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La Une du n° 613

NOUVELLES DU GRIN :N°613 du 15 au 21 juillet 2009

Il brave son patron devant sa dulcinée

Le Racing club de Bobo a été éliminé de la coupe du Faso édition 2009 des quarts de finale. Les Tigres de Diarradougou sont tombés, le samedi 11 juillet dernier au stade municipal de Koudougou devant une redoutable formation de l’ASFA-Y qui reste toujours invaincue cette saison.
Grâce à ses deux joueurs ghanéens (Salomon ASANTE et Mandela OKANSEY), l’ASFA-Y s’est imposée par 4 buts à deux.
Les nombreux supporteurs qui ont fait le déplacement de Koudougou sont revenus à Bobo très déçus. Ils pensent que l’arbitrage des frères PARE n’a pas été équitable. L’ASFA-Y a bénéficié de 2 penaltys que les supporteurs du RCB ne trouvent pas très évidents. Du côté du club bobolais, certes il a bénéficié d’un penalty, mais a subi l’expulsion d’un de ses éléments pour accumulation de cartons. En effet, alors que le RCB menait par 2 buts à 1, l’arbitre Lassina PARE siffle un penalty pour l’ASFA-Y et expulse, Thierry OKAGNI du Racing. A 10 contre 11, l’équipe de Bobo finit par craquer face à la rapidité extraordinaire du front d’attaque de l’ASFA-Y animé par les deux Ghanéens.
Le RCB de Drissa TRAORE qui avait à cœur de sauver sa saison est resté impuissant face à la défaite de son équipe. Les membres du grin qui ont fait le déplacement de Koudougou disent que le sort a été très sévère pour le Racing.
L’équipe s’est très bien entraînée depuis plus de 2 semaines durant, au stade Wobi. L’espoir était permis et le RCB est parti à Koudougou depuis, le jeudi 09 juillet dernier où il a élu domicile au petit séminaire de Koudougou, au bord du barrage.
L’équipe a même rendu une visite de courtoisie au Naba de Koudougou…
La défaite du RCB est cependant prise avec beaucoup de philosophie du côté du comité directeur qui pense que le club doit poursuivre sa restructuration. On ne change pas les mentalités d’une équipe du jour au lendemain. Le travail doit se poursuivre pour bâtir une grande équipe avec de nouvelles méthodes afin d’assurer les victoires futures.
Cette saison, l’ASFA-Y et le RCB se sont rencontrés 3 fois. L’ASFA-Y a gagné 2 fois contre un match nul. Cependant, face à ces statistiques, les supporteurs du RCB déplorent le fait que toutes les fois que l’ASFA-Y a gagné, leur équipe était réduite à 10 contre 11. Ils sont toujours en train de rechercher des boucs émissaires pour justifier les contre-performances de leur équipe. Mais une chose est sûre cette année, l’ASFA-Y présente un bon visage avec un encadrement bien dirigé par le Malien Cheik Oumar KONE qui pour sa première saison est en train de faire des merveilles avec l’ASFA-Y. En effet, après le titre de champion du Burkina, voilà l’ASFA-Y à la conquête de la coupe du Faso.
On se demande maintenant qui pourra arrêter l’ASFA-Y et sa machine à victoire.

Session du conseil d’arrondissement de Konsa, la crise est donc passée ?
Le conseil d’arrondissement de Konsa s’est réuni les vendredi 10 et samedi 11 juillet 2009 sous la présidence de M. le maire Karim BARRO. C’est une session spéciale qui intervient au lendemain d’une crise qui couvait entre les conseillers. La tension était telle qu’on parlait de bloquer le conseil d’arrondissement dans le but de « terrasser » le maire. A l’époque, les premiers responsables du CDP du Houet ne sont pas restés les bras croisés. Ils se sont impliqués, à fond, et la tenue de cette session serait le résultat de leur bonne médiation. Plusieurs conseillers CDP avaient décidé de s’allier aux quelques conseillers de l’opposition pour empêcher la tenue régulière des sessions. Le CDP qui gouverne l’arrondissement de Konsa a trouvé cela inadmissible surtout à la veille des échéances électorales.
Des stratégies adéquates ont été déployées pour rappeler à l’ordre ces conseillers rebelles. Le linge sale a été lavé en famille. Un accord aurait été trouvé à l’amiable le vendredi 10 juillet dernier à l’ouverture de la session, il y avait au total 20 conseillers sur 29 au total. Le quorum était largement atteint, le conseil a pu se réunir.
Parmi les 9 absents du conseil, on compte l’honorable député Célestin Boyo KOUSSOUBE, chef de file des conseillers ADF/RDA.
De toutes les façons, le CDP n’a pas fait d’alliance avec un parti pour s’adjuger l’arrondissement de Konsa. Mieux, pour montrer que le parti majoritaire n’est pas du tout divisé, il y a eu la présence de deux conseillers qui prennent part rarement au conseil d’arrondissement : Stéphane SANOU, élu sous la bannière ADF/RDA, mais qui se réclame du PCP Faso, son propre parti qu’il a créé après sa défection du PAREN du professeur Laurent BADO et Balamine OUATTARA, D.G du BBDA, 2e adjoint au maire de la commune. Au grin, les gens pensent qu’à l’approche des joutes électorales, aucune crise ne pourra résister longtemps. Elles seront toutes désamorcées pour permettre au méga parti d’aller aux élections en rangs serrés.
Les autres conseillers qui étaient alliés aux conseillers du CDP accusent ces derniers de traîtres. Ils pensent que le maire a dû les acheter avec des parcelles d’autant plus que c’est ça qui était à l’origine de la crise.
Le maire Karim BARRO peut respirer à plein poumon. L’heure n’est pas aux crises sans intérêt pour le parti. Chacun a fait des concessions et tout est rentré dans l’ordre. La vie peut reprendre de plus belle au Konsa et déjà on se prépare pour les futures batailles qui attentent le parti majoritaire, le CDP.

