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La Une du n°617
La Une du n° 617

NOUVELLES DU GRIN :N°617 du 12 au 18 août 2009

Il menace de «virer » sa 1re épouse pour une histoire de placenta

Les vacances gouvernementales ont réjoint celles des scolaires. Partout on s’active comme on peut pour occuper sainement les élèves à travers des activités culturelles, sportives et mêmes éducatives.
Le samedi 08 août dernier l’Association pour le mieux-être du secteur 10 de Bobo (AMES 10) était sur la brèche avec la finale de la 2e édition de sa coupe de football. Le plateau omnisports de Yeguéré qui a accueilli cette finale était noir de monde. C’est le colonel Mamadou DJERMA, le Grand chancelier des ordres burkinabè qui a été choisi pour parrainer cette finale dont le promoteur est Oumar OUATTARA, un ancien joueur bien connu à Bobo expert-comptable qui officie du côté de Ouagadougou.
Etant du secteur 10, il fait partie de l’AMES 10. Le ministre des Sports et des Loisirs était également présent, accompagné d’une forte délégation. JPP est en vacances à Bobo son fief, alors les jeunes veulent en profiter.
Le commandant Boukari KABORE dit le Lion était aussi de la partie. Il dit être venu soutenir le sport en tant qu’éducateur sportif. Le Lion a laissé entendre qu’en 1961, alors qu’il entrait au PMK, le colonel Djerma était déjà capitaine de l’armée. En tout cas, discipline militaire et ancienneté oblige, il a beaucoup de respect pour le Grand chancelier et loue son intégrité exemplaire. Quant au ministre des Sports, le Lion affirme qu’il est de loin son jeune frère. Un jeune frère qui n’a pas manqué de le taquiner tout au long de cette soirée sportive en essayant à chaque fois de lui tirer sa barbe blanche. Le Lion a attiré du beau monde à la fin du match.
La finale qui a opposé l’équipe de Tout-puissant à celle de l’Espoir de Colsama a été remportée par les derniers qui s’adjugent ainsi pour la deuxième fois le trophée AMES 10. Avant la finale proprement dite, les anciennes gloires de notre football ont livré un match de gala qui s’est soldé par un nul blanc (0-0).
D’un côté, il y avait une équipe A composée d’éléments comme Adama KONE dit Anyama, Abdoulaye COMPAORE dit Doul, Mamadou TRAORE dit Wang Yu, Fousséni TRAORE dit Sap… Et de l’autre côté dans l’équipe B, on avait des noms comme Saye SIDIBE, Lambert BAYALA, Siaka SANOU Mololo, Brahima ZONGO…
Pendant ces vacances, le cinéma est aussi à l’honneur. Le ciné Sayon, la seule salle de Bobo marche selon un système de location. Les promoteurs viennent avec leur film, louent la salle, font des projections pendant la période de location et ils s’en vont. C’est le cas du film «Ouaga Battle» du réalisateur Mamadou GNANOU dont la première projection a eu lieu, le jeudi 30 juillet dernier. C’est un film qui a beaucoup d’audience auprès de la jeunesse, surtout les adeptes du RAP. «Les jeunes veulent vivre pleinement leur vie en étant dans l’air du temps, mais ils sont confrontés à beaucoup d’incompréhensions de la part de leurs parents. Ils essaient de tenir tête à leurs parents et finissent par se mettre dans les merdes de la ville». Tel est un peu le résumé de ce film que les jeunes du mouvement RAP de Bobo avec leur accoutrement atypique ont vite adopté.
Au grin, les gens prédisent un bel avenir pour ce film. Un accroc du RAP s’est même demandé pourquoi ce film n’a pas remporté l’Etalon d’or de Yennenga lors du dernier FESPACO. Après «Ouaga Battle 1», Mamadou GNANOU compte réaliser «Ouaga Battle 2» pour donner une conclusion à ce film qui laisse les cinéphiles sur leur faim. «Ouaga Battle 2» pourrait se tourner à Bobo. En attendant, «Ouaga Battle 1» fait son petit bonhomme de chemin.

