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La Une n°616
La Une du n° 616
RETRO-SPORTS :: N°616 du 05 au 11 août 2009

2e édition de «Miss Junior Intelligence»
Nafisatou ravit la couronne de l’excellence

Le pavillon marron du SIAO a abrité, le vendredi dernier la finale de la deuxième édition de «Miss Junior Intelligence»..

NafisatouLa deuxième édition de «Miss Junior Intelligence» était placée sous le haut patronage de Mme le ministère de l’Enseignement de base et de l’Alphabétisation de base, Marie Odile BONKOUNGOU et sous le co-parrainage de mesdames Aïcha OUEDRAOGO, directrice générale adjointe de la SIBEA et Kady OUEDRAOGO, directrice commerciale de Azimmo. Prévue pour débuter à 20h, la cérémonie a enregistré un grand retard. En effet, ce n’est que vers 21h 30mn que le maître de cérémonie, Serge BAYALA, tout de blanc vêtu, a donné le top départ de la cérémonie en présence de nombreux publics invités. «Miss Junior Intelligence» est un concours organisé à l’endroit des fillettes des établissements scolaires du Burkina Faso afin de sensibiliser sur la scolarisation de la jeune fille ; motiver et valoriser le travail de la jeune fille en milieu scolaire en joignant l’utile à l’agréable ; et enfin, apprendre aux enfants les vertus telles que le respect, le travail, la politesse. Peuvent prendre part aux concours les fillettes âgées de 8 à 13 ans, en classe de CM1 et CM2 d’un établissement scolaire du Burkina qui auront eu une moyenne minimale de 7/10. Il faudra aussi pour ces fillettes être respectueuses des parents et enseignants.
Pour la représentante de la patronne de la soirée, Mairie Odile BONKOUNGOU, ce genre d’activités amènent les enfants à plus d’ardeur dans le travail. Ce sont des cadres d’expression à préserver car «éduquer une fille, c’est éduquer une Nation». Les co-marraines pour leur part ont remercié les organisateurs pour le choix porté sur leur personne. Elle ont dit chacune tout le bien qu’elles pensent de la manifestation et ont exhorté les candidates à plus d’ardeur dans leur travail scolaire. Pour elles «Miss Junior Intelligence» (MJI) célèbre l’intelligence de la jeune fille. Pour la Directrice de «MJI», Aysha Junior sa trouvaille «se veut une tribune d’excellence, d’éveil, d’épanouissement et d’éducation pour la promotion et la valorisation du travail de la jeune fille et des enfants». Pour les éditions à venir elle compte ouvrir le concours à d’autres provinces autres que les villes de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso qui sont pour le moment concernées. Cette édition 2009 a mis aux prises 365 fillettes de 8 à 12 ans. Après les phases de la présélection, des éliminatoires, des quarts de finale et de la demi-finale ce sont 10 fillettes qui ont effectivement pris part à cette finale organisée, le vendredi dernier. Elles devaient à travers leur expression faire découvrir, d’une part, leur village et leurs ambitions.
D’autre part elles ont pris part à un concours culinaire afin de démontrer de leur talent de cordon bleu. Enfin elles ont répondu à une série de trois questions concoctées par le Ministère de l’Enseignement de Base et de l’Alphabétisation. C’est un jury de 7 membres qui avait la lourde charge de désigner la miss et ses deux dauphines. Au classement la 10e place est revenue à la candidate Faouzia avec une moyenne de 33,37. Les troisième et deuxième places sont revenues respectivement à Josiane TRAORE (2e dauphine) avec une moyenne de 63 et à Doris OUATTARA (1ere dauphine) avec une moyenne de 63,73 de moyenne. La Miss qui a ravi la couronne de l’excellence s’appelle Nafisatou, 12 ans en classe de CM2 à l’école Accart-Ville Sud B de Bobo.
Elle a réussi à son CEP et est originaire du Boulkiemdé (Palogo). Entre autres les candidates ont eu à répondre à des questions touchant à la santé, à la nutrition, à l’éducation, etc. Les partenaires qui ont soutenu l’événement ont délié les cordons de la bourse de même que les marraines.
En plus d’autres lots en nature (lait choco, Vélos, bouquet canal Sat…) la 2e dauphine a empoché un chèque de BSIC de 225 000 FCFA tandis que la première a reçu 375 000 FCFA. Le gros lot est bien sûr revenu à la Miss qui a reçu un chèque de 500 000 FCFA. Les autres participantes ont reçu chacune une enveloppe de 45 000 FCFA. La soirée a été belle et ponctuée de prestation d’artistes musiciens tels Ramzy DJ, Yeelen, Wendy du Burkina et Shagga (fils de Aïcha KONE) de la Côte d’Ivoire.o.o

Angelin DABIRE (Stagiaire)

Suzanne KOUAME, promotrice du Festival de tresse “Koundan”
“La tresse fait partie de notre patrimoine culturel”

Le festival «Koundan» pour faire de la promotion de la tresse africaine est l’œuvre d’une artiste-comédienne ivoirienne, Suzanne KOUAME une habituée de petit écran. Présente au Burkina pour la présélection de la 3e édition et la première à l’international qui se tiendra le jeudi 6 août 2009 au CENASA, nous nous sommes entretenus avec l’initiatrice sur le Festival et sa carrière de comédienne. Lisez plutôt !.

