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La Une n°612 du 08 au 14/07/2009
La Une du n° 612

NOUVELLES DU GRIN :N°612 du 08 au 14 juillet 2009

Une fille de 17 ans morte par suite d’avortement clandestin au secteur 4

Dans la nuit du dimanche 28 au lundi 29 juin 2009, la ville de Bobo a essuyé la colère de quelques jeunes soldats.
On ne sait pas quelle mouche les a piqués ? Se croyaient-ils sur un territoire conquis ? Toujours est-il qu’ils ont tenté de tout casser sur leur passage.
Surprise par ses mécontents la population s’affole. Du secteur 14, au secteur 9, en passant par le secteur 2, le secteur 8 et le secteur 17, ces jeunes soldats ont fait passer de mauvais moments à tous ceux qui avaient la malchance de les rencontrer. Le bar dancing Hexagone a reçu un «coup de pied» de ses bidasses d’un genre nouveau. Le lendemain lundi, c’était le sujet en vogue au grin. Les gens ne comprennent pas comment des forces de défense et de sécurité peuvent-elles se comporter de la sorte de nos jours. Selon une source proche de l’état-major de la 2e région militaire commandée par le colonel Alain BONKIAN, il s’agit d’élèves gendarmes issus de l’Ecole nationale de gendarmerie logée en plein cœur du camp Ouezzin COULIBALY qui avaient quartier libre comme tous les week-ends.
A l’origine, trois d’entre eux auraient été bastonnés au secteur 14 par un groupe de jeunes pour une histoire de femme semble-t-il. Mais cette version n’a pas été confirmée par l’état-major.
En réaction à cette bastonnade, un groupe d’élèves gendarmes est appelé en renfort. C’est le sauve qui peut : les ceinturons sont mis en exergue pour mâter tout passant. A l’état-major, le colonel BONKIAN confirmera l’information selon laquelle ce sont des élèves gendarmes nouvellement recrutés.
C’est vrai qu’un gendarme et un militaire c’est comme bonnet-blanc et blanc bonnet mais les missions de ces 2 corps divergent. En tout cas, le colonel pense que ce qu’est arrivé est regrettable certes, mais il ne faut pas que les gens récupèrent cette situation à d’autres fins car on doit la gérer en dehors de toute passion.
Résultat une quarantaine d’élèves gendarmes a été emprisonnée. Ils devront être auditionnés pour les besoins de l’enquête en vue de prendre une décision. Ce qu’on voit à l’œil nu peut s’avérer plus compliqué qu’on ne l’imagine. Les élèves gendarmes sont les admis d’un concours qu’ils ont décroché de haute lutte. Certains de leurs camarades qui ont échoué à ce concours peuvent jalouser et provoquer leurs anciens camarades à commettre des fautes irréparables.
Mais rien de tout cela n’est encore prouvé. Les auditions se poursuivent…
Ce qui est sûr des mesures énergiques seront prises.
Au grin les gens ont tout simplement souhaité que ce genre de pratiques cessent pour de bon.
On se rappelle qu’une telle bastonnade avait eu lieu à Banfora…Militaires, gendarmes, journalistes… nous sommes tous mortels. Alors sachons gérer nos humeurs mêmes les plus folles.

Descente de l’ASFB en D2 ; c’était prévisible
Le championnat national de football de première division a pris fin, le samedi 27 juin 2009 à l’issue de la 26e et dernière journée. Le verdict est amer et implacable pour l’Association sportive des fonctionnaires de Bobo. L’ASFB est rétrogradée en D2. L’équipe s’est classée à la dernière place au classement. 14e sur 14 équipes. En 26 journées, les Buffles de Bobo n’ont engrangé que 19 points sur 78 points : 3 victoires tout au long de la compétition contre 13 défaites et 10 matchs nuls. Son attaque a marqué 10 buts tandis que la défense en a encaissé 34.
On n’a pas besoin d’un expert pour se convaincre de la piètre performance de l’équipe. Pour le comité directeur, la raison de la descente de l’ASFB est à rechercher du côté de l’effectif.
Cette année, l’équipe avait un total de 42 joueurs licenciés. Seuls 22 joueurs ont été utilisés tout au long de la saison et une vingtaine restée sur les bancs de touche.
Outre la faiblesse de l’effectif, le comité directeur de l’ASFB pointe également un doigt accusateur sur l’arbitre du match BPS de Koudougou # ASFB joué à Dédougou. Selon le président Lassina BAMBA, la descente de l’équipe s’est sellée au cours de cette rencontre qui était capitale pour les «Jaune et noir». Alors que l’ASFB menait par 1 à 0 à 2 minutes de la fin, l’arbitre Bernard SANOU siffle un penalty imaginaire pour le BPS qui égalise.
C’est ce match nul qui a été fatal au club jaune-noir. Mais à l’ASFB, on ne veut pas rester les bras croisés. L’équipe veut rebondir le plus vite possible. Le président a accordé seulement 3 semaines de vacances à ses joueurs et aussitôt après, les entraînements vont reprendre. Le club envisage le lancement de tournois de football dans le but de rester toujours en super forme. L’ASFB doit être assez compétitive pour survoler le championnat de D2 l’année prochaine.
Au grin les gens disent ne pas être surpris par la descente de l’ASFB. Depuis le départ de l’ancien président Basile PARE, l’équipe n’a pas pu se défaire des multiples crises qui la rongent.
Aujourd’hui, le football doit s’organiser pour espérer récolter des lauriers. L’ASFB est toujours restée dans ses vieilles méthodes rétrogrades. Les supporteurs veulent à tout prix quelqu’un qui est financièrement nanti pour lui donner la présidence du club. Le nouveau président qui a été présenté aux supporteurs ne les convainc pas. Ils pensent qu’un propriétaire de cybercafé ne peut pas être à la tête d’un grand club comme l’ASFB.
Une autre partie du grin rejette cette façon de voir. Pour eux, une équipe a besoin d’un président qui a des idées novatrices.
Un président qui sait réfléchir est nettement mieux qu’un président qui «répond» toujours avec sa poche. Pour bâtir une grande équipe, il faut certes les moyens, mais il faut aussi de l’organisation scientifique.
Les supporteurs de l’ASFB doivent apprendre à suivre leur époque. Le vrai problème des fonctionnaires de nos jours réside dans la mésentente entre les supporteurs. Il n’y a pas de cohésion et pendant que les uns tentent d’arranger, les autres s’activent à détruire. Au finish, ce sont les derniers qui ont le dessus.
Le sage du grin qui n’aime pas trop se mêler de football s’est pourtant prononcé sur le sujet. Pour lui, la descente de l’ASFB en D2 est une aubaine que les dirigeants doivent utiliser à bon escient pour rebondir. Le club a beaucoup souffert. Il a «touché» le «fond», on doit s’attendre à ce qu’il remonte rapidement.
Pour cela, il faut une vraie union sacrée autour de l’équipe. Les querelles de clochers doivent cesser pour laisser place à la réflexion et à l’union des compétences. Ce n’est pas un mécène qui va injecter son argent dans l’équipe. Ce sont les supporteurs et les dirigeants qui doivent s’unir pour parler le même langage et aider l’équipe à se relever. L’ASFB est un vieux club qui a 67 ans aujourd’hui. Elle devrait être à un niveau beaucoup plus avancé que ça.
Mais puisque les préalables sont rarement définis, les supporteurs sont là, à la recherche de «l’oiseau rare» pour lui confier l’équipe. Un oiseau rare qui pourra arroser les joueurs, les supporteurs et mêmes certains dirigeants.
Il faut que ça change pour que l’ASFB ne meurt pas car «les grands clubs ne meurent jamais»…