Le maire Salia SANOU, adepte des pavés
Le mandat des différents conseils municipaux du Burkina tire inexorablement vers la fin. Au grin, les débats sont désormais focalisés sur les bilans des bourgmestres. Le maire Salia SANOU de Bobo qui a remplacé Célestin KOUSSOUBE faisait l’objet de vives critiques. On se demandait ce qu’il allait présenter comme bilan au terme de 5 années d’exercice du pouvoir communal.
En 5 ans, KOUSSOUBE malgré les difficultés liées à son installation à la tête de la commune de Bobo, a réhabilité l’hôtel de ville qui date de 1956, bitumé la voie qui passe devant le ciné Sayon, construit le centre d’enfouissement technique pour traiter les ordures ménagères…En tout cas en termes de bilan, les infrastructures ne manquent pas pour les partisans de KOUSSOUBE qui n’hésitent pas à montrer également les voies bitumées du secteur 22. C’est vrai que ces voies ont été réalisées par la Banque mondiale mais toujours est-il qu’elles ont été réalisées sous le mandat de KOUSSOUBE.
Quant à Salia SANOU, il a hérité d’une commune dépourvue de tout. La Direction des services techniques municipaux (DSTM) a trop de problèmes. Tous les engins sont immobilisés à cause de leur vétusté. C’est comme si le maire Salia SANOU devait tout reprendre à zéro. En tout cas selon qu’on soit proche de Salia SANOU ou de Célestin KOUSSOUBE, les analyses divergent.
Maintenant, les partisans de l’actuel maire ont le vent en poupe. Ils invitent constamment les gens à faire un tour devant l’hôpital Sourou SANOU pour apprécier le bon travail de leur champion. En effet, la commune de Bobo a mis des pavés devant l’hôpital de Sya ; ce qui a vraiment donné un tout autre visage à cet hôpital universitaire. Les gens n’ont pas encore fini de parler de la devanture de l’hôpital que le maire a lancé les travaux de pavage de la place de la mairie centrale. Une place qui jadis accueillait la foire commerciale de la Semaine nationale de la culture (SNC).
C’est là aussi que se tient la fête du chitoumou. Une fête qui a été d’ailleurs reportée mais pas à cause des travaux de pavage de la place de la mairie mais par manque de ressources financières.
On se rappelle qu’à l’occasion de la dernière rentrée de la RTB à Bobo, la commune avait débloqué 50 millions pour le pavage de la cour de la RTB Ouest. C’est donc dire qu’au centre du bilan du maire de Bobo, on retiendra qu’il a été un maire qui s’est beaucoup adonné au pavage des rues. De mémoire, de Bobolais, hormis la CAN 98 ou les différentes sociétés avaient pavé la devanture de leur service, la ville de Sya n’avait jamais autant reçu de pavés.
Au grin les gens félicitent le maire Salia SANOU de cette initiative. Un étranger qui connaissait l’état de la devanture de l’hôpital n’en revenait pas lorsqu’il est revenu 10 ans après avec un malade. Le seul hic dans cette affaire c’est le coût de réalisation que les gens trouvent exorbitant. 250 millions pour paver la devanture de l’hôpital et la place de la mairie c’est trop cher payé pour certains qui pensent qu’avec cette somme on pouvait réparer les bitumes dégradés du centre ville.
Le monde est ainsi fait. Il est difficile de faire l’unanimité autour d’un projet. L’essentiel, c’est d’avancer dans le sens du développement de la cité aux silures sacrés.

Il menace de «virer » sa 1re épouse pour une histoire de placenta
En Afrique, lorsqu’une femme accouche, les accompagnants ont l’habitude de réclamer le placenta pour aller l’enterrer chez-eux à domicile. C’est une pratique qui perdure depuis la nuit des temps. A l’hôpital Sourou SANOU, un homme a voulu répudier sa première épouse parce qu’elle a oublié de réclamer le placenta après l’accouchement de sa rivale.
Cette dernière qui est entrée en travail dans un village reculé de Bobo pendant deux jours a finalement été évacuée à l’hôpital de Bobo accompagnée de sa rivale.
Elle a fini par accoucher d’un gros bébé. Elle fut installée dans une chambre. Son mari qui suivait avec sa mobylette est arrivé dans l’après-midi alors que la femme a accouché aux environs de 10h.
Lorsqu’il arriva, il rejoignit ses deux femmes dans la chambre. Après les salutations d’usage, il demande à sa première épouse de prendre le placenta afin qu’ils aillent l’enterrer chez l’un de ses frères qui vit à Bobo avant que le soleil ne se couche ; ce qui serait un mauvais signe. Mais à son grand étonnement, sa femme lui dit qu’elle a eu peur de le réclamer aux sages-femmes qui n’avaient pas l’air de plaisanter et vociféraient sans cesse.
Son mari s’est mis dans un état coléreux et a demandé que sa femme l’accompagne chez ces sages-femmes.
Arrivé devant les sages-femmes, il calma un peu ses ardeurs et d’un ton très poli, il demanda à avoir le placenta de sa femme. La sage-femme lui demanda son heure d’accouchement.
Sa première femme donna l’heure. La sage-femme leur répondit que c’est maintenant qu’ils viennent réclamer ça avant de les indiquer une poubelle. L’homme et sa femme accoururent à la poubelle où ils trouvèrent trois placenta. Maintenant comment reconnaître celui de sa femme ? L’homme s’en prit à nouveau à sa femme qu’il menaça de répudier.
Il pense qu’elle l’a fait pour faire du mal à sa rivale. Au grin, on se pose des questions sur le bien-fondé de cette pratique qui apparemment ne se fait qu’en Afrique Le frère du mari furieux qui vit à Bobo tenta de le calmer afin qu’il laisse sa femme. Il accepta malgré lui et l’on se demande ce qu’il fera lorsqu’ils seront de retour au village. On se rappelle que lors du déguerpissement des habitants de la zone de Zaca à Ouagadougou, la plupart de ceux qui étaient réticents à quitter les lieux se basaient sur le fait que le placenta de leurs enfants y étaient enfouis.
Ainsi va l’Afrique et ses traditions.o.

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