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La Une du n°615
La Une du n° 615

NOUVELLES DU GRIN :N°615 du 29 juillet au 04 Août 2009

Au village, tous les enfants ne mangent pas avec les vieux

L'ASFA-Y continue sa belle odyssée vers le doublé de la saison.
Le samedi 18 juillet dernier, l'équipe championne du Burkina s'est imposée 2-0 devant l'USCO du Burkina au Stade omnisports de Bobo dans le cadre des 1/2 finales de la coupe du Faso édition2009. L'USCO de Banfora a bien résisté lors de la première partie du jeu, faisant douter parfois l'ASFA-Y qui ne s'attendait pas à un tel scénario.
Le score de zéro but partout à la mi-temps a donné des ailles aux nombreux supporteurs acquis à la cause de l'équipe de la Comoé.
"Tous contre l'ASFA-Y" tel semble être le slogan utilisé à chaque rencontre des jaune et vert de la capitale. Les nombreux supporteurs venus de Banfora se sont alliés à ceux du RCB pour pousser l'USCO à la victoire.
A la mi-temps, les commentaires étaient favorables à la formation de Banfora que les supporteurs désignant à tort ou à raison comme la bête noire" de l'ASFA-Y. Ce match nul partiel est venu confirmer tout cela. Mais c'était sans compter sur l'efficacité extraordinaire des "Ghanéens" de l'ASFA-Y.
A la reprise, après un moment d'équilibre, Mandela OKANSEY libère les supporteurs de l'ASFA-Y qui pouvaient maintenant donner de la voix. L'USCO de Banfora avait du mal à réagir. Salomon ASANTE en profite pour doubler la mise pour son équipe. A 2-0, les carottes étaient cuites pour l'USCO qui ne parviendra plus à violer la cage du portier Adama SAWADOGO de l'ASFA-Y. Rien à faire, l'ASFA-Y version 2008-2009 est imbattable. Après Koupéla et l'EFO, les détracteurs de l'ASFA-Y avaient tout misé sur le RCB pour infliger la première défaite de la saison. Mais à Koudougou, malgré l'apport des supporteurs de ladite ville, le RCB est éliminé. Les supporteurs de Koudougou qui en voulaient à l'ASFA-Y responsable de la suspension de son terrain sont repartis déçus. A Bobo également, ceux du RCB qui ont pourtant un contentieux avec ceux de Banfora se sont mis ensemble. Là, encore ils ont échoué. Maintenant, le véritable dernier recours reste l'équipe militaire (l'USFA). Désormais, tous les espoirs sont portés sur les militaires qui doivent user de leur légendaire discipline tactique pour arrêter la longue marche de l'ASFA-Y."Les chiens aboient, la caravane passe", tel semble être le slogan fétiche du champion 2009.

Futures échéances électorales : la guerre de positionnement a déjà démarréà Bobo-Dioulasso
En prélude aux élections législatives et municipales prévues respectivement en 2011 et 2012, les politiciens de Bobo-Dioulasso sont de plus en plus très actifs.
Les actions souterraines qui ont débuté depuis la mise en place des structures de base sont en train de se dévoiler. Au niveau de l'Union provinciale des femmes du CDP Houet, on se rappelle que Fatou DIENDJERE la présidente nationale n'était pas passée par 4 chemins pour asséner ses vérités aux femmes du Houet. Finalement, à l'issue d'un consensus, c'est l'honorable député Adja Naba DIANE qui a été choisie au détriment de Fatou ZIDA, la 2e adjointe au maire de Dafra.
Au grin, les gens pensent qu'avec cette union provinciale en main, l'honorable député est en quelque sorte assurée d'être positionnée à un rang de choix sur la liste CDP Houet lors de la prochaine élection législative.
Adja Naba DIANE, lors du dernier scrutin législatif était la suppléante du commissaire politique régionale du CDP des Hauts-Bassins, Thomas SANOU. Ce dernier qui a été nommé au Conseil économique et social (C.E.S) a donc cédé son poste à sa suppléante.
A l'époque, la nouvelle député avait rendu grâce à Dieu, ayant lutté près de 23 ans durant avant de rentrer à l'hémicycle. Elle a retenu que le combat politique demande beaucoup de patience et d'endurance. Avec l'installation officielle de la coordination provinciale des femmes du Houet un semblant d'union sacrée s'est installée au sein des femmes du Houet. Elles ont ensemble fumé le calumet de la paix et tout semble redevenir comme avant. Mais la nouvelle coordinatrice Rosalie OUOBA qu'on connaît mieux sur le terrain technique va-t-elle se jeter dans l'arène politique ? Seule l'avenir nous le dira. En tout cas, son premier objectif demeure l'entente entre les femmes du Houet. Après son installation, elle a initié une première action pour décrisper la situation. En effet, les membres de la coordination sont allés saluer la coordinatrice sortante, Assita OUATTARA qui avait été victime entre temps d'un accident de la circulation…
Mais si du côté des femmes tout semble s'arranger, chez les jeunes il y a quelques couacs. Le 27 juin dernier, au secteur 11 de Bobo-Dioulasso, un incident a été évité de justesse.
Alors que le tout nouveau président provincial des jeunes du CDP Houet, Ibrahim SANOU (chargé de la communication de la commune de Bobo) avait réuni les jeunes pour une information se rapportant aux préparatifs des premières assises de la jeunesse CDP Houet tenue, les 10 et 11 juillet 2009, un groupe de jeunes, se réclamant proche d'un conseiller de l'arrondissement de Dô, a fait irruption et a tenté d'empêcher la réunion. Il a fallu toute la dextérité du président des jeunes CDP du Houet pour les calmer.
Ce groupe de jeunes croyait que ladite réunion concernait le choix des futurs conseillers pour les élections de 2012. Depuis un certain temps, la rumeur circule, faisant croire qu'Ibrahim SANOU serait tenté de briguer la mairie de Dô. La commune de Bobo-Dioulasso qui va passer de 3 arrondissements à 7 suscite beaucoup de convoitise. On raconte que le patron de la communication de Salia SANOU ne cache pas ses intentions sur l'arrondissement de Dô. Pour cela, il essaye de positionner des conseillers acquis à sa cause. Le 2e adjoint au maire de Dô serait son complice. Les jeunes qui s'opposent à cette idée de voir le prince de Dioulassoba à la tête de l'arrondissement de Dô, lui conseille de lorgner plutôt les nouveaux arrondissements qui seront créés. Sinon pour eux l'arrondissement de Dô est une citadelle imprénable pour les nombreux ressortissants du Nord qui pensent qu'il leur revient de droit. Depuis la création de cet arrondissement, il y a eu deux maires qui ont présidé à sa destinée et ils sont tous des ressortissants du Nord. Il s'agit d'abord du premier maire Sayouba GUIRO (1990-1995) et ensuite du second Moustapha TINTO (1995 à nos jours). C'est vrai qu'à un certain moment, Tinto, l'actuel maire a eu des problèmes ; mais cela ne doit pas être récupéré par un nouveau venu pour lui ravir l'arrondissement.
2012 c'est dans moins de 3 ans mais 2010, c'est déjà demain. Au grin, les gens pensent que le CDP a intérêt à se mobiliser pour la présidentielle à venir plutôt que de commencer à se déchirer car quoi qu'on dise, c'est la victoire éclatante de Blaise COMPAORE en 2010 qui va mieux déterminer celle des candidats CDP aux prochaines élections législatives comme municipales.

