter scrupuleusement la convention de concession qu’elle a signée. Quant on sait que cette dernière se trouve dans une crise de confiance entre les associés, cela ne permet pas d’être assez optimisme sur l’avenir de la SOPAFER-B. Au nombre des sociétés qui n’ont pu innover depuis la 16e assemblée, il y a le Laboratoire national du bâtiment et des travaux publics (LNBTP). Comme l’année précédente, l’AGSE lui a reproché encore la défaillance de son système de recouvrement, la vétusté de son matériel et la non-diversification de ses activités. Et le tout couronné par une démotivation progressive de son personnel. La Société nationale de gestion du stock de sécurité alimentaire (SONAGESS) a elle aussi connu une baisse de performance. Entreprise à caractère spécifique, comme son nom l’indique, la SONAGESS contribue à la sécurité alimentaire du pays à travers la constitution ou la reconstitution d’un stock national de sécurité alimentaire, d’un stock d’intervention et la conservation des aides alimentaires confiées par le gouvernement. L’exercice 2008 a été marqué par la vente de 23 313 tonnes de céréales à prix social dans 21 provinces déclarées zones déficitaires ou à risque de pénurie alimentaire. Le résultat net de la société a donc subi une baisse de l’ordre de 18,23%. Compte tenu de ses difficultés de recouvrement de ses créances avec l’Etat qui reste son principal client, l’AGSE a recommandé à l’entreprise de revoir son contrat-plan avec celui-ci et de développer de nouvelles activités commerciales.
S’il y a une société dont le bilan suscite beaucoup de commentaires c’est bien la Société nationale burkinabè d’hydrocarbures (SONABHY). Si à son examen de passage l’année passée, elle avait présenté une santé financière assez reluisante, cette année elle est apparue déficitaire avec 22,8 milliards de FCFA. Et pourtant son chiffre d’affaires a connu une augmentation de 15,06% soit 251,253 milliards de FCFA contre 218,364 milliards à l’exercice précédent. Ce qui fait dire qu’elle a connu des problèmes de trésorerie et n’a pu anticiper sur la flambée du prix du baril. Unique société publique commerciale, la SONABHY qui avait réalisé à elle seule la moitié du chiffre d’affaires global des 14 sociétés en 2007, a été invitée à remonter vite la pente et à fournir beaucoup plus d’efforts tout en restant plus flexible et réactive face au marché. Tout comme l’année dernière, l’AGSE a recommandé à la société d’hydrocarbure à renforcer sa stratégie de communication.
L’Office national de l’eau et de l’assainissement (ONEA) et la Société nationale d’électricité du Burkina (SONABEL) ont encore convaincu cette année l’AGSE de leurs performances avec des résultats nets assez considérables et sont considérés comme étant les deux sociétés les plus performantes de l’année 2008 parmi les dix entreprises prestataires de services. Cela grâce à leurs stratégies de management (voir encadrés).

De gros chiffres d’affaires pour peu de dividendes…
De façon générale, il faut noter que sur les 14 sociétés d’Etat, trois sont déficitaires (SONABHY, SOPAO et SOPAFER-B). Et sur les 11 présentant des résultats nets positifs, seules 5 ont réalisé des chiffres en hausse par rapport à 2007. Le chiffre d’affaires global a, quant à lui, connu une augmentation passant de 432,250 milliards en 2007 à 480,173 milliards de F CFA en 2008, soit une hausse de 11,09%. Malgré cette évolution du chiffre d’affaires, le résultat net de l’ensemble de ces sociétés a chuté cette année de 44,398 milliards en 2007 à 378 millions, soit une baisse de 99,15%. Toute chose qui a eu une incidence considérable sur les dividendes que ces sociétés devraient verser à l’Etat. En effet, elles n’ont pu verser à ce titre que 1,224 milliard contre 23,401 milliards en 2007, soit une baisse de 88,46%. Pis encore, leur contribution au titre des taxes et impôts est passée de 12,788 milliards en 2007 à 3,94 milliards, soit une baisse de 69,19%. L’année dernière cette baisse était de l’ordre de 9,27% par rapport à 2006. Alors qu’à la 16e session de l’AGSE, l’Etat avait revu à la baisse le taux de contribution de ses sociétés dans sa caisse de 60 à 10%.o

