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La Une du n°618
La Une du n° 618

NOUVELLES DU GRIN :N°618 du 19 au 25 août 2009

Il aide son père à tromper sa mère pour de l’argent

Depuis mardi 28 juillet 2009, la commission d’observation de la lune du mois béni de Ramadan a débuté ses activités. Le 20 août a été arrêté par la commission pour siéger.
Vendredi 14 août dernier, dans les différentes mosquées de vendredi de la ville de Sya, un communiqué de la commission a été livré, demandant à «toute personne qui verra la lune le 20 août d’en informer la commission par téléphone directement ou le grand iman de sa localité qui informera à son tour la commission d’observation qui a ses sections un peu partout sur le territoire national».
Comme on le constate, le mois de Ramadan est déjà là. Pour les musulmans, ce mois béni est considéré comme un étranger que les fidèles se doivent d’accueillir chaleureusement.
A l’approche de ce mois béni, les mariages se multiplient à une vitesse exponentielle. C’est un peu comme une course contre la montre. Le jeudi, considéré comme jour pour les mariages à la mosquée n’est plus respecté.
Au grin, c’est la période la moins active. Les débats n’ont plus les mêmes intensités à cause du carême.
Les premiers jours sont les plus pénibles mais après une semaine, l’organisme s’habitue.
A l’approche du carême musulman, il y a des esprits malins qui s’arrangent pour obtenir un certificat médical attestant qu’il sont malades d’ulcère par exemple. Ils sont toujours prêts à exhiber «ce papier» qui leur donne le droit de se passer de cette privation. Le sage du grin qui a ainsi reçu le papier d’un fidèle en guise de preuve a tout simplement dit que c’est plutôt à Dieu qu’il devra se justifier. Pour lui, on n’a pas besoin de justificatif pour convaincre ses semblables. Dieu sait tout et voit tout. Ce n’est pas la peine d’agir comme ces élèves qui se font délivrer un certificat médical pour se soustraire aux épreuves sportives lors des concours. Le mois de carême c’est un seul mois sur douze. C’est le mois le plus important de tous les mois ; il faut donc l’accueillir à bras ouverts afin d’en tirer le maximum de bénédictions possibles. Que ceux qui sont réellement incapables pour cause de maladie soient relaxes. Ils n’ont pas à se justifier avec un papier.
Qu’Allah accorde à tous les bienfaits de ce mois béni.

5e édition de la fête de chitoumou ; la fête s’est tenue malgré tout
Initialement prévue du 05 au 09 août 2009, c’est finalement du 12 au 16 août que s’est tenue la 5e édition de la fête du chitoumou. Les raisons de ce report sont essentiellement financières. D’édition en édition, c’est ce problème qui a toujours été le talon d’Achille de cette fête qui est loin d’atteindre sa vitesse de croisière. L’Association pour l’épanouissement de la commune de Bobo-Dioulasso, (AECB) l’initiatrice de cette fête a du mal à trouver la bonne formule pour pérenniser son idée. Chaque année, depuis 5 ans, c’est par tâtonnement que la fête se tient.
Cette année encore, il n’y avait aucun sponsor. La fête qui se tenait d’habitude à la place de la Mairie s’est déportée à la place Tiéfo AMORO (place de la gare) à cause des travaux de pavage qui se déroulent sur l’ancien site. Les organisateurs ont beaucoup d’idées mais les moyens font défaut. Sur cette question, certains membres du grin ne sont pas tendres avec les initiateurs. Pour eux, s’ils ne sont pas capables de tenir la route, qu’ils laissent la place à d’autres. De toutes les façons on ne compte pas sur quelqu’un pour initier une manifestation d’une telle envergure. Il faut d’abord compter sur soi-même avant de lorgner sur d’éventuels soutiens.
Mais tant bien que mal, la fête a pu se tenir. A l’ouverture, le ministre de la Culture, du Tourisme et de la Communication a honoré l’AECB en faisant le déplacement. Filippe SAVADOGO a reconnu les bienfaits du chitoumou dont il est lui-même friand. Même à l’époque où il était ambassadeur à Paris, il ne manquait pas d’en commander pour sa propre consommation.
Quant au parrain de la 5e édition, Monseigneur Anselme Titianma SANON, Archevêque de Bobo-Dioulasso, a apporté un témoignage concret sur les chenilles. Un jour de passage en Afrique du Sud, il a eu l’occasion de déguster un bon plat de chenilles dans un grand hôtel du pays de Nelson MANDELA. Le mercredi 12 août dernier, ce sont de nombreux festivaliers, friands de chenilles qui ont pris d’assaut la place Tiéfo Amoro de Bobo-Dioulasso. Le maire Salia SANOU, grand amateur du chitoumou ne pouvait se permettre d’être absent.
Les femmes ont rivalisé d’ingéniosité pour proposer à ce beau monde des mets savoureux à base de chenilles de karité. A chaque édition, le cercle des amateurs de chitoumou s’agrandit. Même les peulhs, d’habitude réticents, ont commencé à s’y intéresser.
L’innovation majeure de cette 5e édition se situe au niveau du thème « la fête du chitoumou et la protection des biens culturels ».
Cette année, les initiateurs ont associé à la manifestation une exposition des produits issus du farté à savoir du beurre de karité, du savon et la pommade à base du beurre de karité, dans le but de promouvoir le farté, cet arbre généreux qui donne le chitoumous.
En termes de perspective, l’AECB malgré ses difficultés pour organiser la fête du chitoumou dit être en train de finaliser un dossier de création d’une mutuelle pour offrir des possibilités de micro-crédits aux braves femmes qui participent chaque édition pour leur permettre de mener d’autres activités génératrices de revenus. Mais l’objectif principal de l’AECB depuis la première édition a toujours été la mise du « chitoumou » en boîte de conserves et son inscription sur les menus des restaurants et hôtels du Burkina Faso comme plat exotique. Autres vœux de l’AECB, c’est l’organisation des 72 heures du chitoumou à Ouagadougou dans le but de faire rentrer ce met très riche en protéines dans les habitudes alimentaires des Ouagalais. Mais là encore, ce projet risque de rester lettre morte par manque de moyens.
La confrérie des chasseurs dozos du Houet, sous la houlette du président André SANOU dit « Dossoba », a apporté une touche particulière à la 5e édition de la fête du chitoumou en assurant des animations à l’ouverture comme à la clôture dimanche 16 août 2009. La fête a refermé ses portes, mais la consommation des chenilles se poursuit au grand bonheur des nombreux amateurs. Bon appétit à tous !