Au village, tous les enfants ne mangent pas avec les vieux
L'histoire se passe dans un village de la province de la Léraba. Elle a été rapportée au grin par un membre bien connu pour ses relents traditionalistes et conservateurs.
Pendant des vacances scolaires, un enfant de la capitale fût envoyé dans son village paternel pour faire connaissance avec son origine et connaître ses grands-parents. Depuis sa naissance, l'enfant de 21 ans qu'il était, n'avait jamais mis les pieds chez lui au village. Une fois là-bas, l'enfant avait du mal à s'intégrer aux habitudes du village. La nourriture, l'eau, le travail au champ tout cela était difficile à supporter par notre jeune citadin qui avait hâte de retourner dans son milieu à Ouaga.
Un jour, à l'approche de son départ, il fut invité à aller saluer l'un de ses oncles dans un village voisin. Là-bas, il fut bien accueilli et un coq fut tué à son honneur. Le soir venu, il est invité à partager le repas avec son oncle, un vieux patriache qui ne badine pas avec la tradition et la bonne éducation. Ils mangeaient dans l'obscurité. Lorsque notre citadin plongea sa main dans la sauce remplie de viandes, il en dissimula sous sa tranche de tô qu'il s'empressa de mettre dans sa bouche. Mal lui prit. Le morceau de viande refusa de passer à travers sa gorge. Ses yeux s'écarquillèrent, mais comme c'était dans l'obscurité, il était le seul à souffrir, essayant d'avaler ou de rejeter le morceau de viande.
Son oncle continuait de manger. Il finit par laver ses mains et voulut se lever. Il tomba net, les yeux largement ouverts. Les femmes qui mangeaient à côté se précipitèrent pour venir à son secours. L'oncle les en empêcha. L'enfant se débattit longuement avant que son oncle ne le "libère". Quand il réussit à rejeter le morceau de viande, s'il en avait fini avec le repas, refusa de manger à nouveau. Son oncle en profita pour lui faire la morale selon les rites des anciens. Mais l'enfant n'a pas voulu comprendre. Pour lui, il a tout simplement été victime de sorcellerie.
Le lendemain, il rejoignit son village paternel y passa deux jours avant de retourner chez lui dans la capitale. En tout cas ce n'est pas sûr qu'il reviendra dans ce "trou" perdu une prochaine fois.
En réaction, certains membres du grin ont fustigé les parents de cet enfant. Pour eux, le père devait accompagner son enfant pour sa première visite dans son village. Avec cette expérience malheureuse, l'enfant va désormais se faire des idées sur le village.
Le sage du grin pense que ce sont ces genres de comportements qui donnent de la graine à moudre à certains citadins qui refusent d'envoyer leurs enfants au village sous prétexte qu'il y a des sorciers. Ce que cet enfant a enduré s'apparente en effet à la sorcellerie.
Les parents doivent comprendre qu'entre la ville et le village, il y a trop de différences. Avant d'envoyer un enfant dans son village pour la première fois, il faut d'abord le préparer à ce qui l'attend.

« Le petit fâkir, toujours dispo »

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