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La Une n°616
La Une du n° 616

NOUVELLES DU GRIN : N°616 du 05i au 11 août 2009

Il perd un million par la faute de son ami

Le mois d'août est généralement consacré aux vacances gouvernementales. C'est le moment que certains partis politiques choisissent pour se mettre en évidence. C'est le cas du FFS de Norbert Michel TIENDREBEOGO qui organise sa commémoration du 04 août (date anniversaire de la RDP à Bobo-Dioulasso. Les nostalgiques de la révolution d'Août, proches, du FFS, s'activent donc pour réussir la célébration de cette date anniversaire…
Du 31 juillet au 03 août 2009, l'ADF/RDA a également choisi la ville de Sya pour organiser la 2e édition des universités d'été, après Ouahigouya qui a abrité la première édition en 2008. L'édition de Bobo se tient sur le thème "Jeunesse, engagement politique et lutte contre la pauvreté". Pendant 72 heures, les jeunes de l'ADF/RDA ont été à l'école de la démocratie à travers des conférences, débats et exposés. Le président du parti, Gilbert Noël OUEDRAOGO, a profité livrer un message à l'endroit de la jeunesse de l'ADF/RDA. Il a reconnu qu'il y a trop de spéculations autour du parti de l'éléphant mais ce qui est important pour lui, c'est que le parti soit en phase avec sa base. "Tant que vous avez votre base avec vous, personne ne peut vous dénier la place qui est la vôtre. Dans tout le débat qui se mène, qui a dit que l'ADF/RDA n'est pas le 2e parti du Burkina ?" A-t-il déclaré avant de poursuivre qu'en politique, on ne s'intéresse qu'à ce qui vit. "Alors, tant qu'on parle de vous (en bien ou en mal) sachez que vous êtes en pôle position". Le président d'honneur à vie, Gérard Kango OUEDRAOGO qui était annoncé à ces université d'été n'a finalement pas pu être de la partie. Mais son fils Gilbert Noël OUEDRAOGO s'est inspiré d'une de ses pensées : "Le président d'honneur disait qu'un homme politique français à qui il avait rendu visite un jour, s'était mis à verser des larmes et il lui avait demandé mais pourquoi tu pleures, toi qui te bats, qui es engagé… ?" Celui-ci a répondu "vous savez, cela fait 10 jours que je lis les journaux et je ne vois même pas quelqu'un parler de moi. On ne m'insulte même plus. C'est un signe que je suis en train de perdre. Je vois venir ma défaite". En tout cas pour le président de l'ADF/RDA, son parti se porte bien et comme d'habitude, il ne fait que maintenir ses militants en éveil.

