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La Une n°616
La Une du n° 616
ACTUALITE :N°616 du 05 au 11 août 2009

Armes légères
Un rapport final pour mieux orienter la lutte

Le jeudi 30 juillet 2009, s'est tenu à Ouagadougou un atelier sur la validation du rapport final des enquêtes nationales sur la problématique des Armes légères et de petits calibres au Burkina Faso.

Le ministre de la Défense Yéro BOLY, a représenté le Premier ministre à Sous la supervision de la Commission nationale de lutte contre la prolifération des Armes légères (CNLPAL), une enquête nationale sur les problèmes des armes légères a été menée au Burkina afin de cerner l'ampleur du phénomène.
C'est le résultat de cette étude qui a valu la tenue, durant 48 heures (les 30 et 31 juillet 2009), d'un atelier pour la restitution des travaux aux fins de valider le rapport final. Ainsi, pour le secrétaire permanent de CNLPAL, le colonel Abdoulaye BARRO, faisant état de l'ampleur du phénomène des armes légères, de nos jours plus de 600 millions d'armes légères et de petits calibres (ALPC) sont en circulation dans le monde dont 30 millions en Afrique. L'accès à ces armes et la recrudescence de la violence armée continuent de présenter de graves menaces pour la croissance macro-économique, le développement durable et la réduction de la pauvreté dans la sous-région Ouest-africaine. C'est pour pallier le manque de données statistiques fiables sur la nature et l'ampleur réelles des problèmes des ALPC dans les Etats membres de la CEDEAO afin d'appuyer la mise en œuvre de la vision collective de la communauté dans le domaine du contrôle des armes légères que le programme des armes légères de cette institution sous-régionale (ECOSAP) a financé cette enquête nationale. Le colonel BARRO, au-delà de la satisfaction exprimée, a relevé des difficultés durant le déroulement de l'enquête que sont la méfiance, la disponibilité, la méconnaissance des textes sur les armes, l'analphabétisme, le facteur genre ou culturel, etc.
Pour Mme Mariam PANGA, représentant le PNUD, la prolifération des armes légères constitue une menace pour la paix sociale. C'est pourquoi, l'institution, à travers l'ECOSAP, a soutenu cette enquête qui va permettre au Burkina Faso de disposer d'une base de données fiables. Le directeur exécutif d'ECOSAP, Mohamed COULIBALY, lui, s'est réjoui de la prise de conscience de la communauté internationale sur l'ampleur du fléau qui fait que depuis juin 2006, ce qui était encore un moratoire est devenu une convention au niveau de la CEDEAO, le Burkina Faso l'ayant ratifié. Pour M. COULIBALY, la situation sécuritaire de l'espace CEDEAO qui se caractérise par la circulation des armes légères, le trafic de drogue, le trafic humain recommande une synergie pour venir à bout de ces fléaux qui entravent le développement.
Même son de cloche chez le ministre de la Défense M. Yéro BOLY quand il soutient que chaque jour, sur notre continent et de par le monde, les ALPC sèment la mort et mutilent les hommes. "Pour la seule année 2008 au Burkina Faso, les Forces de défense et de sécurité ont effectué 22 417 patrouilles, interpellé 3845 présumés délinquants et saisi entre autres 227 armes à feu", a-t-il appuyé. Pour lui, il faut une vision collective pour cerner l'ampleur du phénomène c'est pourquoi il a fait un appel aux autres Etats membres de la CEDEAO qui n'ont pas encore ratifié la convention de rejoindre les signataires. "C'est un phénomène transversal et aucun Etat ne peut prétendre seul réussir la lutte", a affirmé le ministre de la Défense. Pour cet atelier, M. BOLY a relevé toute l'attention que le gouvernement porte sur ce rapport d'enquête pour réalisation et la mise en œuvre prochaine du plan d'action national de lutte contre les ALPC.o. o

Issoufou MAIGA

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