Drissa TRAORE

Quelques grands projets de la SONABEL

I. Renforcement des capacités de production thermique et de transport
a) Installation d’un groupe de 16 MW à Ouagadougou :
Dans le cadre des mesures d’urgence d’approvisionnement en énergie électrique pour faire face à la demande de pointe de 2009 du Centre Régional de Consommation de Ouagadougou, il est prévu la mise en place d’un groupe thermique de 16 MW. Les travaux d’installation dudit groupe sont en cours.
b) Construction d’un poste de 15 kV à Ouaga I
En vue de permettre une meilleure évacuation de l’énergie électrique provenant de l’interconnexion Bobo-Ouaga, un réseau de répartition 90 kV a été réalisé et des postes 90/15 kV et 90/33 kV sont en cours de réalisation. Le poste actuel de Ouaga I sera remplacé par un nouveau poste 15 kV, en cours de construction, qui permettra d’évacuer l’énergie provenant du poste 90/15 kV et qui prend en compte les besoins de la Zone d’Activités Commerciales et Administratives (ZACA).
II. Interconnexions électriques
1. Grands projets d’interconnexions avec les pays voisins
a) Interconnexion Bobo-Ouaga
Il s’agit de la construction d'une ligne de transport d'énergie en 225 kV, distante d’environ 338 km entre Bobo-Dioulasso et Ouagadougou, dans la continuité de l'interconnexion Côte d’Ivoire–Burkina Faso.
La capacité attendue de la ligne Bobo-Ouaga est de 120 MW. Le coût de réalisation du projet d’interconnexion Bobo-Ouaga est estimé à 49 milliards FCFA consistant en :
-la construction de postes 225 kV à Zagtouli (Ouaga) et à Pâ;
-l’extension du poste de Kodéni à Bobo-Dioulasso ;
-la réalisation d’un système de téléconduite de réseau ;
-la construction de la ligne 225 kV ;
-la construction des postes et des lignes de la boucle 90-33 kV de Ouaga ;
-la supervision tous travaux des lignes et postes 225-90-33 kV ; l’électrification de 5 localités rurales au passage de la ligne 225 kV.
b) Interconnexion Bolgatanga - Ouagadougou
Conformément aux recommandations du schéma directeur d’électrification du Burkina Faso, la réalisation de cette ligne d’interconnexion permettra l’alimentation du Burkina Faso par le réseau ghanéen.
La réalisation du projet, dont le coût estimatif est de 30 millions USD consiste en :
-la création d’une travée arrivée ligne 225 kV à Zagtouli (Ouaga) ;
c) Projet WAPP - Dorsale Nord 330 kV
Il concerne la construction d’une ligne de transport d’électricité de 330 kV reliant les pays suivants : Nigeria-Niger-Burkina Faso-Bénin.
Ce projet s’inscrit dans le cadre du pool énergie électrique de la Communauté Economique Des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le WAPP.
D’un coût global estimé à 509,7 millions USD dont 131,9 millions USD pour le Burkina Faso, le projet WAPP-Dorsale Nord 330 kV consiste en :
-la création d’un poste 330/225/90/33 kV Ouaga-Est relié au poste de Zagtouli (Ouaga) par une ligne 225 kV ;
-la construction d’une ligne 330 kV entre Ouagadougou et la frontière du Niger.
les sociétés impliquées. Les résultats de cette étude seront disponible en décembre 2008.
d) Projet d’interconnexion Han (Ghana) - Bobo Dioulasso (Burkina Faso) - Sikasso (Mali) – Bamako (Mali)
Il s’agit d’un projet d’interconnexion électrique en 225 kV qui s’inscrit dans le cadre du schéma directeur du réseau électrique du WAPP.o

Plan stratégique 2007-2010 de l’ONEA

Suite à l’audit complémentaire qui s’est déroulé le lundi 10 novembre 2008, l’ONEA a été déclaré certifié à la norme ISO 9001 version 2000 par le comité de certification de l’Association française de normalisation (AFNOR). Cette certification couvre le périmètre : gestion de la clientèle en abonnement d’eau potable et prestation en assainissement y compris les processus de management et supports associés pour l’ensemble des centres ONEA.
Parallèlement, des actions sont entreprises pour l’extension du périmètre de certification à l’ensemble des activités de l’ONEA prévues en 2009.
La norme ISO 9001 version 2000 a pour finalité de certifier l’aptitude de l’entreprise à atteindre trois (3) objectifs majeurs :
-fournir un produit/service conforme aux besoins des clients,
-accroître la satisfaction des clients,
-déployer un processus pour l’amélioration continue des performances.

