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La Une du n°620
La Une du n° 620

NOUVELLES DU GRIN : N°620 du 02 au 08 septembre 2009

Un griot pris à partie pour ses louanges jugées humiliantes par les moins nantis

Le mois béni de Ramadan poursuit son petit bonhomme de chemin à Bobo-Dioulasso comme partout ailleurs. Le Burkina est certes un pays laïc mais force est de reconnaître que le mois du carême musulman a une incidence certaine sur l’activité économique de notre pays. D’un côté, les commerçants qui sont dans l’agro-alimentaire se frottent les mains. Les activités de loisirs et récréatives quant à elles tournent au ralentit. Les bars, maquis et boîtes de nuit sont presque déserts. La marchandise qui tient la vedette pendant ce mois reste sans conteste le sucre. La SOSUCO qui avait une grande quantité de stock dans ses magasins est en train de souffler un peu ces temps-ci…
Le grin marche au ralentit dans la journée mais fait le plein de ses membres la nuit venue. Les débats sont au rendez-vous mais ils restent mesurés. Chacun essaye de rester le plus sage possible. Lorsqu’on jeûne, ce n’est pas seulement se priver de manger et de boire ; il faut aussi savoir parler le plus sainement possible. Surtout pas de mensonges grossières.
En la matière, c’est le football qui est le plus indiqué pour épiloguer. Le match retour des éliminatoires combinées CAN/Mondial 2010 est le sujet phare Au grin, l’enthousiasme des supporteurs des Etalons a pris un sérieux coup depuis la défaite (0-3) concédée face aux aigles du Mali en match amical. Le coach Paulo est pris a parti. Les membres du grin pensent pour la plupart que la Fédération burkinabé de football doit prendre ses responsabilités en limogeant l’entraîneur portugais qui n’a plus de temps pour s’occuper de notre équipe nationale En tout cas, pour le match du 05 septembre prochain, c’est le pessimisme.
Mais, certains membres du grin pensent que cette situation de peur peut-être profitable aux Etalons. On se rappelle qu’au match aller joué à Ouagadougou, l’optimisme était à son comble et on sait comment les choses se sont passées. Cette fois, c’est tout le contraire ; on espère que Moumouni DAGANO et ses camarades vont créer la surprise car après tout, le ballon est rond pour tout le monde. Bonne chance à nos Etalons !

Soungalo OUATTARA sur tous les fronts de bataille dans les Hauts-Bassins. «C’est le moment» ?

Le vendredi 28 août dernier, le ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat était à Bobo-Dioulasso pour parrainer, en compagnie du directeur de cabinet de la présidence du Faso, la 2ème édition de la journée des fleuristes organisé par le groupement Faso Vert de Bobo (GFVB).
Avant cette cérémonie proprement dite, il y a eut d’abord une séance de reboisement à la trame verte du secteur 21 (Belle Ville). Pour une séance de reboisement, la mobilisation était à son comble C’est comme si c’est toute la ville de Sya qui s’était retrouvée sur ce site pour restaurer l’environnement.
Toutes les composantes de la ville ont été associées à cette plantation d’arbres ; tous les députés du Houet, sauf Nestor BASSIERE, étaient de la partie ; toutes les associations féminines, de jeunesse et des anciens ; les corps constitués tous se sont mobilisés autour du ministre Soungalo OUATTARA. La première adjointe au Maire de Bobo, Assista OUATTARA, a justifié, l’absence de son patron en ces termes : «le Maire de la Commune est empêché sinon, il allait être ici avec nous». Qu’à cela ne tienne, tous les 3 maires d’Arrondissement étaient présents. Le moins qu’on puisse dire c’est que le ministre Apollinaire Soungalo OUATTARA mobilise beaucoup dans les Hauts Bassins. Il est l’une des personnalités les plus sollicitées de la région. Soungalo par ci, Soungalo par là ; il est toujours disposé et disponible à accompagner toutes les actions de développement dans la région des Hauts Bassins. Jugez-en par ce programme marathon qu’il a évacué en l’espace d’une semaine : le samedi 22 Août 2009, il était à Popioho, un village de la Commune rurale de Béréba dans la province du Tuy, pour parrainer la 3ème édition des journées environnementales et culturelles de l’Association pour le développement du département de Béréba (ADDB) dénommées "Béréba 72 heures". Avec le ministre de l’Action Sociale et de la Solidarité Nationale, madame Pascaline TAMINI, Soungalo a été fait citoyen d’honneur de la Commune rurale de Béréba par la Maire Zoubiéssé DOYE. Là-bas, le ministre de la Fonction publique a fait la promesse de récompenser le prochain meilleur enseignant du département au CEP par une mobylette.
Le lundi 24 Août 2009, le pèlerin infatigable était à Orodara dans le Kénédougou. Il était le parrain de la clôture d’un camp de Cœurs vaillants-âmes vaillantes (CV-AV) de la province Ecclésiastique de l’Ouest. Ce camp qui a réuni plus de 160 enfants venant d’horizons divers, pendant 5 jours au Lycée provincial Djonkolo TRAORE de Orodara, était placé sous le thème « Enfant de l’Eglise famille de Dieu, soit bâtisseur de paix dans ton milieu de vie »
Le 28 Août, le ministre était encore sur la brèche cette fois à Bobo-Dioulasso dans le Houet pour la 2ème édition de la journée des fleuristes. Journées qui a connu la présence du Grand chancelier des Ordres burkinabé, le colonel Mamadou DJERMA, le Directeur de cabinet de la présidence du Faso, Assimi KOUANDA, le ministre de l’Environnement et du Cadre de Vie, Salif SAWADOGO…
Là, Soungalo OUATTARA a fait l’unanimité. Tous les orateurs qui se sont succédés sur la tribune de cette cérémonie ont reconnu sa loyauté envers le président du Faso et son engagement sans faille dans tous les chantiers de développement de notre pays et particulièrement dans les Hauts Bassins.
Notons que le Ministre OUATTARA a déjà occupé le poste stratégique de secrétaire général de la présidence du Faso. Par la suite, il a fait une rentrée timide dans le gouvernement en occupant le ministère délégué chargé des collectivités territoriales. Au dernier remaniement du gouvernement de Tertius ZONGO, il a hérité du ministère de la Fonction Publique et de la Reforme de l’Etat. Depuis cette nomination, dès qu’il apparaît à Bobo, les femmes, qui font partie de ses premières admiratrices, se mettent à scander son nom en ajoutant «Ministre plein».
«Soungalo OUATTARA, ministre plein», tel était le slogan favori des femmes de Bobo. Mais désormais, ce slogan est dépassé. Les femmes de Bobo disent maintenant « Soungalo OUATTARA, c’est le moment ». C’est en tout cas ce qu’elles ont entonné en chœur le vendredi 28 août dernier sur le chantier de reboisement de la trame verte de Belle-Ville.
Au grin, les gens ont beaucoup spéculé sur le sens de ce slogan certains pensent qu'il signifie tout simplement que c’est le moment pour le ministre Soungalo OUATTARA d’être porté à la tête des Hauts Bassins comme commissaire politique régional en lieu et place de Thomas SANOU. Mais pour le sage du grin, il faut que les gens aillent doucement car la politique a ses raisons que la raison elle-même ignore.