Il brave son patron devant sa dulcinée et demande pardon après
C’est l’histoire d’un jeune apprenti-chauffeur de camion remorque. Malgré son statut d’apprenti, il ne demeure pas moins un vrai coureur de jupons. Son accoutrement ne lui colle pas son statut. Il est toujours bien soigné et porte une chaîne au cou. Il sait bien s’y prendre avec les femmes. Son patron, chauffeur du véhicule, a parfois peur d’adresser la parole à certaines de ses « conquêtes ».
Dès que le camion-remorque où il «accoste» au secteur 2 (Diarradougou) ce sont les femmes qui accourent de partout.
Un jour, le propriétaire de la remorque paya 2 nouveaux pneus. Le chauffeur appelle alors l’apprenti et lui explique comment les 2 pneus doivent être utilisés. Notre coureur de jupons devait remplacer 2 pneus à l’arrière et enlever les 2 pneus de l’avant pour les remplacer par ceux qu’il a enlevés. Ceux qui ont une idée sur ce genre de travail savent bien que ce n’est pas facile. Car le travail devait s’effectuer après le déchargement afin d’aller prendre un nouveau chargement pour Lomé. Le jeune apprenti n’y trouva pas d’inconvénients. Il attendait donc qu’on fasse le déchargement du camion avant de faire son boulot. Au moment où son patron l’avait envoyé faire des courses, une belle demoiselle est venue manquer l’apprenti. La demoiselle qui ne s’intéresse qu’à son apprenti est venue s’arrêter devant le camion sans même saluer le chauffeur et ses amis qui étaient en train de prendre le thé. Elle a tourné partout sans nouvelle de l’apprenti. Elle ne pouvait plus demander après son amoureux parce qu’elle n’a pas salué. Elle appela son ami qui lui apprend qu’il n’était loin et qu’elle pouvait l’attendre. Lorsque l’apprenti arriva, il s’est dirigé directement vers sa belle demoiselle pour l’embrasser. Cela énerva le patron qui intima l’ordre à son apprenti de remplacer séance tenante les pneus avant le déchargement. L’apprenti protesta. Le patron intima l’ordre : il change les pneus ou il quitte le camion. A lui de choisir.
L’apprenti qui n’a rien compris se fâcha à son tour en accusant son patron d’être jaloux de son succès auprès de la gent féminine. Il lui dit d’aller se faire «foutre» et que de toutes les façons, il n’était pas le seul chauffeur de la planète terre. Sur ce, il prit la main de sa dulcinée et partit. Trois jours après, il revint avec un vieux chauffeur pour demander pardon à son patron. Il dit qu’il ne voulait pas se faire humilier par son patron devant sa «future épouse» ; car c’est lui-même qui l’a invité à venir afin qu’ils aillent ensemble «quelque part».
Le patron refusa sa demande de pardon. Mais le vieux chauffeur insista et souhaita que le patron comprenne son apprenti afin de mettre un terme à cet incident.
Finalement, le patron a accepté mais à condition que cette fille qu’il juge hautaine vienne s’excuser. Là, encore l’apprenti qui connaît mieux sa dulcinée refusa. Il sait qu’elle ne va jamais le faire.
Le vieux chauffeur usa de toutes ses stratégies pour que le patron accepte le pardon de son apprenti à condition que la fille ne vienne plus jamais devant le camion en présence du patron. L’apprenti accepta et remercia le vieux chauffeur. Après le déchargement, il fit son travail en remplaçant les pneus.
Réagissant à cette histoire, le sage du grin a tout simplement recommandé cette assertion d’ARSON Welles qui dit que «dans la vie, il y a trois choses insupportables : le café froid, le champagne tiède et les femmes trop chaudes ». A méditer.

« Le petit fâkir, toujours dispo »

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