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La Une du n°619
La Une du n° 619

NOUVELLES DU GRIN : N°619 du 26 août au 1er septembre 2009

Il a épousé une femme enceinte par précipitation

Les fidèles musulmans du Burkina ont entamé depuis le samedi 22 août dernier le jeûne du mois de Ramadan. Pour une fois, l’unanimité a été faite autour de cette date. Presque tous les fidèles ont démarré ensemble pour un mois d’abstinence. Le mois de Ramadan est un mois plein de bénédictions. C’est une période au cours de laquelle on constate de nombreuses conversions. Pour justifier cet état de fait, la plupart des prêcheurs avancent que c’est parce que le bon Dieu a mis Satan hors d’état de nuire. Pendant ce mois béni, Allah enchaîne Satan et ne lui permet plus d’égarer un fidèle. C’est ainsi qu’on voit se multiplier les lieux de prières à travers les ruelles des secteurs. Des imams de fortune s’autoproclament et c’est parti pour les séances de prières surérogatoires. Les gens aimant la facilité, ce sont les lieux où la prière se fait rapidement qui sont les plus convoités. Les surnoms de TGV ; Soukoï et autres Fokker désignent ainsi les imams les plus rapides. Il y en a qui décomposent les 17 rakats requis en 15 minutes.
Dans cette lutte acharnée pour battre le record de rapidité en prière, la grande mosquée de Dioulassoba reste égale à elle-même. Après la prière de 18h 30, les fidèles de cette mosquée prennent tout leur temps pour se reposer. Ce n’est qu’à 20 heures qu’ils commencent la séance de longue prière ; et là aussi, ils ne se pressent point. Ils vont à un rythme qui correspond bien aux nombreux vieux et vieilles qui y vont. La grande mosquée de Dioulassoba n’a nullement évolué avec le temps.
Elle a toujours gardé sa vieille tradition. Pendant que les autres lieux de prières sont vides et que leurs fidèles sont en train de vaquer à leurs occupations qui ne manquent pas, la mosquée de Dioulassoba reste la seule qui continue de s’animer parfois jusqu’à 21 heures.
Ainsi va le mois de Ramadan, débarrassé du Satan mais plein d’opportunités à saisir pour les uns.

Sport de masse à l’Arrondissement de Dafra ; la fraternité magnifiée

Depuis le jeudi 06 août 2009, le maire de l’Arrondissement de Dafra a initié le sport de masse au sein de son conseil municipal.
A partir de 17 heures, le maire, les conseillers, les policiers municipaux et ceux du commissariat du secteur 15 et les agents de la mairie se retrouvent pour une séance de «footing».
Le groupe part de la devanture de la mairie et s’ébranle sur le boulevard Chalon-en-Champagne en passant par le rond-point qui est en train d’être érigé en palais de la culture, pour atteindre la Place de la femme. De là, le groupe fait demi-tour et prend l’autre voie du boulevard pour le sens inverse. Ce parcours se fait dans une ambiance bon enfant qui rappelle celle des militaires avec des chants d’encouragements.
Le jeudi 20 août dernier, certains membres du grin ont voulu en savoir d’avantage et en avoir le cœur net. Ils croyaient qu’il s’agissait de pures spéculations à but politique tendant à donner des points au maire Sidi SANOGO.
A 17 heures, le bourgmestre et sa première adjointe étaient déjà en place, suivis de quelques conseillers et des policiers.
Le top de départ est donné avec en tête le maire et sa première adjointe. Le rythme est lent mais laborieux tout de même. Les chansons d’encouragement se suivent selon le rythme des coureurs. Les riverains du boulevard Chalon en Champagne n’en croient pas leurs yeux en voyant Sidi SANOGO et son adjointe Fatou ZIDA conduire ce peloton composé de policiers et de conseillers. Ils ont tous tenu jusqu’au bout.
Le sport, ça fait du bien. Cette belle initiative a donc rencontré l’assentiment de la majorité du conseil d’arrondissement. Cela rappelle un peu la période révolutionnaire avec le sport de masse. L’objectif recherché, c’est de rapprocher davantage les conseillers de l’Arrondissement afin qu’ils aient un esprit sain dans un corps sain pour mieux affronter les différentes sessions du conseil.
Au grin, les gens ont salué cette démarche du plus grand arrondissement de la commune de Bobo-Dioulasso. Malgré la diversité de conseillers issus de partis différents, le conseil municipal de Dafra apparaît comme le plus uni. Plus qu’un conseil, c’est une famille.
Depuis qu’il a été porté à la tête de Dafra Sidi SANOGO ne fait que multiplier des initiatives pour rechercher des voies et moyens pour le développement. On se rappelle qu’il avait réuni au cours d’un atelier tous les fils de l’Arrondissement, où qu’ils se trouvent afin qu’ils réfléchissent ensemble pour faire sortir un plan d’action.
A Dafra, c’est la fraternité et l’union qui guident les conseillers à telle enseigne qu’il reste la seule commune à ne pas connaître la moindre crise à moins de 2 ans de la fin des différents conseils municipaux. Sidi SANOGO s’est montré très habile dans la conduite des affaires de son arrondissement. Les conseillers issus de l’opposition qui se montraient comme des durs à cuire ont tous finis par adhérer à ses méthodes.
Séduit sans doute par sa conduite des affaires, le seul conseiller de l’UNDD, Etienne SANDOGO a fini par adhérer au CDP, le parti de Sidi SANOGO. Quand c’est bon, il faut le dire ; le maire de Dafra est un exemple à suivre.