Suzanne KOUAMEQuel est l’objet de votre visite au Burkina Faso ?
Suzanne KOUAME (S.K)
: Je suis là dans le cadre d’un festival de tresse dénommé «Koundan» qui est à sa 3e édition. Je suis venue pour les phases de présélection pour le jeudi 6 août au CENASA qui retiendront 3 lauréats pour la grande finale à Abidjan en Côte d’Ivoire, le 7 novembre 2009 au Palais de la culture.

Vous êtes comédienne, parlez-nous de votre parcours.
S.K :
J’ai un parcours assez spécial. Je n’ai pas fait de formation en tant que tel. Je suis arrivée là par amour et j’ai eu la chance et quelqu’un m’a tendu la main. Ça me fait pratiquement 15 ans que je suis dans le milieu avec l’émission «Faut pas fâcher». J’ai joué dans certains films d’Henri DUPARQUE, Cheick DOUCOURE, etc. Actuellement nous sommes sur un feuilleton de 52 épisodes dans le style Télénoleva dont je suis l’actrice principale.
La production exécutive est assurée par une maison de production et financée par le groupe «Azimmut».

Vous étiez là au dernier FESPACO avec un film présélectionné. Comment ça s’est passé ?
S.K :
Le film qui était dans la sélection officielle du FESPACO 2009 s’intitule «L’Héritage». Malheureusement, il n’a pas eu de prix. Vous savez que le problème de l’héritage en Afrique est une réalité et nous dénonçons à travers ce film l’injustice que subissent les ayants-droit qui sont très souvent spoliés par la famille.

Est-ce que tout se passe bien pour l’organisation du festival «Koundan» ?
S.K :
Comme toute organisation, les difficultés ne manquent pas. Un festival international comme celui-là, demande beaucoup d’argent et c’est là toute la difficulté. Jusque-là, je supporte seule l’organisation et il y a quelques partenaires qui se sont signalés. Ce n’est pas facile et c’est vraiment dommage. Moi j’estime que la tresse fait partie de notre patrimoine culturel, notre identité. Il faut faire la promotion de cet art vivant comme on le fait pour la musique, la sculpture, etc. Malgré qu’il n’y a pas d’école spécialisée en tresse, il y a de milliers de jeunes filles et même des hommes qui vivent de ce métier et font profiter à leur entourage.

C’est un festival international, combien de pays prennent-ils part ?
S.K :
C’est la première édition à l’international. Compte tenu des moyens limités, nous avons fait le choix du Burkina Faso et du Mali en plus de la Côte d’Ivoire. Nous allons l’élargir l’année prochaine sur le Bénin et le Sénégal.

Qu’est-ce que les lauréats ou lauréates gagnent ?
S.K :
Il y a un super salon de coiffure en jeu. Nos sœurs qui tressent dans les marchés sur des tabourets rêvent d’un salon moderne. Donc en participant au festival, son rêve peut être réalisé.
C’est pourquoi je sollicite de l’aide pour qu’on puisse doter le maximum de salons de coiffure. C’est mon combat de pouvoir installer à chaque édition une cinquantaine de femmes avec un salon moderne dans les différents pays participants.

Peut-on avoir une idée sur le budget ?
S.K :
Pour un festival comme celui-là, c’est très coûteux et nous sommes à peu près à une cinquantaine de millions de francs CFA pour l’organisation. J’attends la réaction des sponsors, des partenaires et des bonnes volontés pour me soutenir. Vous savez que toute l’Afrique a la tresse en commun ; de l’Est à l’Ouest comme du Nord au Sud et chaque tresse véhicule un message. Il faut que tous les pays se retrouvent pour valoriser la tresse qui peut aussi être l’objet d’attraction touristique. Les Européennes pourront faire le voyage en Afrique uniquement pour se tresser et c’est ça aussi vendre l’image de nos pays à travers ce pan culturel très diversifié. Il faut une politique pour que, à la dimension du FESPACO au Burkina Faso, on ait le festival Koundan en Côte d’Ivoire, qui est aussi un facteur d’intégration.

Quel appel à lancer ?
S.K :
Tout le monde que tu sois homme ou femme, Ivoirien ou Burkinabè, Malien ou Sénégalais doit s’approprier de ce festival. Il faut que le public se déplace massivement au CENASA le jeudi 6 août 2009 à partir de 19h 30.
C’est gratuit et je dirai que «Koundan» ça ne se raconte pas, ça se vit. Il faut être là pour découvrir l’imagination créative de nos sœurs et nos mamans à travers le défilé. Cet événement est placé sous le co-parrainage du ministère de la Promotion de la Femme et celui du Transport.o

Issoufou MAÏGA

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