Un griot pris à partie pour ses louanges jugées humiliantes par les moins nantis
L’histoire se passe au secteur 2 (Diarradougou), l’un des quartiers populaires de Bobo. Un jeune homme qui vit depuis 10 ans en Europe est rentré au pays. Il est orphelin de père. Celui-ci étant décédé alors que notre jeune homme n’avait que 6 ans. Aujourd’hui, puisqu’il a les moyens, il a décidé d’organiser une cérémonie de sacrifice pour le 30ème anniversaire de la mort de son père.
Les amis du jeune homme sont invités. Les marabouts sont au rendez-vous, les griots également. Il y avait à boire et à manger. Depuis le matin, le thé a coulé à flots. Il y avait plusieurs fâkir à l’œuvre pour servir les nombreux invités sans relâche. Les « premiers » et les « deuxièmes » se suivaient sur des plateaux bien dorés. Même ceux qui n’étaient pas des amateurs de thé ne se sont pas privés. A midi, les plats fumants de riz gras sont servis. C’étaient un vrai festin. La cérémonie de sacrifice proprement dite s’est déroulé dans l’après midi après la prière de 15h30. Les nombreux marabouts présents ont lu le Coran et prodigué des bénédictions en direction du défunt. Ils ont félicité le jeune homme qui permet ainsi à son défunt géniteur d’avoir des faveurs dans l’au-delà.
Après les marabouts, place aux griots. L’un deux s’est emparé du micro et a commencé à faire des louanges à l’endroit du jeune homme en ces termes : «La bénédiction ça se paye. Ton père est décédé alors que tu étais loin d’être majeur mais cela ne t’a pas empêché de te battre pour être là où tu es aujourd’hui. Tu n’as pas voulu être la risée de tes semblables voilà pourquoi tu est allé en aventure et Dieu a exaucé tes vœux. L’échec ou la réussite d’un homme dépend de sa mère. Que ceux qui t’envient ou te jalousent aillent demander des comptes à leurs mères… ». Sur ces mots, le jeune homme se leva et inonda le griot de billets de banque. Mais cela a irrité les amis d’enfance du jeune homme qui sont pour la plupart dans le chômage et la galère. Ils se sont sentis directement visés par les mots du griot. Certains ont quitté les lieux mais les autres sont restés dans le but de régler son compte à ce griot. Ils disent que ce dernier doit lui-même commencer à demander des comptes à sa mère qui a fait qu’il doit « mendier » avant d’avoir sa pitance journalière. N’eût été l’intervention des anciens du quartier, le griot allait être lynché par ces jeunes très remontés
Le soir au grin, cette histoire a été débattue avec beaucoup d’humour. Le sage du grin pense que c’est un faux procès que les jeunes font au griot qui n’a fait que son travail. De toutes les façons, tout le monde sait (depuis la Fontaine) que « tout flatteur vit au dépend de celui qui l’écoute ». Les jeunes doivent au contraire s’en prendre à eux-mêmes. Ils sont toujours disponibles pour des parties de « Bouffe » gratuites. Voilà ce qui arrive à ceux qui aiment « cadeau ».

« Le petit fâkir, toujours dispo »

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