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La Une n°621
La Une du n° 621
RETRO-SPORTS :N°621 du 09 au 15 septembre 2009

« Ça bouge »
Du rire à gogo

Ildevert MEDAH, Abdoulaye KOMBOUDRI dit fils de l’homme, Mamadou TIENDREBEOGO (Soukey), dans le même film, c’est détonnant. Si à ces trois on ajoute Eugène BAYALA (Oyou), Poupette, Lazare MINOUNGOU, etc., le cocktail devient explosif. Surtout si c’est pour des gags. C’est ce challenge que la jeune équipe de «ça bouge» de Idrissa OUEDRAOGO Junior à la réalisation et de Diane Myriam OUEDRAOGO à la production, a réussi à faire. La présentation de presse de l’œuvre a convaincu le 31 août 2009. Et pour les critiques, le duo Diane Myriam OUEDRAOGO et Idrissa Junior OUEDRAOGO ont osé et réussi. .

Le réalisateurOn peut le dire, Diane et Idrissa Junior ont relevé un défi de taille : celui d’offrir aux cinéphiles africains, leur télé gags. Jusqu’alors, pour se tordre de rire, rire jusqu’aux larmes, pour décompresser, il fallait se contenter des films comiques occidentaux, ou des télés gags à l’occidental. Ou alors, se résoudre avec les quelques séries africaines teintées d’humour. «Ça bouge» vous plonge dans un délire sans fioritures. Et la force de cette œuvre, c’est sa proximité. En effet, réalisateur et productrice ne sont pas aller loin pour vous faire rire. Ils ont réuni des histoires que vous et moi avons entendu çà ou là. L’histoire de Madame qui surprend Monsieur avec la bonne. De Monsieur qui a enceinté sa bonne et qui se fait chanter par son boy qui est au courant de l’histoire. Ou encore, celle du fou qui guide un chauffeur qui veut se garer, etc. De petites histoires drôles que les deux jeunes ont su porter sur l’écran. En s’attachant les services de la «crème» des comédiens du pays, ils ont donné un piquant de plus au film. Mieux en donnant la direction artistique de « ça bouge », à Ildevert MEDAH, Diane et Idrissa ne pouvaient que réussir car l’homme a fait ses preuves. Sa capacité à faire délirer un public a été fait avec une œuvre théâtrale comme « l’éléphant du roi ». En fait, c’est tellement gigantesque qu’un cinéphile, même en deuil, se surprendra dans un fou rire lorsqu’il ira suivre « ça bouge ». Rien à faire, sur les 30 épisodes de 3mns chacun, qui vont suivre votre entrée dans la salle, vous allez oublier que vous avez perdu un être cher. Vous serez surpris de vous tordre de rire. Les acteurs ont su se donner et dans les gestes, et dans les paroles. A ce qu’on dit, Idrissa Junior OUEDRAOGO le jeune réalisateur a fait ses armes aux côtés d’illustres réalisateurs comme Gaston KABORE, Idrissa OUEDRAOGO, son homonyme parfait, de Tahirou OUEDRAOOGO, etc. Ce n’est donc pas étonnant. Au regard de la qualité technique de l’œuvre. On dit aussi de la jeune productrice qu’est Diane Myriam OUEDRAOGO de HERMES production, qu’elle est rigoureuse, dynamique et sérieuse au travail. C’est ce tandem de jeunes passionnés qui ont su conjuguer leur intelligence pour proposer aux cinéphiles d’ici et d’ailleurs, cette bombe de délire première du genre sur le continent. Le plus surprenant avec «ça bouge», c’est qu’il ne se fait pas raconter. Il faut le voir, le vivre pour comprendre pourquoi on dit que c’est un film qu’on ne raconte pas..o.o

Frédéric ILBOUDO

48 heures de l’Arbitre
Sous le signe d’une meilleure contribution au
développement du football

Les 29 et 30 août 2009 l’Union nationale des arbitres du football (UNAF) a tenu pour la 5e édition les «48 heures de l’arbitre» à Ouagadougou sous le thème : «Pour une meilleure contribution des arbitres au développement du football».

Le football est une activité de la Société moderne qui concentre toutes les passions dans le monde vu sa popularité dans le milieu sportif. Dans un tel contexte, il faut plus de responsabilité de la part des acteurs qui contrôlent ce sport-roi et parmi eux les arbitres jouent un rôle essentiel. C’est consciente de cette lourde responsabilité que l’Union nationale des arbitres de football (UNAF) initie depuis 4 ans «les 48 heures de l’Arbitre» afin de partager leurs connaissances sur les lois du jeu, se montrer unis, solidaires et promouvoir la collaboration entre les acteurs du football. Selon le président de la section du centre de l’UNAF, Lassina PARE, au-delà de la compréhension, la complicité et la solidarité sur les terrains leur objectif est de perpétuer ses valeurs hors des stades et les partager avec tous les acteurs du football pour plus de tolérance et de collaboration. Pour cette 5e édition, des conférences ont été animées sur la formation des arbitres et leur implication dans le développement du football ; la gestion du stress d’avant match ; la préparation de l’arbitre pour une bonne condition physique ; l’échauffement d’avant match : rôle, durée, etc. Ainsi l’objectif visé est de parvenir à une contribution maximale des arbitres au développement du sport-roi ; d’approfondir la compréhension des lois du jeu par la visualisation des vidéos pour leur meilleure application ; d’améliorer la collaboration entre les acteurs et renforcer l’esprit de camaraderie et d’amitié entre les arbitres. Par ailleurs M. Lassina PARE a déploré l’absence de certains acteurs tels les responsables des supporters et des clubs qui pourront à travers ce cadre d’échanges comprendre certaines de leurs décisions qui suscitent souvent des remous. «L’arbitre est un être humain et les décisions sur le terrain se prennent en une fraction de seconde», a relevé le président. «Les seuls maîtres du terrain» ont pendant ces «48 heures» rendu visite au président de la Fédération Burkinabé du Football (FBF), M. Théodore Zembendé SAWADOGO et tenu un match de football, les Impartiaux contre les dirigeants des structures et le tout arrosé par un cocktail en toute convivialité. Cependant, la seule fausse note de ces 48 heures a été le malheureux évènement qui a causé une fracture de la jambe de Losséni PARE, le frère jumeau du président de l'UNAF..o

Issoufou MAÏGA

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Frédéric ILBOUDO

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