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La Une du n° 611

NOUVELLES DU GRIN :N°611 du 01 au 07 juillet 2009

Il offre un portable dernier cri à son enfant admis au CEP

Les pluies commencent à être au rendez-vous à Bobo. Il ne se passe plus deux jours sans que les vannes du ciel ne s’ouvrent pour arroser la ville de Sya. Les nombreuses prières des uns et des autres seraient à l’origine de cette bonne cadence des pluies, dit-on.
Vendredi 26 juin dernier, une grande pluie suivie de vent a arrosé la ville de Bobo. Des dégâts sont signalés çà et là mais pas très graves. C’est le cas de ce cailcédrat qui s’est effondré devant la direction régionale de la CNSS Bobo. L’arbre est tombé sur des fils électriques, occasionnant une coupure d’électricité sur cette ligne.
Ce même vendredi, Nawa DOUMBIA et sa fille Doussou BAGAYOGO donnaient un concert au théâtre de l’Amitié.
Lorsque la pluie a commencé aux environs de 14 heures, les organisateurs du concert priaient Dieu pour que cette pluie s’arrête à temps pour dégager le temps et permettre au concert de se tenir. Ce vœu n’a pas été bien accueilli au grin où les gens pensent qu’il faut laisser les pluies tomber à leur rythme. La plupart des membres du grin ont fustigé certains gardiens de la tradition qui pour des miettes, tentent de bloquer certaines pluies de façon mythique afin de permettre à un concert de se dérouler.
Pour le cas précis du concert de Nawa DOUMBIA, les choses se sont plutôt bien passées. Après cette grande pluie dans l’après-midi, les nombreux mélomanes fans de la cantatrice malienne ont pris d’assaut le théâtre de l’Amitié pour vivre dans une ambiance folle, le spectacle.
Heureusement que ce problème de concert raté à cause des pluies aura une solution avec la construction de la salle de spectacles de la SNC en 2010. Les travaux de construction de cette salle sont déjà engagés et l’on attend la prochaine SNC pour son inauguration.

Du rififi à l’arrondissement de Konsa
Le conseil municipal de l’arrondissement de Konsa est actuellement secoué par une crise latente. Une grande partie des conseillers commence à protester ouvertement contre les méthodes du maire Karim BARRO. La goutte d’eau qui a failli faire déborder le vase est liée aux fiches de demande de parcelles. Le maire aurait autorisé leur vente sans informer les conseillers de son arrondissement. La plupart d’entre eux disent qu’ils ont été informés par des militants de base de leur secteur. Ces fameuses fiches de demande sont considérées comme le sésame qui ouvre la voie vers une parcelle. Certes, le conseil municipal avait déjà débattu du sujet, mais la date exacte de sa mise en vente n’avait pas été arrêtée.
Les spéculateurs en ont profité pour acheter une grande quantité de fiches qu’ils ont revendues par la suite à près de 10 mille francs l’unité au lieu de mille francs, prix officiel.
La crise latente n’a pas eu le temps d’éclater, vu que c’est le CDP qui gouverne le Konsa, le maire de Bobo, Salia SANOU en sa qualité de secrétaire général de la section du Houet a tenté de laver le linge sale en famille. Il a convoqué tous les conseillers CDP pour les convaincre de ne pas s’allier aux conseillers de l’opposition pour combattre le maire de Konsa. Même s’il y a des divergences, elles doivent être réglées au sein du parti. À l’approche des joutes électorales, il est dangereux de jouer à un tel jeu. Les tractations souterraines se multiplient pour résorber cette crise latente. Cette situation qui prévaut à l’arrondissement de Konsa est beaucoup commentée au grin. Certains voient en cette crise, le prolongement de la mésentente entre les femmes de Bobo. On se rappelle que le «Djanguina», père du maire de Konsa avait choisi le camp de Adja Naba DIANE au détriment de celui d’Assita OUATTARA. Après la mise en place de la coordination provinciale des femmes du Houet par le ministre de la Promotion de la femme et la visite de la première Dame Chantal COMPAORE, on croyait que le chapitre de la crise entre les femmes de Bobo était clos ; mais avec la crise latente qui prévaut au Konsa, il est encore à l’ordre du jour. Pour certains membres du grin, Salia SANOU malgré son titre de S.G du CDP Houet est mal placé pour résoudre ce problème. Dans cette affaire de crise entre les femmes de Bobo, c’est le maire Salia SANOU qui est sorti perdant.
Il est accusé de ne pas jouer franc jeu entre les femmes et d’aucuns affirment qu’il serait celui qui attisait le feu. À l’époque, tout le monde connaissait la position de Djanguinaba BARRO dit «Djanguina». Son fils Karim n’avait pas montré sa position, mais comme on sait qu’il gouverne l’Arrondissement de Konsa selon les conseils de son père, alors on a vite fait de le mettre dans le camp de son père, rejoignant ainsi le camp de Adja Naba DIANE.
En appelant Salia SANOU à la rescousse pour éteindre l’incendie qui couve dans son arrondissement le fils de Djanguina s’expose à une vengeance. En tout cas, le SG du CDP Houet a beau rencontré les conseillers CDP de Konsa, mais l’affaire reste toujours en suspens. On affirme qu’elle est en voie d’être résolue.
Mais les différents conseillers CDP refusent de se prononcer ouvertement. Ils donnent comme indice la tenue du conseil municipal. «Si le conseil municipal de Konsa arrive à se tenir, c’est la preuve que la crise est passée sinon…».
Voilà en substance les déclarations d’un conseiller proche du grin. En effet, les conseillers sont prêts à bloquer le conseil municipal si le maire Karim BARRO le convoquait.
L’arrondissement de Konsa est le plus riche de Bobo. Il comporte le marché central, la zone industrielle et le centre ville. Depuis les dernières municipalités, c’est Karim BARRO, le fils du Ladji de Bobo qui préside à la destinée de l’arrondissement. Alors qu’on s’achemine vers la fin de son mandat, il est face à sa première grande crise.
Il est accusé de gérer l’arrondissement selon les désirs de son père et non ceux de son conseil municipal. Les conseillers veulent le débarquer purement et simplement parce qu’il ferait tout en solitaire sans les consulter.
Mais les partisans du maire Karim BARRO pensent qu’il est victime des mauvaises pratiques qui prévalaient sous l’ancien conseil municipal.
Les conseillers du secteur voulaient que le maire les cède les fiches de demande afin qu’ils les écoulent eux-mêmes, à leurs militants de base. Mais le maire s’en est opposé.
À l’issue des communiqués radiodiffusés, il a mis en vente les fiches. C’est cela qui n’a pas été du goût de certains conseillers qui voulaient faire des spéculations. Les problèmes de l’Arrondissement de Konsa sont multiples. Au secteur 19 (Kodéni) il a été démontré que le secteur est sur une nappe d’eau ; on doit donc recenser les résidants pour leur attribuer des parcelles au secteur n°18 mais les gens refusent de se faire recenser parce que celui que le maire a choisi pour le faire est plutôt un «ennemi» du secteur. Le maire à son tour refuse de choisir quelqu’un d’autre.
L’un dans l’autre, les problèmes au Konsa risquent de bloquer la tenue régulière du Conseil municipal si rien n’est fait pour véritablement régler ce problème une fois pour toutes. Affaire à suivre…

