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La Une du n° 611
RETRO-SPORTS : N°611 du 01 au 07 juillet 2009

Coupe des confédérations
Un test probant

La coupe du monde de l’année prochaine en Afrique du Sud est attendue avec impatience, curiosité et inquiétude. Premier pays africain à accueillir la grande fête du football mondial, le pays arc-en-ciel ne doit pas se rater. C’est pourquoi, en prélude à cet événement, et pour tester la capacité du pays hôte à faire face à une organisation qui exige des moyens et un timing sans tache, la FIFA offre, à travers la coupe des confédérations, l’opportunité de voir ledit pays à l’œuvre..

Le Brésilien Kaka a été sacré meilleur joueur du tournoiAussi, depuis le 14 juin dernier, la nation de Nelson MANDELA s’est-elle prêtée à ce test grandeur nature. Une répétition générale qui a vécu son épilogue dimanche à l’Ellis Park de Johannesburg. Selon les observateurs, la fédération internationale et les presses accréditées, ce fut un succès, tant les ratés redoutés ont fait place à une symphonie qui donne à penser que juin prochain va consacrer une telle fête du football.
En tout cas, pour ce qui est de l’aspect sécuritaire, qui soulevait avant la compétition tous les fantasmes, les choses se sont plutôt déroulées dans un calme presque suspect. Il n’y a rien eu à signaler, comme si tout ce disait n’a existé que dans l’imagination fertile de quelques aigris. Ceux qui, en outre, ne croyaient pas capable, un pays du continent, d’être à la hauteur d’une pareille organisation, peuvent aller se rhabiller.
L’organisation justement, des stades, aux déplacements, en passant par le déroulement des matchs, l’Afrique du Sud a réussi un presque sans faute. Seul bémol, les tribunes à moitié vide, lorsque les Bafana Bafana n’étaient pas dans l’arène et la capacité, semble-t-il, un juste des hôtels à répondre à la demande, quand vont déferler près d’un million de visiteurs en juin 2010. Mais l’Afrique du Sud a sur ce plan, une année pour essayer de rattraper le manque.
Le trophée cherit par Robinho et un de ses coéquipiersQuand au terrain, il a encore confirmé la supériorité du Brésil, alors que tout le monde ou presque pensait l’Espagne au dessus du lot depuis trois saisons maintenant. Précédée en Afrique du Sud, d’une réputation flatteuse de nation produisant, depuis son succès à l’Euro 2008, le football le mieux élaboré, l’Espagne a été surprise en demi-finale par une équipe des Etats-Unis, reine du centre et des attaques supersoniques.
Battue sans l’ombre d’un doute 2-0, l’Espagne tombait après un record de 15 victoires de suite et une invincibilité qu’elle devrait depuis 34 rencontres. Le favori malmené, le second sur la liste, le Brésil ne s’est pas raté, même si à l’instar de l’Espagne, il a failli en finale passer également à la trappe.
Les Bafana-Bafana (jaune-vert) ont ait douté des équipesCueilli à froid, dès l’entrée en matière de la finale par deux buts américains, trop tôt venus, le Brésil a dû oublier le beau jeu qui fait sa spécificité, pour un football de percussion, servi faut-il quand même le dire par quelques brillantes individualités. Une option payante puisqu’il va rattraper les Etats-Unis et les dépasser sur le fil, grâce à son capitaine LUCIO.
Ce succès est le troisième du Brésil dans cette coupe des confédérations. Il est aussi le deuxième d’affilée, car il avait survolé cette tenue en Allemagne en 2005, grâce à un quatuor de feu en attaque : RONALDINHO, KAKA, ROBINHO et ADRIANO. Aujourd’hui, seuls demeurent en poste KAKA et ROBINHO, les deux autres s’étant perdus dans les milliards qu’ils ont engrangés au travers d’un fort business qui n’en finit pas, malgré la crise de distribuer les salaires de folie.
Quid de l’Afrique du Sud ? Le pays qui s’apprête à accueillir la 14e coupe du monde de football a montré dans ce tournoi de deux semaines de belles promesses. Les Bafana Bafana n’ont pas été ridicules, loin s’en faut. Malgré la jeunesse de l’effectif, son inexpérience et le manque de joueurs emblématiques, l’équipe managée par le Brésilien Joël SANTANA s’est montrée à la hauteur.
Même si elle pêche encore par trop d’erreurs de débutant, l’enthousiasme et la combativité dont elle a fait montre sont de nature, avec le soutien d’un public chaud, à lui assurer un mondial prometteur.
Cependant, elle devra d’ici le coup d’envoi, prévu le 10 juin 2010, corriger sa naïveté défensive, sa faiblesse dans le jeu sur les côtés et son manque de lucidité dans la dernière passe. Certes, tout ça n’a rien d’insurmontable à un an de l’événement, mais vu l’attente de ses supporters, elle n’a plus de temps à perdre.
Le deuxième représentant africain à ce tournoi, l’Egypte a beaucoup déçu. Pas tant dans le fait d’avoir été sortie prématurément que dans celui qu’il présentait un potentiel nettement au dessus de celui de l’Afrique du Sud. Son jeu en mouvement n’a pas d’égal en Afrique et peu d’équivalent dans le monde. Sa capacité à contrôler le tempo d’une rencontre, sa technique d’ensemble, sa résistance sur la durée sont des atouts spécieux en football. On demande cependant à savoir si l’Egypte elle-même est consciente d’un tel potentiel.
Ce qui est sûr, sa sortie prématurée a surpris plus d’un spécialiste, surtout lorsqu’on a vu sa démonstration face au Brésil et sur tout la manière dont elle a rendu impuissante l’Italie. Mais, il semble que la victoire nette de l’Algérie en Zambie dans les éliminatoires du Mondial lui ont scié le moral, juste avant de rentrer sur le terrain face aux Etats-Unis.
Avec six points de retard sur les Fennecs dans ses éliminatoires, l’Egypte a effectivement du souci à se faire. Ce qui est sûr, elle n’a plus droit à l’erreur. Pour rejoindre, l’Afrique du Sud l’année prochaine, le champion d’Afrique doit désormais sortir le grand jeu.o

