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La Une du n°615
La Une du n° 615
:N°615 du 29 juillet au 04 Août 2009

Les tribulations d’un «Yesman» trop zélé

Un «confrère» de chez le «Dromadaire» n’a pas trouvé mieux pour passer ses nerfs relativement aux remous politiques actuels que de nous emboutir proprement. Il le fait si bien qu’on ne peut pas manquer d’avoir à l’esprit l’adage selon lequel «l’injure est l’hommage du vice à la vertu». Il faut dire que Monsieur ne s’est pas du tout gêné à nos dépens au point de donner l’impression d’écrire sur injonction comme pour se rattraper d’une bévue qu’il aurait commise. Il y a des raisons de le penser au regard de l’anachronisme et de la violence gratuite du propos. On n’écrit pas qu’un journaliste est «trop petit» pour écrire sur un sujet pour rien. Alors, nous avons essayé de comprendre dans la mesure où on ne nous reproche rien d’autre que d’être «trop petit» et d’être un élément du «rouleau compresseur du giga-parti lancé pour broyer du Salif».
C’est vrai, dans l’édition précédente et dans la même rubrique, on a fait des révélations pour le moins gênantes pour Salif DIALLO notamment qu’on le soupçonne «d’avoir invité notre confrère à Vienne juste pour cette interview…».
Une révélation qui a dû faire mal quelque part puisque nous l’avons repris pour étayer en partie nos analyses que l’auteur de la rubrique incrimine sans nuance en ces termes : «Déjà, avant sa sanction (le 17 juillet), le rouleau compresseur du giga-parti était lancé pour broyer du Salif. Oui ! et il faut lire L’Opinion de Cheick Ahmed du 15 juillet pour le comprendre. Sinon, en d’autres temps, Cheick Ahmed aurait été «trop petit» pour écrire de telles choses».
Notre réplique, le code de l’information nous en donne le droit, ne se veut pas une réponse du berger à la bergère encore moins une réponse au coup de pied de l’âne, mais s’impose à nous comme un devoir pédagogique et professionnel. En effet, lorsque des journalistes en arrivent à fustiger d’autres confrères parce qu’ils apprécient les actes d’hommes publics, il y a de quoi avoir froid dans le dos. De la part de simples lecteurs ou même d’acteurs politiques, cela aurait pu se concevoir même si on aurait pu leur rétorquer que la liberté d’opinion ne dispose nulle part qu’on devrait être « plus petit» que ceux qu’on critique. Le fait est d’autant plus inacceptable qu’il provient d’un confrère qui fait dans un genre qui autorise une liberté presque sans limites puisque relevant à la fois du journalisme et de l’art. En effet, l’humour et la caricature qui sont les fondements de «JJ» dans lequel écrit notre fameux confrère ne permettent-ils pas à celui-ci de faire ses choux-gras des agissements des hommes publics sans se préoccuper de leurs statuts ? Nous ne croyons pas que «JJ» inquiète de savoir s’il n’est pas «trop petit» pour oser s’en prendre à telle ou telle personnalité et de la croquer à belles dents. Qui n’y a-t-on pas vu dans des situations peu avantageuses ? Présidents, ministres, hautes personnalités de la société civile…, même le Pape, tous y passent! Alors, quand un journaliste d’un tel organe de presse trouve qu’un autre est «trop petit» pour écrire sur une personnalité, cela fait plus que désordre. N’est-ce pas ?
Que faut-il croire alors ? Certainement que Monsieur a perdu les pédales. A moins que sommé de réparer sa gaffe de l’édition précédente, il n’ait rien trouvé d’autre que cette nouvelle bourde pour tenter de se dédouaner. On aime à dire, et à juste raison, que même la plus belle femme ne peut donner que ce qu’elle a ; tout comme l’on dit que dans tous les groupes sociaux la proportion des imbéciles est toujours la même.
Cela dit, il est possible qu’il soit amnésique. Auquel cas, il se pencherait sur le parcours de L’Opinion qu’il verrait que depuis sa création il n’a jamais manqué de donner son opinion sur tous les sujets d’intérêt que ce pays ait connus. Des périodes torrides et à forts risques, il en a connues mais n’a jamais renoncé à son crédo « Liberté d’opinion, liberté d’informer ». Les faits sont constants, dit-on, et ce ne sont pas les galipettes d’un quelconque «Yesman» trop zélé qui y feront quelque chose. Pendant qu’il y est, il pourrait peut-être demander son avis à Salif DIALLO.
Très confraternellement !.o.

Par Faèz

 

 

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