Il offre un portable dernier cri à son enfant admis au CEP
Les différents examens scolaires ont pris fin. Maintenant c’est la période des récompenses à travers des soirées organisées pour «arroser» le diplôme obtenu.
Au secteur n°9 de Bobo-Dioulasso, un homme a récompensé son enfant avec un portable comportant toutes les commodités possibles, tout simplement parce qu’il est admis à son CEP.
Tout heureux, l’enfant se balade avec son portable haut de gamme. Parmi ses amis, il actionne les diverses fonctions pour les impressionner. Il est constamment en contact avec ses parents. À tout bout de champ, il les « bipe » ceux-ci le rappellent immédiatement. En tout cas le nouveau diplômé est aux anges et envié de tous.
Au grin, les gens pensent que les parents de cet enfant ne lui mettent pas sur le bon chemin. Un portable pour un enfant qui s’apprête à aller en 6e c’est un saut dans la distraction. Il y a plein de cadeaux comme un livre, un vélo, un ballon… qui sont distractifs mais instructifs pour les enfants.
Au grin on se demande ce que l’enfant aura comme récompense lorsqu’il sera admis au BEPC ou au Baccalauréat. Les parents du petit doivent tenir compte du proverbe qui dit que «Qui aime bien, châtie bien».
En offrant un portable sophistiqué à son enfant, ce père de famille pense lui prouver son amour. Or, c’est une façon de mettre son enfant sur la voie de la facilité.
Le sage du grin, réagissant à cette histoire, pense que les parents aiment tellement leurs enfants qu’ils ont du mal à leur inculquer les vraies valeurs qui fondent l’humanité. C’est dès son jeune âge que les parents doivent modeler la personnalité de leur enfant.
Généralement quand l’enfant devient irrécupérable et un cas spécial, les deux parents se rejettent la responsabilité. La mère dit que c’est son père qui l’a gâté. Vice versa. Le bon enfant appartient à tout le monde, le mauvais à sa mère seule.
Même si vous aimez tant vos enfants, il faut les éduquer dans la modestie.

« Le petit fâkir, toujours dispo »

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