Il a épousé une femme enceinte par précipitation

A l’approche du mois de Ramadan, les fidèles se pressent de se marier. Chacun veut se chercher une femme pour l’accompagner dans ce mois béni. Un jeune commerçant qui a été un peu surpris par le temps du carême s’est rapidement lié d’amitié avec une de ses clientes. Après quelques jours d’idylle, il proposa le mariage à cette dernière. Surprise par cette proposition soudaine, la jeune fille promit d’y réfléchir. L’homme l’a pressa et elle finit par accepter à condition qu’elle aille avertir ses parents qui sont à Dédougou. Elle a fait l’école et a le niveau 3e des lycées et collèges.
Elle fait le commerce de pagnes dans différents marchés des villages environnants. Elle paye les pagnes en gros chez le jeune commerçant pour aller les revendre en détail dans les marchés fréquentés.
Quant au jeune commerçant, il n’a pas fait un seul jour d’école. Il a un peu fréquenté l’école coranique. Lorsque la fille est partie pour avertir ses parents, il a commencé à faire les préparatifs.
Certains de ses amis ont tenté de le raisonner en lui disant qu’en matière de mariage, il faut beaucoup réfléchir avant de s’engager.
Mais il n’a rien voulu entendre. Il était engagé et rien ne pouvait l’arrêter. Il choisit rapidement ses témoins et attendit. La fille ne revient pas à la date indiquée. Il commence à se poser des questions. Ses parents ont peut-être refusé ? La fille revient à une semaine du mois du Ramadan et confirme l’accord de ses parents. Elle devra venir plus tard après le Ramadan pour accomplir les autres rites. Ce que le jeune accepta sans problème. Le mariage eut lieu. Tout allait bien entre les nouveaux mariés jusqu’au 3e jour quand un jeune homme vint se présenter comme étant l’amant de la nouvelle mariée et a menacé de la convoquer à la police si toutefois elle tente d’avorter. La fille a voulu jouer à l’innocente en affirmant qu’elle ne connaissait pas ce jaloux qui veut seulement gâcher son mariage. Mais une parente du marié qui avait des doutes sur l’état de la nouvelle mariée exigea qu’on fasse appel à un gynécologue pour en avoir le cœur net.
La fille se fâcha et alla rejoindre ses parents, arguant qu’elle ne peut pas vivre avec quelqu’un qui ne lui fait pas confiance. Son amant est alors venu avec le test de grossesse qu’elle a fait dans un centre de santé. Tout était ainsi confirmé.
Pendant que le jeune commerçant était en train de grouiller pour les préparatifs de son mariage, la fille faisait des pieds et des mains pour avorter.
Elle eut peur des méthodes médicales d’avortement. Elle cherchait à se faire avorter de façon traditionnelle. Mais là aussi, elle n’a pas eu le courage de boire la potion préparée par une vieille tradipraticienne. Cette potion devait l’aider à faire couler le fœtus au bout de 3 jours.
D’hésitation en hésitation, elle s’est résolue à garder son enfant, quitte à faire porter le chapeau à son nouveau mari. Mais son amant qui est un producteur de coton avec 4 femmes a tout gâché. Pourtant il avait été clair qu’il ne l’épousera pas.
Mais il était prêt à reconnaître l’enfant. En réaction à cette histoire, le sage du grin a fustigé le comportement du jeune commerçant. Le mariage est tout sauf une course de vitesse. Lorsqu’on se marie, c’est pour toujours, donc il faut bien y réfléchir.
«La postérité est une charrue qui écrase les impostures et déblaie tout sur son passage.

A la fin, elle ne laisse que l’essentiel, c’est-à-dire la vérité». Gardons en mémoire cette assertion du journaliste français Franz-Olivier GIESBERT

.« Le petit fâkir, toujours dispo »

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