Il aide son père à tromper sa mère pour de l’argent
Cette histoire rapportée par un membre du grin se déroule dans un pays voisin du Burkina. Un élève découvre un jour une idylle entre une fille de sa classe et son père. Sur le champ, il n’en revient pas. Il pousse ses enquêtes et s’assure que son père sort avec cette fille pourtant très timide en classe. Ce fut presque un choc pour lui, il en tomba malade. Il alla se confier à l’un de ses amis. Ce dernier lui remonte le moral et lui dit qu’il peut retourner la situation à son avantage en faisant chanter son père. Mais comment faire puisque le vieux ne sait pas qu’il est au courant de cette relation ?
Après réflexion, ils trouvèrent ensemble une idée, celle de menacer la fille de tout raconter à sa mère. Prise de panique, la fille va tout informer à son amant. Celui-ci est coincé. Il essaye quand même de rester serein. Deux jours après, il ne voit rien venir. Sa femme n’a pas l’air d’être au courant de sa liaison coupable. Il était désormais très prudent dans sa relation avec la fille, mais évitait toujours son fils. Un jour ce dernier se présente dans son bureau avec un modèle d’appareil cellulaire et lui demande de le lui payer. L’appareil est de même modèle que celui de la fille qu’il entretient.
Il comprit le jeu de son fils. Il tenta de lui faire comprendre que sa mère ne lui a pas laissé le choix. Elle est très sévère et lui rend la vie impossible. Voilà pourquoi il a choisi cette jeune et tendre fille pour lui remonter le moral.
Après l’avoir attentivement écouté, son fils lui répond qu’il le comprend très bien mais que le prix à payer pour qu’il garde le silence et devienne son complice c’est qu’il les entretienne tous les deux (lui et la fille). Tout ce qu’il payera pour la fille, il doit en faire autant pour lui. Pour commencer, il a exigé que le vieux lui paye une moto Crypton.
La fille en possède une et sans avoir la preuve que c’est son père qui a acheté cette mobylette pour elle, il a exigé qu’il lui paye la même chose. Le père a accepté toutes les conditions de son fils et en contre-partie, il a demandé que ce dernier se fasse passer pour le petit ami de la fille ; comme çà, elle pourra venir à la maison même en présence de sa mère.
Tout allait bien entre les trois jusqu’au jour où le confident du fils chanteur est entré en scène. C’est lui qui a eu l’idée de faire chanter le vieux mais en contre-partie, son ami ne veut rien partager avec lui. Même s’il demande sa moto pour des courses, il refuse. Le confident a menacé à son tour d’aller tout dévoiler à la mère de son ami. Les choses deviennent compliquées. Le père qui ne s’attendait pas à un 3e larron est dépassé par les évènements. Il ne veut plus continuer le jeu. Il se dit que s’il accepte de se plier à ce jeune, un 4e peut encore surgir. Mais comment arrêter cette situation ? C’est là toute la question.
Le membre du grin qui rapporté l’histoire ne dit pas comment elle s’est terminée. Mais au grin, les réactions se sont focalisées sur ces vieilles personnes qui entretiennent des relations coupables avec des jeunes qui ont l’âge de leurs enfants. Tous sont unanimes à condamner ces pratiques qui ne font que dégrader les relations entre les jeunes et les anciens. Le sage du grin pense que ceux qui se livrent à ces pratiques doivent penser à leurs propres enfants.
Si une personne de leur génération fait la même chose avec leurs enfants, vont-il l’accepter ? Mais comme on aime à le dire, le coupeur de tête a peur que le couteau passe autour de son cou. Dans quel monde sommes-nous ?

« Le petit fâkir, toujours dispo »

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