Plan stratégique actualisé 2007-2010
-Vision « l’ONEA sera en 2010 une entreprise de services, de référence dans le secteur de l’hydraulique en Afrique et acteur moteur du partenariat pour la promotion et le développement des services d’AEPA au Burkina Faso ».
-Valeurs de la culture de l’entreprise : professionnalisme, compétence, sens du service public, respect du client et esprit d’équipe.
-Renforcer l’équilibre financier et développer la rentabilité de l’ONEA.
-Améliorer la satisfaction et l’engagement du personnel.
-Renforcer l’image de la société auprès des partenaires.
-Améliorer la qualité du service et la satisfaction des clients.
-Développer les services d’assainissement, eaux usées et excréta.
-Accroître le taux de couverture des villes moyennes.
Développer une gestion pérenne et un suivi rapproché des contrats d’affermage et des conventions de partenariat.
-Créer les conditions d’une intégration réussie des opérateurs privés locaux dans le processus de développement de l’AEPA urbain.o

Le check-up par société

SOPAFER-B : l'Assemblée générale des Sociétés d'Etat, après avoir examiné la situation de la société, a noté la persistance des difficultés de recouvrement des droits de concession auprès de SITARAIL. Après avoir entendu les explications données, elle a exhorté le Ministre en charge des Transports à poursuivre les actions déjà entreprises en vue du recouvrement de ces droits et invité la SOPAFER-B à recourir aux services de l'Agence judiciaire du Trésor.
Par ailleurs, l'Assemblée, après avoir relevé les réserves émises par le commissaire aux comptes, a invité la direction générale à prendre les mesures idoines pour résoudre de manière définitive ce problème récurrent de l'écart non expliqué des immobilisations financières.
Le commissaire aux comptes a été invité à vérifier la gestion des stocks de pièces détachées lors des sondages.
Dans le cadre de la maîtrise des charges de fonctionnement de la société, la Direction a été invitée à s'approcher du Ministère en charge des Finances afin de s'inspirer des mesures prises par ce département qui du reste pourraient être généralisées à l'ensemble des sociétés à capitaux publics.

BUMIGEB : L'Assemblée générale a félicité et encouragé la société pour les efforts fournis dans la diversification de ses activités et l'a invitée à saisir toutes les opportunités offertes par le boum actuel du secteur minier.
Quant au processus de privatisation, l'Assemblée a rassuré la société de l'engagement du gouvernement à déterminer une forme juridique appropriée à sa situation avant la fin de l'année 2009.

SONABEL : Les performances économiques et financières de la SONABEL, malgré l'environnement économique difficile, ont été appréciées très positivement par l'Assemblée générale. Elle a cependant, encouragé la direction générale, en collaboration avec le commissaire aux comptes, à faire une analyse plus fine des causes de l'évolution modeste du chiffre d'affaires.
L'Assemblée générale, tout en invitant, la Direction Générale à diversifier les sources d'énergie, l'a encouragée à poursuivre ses projets d'interconnexion.
Au regard des difficultés rencontrées par la société dans la gestion du fonds d'éclairage public, l'Assemblée a recommandé qu'une réflexion plus approfondie soit menée.

CCVA : La bonne tenue des indicateurs économiques et financiers du CCVA a été saluée par l'Assemblée générale, qui l'a encouragé à poursuivre ses efforts dans l'amélioration de ses résultats. En relevant la faiblesse du taux de fréquentation au niveau des visites techniques, l'Assemblée a invité la société à intensifier les actions de sensibilisation en vue d'améliorer le taux de fréquentation.
Face aux difficultés de recouvrement des créances client, l'Assemblée a invité la tutelle technique de CCVA, en collaboration avec le ministère en charge des finances, a trouvé une solution définitive aux créances sur l'Etat.
Par ailleurs, elle a invité la société à assainir ses comptes par la mise en place d'un système efficace de suivi des stocks des pièces de rechange.