Abondance de pluies à Bobo : les vœux des musulmans ont-ils été exhaussés ?
Le mardi 28 juillet dernier, les musulmans de Bobo-Dioulasso se sont retrouvés à la fameuse place "Wara wara" pour implorer Allah le Tout-Puissant au sujet de la pluie qui se faisait rare. L'annonce de cette séance spéciale de prière avait été faite depuis le vendredi 24 juillet dans les différentes mosquées de vendredi. Et depuis cette date, les pluies ont commencé à se signaler jusqu'au jour fixé. La prière eut effectivement lieu, présidée par l'Iman Siaka SANOU de la grande mosquée de Dioulassobâ en présence des représentants des autres mosquées importantes de la ville de Sya (la grande mosquée de Diarradougou tenue par la famille DIENEPO, la mosquée de Pala représentée par l'Iman Adama SANOU…). Tous étaient là pour unir leur cœur aux autres fidèles musulmans de la ville de Sya.
Au niveau des autorités, c'est le préfet du département de Bobo, Youssouf OUEDRAOGO, qui était de la partie, représentant le gouverneur de la région des Hauts-Bassins. Le maire de la commune, Salia SANOU, absent de la ville, s'est fait représenter également. La prière en question s'est effectuée en deux rakat suivis d'un sermon.
Cette prière s'apparente à celle de la fête de Ramadan ou de la Tabaski. La différence se situe au niveau du sermon où l'Iman, après avoir donné face aux fidèles, leur tourne par la suite le dos. Les bénédictions pleuvent à tout vent, puis l'Iman demande à tous les fidèles munis d'écharpes de les mettre à l'envers ; les différents Imans et personnes ressources sont invités à prendre la parole pour faire des bénédictions. La prière s'est déroulée le matin. L'Iman Siaka SANON, très respecté par la communauté musulmane de Bobo et par les fidèles, a reconnu que depuis l'annonce de cette prière, la pluie avait commencé à arroser la ville. Mais cela n'empêche pas cette séance pour rendre grâce à Dieu.
Dans l'après-midi, une pluie abondante et douce, dépourvue de tonnerre et de vent, a arrosé la ville de Sya. Au grin, les débats ont été houleux sur l'origine de cette pluie. Pendant que les uns avançaient que les vœux des musulmans ont été exhaussés, les autres pensaient que ce n'était le moment qui était que pure coïncidence ; c'est simplement venu.
Toujours est-il que dans la nuit du mardi 28 au mercredi 29 juillet, la pluie a encore fait parler d'elle. Elle a ainsi continué le jeudi matin, le vendredi toute la journée et même dans la nuit. Cela a donné du grain à moudre pour ceux qui croyaient que la prière des musulmans a été exhaussée à 100% par le Tout-Puissant. En tout cas, le CILSS avait prévenu de la rareté des pluies dans le Sahel. On attendait beaucoup de l'opération Saaga, mais jusqu'à présent elle ne s'est pas signalée. Il a fallu donc que les religieux rentrent dans la danse pour dénouer la situation.
Cette façon de voir a été balayé du revers de la main par les autres qui pensent que les musulmans ont plutôt attendu l'approche du mois d'août pour initier leur prière. Tout le monde sait que quelle que soit l'année, le mois d'août est très abondant en pluie. Pour eux, si les musulmans ont confiance en leur prière, pourquoi ne pas la faire pendant l'harmattan pour atténuer la poussière qui fait souffrir les gens.
Au grin, les débats allaient bon train. Le sage a dû intervenir pour calmer les ardeurs des uns et des autres. Il a expliqué qu'autrefois, c'est par la prière que les anciens réglaient leurs inquiétudes face aux aléas climatiques. Ils partaient du fait que l'union fait la force pour se rassembler et implorer le bon Dieu. Qu'ils soient musulmans ou animistes, c'est par groupes qu'ils recherchaient les solutions à leurs problèmes.
Au lieu d'épiloguer sur l'origine des pluies qui nous arrosent, les gens feraient mieux de rendre grâce à Dieu, car après tout, c'est lui le Tout-Puissant qui donne la pluie pour les hommes mais aussi pour les animaux et les plantes. Après la prière du mardi, les pluies sont désormais au rendez-vous et dans le milieu des musulmans, cela ne fait qu'accroître la respectabilité de l'Iman Siaka SANOU, considéré comme un exemple à suivre parmi les dignitaires religieux de la ville de Sya.

Il perd un million par la faute de son ami
Le vendredi 31 juillet dernier, les multiples parieurs du pari mutuel urbain étaient plus que jamais mobilisés à cause du rapport ordre du "4+1" qui s'élevait à 31 892 345F. Chacun y allait de ses calculs pour décrocher le gros lot en question.
Un habitant du secteur 06 (Bolomakoté), voulait tenter sa chance, mais il n'avait pas assez d'argent. Il avait tout juste 300F, le prix d'une prise. Dans la nuit du jeudi 30 au vendredi 31 juillet, notre parieur a passé le temps à rechercher les meilleurs chevaux parmi les 14 concurrents au départ. En matière de chevaux on parle de chance mais il faut aussi faire des calculs. Le jour "j", il n'avait pas encore réussi à dégager une combinaison. Le temps de la fermeture des kiosques s'approchait à grand pas. L'homme avait toujours ses 3 pièces de 100F. A midi, au moment de manger, il regarda attentivement ses 5 enfants et une idée lui traversa la tête. Il se dit que ce n'est peut-être pas par hasard que le bon Dieu lui a fait don de ces 5 rejetons. Et comme le PMU'B c'est la chance, il fit interrompre le déjeuner et réunit ses enfants pour un tirage au sort. Il écrit sur des bouts de papier les différents numéros qui prennent part à la course et demande aux enfants de tirer chacun un numéro. Les enfants ont tiré du plus jeune au plus, âgé. Les 5 numéros étaient ainsi trouvés. L'homme se leva et partit au kiosque, laissant les enfants achever leur déjeuner. Arrivé au premier kiosque PMU'B, il rencontra un ami parieur comme lui. Ce premier lui proposa une combinaison "incontournable". Il prit cette combinaison et la compara à celle de ses enfants. Il trouva que pour les gosses n'étaient pas logique. Il joua celle de son ami et attendit. Le soir, lorsqu'on annonça l'arrivée, c'est la combinaison des enfants qui s'est avérée la bonne. Les enfants avaient choisi les 5 chevaux dans l'ordre. L'homme n'en revenait pas il venait ainsi de perdre la somme de plus d'un million de FCFA par la faute de son ami. Il n'osa pas en parler à la maison. Il apprendra ainsi à ses dépens que le PMU'B est un jeu de hasard et comme tel il n'y a pas de logique.

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