Idriss SEMDE

Coupe de la commune de Dori
Le secteur n°4 sur la première marche

Baba HAMA, promoteur du tournoiL’équipe du secteur 4 de Dori, vainqueur de la présente éditionLe tournoi de football dénommé Coupe inter-secteurs de la commune de Dori a connu son épilogue en apothéose le samedi 27 juin 2009 sur le terrain militaire de la capitale de la province du Séno. C’est une foule impressionnante de supporters et de spectateurs qui a pris d’assaut le terrain militaire dès les premières heures de l’après-midi pour être témoin de la finale de cette coupe initiée par Baba HAMA, Directeur de la communication de la présidence du Faso.
Huit équipes étaient en lice notamment, les 5 secteurs de Dori et 3 villages rattachés (Wendu, Diomga et Torodi). Le temps réglementaire s’étant soldé par un nul vierge le secteur n°4 s’est adjugé le trophée face au secteur n°3 son rival par le score de 5 buts à 4 après la séance de tirs au but. Du président du Comité d’organisation au Gouverneur de la région du Sahel en passant par le parrain de cette 2ème édition, El Hadj Moussa CISSE, tous ont salué l’organisation du tournoi qui contribue à la promotion du sport dans la capitale du Sahel et à la mobilisation de la jeunesse de cette ville autour d’activités contribuant à son épanouissement. Prestations musicales d’artistes, défilé des équipes et des unités des sports et des loisirs de Dori et feux d’artifice ont agrémenté cette fête sportive. En rappel, dans la matinée, une course cycliste féminine très disputée et des jeux de société (pétanque) ont servi d’entrée en matière à ce week-end sportif au Sahel.o

 

 

 

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