LNBTP : L'Assemblée générale, a relevé l'augmentation du chiffre d'affaires due à la baisse des tarifs et a encouragé le LNBTP à travailler à maintenir sa clientèle et à améliorer les délais de recouvrement afin d'être viable dans un environnement de plus de en plus concurrentiel.
Elle a aussi constaté de sérieuses difficultés financières dues à un système de recouvrement défaillant, souligné la vétusté du matériel et relevé les difficultés liées aux arriérés de primes et au plan de carrière du personnel.
Au vu de cette situation, l'Assemblée générale a invité le laboratoire à réaliser un audit organisationnel, social et de gestion et à avoir un système de recouvrement ferme et efficace tout en mettant en place un plan d'investissement fiable à court et moyen terme.
Par ailleurs, l'Assemblée générale a encouragé le LNBTP à faire des propositions pertinentes en vue de sortir définitivement de cette situation avant l'approbation de ses comptes.

SONAGESS : L'Assemblée générale, après avoir examiné le fonctionnement des stocks de sécurité et d'intervention, constaté les nouvelles attributions de la société, l'a encouragée à développer de nouvelles activités commerciales. Elle a invité la société à mettre en place un système de valorisation de ses prestations et à réviser son contrat plan avec l'Etat.
Par ailleurs, l'Assemblée générale ayant constaté que l'ancien Président du Conseil d'Administration n'a pas honoré l'obligation réglementaire de séjour semestriel dans sa société, a demandé la suspension de sa participation à tout conseil d'administration de sociétés à capitaux publiques.

LONAB : L'Assemblée générale a encouragé la société pour ses œuvres sociales et les résultats enregistrés. Elle a ensuite, au regard des observations faites par le commissaire aux comptes, invité la Direction générale à mettre en place une politique commerciale permettant de gérer efficacement le placement des tickets au niveau des revendeurs.
Elle a également encouragé la société à prendre des mesures nécessaires, en collaboration avec le commissaire aux comptes, pour la nette séparation des exercices comptables, comme l'exige, du reste, l'orthodoxie comptable.

SOPAO : L'Assemblée générale a relevé que la situation économique et financière de la société est très préoccupante et souligné l'impossibilité de l'attelage SOGEAO-SOPAO à fonctionner de manière efficace et rentable.
Face à ce constat l'Assemblée Générale, a décidé de la dissolution anticipée de la
SOPAO.

SONAPOST: L'Assemblée Générale, après avoir constaté les difficultés relatives au recouvrement des créances sur la poste ivoirienne, a rassuré les dirigeants de la société sur l'implication du gouvernement dans la recherche de solution.
Au regard des observations formulées par le commissaire aux comptes, l'Assemblée générale a invité la société à assainir ses comptes et à continuer les réflexions sur la problématique des livrets d'épargne en collaboration avec le Ministère de l'Economie et des Finances afin de résoudre définitivement le problème de l'écart des comptes CNE.
Elle a été félicitée par l'Assemblée générale pour les résultats enregistrés et pour la maîtrise des charges notamment, celles du personnel et encouragée à poursuivre ses efforts de modernisation de ses prestations.

SONATUR: L'Assemblée générale, après avoir constaté la mévente des terrains de la SONATUR sur plusieurs de ses sites déjà aménagés et les perspectives d'acquisition des nouveaux sites, a invité la société à mettre d'abord en place une politique commerciale efficace et efficiente en vue de résoudre le problème de cette mévente avant tout nouveau aménagement.

CARFO : Les résultats de la CARFO ont été appréciés positivement par l'Assemblée générale. Au regard des observations formulées par les commissaires aux comptes sur la cession de certains actifs de la société et la passation des marchés, elle a invité la CARFO au respect strict de la réglementation et des procédures y relatives.

CNSS : L'Assemblée générale, après avoir félicité la CNSS pour ses résultats a relevé l'importance des charges et le non respect de la plupart des ratios de SIPRES.
Elle a ensuite invité la société à une maîtrise de ses charges et à mettre en place un plan stratégique de développement en vue d’avoir une vision à long terme de ses activités.

ONEA : Les performances économiques et financières de l’ONEA ont été appréciées très positivement par l’Assemblée générale.
Elle a salué la société pour sa certification à la norme ISO 9001 version 2000 et pour sa bonne gestion tout en l’invitant à soigner la communication.

SONABHY : L’Assemblée générale a constaté les tentions de trésorerie que traverse la société et l’a encouragée dans ses efforts à rétablir la situation et à être plus flexible et réactive face au marché.
Elle a également invité la SONABHY a plus de communication avec les consommateurs et prospecter vers d’autres sources d’énergie.o

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