Une fille de 17 ans morte par suite d’avortement clandestin au secteur 4
La défunte était une belle jeune fille. Innocente qu’elle était, elle est partie dans la fleur de l’âge. Elle entretenait une liaison amoureuse avec un petit copain qui n’a pas les moyens de se prendre en charge à plus forte raison une famille. Lorsqu’elle tomba enceinte, sa mère n’a rien voulu comprendre. Sa fille ne pouvait pas garder la grossesse de ce bon à rien. Elle l’amena chez un avorteur clandestin qui fit son œuvre. Il encaissa son argent et liberera la fille. Mais une fois à la maison, il y a eu des complications. La fille ne se sentait plus en bonne santé. Le père inquiet de l’état de sa fille fut rassuré par son épouse. Elle prétend que sa fille est malade de la fièvre typhoïde. Finalement elle opta d’envoyer sa fille convalescente chez sa grande sœur qui est mariée au secteur 22 ; histoire de camoufler le mal de la fille à son père qui posait plein de questions. Le père, un retraité est un peu convalescent. Il venait de passer quelques jours à l’hôpital. La fille est amené au secteur 22 mais toujours il n’y a pas d’amélioration. Au contraire, son état ne faisait que s’empirer.
Un jour, elle s’est sentie très mal et sa sœur a alerté leur mère. Elle s’est finalement retrouvée à l’hôpital où les diagnostics ont révélé que c’était grave.
Très grave même. L’avorteur clandestin aurait détruit certains organes en voulant forcer les choses. Les médecins proposent à la famille de la transférer à Ouagadougou pour faire une dialyse. Une somme importante est nécessaire pour cela. La mère s’est vu obligée de dire la vérité à son mari. Celui-ci puisa dans ses dernières ressources, aidé par les autres membres de la famille pour réunir l’argent des examens demandés. La fille fut évacuée, le vendredi 03 juillet à l’hôpital Yalgado OUEDRAOGO.
Elle finit par succomber. Il était trop tard. Son corps fut déposé le dimanche très tôt à la morgue de l’hôpital Sourou SANOU.
L’enterrement était prévu pour le dimanche 05 juillet à 10 heures mais la veille dans la nuit, les forces de l’ordre sont venus arrêter la mère et la sœur de la fille. Elles ont exigé que le corps soit encore gardé à la morgue pour les besoins de l’enquête. Entre temps la foule attendait devant le domicile de la défunte pendant que les jeunes étaient déjà au cimetière. Le maître de cérémonie prit la parole pour dire que les gens pouvaient vaquer à leurs occupations parce que l’enterrement est reporté au lundi après midi. La foule se dispersa.
Les membres de la famille de la défunte ont cru que c’est le petit copain de la fille qui était allé porter plainte contre la mère et la sœur. Mais il a montré patte blanche. La plainte serait venue de l’hôpital et c’est par rapport à ce que les hommes de la santé ont constaté eux-mêmes sur l’état de la fille.
Au grin, cette histoire a donné un coup de froid à certains qui pensent que c’est la mère qui a tué sa fille. Elle voulait sauvegarder son «honneur», la voilà avec un meurtre sur sa conscience. Pour eux, ce sont les mères qui sont toujours les complices de leurs filles. Le père n’est jamais bien informé même sur l’état de santé de sa fille.
Maintenant on espère que les forces de l’ordre iront jusqu’au bout pour châtier cette femme et sa fille qui sont allées livrer l’innocente jeune fille sur l’autel de l’avortement.
Le cas de cette femme doit être statué avec rigueur pour donner une leçon aux futurs contrevenants en matière de d’avortement. Ils doivent comprendre une fois pour toute que l’avortement et un CRIME odieux.

« Le petit fâkir, toujours dispo »

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